jeudi 29 janvier 2015

Essai Rolls-Royce Phantom

Heu-reux !

Il y a bien longtemps, j'ai été chauffeur de Grandes Remises. Je n'ai rien conduit de très glamour : Superb, 607, Classe V, C5... Là, j'ai pu réaliser un rêve de chauffeur : conduire une Rolls'. Je n'ai jamais rêvé d'avoir une Phantom. Une Phantom, c'est une voiture avec chauffeur. Or moi, j'aime conduire. A la limite, une Drophead Coupe... Mais après, voilà, une Rolls-Royce, c'est comme un Rembrandt ou un Van Gogh : une autre dimension. On ne peut pas y rester insensible. Rouler avec la flying lady au bout du capot, cela possède quelque chose de magique. Vous avez l'impression de voyager dans un coffre-fort, tellement vous êtes isolé de l'extérieur. Et surtout, vous attirez le regard. Les gens sortent leurs portables. D'autres veulent à tout pris savoir qui est à l'arrière. J'aurais du mettre des lunettes noires, puis passer la tête par la fenêtre. Peut-être que j'aurais signé des autographes ! Par contre, je ne pense pas que le propriétaire m'aurait laissé embarquer des groupies...

Plus sérieusement, c'est dur de trouver un ton adéquat pour l'article. Objectivement, c'est un tank. Un tank qui se conduit du bout des doigts, mais un tank quand même. Et après, est-ce que vous pouvez comparer une Rolls-Royce à une autre voiture ? Critiquer, c'est risquer de passer pour un mec blasé, qui teste une Phantom comme il aurait testé une 208 HDI. En fait, l'argument-massue, c'est que la Rolls-Royce... Est une Rolls-Royce et ces rivales, non. Rolls-Royce ne vend pas que des voitures, il vend du rêve et de l'exclusivité. Les chiffres donnent le vertige : 5,8m de long, 6,7l de cylindrée, 2,6t, 410 000€... Ensuite, il faut éviter de trop s'emballer. Pas facile alors que les chaussures disparaissent quasiment dans les tapis de sol...

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