dimanche 21 mai 2017

MG TF

La MG TF est le dernier roadster de MG. Les quelques centaines de TF de l'ère NAC furent un flop. Au moins, elle servit à essuyer les plâtres du CKD, en vue de l'arrivée de la MG6. Aujourd'hui, le constructeur a l'octogone s'apprête à lancer la GS en Grande-Bretagne. La nouvelle MG6 et la MG3 reliftée sont dans les tuyaux. Par contre, jusqu'à preuve du contraire, ils n'ont même pas tracé le premier coup de crayon d'un roadster. La seule chose qui pourrait sauver la TF, ce serait que MG cartonne en Europe et aux Etats-Unis. Car il y a aussi un plan "USA" sur la table.

Pour résumer, quatre constructeurs Chinois ont un projet sérieux de déploiement en occident à l'horizon 2020 : SAIC (MG + Maxus), Byd, GAC (uniquement aux USA ?) et Brilliance. Parler de 2020, cela sous-entend qu'ils sont prêts. Terminés, les plans foireux des années 2006-2008... De toute façon, en Chine, c'est toujours l'effet ketchup. Si un constructeur pose ses valises en Europe, les autres se devront de suivre rapidement, car il n'y aura pas de la place pour tout le monde. La jurisprudence de marchés comme la Russie ou le Chili, c'est que le marché finit par se cristalliser autour de quatre, cinq constructeurs (pas forcément les premiers arrivés, d'ailleurs.) Les autres risquent une marginalisation.
Il y a pas mal d'inconnus sur les dix prochaines années. Si Donald Trump fait ce qu'il dit, la Chine devra revoir ses lois sur les joint-ventures, sans quoi le marché US lui sera barré. Cela mettrait à mal des acteurs comme DongFeng ou BAIC, qui n'ont pas vraiment de marque pure faisant du volume. Et encore moins, de savoir-faire propre au-delà des transferts de technologie accordés par leurs partenaire. L'état pourrait imposer des fusions. Il pourrait également durcir le ton sur la pollution et la sécurité. Un moyen de se débarrasser des petits constructeurs qui n'ont pas les moyens de mettre au point de vraies nouveautés (cf. Hawtai, Yema, Zotye...) Si Pékin possède déjà des champions qui vendent un million de voitures par an, rien que sur les marques pures, avec une part significative à l'export, il aura les coudées franches.
En occident, on est habitué aux plans à long terme, des petits pas, des plans de reclassement. En Chine, tout se fait loin des caméras. On ne dit pas qu'on va fermer une usine ; on la ferme un beau matin. Les symptômes, c'est un site web dont les dernières mises à jour datent et une absence dans les gros salons de l'auto.

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