lundi 16 février 2015

Rétromobile 2015 : 1. Collection Baillon

Voici mon best of de Rétromobile 2015. On commence par la collection Baillon... Enfin, l'entrée de l'exposition. L'ouverture a pris du retard. Mon temps était limité (3h pour tout visiter), alors après 30 minutes à poireauter, j'ai mis les voiles.

Chaque année, ArtCurial nous fait le coup de la voiture "retrouvée". Cette fois, il y en avait 60. En fait, une partie de la collection avait été dispersée lors de 2 ventes. Google nous dit que depuis 2012, on parle de la collection d'Oscar Baillon. Il n'allait pas avec dans les concours d'élégance, ni dans les magazines. Mais les voitures étaient connues. Au mieux, il y en avait juste plus que prévu. Les histoires de gens qui ouvrent la porte d'une grange et tombent sur des centaines d'anciennes, ce sont des histoires pour touristes ! Mais ArtCurial fait du "story-telling" comme tout le monde...
Dans les années 50-60, des gens comme Serge Pozzoli, Eugène Martin ou les frères Schlumpf se sont vantés d'avoir visité chaque grange, chaque fabrique, pour y dénicher des voitures. Dans les années 90, les vieux collectionneurs racontaient fièrement comment ils avaient racheté des voitures abandonnées dans un champ... Mais les temps ont changé. Il a fait son œuvre et les personnes qui avaient acheté neuves des voitures dans l'entre-deux guerre ne sont plus de ce monde. Terminé le temps où les voitures des années 30 étaient qualifiés de "tacots" et où on les revendait au prix de la ferraille. Le monde de l'ancienne s'est professionnalisé. Les collectionneurs ont étendu leurs recherches à l'Europe Méditerranéenne, puis à l'Europe Orientale, au Maghreb et depuis peu, à l'Extrême-Orient. Tandis que les Etats-Unis se sont occupés de l'Amérique latine et des Caraïbes. Bref, partout où il y avait potentiellement des voitures oubliées. Beaucoup ont été rapatriées en Europe. Seules les "popu" et les youngtimers passent entre les mailles du filet. Pour les Bugatti ou les Ferrari des années 50-60, on parle d'un ou deux milliers de voitures dans la nature. Les experts pistent à la trace chaque châssis, comme on le fait pour les toiles de maitres. Une Bugatti inconnue, retrouvée sous une motte de paille, ça serait suspect... Par contre, il y a des GT ou des voitures de compétition des années 70-80 qui pourrissent dans un coin. Hélas, elles sont souvent trop malades pour être sauvées.

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