FAW-Toyota Land Cruidser Prado par Masdi au 1/64e

Et l’on reparle de Masdi, avec un Toy' ! Comme tout fabricant Chinois, il n’a pas de site web et ses nouveautés partent un peu dans tous les sens. L’une de ces dernières nouveautés, c’est ce FAW-Toyota Land Cruiser Prado.

Evidemment, la miniature est superbe et pleine de détails. A commencer par les dessous du bestiaux. Allez, il manque juste le "一汽丰田豐田普拉多" en bas de l'hayon.

Dès les années 70, Toyota a tenté de produire des voitures en Chine. Après la mésaventure des Hiace de Junma, le constructeur japonais revint par la fenêtre, à la fin des années 90 ! Xiali cherchait alors à remplacer sa Daihatsu Charade. Toyota proposa la version 4 portes de sa Yaris/Vitz, renommée Xiali 2000.

Entre temps, dans un effort de consolidation des entreprises publiques, FAW avait récupéré Xiali. Toyota profita qu’il avait le pied dans la porte pour formaliser sa coopération avec Xiali/FAW. Ainsi naquit la joint-venture FAW-Toyota, qui n’était à l’origine qu’une extension de Xiali. En 2004, les premières Corolla sortirent de l’usine de Tianjin. Notez qu’en parallèle, cette usine produisait des Yaris 4 portes et 5 portes avec le badge FAW.

La Corolla fut d’emblée un hit. Dans les années 00, les joint-ventures se livraient à une course à la croissance. Pas question de rester une joint-venture monoproduit ! L’usine de Tianjin produisit ainsi des Vios (Yaris 2 4 portes) et des grandes berlines Crown. Toyota finança une seconde usine, à Changchun, pour produire des Rav 4. Puis il ouvrit une troisième usine, à Chengdu. La ville avait été dévastée par un tremblement de terre, en 2008. On peut supposer que FAW, entreprise étatique, avait été « incitée » à s’installer là. Cette troisième unité produisit notamment des Land Cruiser Prado (J150.)

Jusque-là, les joint-ventures s’étaient principalement concentrées sur les besoins des classes moyennes des grandes villes. Avec le Land Cruiser Prado – et le Highlander de son autre joint-venture, GAC-Toyota -, le constructeur Japonais ciblait davantage les ruraux. Les campagnes regorgeaient de patrons de PME qui s’étaient enrichis. Ils souhaitaient avant tout un véhicule statutaire. Notez qu’un certain nombre de clones de Toy’ roulaient déjà sur les routes Chinoises : Fuqi Yuhu, Gonow Victor, Foday Explorer, ChangFeng Yangzi Flying… Certains magasins proposaient même des badges "Toyota" et "Land Cruiser", pour mettre à la place des originaux !

Malgré ses grands airs, le Land Cruiser Prado était davantage un tout-chemin qu’un vrai tout-terrain. La version Chinoise n'ayant pas eu droit à toute la panoplie - par volonté de contenir les coûts -. Il était proposé avec un 4 cylindres (essence !) 2,7l 160ch, plutôt paresseux et un V6 4,0l 280ch, très gourmand en carburant.

Dans les années 2010, la plupart des acteurs Chinois ne couvraient que la côte est et les grandes villes du centre. Des provinces entières avaient peu de concessionnaires VP. On y trouvait davantage des triporteurs, des rigides et en guise de VP, des invendus de concessionnaires vendus en one-shot par des négociants. Toyota débarqua, tel le messie, avec LES véhicules dont la classe moyenne des campagnes rêvait. A 437 000 yuans (49 600€ de 2010) en 2,7l, il n'était pas vraiment bon marché. En France, le D-4D était à 40 500€.
Néanmoins, un "Pu La Dao" ou un "Han Lan Da" vous posaient son patron de PME. La frime imposait bien quelques sacrifices... Ils le prenaient avec des liserés dorés et si possible des accessoires dorés bien kitsch (notamment un badge « V6 », pour une version 4 cylindres.) Avec une paire de fausse Aviator et une imitation d'iPhone collée à l'oreille, vous faisiez sensation !

FAW-Toyota n'a arrêté le Land Cruiser Prado qu'en 2020. Il ne passait plus les normes antipollution chinoises.

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