vendredi 1 février 2013

Vues dans Paris

Une Mazda MX-5 NA. Il y avait longtemps!

Celle-ci est tunée, façon années 90.
 On reste dans les Japonaises avec cette Nissan GT-R. Je me souviens bien de son lancement, en 2007. Nissan avait organisé un teasing et c'était quelque chose de relativement nouveau à l'époque. Donc, on salivait au gré des infos distillées par le constructeur, jusqu'au lancement. De mémoire, c'est aussi la première Nissan vraiment désirable par tous.

Alors que je me rappelle d'un article d'USA today en 1993, qui disait grosso modo: "Nissan est mort."

Comme quoi, il n'y a pas de fatalité.

C'est en voyant cette GT-R que j'ai pensé au retournement de situation de Nissan en une quinzaine d'années... Et par effet miroir, à l'effondrement de Renault.
D'où cette réflexion sur l'absorption de Renault par Nissan. Entendez-moi, le Renault version 2013 n'est pas le Rover de 2000 ou le Simca de 1977. J'y vois plutôt le Chrysler de 2006. Souvenez-vous, lorsque Daimler s'offre Chrysler, on parle d'alliance et on dit que Chrysler mène la danse (comme aujourd'hui Renault dans l'Alliance.) En pratique, Daimler a stoppé tous les projets qui pouvaient lui faire de l'ombre. Le meilleur fruit de l'alliance, ce sera la 300C. Mais Chrysler en gardera surtout une présence réduite en Europe et une surutilisation de plateformes et de moteurs Daimler. En 2006, Chrysler s'est focalisé sur les SUV (comme Renault aujourd'hui avec les citadines.)
Ensuite, le marché des SUV s'écroule. Le "made in" de Chrysler ne fait plus recette, notamment à cause d'une qualité en chute libre et il multiplie les promotions (ça vous rappelle personne?) Daimler vend ses parts et le seul qui en veut, c'est Cerberus. On découvre que le roi est nu: Chrysler est presque une coquille vide. Faute de réelles nouveautés, il s'effondre. Et si aujourd'hui, il bat des records grâce à Fiat, c'est parce qu'il était tombé, très, très bas! Et, parenthèse au passage, à mon avis, le jour où Chrysler sera de nouveau sur pied, Fiat fera figure de boulet et ils lui diront: "Au revoir, merci pour tout!"
Renault n'en est pas là. Le seul indicateur préoccupant, c'est les ventes. Comme le soulignait Michel Holtz, on ne peut plus "vivre" avec la seule Clio. En 1990, le marché des citadines, c'était la Clio, la 205, l'AX, la Corsa, la Fiesta, la Uno avec éventuellement la Metro et la Polo, mais c'est tout. Aujourd'hui, l'offre s'est diversifiée avec des Japonaises, des Coréennes, Skoda, etc. Sans oublier qu'une partie de la clientèle préfère un monospace compact ou un SUV compact. En plus, il n'y a plus cette force du "made in France". Voilà pourquoi la 208 et la Clio n'ont plus une telle hégémonie. A mon avis, Renault est obligé de remonter en gamme. Et vite. Sinon, là, c'est la spirale infernale qui le guète.

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