Processus créatif...

Le 22 mai 2006, j'ai débuté ce blog, sur SkyblogLa migration sur Blogspot remonte au 4 janvier 2016. Pour ce double-anniversaire, je souhaitais faire quelque chose d'original. Pas juste une auto-célébration. Voici donc un exemple de processus créatif. Encore que là, il faudrait plutôt parler de non-processus créatif...

L'avantage d'un blog perso, c'est que je peux parler de ce que je veux, au rythme que je veux. Et curieusement, ces derniers mois, cela marche plutôt bien.

Par exemple, il y a quelques semaines, j'étais à la vente Osenat. Comme beaucoup de visiteurs, j'ai flashé sur la Talbot T26 GS. L'occasion d'une parenthèse sur la carrosserie française et sur... Delahaye.


Plus précisément, à la Delahaye 135 Figoni & Falaschi 1950 du hors-série 40 ans de l'Auto-Journal.

De mémoire, j'avais une photo, sous le même angle, d'une Delahaye 135 Figoni & Falaschi, mais de 1939. Plus qu'à la retrouver parmi le millier de magazines que je possède ! J'ai commencé à fouiller frénétiquement mes archives... Sachant que de toute façon, ce n'était que pour rédiger quelques lignes, dans un paragraphe. Je n'allais même pas vous montrer la photo !

De mémoire, Rétroviseur avait publié un article sur Figoni & Falaschi. J'ai donc cherché dans l'index, à la fin du numéro le plus récent que j'avais...

Raté ! Dans "Des autos et des hommes", on passait directement de "Gustave Eiffel" à "Enzo Ferrari". Point d'Ovidio Falaschi (et encore moins de Giuseppe/Joseph Figoni.)

J'ai immédiatement cherché ailleurs, tout en restant interloqué par ce "Gustave Eiffel". Que venait-il faire dans une revue consacrée aux voitures ? Surtout que pour avoir droit à un article, il fallait qu'il y ait suffisamment de matériel...

Finalement, j'ai retrouvé la photo de la Delahaye 135 Figoni & Falaschi 1939.

Quelques jours plus tard, je tombe sur une vidéo YouTube - pas terrible, d'ailleurs - à propos du bureau que Gustave Eiffel avait fait construire au dernier étage de la Tour Eiffel.

Ca m'a rappelé que j'ai vu une référence à Gustave Eiffel, lors de mes recherches sur la Delahaye 135 Figoni & Falaschi 1939. Quelque chose parlant de lui et de voitures. Oui, mais où ? Dans les pages "librairies" d'un magazine ?

J'ai dû feuilleter de nouveau toutes les revues que j'avais consulté, le jour où j'ai recherché des infos sur la Delahaye 135 Figoni & Falaschi 1939. En vain.

Puis je me suis rappelé l'index de Rétroviseur... Eureka !

Je ne possédais pas le numéro en question, mais ma curiosité était piquée.

Je suis un fan de Gustave Eiffel et de la Tour Eiffel. Ce monument est l'apothéose de la seconde révolution industrielle. Il symbolise tout à la fois la rencontre de l'industrie et de l'art, la foi en l'avenir et l'envie d'impressionner le monde. C'est un peu le château de Versailles du XIXe siècle.
La plupart des ouvrages sur l'ingénieur s'arrêtent en 1889 et la construction de la Tour Eiffel. Certes, c'était son opus magnus, mais il est mort en 1923. Gustave Eiffel possédait une soufflerie. Il a travaillé avec Peugeot. Les premières études sur l'aérodynamisme des voitures remontent au lendemain de la Première Guerre Mondiale. Il y aurait donc une fenêtre de cinq ans où il aurait pu tester les premières voitures aérodynamiques. Cette rétrospective traiterait donc d'un sujet aussi intéressant qu'inédit. 


Quelqu'un vendait ce numéro sur Le Bon Coin. Pour 3€, j'ai pu m'offrir le numéro de Rétroviseur en question.

J'étais impatient de le recevoir. Non pas pour faire une article dessus, mais pour compléter mes archives personnelles. Obtenir des informations sur un, deux, trois, quatre constructeurs. Et pouvoir m'appuyer dessus, le jour où je croiserai un modèle des dits-constructeurs, chez Osenat ou à Rétromobile. Comme je l'avais fait avec l'épaisse autobiographie de Jean-Albert Grégoire.
En effet, sur internet, on ne trouve presque rien. Les fiches Wikipedia tiennent sur un Post-it et malheureusement, nombre de blogs consacrés à l'entre-deux guerres ont disparu. Certes, parfois, les constructeurs ont des archives, sur leurs sites presse... Mais il faut bien comprendre que parmi les marques existantes en 1918 ou fondée depuis, moins d'un pourcent existent encore. Ajoutons que la moitié des marques de l'entre-deux guerres avaient déjà définitivement disparues à l'Armistice de 1945 ! Le papier retrouve de l'intérêt.

Pour info, c'était juste du blabla. Le dernier paragraphe évoquait (sans le nommer) les travaux effectués sous Charles Deutsch : les CD du Mans, la Porsche 917... Bref, rien de nouveau. Zéro informations à placer dans de futurs articles. Tant pis.

Les magazines de la fin des années 90 avaient tendance à céder au sensationnalisme. De quoi accrocher la personne qui feuilletait le titre... Sachant qu'en parallèle, la qualité baissait et les pages de pubs se multipliaient. Même le Groupe LVA s'était laissé tenter par ce petit jeu. A la longue, vous finissiez par vous méfier. C'est pour cela que personnellement, j'avais alors sérieusement réduit mes achats de titre de la presse auto. Et à l'arrivée d'internet, certains se demandèrent pourquoi ils avaient perdus leurs lecteurs...

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