SOIREE MASERATI - GT CELEBRATION

Retour au Maserati Caffè ! Cette fois-ci, c'est en nocturne, afin d'assister à la "GT Célébration".

L'objectif de la soirée est de mettre en avant la Granturismo et le savoir-faire de Fuoriserie. Le service personnalisation de Maserati a exécuté deux voitures unique.

D'une part, la Trofeo Prisma. Outre l'arc-en-ciel évoquant... Euh... Un prisme (la firme au Trident ne veut pas faire un Dylan Mulvaney.) On note les noms d'anciens modèles (Indy, A6G, Ghibli...) En fait, chaque couleur provient d'une teinte du modèle cité.

Puis il y a l'incandescente Folgore Luce. Sa peau de poisson argenté rappelle la Stangellini 1100 Sport Spada de 1951. Maserati y a ajouté des branchies et des griffures de poisson.

L'intérieur bleu, en Econyl, fait lui penser au concept-car Peugeot E-Legend (qui s'inspirait lui-même de celui des 504 Coupé.)

Honnêtement, les deux voitures sont belles.

Cette élégante se fait photographier avec la Trofeo Prisma...

Tandis qu'un incrustor, sans bristol, s'invite à bord de la Folgore Luce. Son acolyte servant de caméraman.

A l'intérieur, forcément, il a fallu faire de la place. Exit la rare moto Maserati, les maquettes, etc.

Par contre, il y a toujours les cocktails spéciaux. Tel cet "Elletrico blu"...

Dans ce genre de soirée, il y a forcément des beautiful people. Tel Valentin, de La Jauge Auto. Il n'a pas osé venir avec un tee-shirt Alpine.

Pendant ce temps, les badauds, derrière les barrières, mitraillent les deux voitures ! C'est dire à quel point la Granturismo capte les regards...

Moi-même, je vole d'une voiture à l'autre, immortalisant chaque détail, chaque angle, alors qu'un TGV m'attend le lendemain, à 7h19, à Gare de Lyon. Allez, une dernière photo pour la route !

En bonus, une CD Le Mans 1964, à vendre chez Drouot, à quelques mètres de la fête au trident...

Charles Deutsch prétendait avoir inventé l'effet de sol avec cette voiture, six ans avant Chapparal et la 2J. Gavé par un compresseur, le bicylindre Panhard développait 70ch. Grâce à sa carrosserie profilée, la CD était capable de boucler un tour à 155km/h de moyenne. Hélas, aucune des deux voitures ne vit l'arrivée.

1964 marqua une époque charnière du sport auto.
Ce fut la dernière apparition du bicylindre Panhard au Mans. L'ACO venait de bannir les moteurs de moins de 1l. Panhard n'était déjà plus qu'un satellite de Citroën. La doyenne des marques française avait une rare habileté à transformer tout ce qu'elle touchait en plomb. Charles Deutsch, dernier fidèle, finit par employer des moteurs DKW et Peugeot pour ses prototypes.
Toujours en 1964, l'ancien comparse de Charles Deutsch, René Bonnet, vendit à Matra. La CD affiche fièrement qu'elle était construite chez Chappe et Gessalin, l'incontournable sous-traitant Parisien. L'année précédente, Alpine avait dévoilée l'A110, laquelle était davantage assemblée en interne. Chappe et Gessalin sentait bien qu'à court-terme, ils allaient perdre leur principal client et l'année suivante, ils dévoilaient la CG... Très inspirée des lignes des Alpine. Aux 24 heures du Mans 1964, on trouvait un débutant, ancien rugbyman et cycliste pro, sur Porsche 904 : Guy Ligier. Beaucoup plus tard, il allait créer sa propre écurie de F1. Puis il voulu une voiture à effet de sol. La JS11 fut conçue par le SERA-CD de Charles Deutsch. Quant à Renault, l'autre écurie Française de F1 des années 75-85, elle avait pour ingénieur en chef Michel Têtu. Un Michel Têtu qui débuta sa carrière aux 24 Heures du Mans 1964, avec CD !

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