vendredi 29 juillet 2011

Alfa Giulietta au Fiat Motor Village

Une Alfa Romeo Giulietta (l'ancienne, pas l'actuelle) Sprint 1900.

J'adore aller au Fiat Motor Village: ils ont toujours de belles voitures. A la limite, lorsque je vois ces voitures, j'ai un sentiment d'amertume envers Fiat.
Lorsque Giovanni Agnelli faisait sa fameuse tirade sur la taille critique des constructeurs, c'était dans le sens: "Nous, on va atteindre cette taille et les autres vont mourir." A la fin des années 70, Fiat est présent aux quatre coins du monde, y compris sur des marchés difficile d'accès ou qui n'intéressent pas les autres (Europe orientale, Brésil, Inde, Corée du Sud...) Dans les années 80, la Uno était la deuxième voiture la plus vendue en Europe. Mais depuis, Fiat est un éternel convalescent. Sa gamme (et celles d'Alfa et Lancia) se limite aux segments A et B, au dessus, il n'y a que des vieilleries en fin de carrière. A l'étranger, il s'est fait bouffer par les Japonais et les Coréens (dont Kia, qui a démarré en assemblant des 124...) Son retour en Inde avec Tata est un bide. En Chine, le démarrage de la co-entreprise avec GAC est sans cesse retardée...
Les optimistes diront qu'avec Chrysler, ils se complètent. La firme au pentastar est en effet surtout présente aux Etats-Unis et elle est spécialisée dans les moyennes et les grosses cylindrées.
Le problème, c'est que l'un et l'autre ont de grosses difficultés financières. Et comme cela dure depuis des années, ils n'ont pas pu faire beaucoup de recherche. OK, Fiat à le Multiair, mais ils en sont où, côté hybrides et électriques?

En bref, il faudra attendre 3 ou 4 ans pour voir les premiers modèles développés en commun. Espérons que cette alliance vivra davantage que Daimler-Chrysler ou GM-Fiat...

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