mercredi 28 septembre 2011

J'ai rencontré un personnage de BD!

Comme je l'ai déjà dit, le parrain du Ricoh Go Green Auto Rally, c'était Paul Belmondo.

Lorsque j'étais petit, c'était pour moi avant tout un personnage de Michel Vaillant! Plus précisément, l'un des protagonistes de l'album Rendez-vous à Macao.
J'ai pu lui faire dédicacer mon album!

Notez que ce n'était pas le premier personnage de Michel Vaillant que j'ai rencontré. J'ai déjà croisé François Levantal (alias Bob Cramer dans le film) et chez Audi, je travaillais aux côtés de Christophe Vaison (qui doublait Sagamore Stévenin dans les scènes de rallye.) Sauf que Paul Belmondo, lui, il apparaissait dans la B.D.
Il y a près de 30 ans, lorsque mon oncle est décédé, j'avais vu un Michel Vaillant dans ses affaires. On ne m'a pas donné l'album, en revanche, mon père m'a acheté 300 à l'heure dans Paris.

Avouez que pour un enfant, c'est compliqué! Qu'il y ait des personnages imaginaires, ok. N'importe quel bambin comprend bien que Tintin ou Spirou n'existent pas.
Mais que parmi les personnages, il y en ait qui existent, cela complique tout! Et en prime, vous vous retrouvez avec des personnages réels, mais dans des situations imaginaires!
Ainsi, dans la B.D., Paul Belmondo remporte le Grand Prix de Macao F3, alors que dans la réalité, il ne l'a jamais couru!
Du reste, le vrai Paul Belmondo est un personnage fascinant de par sa trajectoire.
Malgré son nom, sa célébrité et ce qu'il représente, il ne joue pas les stars.

Du peu que j'en ai vu, c'est un authentique passionné d'automobiles. Il a d'ailleurs été le parrain de la Venturi Atlantique 300.
Ce jour-là, il est monté pour la première fois à bord de la Tesla et il était visiblement content de l'expérience.
Paul Belmondo, c'est le pilote qu'on a adoré détester.


Dans les années 70, Jean-Paul Belmondo abandonne le cinéma d'auteurs. La "gueule" de la Nouvelle Vague tourne les Morfalous, Peur sur la ville, l'As des as... C'est "toc, toc, badaboum!" comme disaient les Guignols. Il passait du ciné-club au film du dimanche soir de TF1. Beaucoup de critiques ne lui ont jamais pardonné.

Et voilà que son fils décide de devenir pilote!
Contrairement aux Etats-Unis, l'Europe n'aime pas les "fils de". En plus, Belmondo Jr donne de l'eau au moulin de ses détracteurs: certes, il s'impose pour ses débuts en Formule Renault, mais il végète 3 saisons en F3 (1 victoire) et il ne décroche que 3 points en 5 saisons de F3000!
Ensuite, comme beaucoup de pilotes payants, il s'est fait avoir en F1. Chez March, il réglait les factures pendant que Wendliger roulait. Chez Benetton, il n'a roulé que quelques mètres (Briatore voulait surtout une photo avec Jean-Paul Belmondo.) Puis il y a eu la galère Pacific (une saison en 1994 et un poste très symbolique de pilote-d'essai en 1995.)
Après cela, beaucoup de pilotes auraient déprimés et se seraient enfermés dans un coin. Mais il  a rebondi. Pilote de la dernière Venturi "usine" au Mans (non-qualifié), il fait parti de la "dream team" de la F40 Igol de BPR(avec Eric Bernard et Jean-Marc Gounon.)
En 1997, avec une poignée d'acteurs Français, il effectue des apparitions rémunérés pour Vladimir Mečiar (un autocrate Slovaque.) Ce qui lui permet de financer le Paul Belmondo Racing.


L'écurie obtient plusieurs victoires en FIA-GT, en GT-FFSA et plus tard, en LMP2 (y compris lorsque le patron est au volant.) Un temps sponsorisé par le sulfureux Rafik Khalifa, Belmondo fait ensuite repeindre ses Courage aux couleurs de Gulf (des années avant le revival de Steve McQueen.)
Puis, fin 2007, l'écurie disparait quasiment du jour au lendemain.


Mais là encore, Belmondo réussit à rebondir. Pilote Skoda en Andros, il monte sur les planches à l'occasion.

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