vendredi 6 août 2010

Les trolls de la Superleague

Mes proches ne sont pas des fans de voitures. Au moins, ça me permet de décompresser et d'oublier un peu Le Blog Auto (pour mieux m'y replonger ensuite.)
Mais ça donne des conversations du type:
"Tu bosses pour qui?
- Le Blog Auto.
- Ca se trouve en kiosque, ça?"
Ou bien ils nous prennent pour des amateurs et ils me disent:
"Eh, j'ai vu que Renault lançait un petit coupé-cabriolet...
- La Wind?
- Oui, c'est ça. Tu devrais faire un article dessus!
- J'en ai déjà parlé 4 fois et la première, c'était il y a plus de 6 mois!"

Et mes proches pensent aussi que les commentaires sont bon enfant. Pourquoi s'exciter sur des voitures qu'on ne voit que depuis son écran d'ordinateur? Ca les dépasse aussi qu'on puisse être fan d'un pilote ou d'une marque au point de s'en prendre verbalement à autrui...

Pourtant, ça nous arrive régulièrement d'être face à des non-comprennants. Personnellement, la dernière fois, c'était sur un article à propos de la Superleague.
C'était un article "coup de poing". En tant que fan de monoplaces, la situation actuelle ne me plait pas. Il y a de plus en plus de disciplines et de moins en moins de budget. Alors on rempli les pelotons avec n'importe qui. En F3 Britannique, il y a une demi-douzaine de pilotes qui peuvent viser le podium et la douzaine d'autres ne font que de la figuration (d'ailleurs, on en entend jamais parlé dans les compte-rendus.) Le problème, c'est qu'il y a la même proportion de second couteaux en GP2, en F2, en Auto GP, en FR 3.5 et en Superleague, alors qu'on parle de monoplaces capable d'atteindre 300km/h en pointe. Et il y a un vrai danger. Quand en plus, la Superleague annonce au dernier moment qu'elle va aller en 2010 dans 1 ou 2 circuits en Chine (qui va payer la rallonge de budget nécessaire au déplacement?), on est dans le n'importe quoi pur.

Il faut savoir que chaque article possède une "vie". En général, les commentaires ont lieu tant que l'article est en première page du Blog, dans les colonnes de droite ou le carrousel. Éventuellement, si c'est une actu "brulante" (nouveau modèle, gros transfert en F1, histoire de radar...), les gens réagiront plus longtemps. Mais au-delà de 48h, vous n'avez plus que du "Google": la personne qui cherchait une info et qui est tombée par hasard sur votre article.
Là, mon article sur la Superleague est passé très inaperçu, comme tous les autres articles sur le sujet (mon reportage "live" sur la manche de Magny-Cours a eu 1 commentaire!)

Or, là, 2 jours après, je reçois 5 commentaires. Ils disaient grosso modo: "Article plein d'erreurs; journaliste incompétent." Ce qui m'a étonné, c'est que 3 d'entre eux utilisaient le mot "inepties" (pas vraiment usité chez l'internaute moyen.) Un petit tour sur l'édition de commentaire et comme par hasard, les 3 en question (signé de 3 noms différents) ont la même adresse IP. Bref, c'est le troll typique qui casse du sucre sur le dos des autres en employant plusieurs pseudos. Donc "delete".
Et le lendemain, je reçois une floppé de commentaires, tous plus virulents, toujours sur le thème "article plein d'erreurs; journaliste incompétent." Visiblement, le fan-club Sébastien Bourdais a été froissé par mon article (tout ça parce que je dis que Bourdais a été viré par l'OL?) Alors ils ont commencé à poster en masse dessus, tous identiques. Ca m'énerve d'autant plus que nos "fans de Superleague" ont visiblement lu l'article en diagonale, qu'ils n'ont pas réagit sur les autres articles traitant du sujet (y compris celui qui a été posté depuis par François Tessier) et qu'ensuite j'ai droit à "on a supprimé des commentaires hyper-intéressants, c'est ça, la liberté d'expression?" Ridicule.

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