Salon de l’Automobile Électrique de Paris
Depuis 2023, les Electric Test Days sont devenu une opération itinérante. L'étape Parisienne ayant quitté son recoin du Parc Floral pour l'hippodrome de Vincennes. Désormais, il faut parler de "salon de l'automobile électrique".
Par le passé, j'ai régulièrement raillé le fléchage inexistant. Cette année, ils ont mis beaucoup de panneaux aux abords. Problème : ils sont illisibles. Pourquoi utiliser des totems ? Utilisez de flèches, bon sang de bois !
Les exposants sont principalement des concessionnaires locaux. D'une étape du salon, à l'autre, les voitures à essayer varient. D'une édition à l'autre aussi, il y a des changement.
Como est un habitué du rendez-vous. Sa nouveauté, c'est la Smart #5.
L'une des stars, c'est Renault. Le représentant est venu avec deux R4 (une statique et une dynamique) et une seule R5 (en dynamique.) On pourrait croire que le losange veuille mettre le paquet sur ses électriques. Surtout que la R5 connait un démarrage moyen, eu égard à ses ambitions. Mais il n'en est rien. Donc deux voitures d'essai qui ont vite été réservées. Notez aussi les gros efforts de mise en valeur...
Un nouveau-venu : Stellantis. Le groupe est présent via divers marques, au fil des étapes. A l'hippodrome de Vincennes, il expose le Peugeot E-5008, la DS N°8, la Leapmotor T03 et la Citroën ë-C3 Aircross.
Gros effort de présentation. La Peugeot ne possède même pas de drapeau dédié... En juin, le marché Français s'est contracté de 6,7%. Sur le premier semestre, on est à -7,9%, soit un retard de 80 000 unités (sachant que 2024 n'était déjà pas une année terrible...) Stellantis, c'est -11,9% sur le premier semestre. Mais pas question de faire des efforts de mise en valeur ou de pousser à faire des essais !
Mini-essai Ford Puma Gen-e
Avec Green Ford/Blue Ford, l'ovale bleue est allé au bout de sa logique. Ce serait un Horse/Ampère première version qui aurait abouti (NDLA : je n'ai pas écrit "réussi".) Désormais, il y a des électriques à tous les niveaux chez Ford. Même si aucune ne pointe dans le top 20 du marché Français des VE.
A l'hippodrome de Vincennes, c'est la marque qui expose le plus de modèle. Avec notamment ce Transit Courrier, uniquement visible en statique.
La ligne de la Puma ne peut cacher ses rides -malgré un lifting-. Notez que cette teinte "jaune electric" figure au nuancé officiel.
La planche de bord a été entièrement refaite par rapport aux premières Puma... Mais l'intégration des écrans est passable (euphémisme.)
Les promoteurs du salon n'ont pas obtenu le droit d'organiser des essais sur route ouverte. Dès que l'on sort du parking, on s'engage sur l'hippodrome. C'est un billard et pourtant, la Puma transmet la moindre imperfection à vos lombaires.
La Puma Gen-E aurait été une bonne proposition en 2020. Mais face à des voitures conçues d'emblée en VE, elle manque d'arguments. Puis il y a le réseau... Au cours de l'année 2024, l'ovale bleu a encore perdu 24 points dans l'hexagone.
Volkswagen ID.BUZZ
Seules 15% des Volkswagen vendues en France sont des VE. C'est mieux que la moyenne nationale, mais cela reste loin de son objectif de 40%.
Le plus original des véhicules de la gamme "ID", c'est l'ID.BUZZ. Il veut être une version moderne (et électrique) du Combi. Lancer un monospace, de nos jours, c'est assez original. D'autant plus qu'il est décliné en version VP et VU.
Côté ligne, Volkswagen se contente de discrets hommages. Pas de chromes ou de feux avants globuleux. Mais au moins, c'est un vrai monocorps.
L'intérieur est décevant. Je m'attendais à un style néo-rétro, dans l'esprit de l'extérieur. On bien un style opulent, façon Shuttle pour VIP. A l'arrivé, c'est très quelconque.
La version cargo est une farce, avec ses 3,9m3 de volume. D'autant plus qu'il n'est pas modulable.
Au volant, il n'y a pas grand chose à dire. Cette version 210kW revendique 419km d'autonomie. On redécouvre les avantages des monocorps. Les roues aux quatre coins, pour la maniabilité. Et la cabine avancée, qui réduit les angles morts lors des manœuvres.
Ford E-Transit Custom
Le Transit 4 étant devenu très gros, l'ovale bleu lui a créé un petit frère en 2012, le Custom. Il revient tout simplement aux dimensions du Transit 3. En 2023, une seconde génération est apparue. Suite aux accords avec VW, Otosan le fabrique aussi sous le nom de Transporter/Caravelle.
Par rapport à l'ID.BUZZ, ici, on est dans un vrai utilitaire ! Avec du plastique noir bien solide. Par contre, je nage dans le siège : les Transit Custom sont prévus pour les gros gabarits. Au moins, cela signifie que je suis mince !
On a ici affaire à un Trend 100kW. Il est chaussé en 15 pouces (ce qui n'est normalement pas prévu pour l'hexagone.) En H1 L1, il embarque 5,80m3 ou 980,5kg de chargement. A titre de comparaison, la version hybride embarque 1135kg et la version diesel, 1 407kg. Autonomie : 328kg, chargé - mais sans dépasser les 110km/h -.
A cause de ses roulettes, ce Transit Custom avait d'énormes bruits de roulement. Je l'ai trouvé également très raide (le mauvais maintien soulignant le problème.)
En conclusion, malgré tout, le Transit fait ce qu'on lui demande. Et contrairement à Stellantis et Renault, Otosan n'est pas timide sur la production de châssis-cabine !
Après, le choix de l'électrique, c'est du masochisme ! Pourquoi payer 46 330€ HT dans un E-Transit Custom, alors que pour 33 520€, le Transit Custom EcoBlue (diesel) offre de meilleures prestations ? Avec la remise en cause des ZFE, l'argument de l'accès disparait.
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