lundi 18 juillet 2011

Toyota Yaris 3

Mardi dernier, j'ai assisté à la présentation de la Toyota Yaris 3.

Pas d'essai, même bref, pas de tarif et peu d'infos (y compris sur la future Yaris Hybride ou sur la 3 portes); bref, juste une présentation statique.

Du coup, je n'avais pas grand chose à dire sur la voiture. Côté look (intérieur et extérieur), ça va. Toyota avait amené des Yaris 1 et 2 et les progrès étaient tangibles.
Elle dispose aussi de l'incontournable combiné GPS/radio-CD machinchose.

Mais à ce niveau de gamme, le plus important, c'est le rapport qualité/prix. Donc, forcément, si on n'a pas les tarifs, on n'ira pas très loin...
Lorsqu'on est arrivé, on nous a orienté vers la salle de conférence, où il y avait une Yaris sous un drap. C'est idiot, mais chaque fois que je vois une voiture sous un drap, j'ai l'impression d'être le seul homme sur terre à savoir ce qu'il y a dessous!
En pratique, pendant une semaine, ils avaient 3 autocars avec 40 journalistes dedans qui sont venus. Ce qui fait donc 600 personnes qui ont assisté à ce "levé de drap" (sans compter le personnel de Toyota et les divers sous-traitants.)
En plus, la Yaris 3 est déjà vendue au Japon depuis plusieurs mois.

Donc le "scoop" était largement éventé. Mais est-ce que vous, vous agissez en toute logique, 24h/24?
La présentation était interminable. Au moins, contrairement à celle d'Opel, il était possible d'y poser des questions.

A la limite, ce qui était intéressant, ce n'était pas ce qu'ils disaient, mais ce qu'ils sous-entendaient.

En 2010, lors de l'affaire des pédales d'accélérateurs, le management du constructeur était montrés du doigt.
Chez Toyota comme ailleurs, on retrouve des promotions entières de diplômés de grandes écoles et forcément, ils vivent dans leur bulle. Ainsi, ils ont réagi tardivement et de manière inappropriée à la crise.

Là, le premier à parler fut l'un des responsables de Toyota Europe. Il nous a dit grosso modo: "Regardez, je ne suis pas un Japonais autiste! Je suis Français et j'étais là lors de la fondation de l'usine d'Onnaing (avec photo à l'appui!)"
Sauf qu'à la fin, deux Japonais (un designer et un représentant de Toyota Japon) se sont exprimés. Le premier parlait anglais avec un très fort accent. Quant au second, il s'exprimait exclusivement en Japonais et il a été décontenancé par une banale question sur les ventes de Vitz (la Yaris 3 nippone) au Japon. Pas très rassurant...
Le deuxième grief, lors de la crise des pédales, c'était une tendance à réduire les coûts au-delà du raisonnable.

Pour nous rassurer, le responsable achats était là. Il nous a présenté un histogramme sur ses priorités: la barre "qualité" est bien visible, alors que celle de "profit" est minuscule.
Ensuite, on a eu une vidéo où des fournisseurs nous disent qu'ils sont super-contents de travailler avec Toyota et que le constructeur les écoute vachement.

Accessoirement, on nous a montré que seule une part infime des pièces de la Yaris 3 proviennent du Japon (donc pas besoin de compteur Geiger!)
Pas non plus de problème de délais! Tout est OK!
Et pour surligner un peu plus le gout de Toyota pour la qualité, on a eu une visite très guidée de l'usine.

On était pris à témoin: "Regardez, monsieur, vous n'arrivez pas à voir ou à toucher ce petit défaut sur ce hayon. Mais chez Toyota, on sait les détecter et on considère que cette pièce est bonne pour la poubelle!"

Mouais... Les ficelles sont un peu grosses.
Tous les constructeurs ont aujourd'hui une politique stricte en matière de qualité. Après, ce qui compte surtout, c'est le pourcentage de pièces qui partent au rebut. C'est le fameux "faire bien dés le premier coup" cher à... Toyota!

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