lundi 27 mars 2017

Alfa du lundi

J'ai croisé cette Alfa Spider vert anglais, près de chez moi.

C'est l'ultime évolution du dernier roadster de la vieille école. Pininfarina avait fait du beau boulot avec des moyens limités. Repeindre les boucliers ton caisse, pourquoi personne n'y avait pensé plus tôt ? Pour moi, quand on me dit "Alfa Spider", c'est à elle que je pense. D'ailleurs, j'en ai un catalogue d'époque, ainsi qu'une miniature Jouef au 1/18e.
On avait trop vite enterré les roadsters. En 1980, pour 50 000francs, vous aviez le choix entre une Triumph TR7 Roadster et une Volkswagen Golf GLI Cabriolet. Dans les deux cas, on avait 180km/h revendiqués et 110ch sous le capot. Mais l'Allemande proposait un tempérament plus neutre (traction...), deux embryons de places arrières et surtout, le sérieux allemand (vs la légendaire finition biodégradable de British Leyland.) Côté constructeur, les cabriolets "paniers de pique-nique" étaient surtout plus facile à concevoir et ils reprenaient davantage d'éléments de la grande série. Les roadsters biplace étaient davantage des "deuxième voiture". Un plaisir égoïste pour puristes. Le marché était une micro-niche. Des artisans comme Ginetta, TVR et dans une moindre mesure, Panther, purent profiter du vide. Quelques centaines d'unités par an, c'était génial pour eux ! Mais à l'échelle d'un grand constructeur, c'était jeter l'argent par les fenêtres...
Sauf que chez Mazda, on avait une piscine de cash digne de Picsou ! Le constructeur japonais était très profitable et surtout, on lui prêtait de l'argent les yeux fermés. D'où cette idée a priori folle de développer un roadster biplace, avec une plateforme inédite. Ford les traitaient de dingue. Mais la MX-5 a fait un carton. Comme quoi, l'audace, c'est comme le Loto : 100% des gagnants ont tenté leur chance...

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