dimanche 18 décembre 2016

I dream of a white... GT-R

Ce n'est pas parce que ma voiture est en panne, que je vais arrêter d'en photographier ! Au lieu de les croiser dans les bouchons de l'A86, c'est sur le chemin du RER que je les vois... Voici donc une Nissan GT-R. Ce n'est pas une voiture faceliftée, mais je m'en contenterais...

L'actualité sportive, c'est la retraite de Nico Rosberg. Elle fut annoncée si soudainement qu'elle a pris tout le monde de court. Moi, je ne suis pas surpris.
1) Il ne faut pas oublier que pendant trois saisons, il a été l'équipier de Michael Schumacher. On l'a oublié, mais Schumacher était l'ombre de lui-même. Même sur le plan du marketing, ce n'était pas top. Il n'a pas vraiment raccroché : Mercedes a recruté Lewis Haimlton et de facto, le septuple champion du monde s'est retrouvé sans volant. L'impression générale du paddock était "bon débarras"... Rosberg n'a peut-être que 31 ans, mais il en avait sans doute gardé la hantise de faire la saison de trop. Ainsi, il devient le troisième pilote, après Jackie Stewart et Alain Prost a raccrocher le casque après un titre.
2) Rosberg a perdu la guerre psychologique. C'est le genre de pilote qui est juste là pour piloter. Alors qu'Hamilton veut être un pipole et fréquenter la jet-set. Surtout, Hamilton a multiplié les déclarations assassines. Rosberg était sans doute trop gentleman pour répondre. Et trop seul. L'allié d'Hamilton, c'est les tabloïds anglais. A titre d'exemple, lorsque Rosberg a raccroché, The Sun, toujours dans la finesse, a rédigé un papier sur "La pouf qui a poussé à la retraite le boche qui a volé le titre à Lew'." Ce ne sont pas ces termes, mais le ton est là... Et quelques jours plus tard, ce même Sun fait un publi-reportage sur Lew' pour nous expliquer que c'est le gendre idéal. Rosberg ne fait pas de la F1 pour que l'on critique sa femme ! A mon avis, il ne voulait pas revivre une saison comme ça. Il n'a personne pour le défendre. Bild parle davantage de Schumacher. Il faut dire que Rosberg a un père Finlandais, il se revendique Allemand, mais il habite Monaco et ne parle pas finnois. Il n'a effectué qu'une saison en Allemagne. D'ailleurs, ses débuts en auto ont eu lieu en Espagne. Bref, même s'il courrait pour Mercedes, les Allemands ne le voyait pas comme un des leurs. C'est le problème des pilotes hors-sol. On voit bien qu'en France, la popularité de Romain Grosjean ne décolle pas. Or, un pilote, c'est aussi une marque, une image, une différenciation et ça doit se cultiver. Les pilotes ne peuvent pas se contenter de monter dans la voiture et de s'enfermer ensuite à double-tour dans une suite au bout du monde. Pour remédier à ça, Alex Albon s'est mis au Thaïlandais. Donc, Esteben Ocon, si tu me lis, faut changer ton plan-média ! Toi qui es Normand, tu fais des photos avec le Mont Saint Michel et dans une distillerie de Calvados ! Demande à Mercedes de te prêter une voiture et fais toi photographier sur le circuits de Rouen-Les-Essarts avec. Chaque année, tu t'offres une visite au rallycross de Dreux ! Bien sûr, tu racontes ta vie à Gala et Closer. Et je suis sûr que ta notoriété va monter en flèche et un pilote populaire a moins de souci pour trouver un budget...
Pour en revenir à Rosberg, je suis prêt à parier que dans un ou deux ans (le temps que ses contrats s'achèvent), il fera du DTM ou de la Blancpain. Courir sans pression. Parce que malgré tout, Rosberg est un pilote. Donc il reviendra. Son père était sorti de sa retraite pour devenir pilote d'essai de la Peugeot 905. Ensuite, il a fait du DTM, créant sa propre structure.

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