Les voitures Chinoises

Enfin ! Ca fait toujours plaisir d'achever un projet.

D'où ça vient, ce gout pour les voitures Chinoises ? Je suis entré au Blog Auto fin septembre 2006. C'est à dire quelques jours avant que Landwind et Great Wall n'exposent au Mondial de Paris. Dans les mois qui suivirent, les informations tombaient en cascade : 4 constructeurs Chinois à Detroit, 2 constructeurs Chinois à Genève, Great Wall vendra des voitures en France dès 2007, Byd veut racheter une ancienne usine d'Opel, etc. Il faut savoir qu'au Blog Auto, chacun annonce ce qu'il compte publier sur un Google Group. Quand Renault lançait 4 nouvelles teintes pour la Clio, le sujet était annoncé dans les 5 minutes. Alors que pour traiter l'actu Chinoise, il y avait moins de monde... Donc, je m'y suis mis et comme on était payé à l'article, c'était très lucratif !
Mais j'ai quand même une conscience professionnelle. Au début, je me fournissais chez Autoblog et Jalopnik. Fréquemment, ils se mélangeaient les pinceaux entre les marques, ils écorchaient les noms et surtout, pour eux, tout était une "entreprise d'état" (alors qu'il y a pas mal de nuances.) Donc j'ai cherché des sites anglophones (China Car Times, Gasgoo...), mais ce n'était pas encore ça. L'étape suivante, c'était Autohome. Puis j'en suis arrivé à Auto.sohu, Auto.QQ et Auto.sina. Là, j'étais au courant de tout. Je m'appuyais pas mal sur Google Traduction et à l'époque, il avait pas mal de problème avec le mandarin...
En parallèle, j'essayais de me renseigner un minimum. Qui étaient ces constructeurs ? D'où venaient-ils ? Quels étaient leurs moyens (techniques et financiers) ? L'intox était monnaie courante. ChengFeng, qui assemblait 10 000 Pajero par an et voulait envahit le marché US, ça sentait le faisandé. Byd, qui venait de la fabrication de batteries de téléphones portables et qui annonçait une électrique, ça semblait déjà plus sérieux... Et pour parfaire mes connaissances, je lisais des articles sur l'histoire de la Chine, l'économie Chinoise, etc. C'est le minimum pour avoir un peu d'expertise, non ? Quand je cherchais des images sur Google, parfois, je tombais sur des photos anciennes, de voitures en Chine. Dans les bons jours, il y avait des bribes d'informations. Puis au printemps 2008, Sina avait lancé une série d'articles sur l'histoire de l'automobile Chinoise. Je m'en suis servi pour créer ma propre série d'articles, enrichie par mes recherches personnelles (les photos légendées de Google...), à l'été 2008. C'était incomplet et bourré d'erreurs, mais ça tenait à peu près la route.
A la même époque, j'ai débuté l'écriture d'Indycar, les stars du speedway. Ca m'a fait comprendre que dans un livre, le plus dur, ce n'est pas l'écriture, ce sont les photos ! Alors j'ai commencé à mettre de côté toutes les photos HD disponible... Quand Indycar... est sorti, j'ai proposé mon livre sur les voitures Chinoises à mon éditeur et il l'a refusé. Ensuite, pendant 5 ans, j'ai poursuivi mes recherches sur l'histoire des voitures Chinoises, j'ai collecté des photos et j'essayais de démarcher un éditeur. J'ai été une première fois en Chine, puis une deuxième, puis une troisième, etc. C'était un bon moyen de se documenter in vivo. De temps en temps, j'utilisais mes recherches pour faire un article. Et parfois, c'était un article qui me permettait de compléter mes recherches...
Un jour de 2015, j'en ai eu marre. Je me suis dit que j'allais tout faire tout seul ! J'avais écris le texte d'Indycar en 3 semaines, j'avais des photos. Donc, dans un mois c'était bouclé, non ? Sauf que mes photos n'étaient pas utilisables ou pas adéquates. En fait, il m'a fallu plus d'un an pour réunir d nouvelles photos. Entre temps, j'ai été contacté par Philippe, qui m'a relu mon texte (et expurgé des fote d'ortaugraf), qui m'a trouvé un maquettiste, Alain et un éditeur, Olivier. Je passe sur les aléas et les retards. En tout cas, au final, ça y est. Un midi de janvier, j'avais rendez-vous avec mon éditeur dans un café et autour d'un pavé-frite, il m'a remis mon ouvrage. J'ai failli pleurer.
Pendant les temps de la mise en forme du livre, j'ai entamé l'ouvrage suivant. Pas question d'attendre 8 ans pour publier de nouveau ! Ce sera donc les voitures Coréennes. Et j'ai même commencé à réunir des photos pour celui d'après !

Publier un livre, c'est bien. Mais il faut le vendre ! Je compte sur mes amis journalistes pour faire de beaux articles dessus ! Et si vous connaissez de gens pour organiser une séance de dédicace, pas de problème. Au contraire.

L'histoire des voitures Chinoises, c'est avant tout une série d'aventures individuelles. D'abord celles du Paris-Pékin ou de la Croisière Jaune, entre raid et exploration. Puis il y eu les tentatives de Buick et de Ford, dans les années 30, pour motoriser la Chine. L'envahisseur Japonais qui bâti des usines (pour y assembler des véhicules militaires), semant la mort, mais laissant derrière lui un outil industriel. Les années 50, entre propagande et réalités beaucoup moins rose... Puis, ce fut le temps des businessmen Européens et Américains, qui n'attendirent même pas la mort de Mao pour tenter de vendre des voitures aux Chinois. Il y eu le temps de l'invasion des petits utilitaires Japonais, avec la mention "made in Japan" passée au Tipp-ex... Et le libéralisme à la hussarde. Sans transition, les Chinois troquaient le col Mao pour des chemises Armani et le vélo pour une BMW série 7 (payée en cash !) Les nouveaux milliardaires se révèrent en constructeurs de voitures. Il y eu aussi la jeune garde du PC, qui faisait financer des fonds souverains et bâtir des empires industriels (comme Chery ou Brilliance.) Les nouveaux constructeurs avaient un appétit vorace. Ils voulaient exporter jusqu'en occident et racheter des constructeurs étrangers. Beaucoup eurent les yeux plus gros que le ventre. Et l'air de rien, il y eu pas mal d'explosions en plein vol et des mandarins trop ambitieux qui finirent derrière les barreaux...
On est donc bien au-delà d'une histoire classique. Et je pense qu'il y a de quoi passionner le lecteur, même s'il ne connait rien du tout à la Chine. Il y a même un lexique à la fin. Alors ne reste pas planté là, commande-le sur Amazon !

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