lundi 24 avril 2017

Une hirondelle au printemps

Une Simca Aronde P60. Ma grand-père en a eu une. Il l'a vendue à son gendre, mon père. C'était la voiture de la fin des années 50, l'apogée du constructeur, N°2 du marché français. Henri Pigozzi avait transformé un assembleur de Fiat en marque indépendante, racheté Ford S.A.F. et il l'avait vendu à Chrysler. L'avenir s'annonçait radieux... Regardez ces chromes, ce bleu ciel et ce liseré blanc. Le Simca des années 50 mettait le paquet sur le tape-à-l’œil. C'était un bon moyen de se différencier de ses concurrents. Chez Citroën, Peugeot et Renault, on avait le choix entre crème, gris souris et noir, avec une teinte bleue pour les commercial. En fait, c'était l'héritage de Ford S.A.F.; les premières Aronde étaient très sage.

Quoi qu'il en soit, 20 ans plus tard, la marque disparaissait. Comme quoi, dans l'automobile, rien n'est jamais gravé dans le marbre. Je ne sais pas quel sera le marché de 2037. En tout cas, l'analyste qui se contente de prolonger les courbes de ventes avec sa règle, vous pouvez utiliser son rapport comme papier-toilette ! Qui aurait vu venir le rachat d'Opel par PSA ? Ce qui est farfelu aujourd'hui sera peut-être la réalité de demain...

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