vendredi 7 avril 2017

30 ans de Vincennes en Anciennes

Des voitures de différentes époques devant le château de Vincennes... Aucun doute possible, c'est Vincennes en Anciennes ! Chaque 1er dimanche du mois, depuis 1987, ils se réunissent (enfin, pas toujours.) Et justement, le meeting d'avril marquait les 30 ans de l'évènement...
A l'origine, c'était un club de Peugeot 403 cabriolet, qui se réunissait de manière informelle. Puis d'autres propriétaires se sont greffés, une association a été créée et c'est devenu Vincennes en Anciennes. Puis il y a eu les Traversée de Paris, puis les Traversée de Paris estivales...

Le gag, c'est que le jour des 30 ans, je n'ai vu aucune 403 cabriolet ! A la place, voici une 2cv 6 cabriolet.
30 ans, ça veut dire qu'une voiture sortie de chaine en 1987 est aujourd'hui éligible pour être exposée, comme cette Maserati Biturbo.

Dans les années 80, c'était la paléontologie de l'ancienne ! Depuis les années 60, on commençait à préserver et à restaurer les Hispano-Suiza ou les Bugatti. C'était un hobby de millionnaires, comme les frères Schlumpf. Mais les Citroën 5cv, Rosengart et autres Renault NN étaient encore volontiers ferraillées. Et l'on ne parle même pas des popus des années 50-60... Cette association de 403 cabriolet témoignaient de la prise de conscience des années 80.
Aujourd'hui, le monde de l'ancienne connait une double-révolution. D'un côté, il y a le phénomène youngtimer. Est-ce qu'une voiture avec moteur catalysé, ABS et airbags, même produite il y a 25 ans, est une "ancienne" ? De l'autre, il y a internet, avec des forums très actifs. Certains groupes Facebook veulent mobiliser contre Anne Hidalgo et sa politique autophobe. Vincennes en Anciennes (et la FFVE) se sont désolidarisés du mouvement. C'est une question de générations. Aussi, Vincennes en Anciennes dépend d'autorisations pour utiliser l'esplanade du château et pour traverser Paris. Un seul mot de trop et Anne Hidalgo peut tout interdire. Alors mieux vaut être vivant que courageux. Quitte à accepter de repousser certaines réunions au profit des jogging organisés par Reebok et Adidas...
Une Triumph TR7. J'en ai eu une jaune en Corgi, puis une rouge Majorette. Quand j'étais tout petit, j'adorais son profil "cale de porte". Rétrospectivement, je la vois comme tout ce qui n'allait pas chez British Leyland. Un avant d'un projet Triumph et un arrière d'un projet MG, plus ou moins bien mariés. "TR" signifie Triumph Roadster, mais à sa sortie, elle n'était disponible qu'en coupé et elle n'avait pas la moindre référence aux design des précédentes TR. Pour ceux qui étaient malgré tout tentés, il y avait la fameuse finition BL... MG avait été sacrifié pour lui faire de la place. Mais la TR7 ne fut vendue qu'une année de plus. Triumph se fit sepoku sur l'Acclaim et MG ressorti avec la Metro Turbo...
Une autre anglaise, la Daimler SP250. Si moche qu'elle en est sympathique. Je ne m'étais jamais rendu compte à quel point le porte-à-faux avant était imposant... On dirait des lèvres après des injections de collagène !
Une Jaguar XJ6 (XJ40) break ? Je ne savais pas que ça existait. La X-Type Estate fut le premier break Jaguar de série. Ici, ce n'était qu'un (beau) travail d'artisan.
Il y a pas mal de badauds dans les allées. Impossible de prendre l'autre côté de ce Ford F-100. Le miracle de la technologie, c'est qu'on voit à peine qu'il est à contre-jour...
Les Américaines sont des "historiques" de Vincennes en Anciennes. Il faut dire que dans les années 80, il y avait une forte demande en voitures des fifties et sixties. Néanmoins, c'était très compliqué d'en faire venir une (avec pas mal d'arnaques) d'où un réseau de clubs, assez structuré. Et lorsque Vincennes en Anciennes débarqua, les propriétaires d'Américaines étaient les premiers à se joindre à la foule.
Cette MX-5 "NA" est un peu trop jeune pour participer... Elle doit donc se contenter des abords de l'esplanade.

Le règlement est stricte : 30 ans minimum et interdiction de vendre des trucs (pièces, miniatures...) Ca doit rester un club bon enfant. Exit les marchands du temple. Mais ne gagnerait-il pas à faire venir des sponsors ? Entre ça et les évènements hyper-pro à gros budget, type Goodwood, n'y a-t-il pas un juste milieu ?
Bugatti n'a vraiment décollé qu'au milieu des années 20. Pendant longtemps, Ettore Bugatti a travaillé pour d'autres constructeurs : Peugeot, Lorraine-Dietrich et... Mathis.
Dans les années 30, il y avait de nombreux constructeurs Français. Qui se souvient de Donnet ? Trop discret, il a revendu son usine de Nanterre à Henri Pigozzi et c'est là que naquit Simca...
Les abords du château valent le coup d’œil. Certains viennent voir Vincennes en Anciennes au volant d'une ancienne, comme cette Audi 80 à la peinture un peu passée.
Une Kia Pride. Ce n'est pas (encore) une ancienne, mais moi je l'aime bien. La Ford Ka à côté a visiblement été victime d'un carpet bombing de pigeons...
Il est 11h et cette Ford Mustang rentrait déjà. C'est ça, Vincennes en Anciennes : en permanence, ça rentre, ça sort... Je suis sûr que quelqu'un venu à midi n'aurait vu aucune des voitures que j'ai pris en photo.

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