lundi 20 septembre 2010

Cyril Drevet et l'effet Anthony Quinn

Un jour, Umberto Eco a vu un homme, à New York et il était persuadé de le connaitre. Il l'a regardé fixement. Puis l'homme lui a lancé un sourire gêné. L'homme en question était Anthony Quinn. L'écrivain Italien ne le connaissait pas personnellement, mais il avait l'impression de le connaitre.

C'est ce qui m'est arrivé avec Cyril Drevet de M6 Turbo.

Je dirais qu'il y a 5 catégories de personnes:
1) Les proches (famille, amis...)
2) Les connaissances (collègues, amis d'amis...)
3) Les "je le connais de vue, mais j'ai oublié son nom"
4) Les célébrités avec lesquelles vous n'avez aucune relation personnelle
5) Le reste du monde

Etre dans le 3) de quelqu'un, c'est souvent assez vexant: il n'a aucune idée de qui vous êtes, il se rappelle juste que vous vous êtes croisés. Donc, il vous parle en terme généraux (par ex: "Ca avance, le boulot?") Récemment, ça m'est arrivé avec Margot Laffite.
Si comme moi, vous regardez peu TF1, vous mettez volontiers des peoples dans le 5) Ainsi, lorsque j'étais croupier de poker, alors que je venais de casser une table, un croupier vint me voir: "T'as vu qui t'avais à ta table???? - Non. - Mais siiiii, le 3! - C'est qui? - C'est Prosper de Nice People!!!! - C'est qui Prosper?"
Reste cette frontière entre le 4) et le 5) Comme je regarde rarement M6 Turbo, je ne me rappelais pas du visage de Cyril Drevet. Mais mon cerveau l'a enregistré. Du coup, quand je l'ai vu, au meeting de MX-5, j'ai cru que c'était un 3), comme les autres journalistes auto que j'ai croisé. Du coup, j'ai voulu lui parler et il a du me prendre pour un dingue. Merci, le cerveau!

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