mercredi 26 juin 2013

F1: my two cents

M. Ecclestone, vous cherchez des moyens de rendre la F1 plus attrayante? Ne cherchez pas, j'ai la solution! Ou plutôt LES solutionS.

1. Supprimez les ravitaillements
En théorie, les arrêts aux stands apportent de "l'intelligence" dans la course. Il faut gérer le matériel et ravitailler au bon moment. En pratique, c'est des calculs d'apothicaires: "Ne t'inquiètes pas pour le pilote devant: il est en fin de run. Ne cherche pas à le dépasser." Depuis plusieurs années, la FIA tergiverse: suppression du changement de pneus, puis réautorisation, suppression du ravitaillement en carburants... En pratique, il faut tout supprimer!
2. Raccourcissez les courses
Actuellement, elles durent environ 1h30. C'est trop long, surtout vers la mi-course. Il faut réduire à 1h. Un Grand Prix doit être un sprint, comme en F3.
3. Moins de points
Jusqu'au début des années 2000, seuls les 6 premiers avaient des points. Puis on est passé aux 8 premiers, puis aux 10 premiers. A l'époque, c'était pour éviter qu'un pilote ne s'échappe au championnat (en particulier un, dont le nom commence par "Schu" et se termine par "macher".) Mais aujourd'hui, les top teams savent qu'à moins d'une panne, ils auront 2 voitures dans les points. Toujours dans un esprit "banzai": pour gagner un championnat, il ne faudra plus être régulier; il faudra être rapide. Pas de podium, pas de gros points. Donc, au feu vert, c'est démarrage avec le couteau entre les dents!
4. Lâchez la bride aux designers!
Depuis la première course, les voitures n'ont eu de cesse d'évoluer. La période 58-78 fut incroyable: moteur central, ailerons, pneus slicks, radiateurs latéraux, turbo, effet de sol... Et ces dernières années? Mettez une F1 de 2013 à côté d'une F1 de 2003: la différence stylistique ne sautera pas aux yeux. Pire prenez n'importe quelle F1, décapez la peinture et demandez à des fans de deviner de quel châssis il s'agit... Pas facile, hein? La faute à des règlementations toujours plus contraignantes: empattement, largeur de ponton, largeur de l'habitacle, etc. La marge du designer est quasiment nulle. Laissons leur davantage de latitude, laissons-les inventer de nouvelles dispositions.
5. Lâchez la bride aux motoristes!
Même chose que pour les châssis. La F1 a été une histoire de moteurs: les V12 Ferrari, le V8 Ford, le V6 turbo Renault, le V10 Renault... Aujourd'hui, c'est V8 ou rien. Demain, ce sera V6 turbo ou rien. Pour Renault et Honda, c'est cohérent avec leurs voitures de série. Mercedes, ça passe à la limite. Mais Ferrari? Le constructeur a bâti sa réputation sur les grosses cylindrées, puis sur des moteurs de mob'! Si demain, un autre constructeur songe à venir, il devra faire un V6 turbo. Or, ce qui a fait le sel des motoristes, c'était d'apporter et d'imposer une nouvelle architecture. Quitte à ce qu'elle soit ensuite copiée par la concurrence. Puis quelques années après, un autre débarque avec un nouveau concept et voilà!
6. Laissez venir les motoristes privés!
Si la FIA a été si clémente avec Mercedes, dans le "testgate", c'est parce qu'elle a besoin de la firme à l'étoile. Aujourd'hui, chaque motoriste a 3 ou 4 écuries. Il n'y a plus de logique de partenariat. McLaren et Mercedes ont divorcé il y a des années, mais ils sont forcés de continuer ensemble jusqu'en 2014! Dans les années 80-90, il y avait des motoristes privés: Motori Modeni, Hart, Judd, Illmor, Mugen... La FIA les a chassé au profit des grands constructeurs. Mais une fois ces derniers partis, voilà où on en est. Tout départ supplémentaire serait catastrophique. Un retour des motoristes privés permettra aux constructeurs de se concentrer sur "leur" équipe.
7. Légalisez les essais
Le "budget cap" est une hypocrisie. On a limité les essais, total, les voitures font des "essais aéro" sur des aérodromes abandonnés. Il faudrait mettre des séances collectives en cours de saison, comme en Indycar. Au moins, les voitures rouleront dans un environnement sécurisé. Ca serait aussi un bon moyen de donner du kilométrage à de vrais espoirs.
8.Déboutonnez le premier bouton du polo!
Les communications de F1 sont chiantes. C'est l'alliance de Bernie Ecclestone (qui veut contrôler tout ce qui touche à la F1) et de la frilosité des constructeurs. Chaque conférence ressemble à un casting de Robocop: "The team did a great job and we will make progress toward the end of the season. We're all looking forward for the next race." Et c'est la même chose qu'ils gagnent ou qu'ils perdent! Il y a quelques années, McLaren avait expédié la transcription du discours d'Hamilton AVANT la présentation de la voiture et tout y était déjà, y compris les blagues qu'il allait faire! Bonjour la spontanéité... On est dans un monde où l'on devient un rebel rebel parce qu'on mange un eskimo en pleine séance d'essai! Les plus vieux vont pleurnicher devant Rush: "Ah, c'était le bon temps..." Et les plus jeunes? La FIA se plaint que l'audience des 15-25 ans est en chute libre. L'excuse, c'est que l'auto n'intéresse plus. Il y a de ça. Il y a aussi qu'on est à l'air du web 2.0, de la parole libre, du commentaire à tout va, du "y'a plus de off"... Mais en F1, on en reste à la com' corsetée. On comprend que les djeuns n'accrochent pas...
9. Oubliez les Etats-Unis!
Depuis le tout premier championnat, la F1 tente désespérément de séduire les Etats-Unis. Il y a eu les 500 miles d'Indianapolis comptant pour le championnat, des tentatives à Sebring, à Riverside, à Watkins Glen, dans les rues de Long Beach, sur un parking de Las Vegas, dans les friches de Detroit, dans les rues de Phoenix, sur le "routier" d'Indianapolis et aujourd'hui, à Austin. A chaque fois, c'est un flop: tribunes vides, circuit sans intérêt, exigences financières délirantes de la FIA... Le gros problème, c'est bien sûr l'absence de présence US en F1. Mais Mr E s'accroche bêtement, quitte à faire les yeux doux à Danica Patrick. Allez, Bernie, arrête de te faire du mal!
10. Ouvrez les circuits aux spectateurs!
J'ai été hyper-déçu, lorsque j'ai assisté au Grand Prix de Belgique. Même avec une place à 150€, on n'a même pas accès au paddock des Carrera Cup! A Spa, le paddock F1 est gardé par une double-épaisseur de vigiles. Même le GP2 ne peut pasy accéder. Quel contraste par rapport aux 24 heures du Mans ou à la WSR! En Europe, ça passe car il y a suffisamment de fondus (pour l'instant) assez maso pour passer 2h à 500m des voitures. Mais en Asie ou au Moyen-Orient, on comprend pourquoi les tribunes sont vides... Donc, il faut rouvrir les paddocks, organiser des séances de dédicaces (comme en Indycar.) Là encore, c'est pour raccrocher les djeuns.
Mais parmi mes 10 idées, c'est probablement la plus utopique!

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