vendredi 25 novembre 2016

Hyundai H350, mésaventure Belge


Le segment des utilitaires est un marché très juteux. Dans les années 80-90, les généralistes européens ont revendu leur filiale poids-lourd, ne se gardant que les utilitaires légers. Iveco et Fiat Auto sont deux filiales distinctes du groupe Fiat. Seul Mercedes possède encore une branche camions. Aujourd'hui, les gros vans ont le vent en poupe. Avec le développement du e-commerce et de la livraison à domicile, le marché de la messagerie est à la hausse. Mais dans le même temps, les centre-ville bannissent les poids-lourd. L'autre avantage du van, c'est qu'il se conduit avec un permis B. Il est donc plus facile de trouver des chauffeurs.
Qui plus est, les asiatiques sont historiquement absents de ce secteur. Les Japonais préfèrent les utilitaires kei, mieux adaptés aux rues lilliputiennes. Ensuite, Coréens, Indiens et Chinois ont produit sous licence ces utilitaires, sans trop se poser de questions. Aujourd'hui, il n'est plus question de laisser un pré-carré aux généralistes européens. D'où le Nissan NV200, le Toyota Pro-Ace et le Hyundai H350. Parmi ces trois véhicules, seul le Coréen est complètement inédit. Il est produit en Turquie, chez un assembleur local de porteurs Hyundai. Gag : l'entreprise a débuté avec l'assemblage de J5. Le H350 a donc un lien de parenté avec le vénérable utilitaire Sochalien... Reste qu'en Europe de l'ouest, Hyundai est inexistant dans le VU. Le H1 n'a pas laissé de souvenirs impérissables. Le Benelux sert de marché-test et derrière, la marque compte bien envahir le vieux continent.


Sachant tout cela, j'avais très envie d'aller tester le H350. Quitte à aller jusqu'à Anvers, fief de Hyundai Belux. Il fait beau, le coin est très bucolique, avec de belles maisons en brique, des bosquets et des forêts. Je décide donc de commencer par l'immortaliser sous toutes les coutures. Et c'est en cherchant un coin sympa que d'un seul coup, le levier de vitesse bouge dans le vide. Les câbles qui le relient à la boite de vitesse ont cédé. Je n'y suis pour rien.


A partir de là, Hyundai Belux et moi ne sommes pas d'accord sur la chronologie des évènements. Moi, j'y étais. Eux, non. Alors comment peuvent-ils savoir mieux que moi ce qu'il s'est passé ? Ca m'a déçu parce que je ne suis pas le genre à vouloir "casser du Hyundai". Bon sang de bois, je suis en train d'écrire un livre sur les voitures Coréennes ! S'il y a bien un fan de Hyundai, c'est moi ! Plus sérieusement, je n'aurais pas dit n'importe quoi sans preuve. Parce que ça s'appelle de la calomnie ou de la diffamation et ça peut se finir au tribunal. Même un blog perso comme ici n'est pas à l'abri ! D'ailleurs, une fois, j'ai rencontré un avocat qui faisait uniquement de la défense de bloggeurs ! Vous imaginez le nombre d'affaires pour qu'un avocat puisse vivre de ça ?


Au final, le bilan n'est pas terrible. 700 bornes pour des prunes. Après, il faut relativiser, se dire qu'il y a pire que de tomber en rade près d'Anvers et tourner la page. Dans la vie 'faut pas s'en faire/Moi je n'm'en fais pas/Ces petites misères/seront passagères/Tout ça s'arrangera...

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