Comme chaque année, ArtCurial organise sa grande vente aux enchères. Cette année, hélas, une partie des lots étaient à Gibel. Voici donc seulement la partie "Parisienne". Au passage, cela confirme une baisse des prix et des acheteurs globalement plus exigeants.
Sur le parvis, la plus exceptionnelle, c'est cette Buick Special Series 40 de 1937. Un rare exemplaire vendu en Europe à l'époque.
Malgré tout, elle n'est partie qu'à 10 728€. Le marché des voitures des années 20-30 semble mort, y compris pour les marques prestigieuses. D'ailleurs, mis à part la Citroën C4 en arrière-plan et une chose à badge Bentley, il n'y avait pas d'entre-deux guerre.
Dans la rue, un pick-up de Nascar Truck. C'est celui de
Michel Disdier ! A force de harceler tous les médias autos de l'hexagone, il a réussi à financer un volant pour l'épreuve de Nascar Truck de Daytona, en 2014. Il revint en 2015. Pour 2018, il s'offrit un nouveau one-shot à Las Vegas, cette fois. Il termina 19e.
Pour cette occasion, son Chevrolet Silverado était décoré par Richard Orlinski. Cet artiste est célèbre pour ses gorilles peints. Malin, il en a offert à des politiques de droite et de gauche. En 2019, il a été accusé de fraude fiscale.
Les Nascar à vendre sont plutôt rare. Mais cet "art car" est resté à quai.
On reste dans les pick-up GM avec ce GMC 100 half-ton. C'est le frère-jumeau du Chevrolet Apache vu à la vente Aguttes de l'été 2021. La particularité du GMC, c'est un 6 cylindres-en-ligne, auquel Chevrolet n'avait pas droit. Les pick-up GM furent les rivaux malheureux des Ford. Même s'ils entrainèrent l'ovale bleu dans une course à l'armement, qui se poursuit jusqu'à aujourd'hui.
Celui d'Aguttes, un peu corrodé, était parti à 15 380€. Le GMC en un poil meilleur état, s'envole à 19 072€. C'est ce qu'on appelle une cote stable.
En 18 ans de blog, je n'avais évoqué que deux GMC. Et voici que cela double d'un seul coup, grâce à la vente ArtCurial ! Nous sommes donc à un GMC Vendura 2500.
Les vans US connurent un très bref âge d'or, d'environ 1975 à 1985. Les hippies s'étaient appropriés les vans pour en faire des maisons roulantes. Mais si l'on pense "maisons roulantes" pourquoi ne pas adopter un style "appartement des beaux quartiers", plutôt que "chambre étudiante" ? Les constructeurs proposèrent des aménagements avec baies vitrées, moquettes, mini-bar, etc.
Une fois les vans passés de mode, ce fut la dégringolade. Avec l'humidité, les meubles en contreplaqués gonflaient avant de tomber en morceau, les moquettes devenaient des nids à insectes, les installations hifi-vidéo tombaient en panne, etc. En prime, ces vans alourdis étaient souvent équipés de gros V8. Ainsi, ils avaient un appétit vorace et malgré tout, les performances étaient ridicules.
Ce Vendura fut vendu au Canada. Un Français le racheta en 2022, le fit venir et y investi 9 000€ pour le remettre à neuf. Il en espérait au moins 20 000€ et le marteau est tombé à 21 456€.
Le saint des saints est à l'intérieur, en sous-sol.
On est accueilli par une enfilade de voitures, dont cette MG C. Non, ce n'est pas une faute de frappe ! On les reconnait à la bosse sur le capot.
Peu avant la fusion avec British Leyland, BMC (ou plutôt BMH) voulu faire un peu de ménage. Austin-Healey fut mis sur une voie de garage.
La 3000 fut remplacée en 1967 par une évolution de la MG B, la C. Cette dernière reprenait le 6 cylindres 3,0l Austin, gavé par deux carburateurs SU (alors propriété de BMC.) Le résultat laissait perplexe. La C était moins pointue que la 3000. Mais la greffe avait été effectuée à la hâte. La C était trop lourde et la tenue de route était déplorable.
Dès 1969, la C disparue du catalogue. En 1973, la firme à l'octogone lança une B équipée du V8 Rover. Successeur de la C, elle fut simplement une "B V8". Curieusement, la B V8 fut exclusivement produite en coupé et presque uniquement en conduite à droite.
La C trouva preneur à 26 224€.
Malheureux à Rétromobile, le Gurgel X-12 de GS do Brasil retente sa chance. Cette fois-ci, il est parti. Mais à 16 688€, bien en-deçà des 20 000€ estimés...
A Gibel, il y a une Hotchkiss Artois, ainsi qu'une Grégoire. Sur les Champs Elysées, on trouve l'une des toutes dernières Hotchkiss : une Willys M201, produite sous licence, de 1961. Particularité : c'est une ex-Marc Lévy.
Ah, Marc Lévy... C'est un écrivain à l'Américaine. Tous les ans, il pond un livre évoquant une histoire d'amour compliquée. Mais où l'amour finit par avoir le dernier mot. Le tout, si possible, avec un titre très pompier. Ce n'est pas de la grande littérature -d'ailleurs, c'est l'éternel oublié des prix littéraires- mais il fait un carton à l'étranger. Cet ex-patron de PME dans l'informatique est à l'abri du besoin.
Et si c'était vrai, c'est 3,2 millions d'exemplaires. Moi, je me contenterais d'un roman vendu à 3 200 exemplaires ! Peut-être que j'écris mieux que Marc Lévy. Après tout, j'ai eu davantage de prix littéraires que lui. Mais ça ne m'empêche pas de dormir ! S'il faut commencer à envier toutes les personnes qui ont plus de succès que vous... Après, vous ne vivez plus, car quoi que vous fassiez, il a forcément quelqu'un qui fera mieux que vous. En résumé, chapeau, Marc Lévy. Victoribus gloria, vae victis !
Au fait, elle a été adjugée pour 17 880€.
Pas mal de motos. Dont une jolie collection d'Italiennes des années 70-80 : Ducati, Laverda, Moto Guzzi... Elles étaient toutes là, avec guidons bracelets, préparations moteur et autres carénages primitifs. Comme prêtes à en découdre à la Bastoche. Car à l'époque, les motards se donnaient rendez-vous
place de la Bastille, le vendredi soir. Le rassemblement avait une réputation sulfureuse : vol/recel, présence de gangs, runs sauvages... Sur les images, on voit plutôt des minets qui jouaient les marlous. Il faut dire qu'une belle moto, c'était deux ans de SMIC. Donc, pas à la portée de toutes les bourses. La TV de l'époque adorait les téléfilms se passant dans la haute bourgeoisie. Vous aviez souvent le personnage du jeune fils rebelle, cheveux longs et boucle d'oreille, le casque à la main.
La moto Parisienne, c'était tout un esprit. Une envie de marginalité. Le vendredi soir, à la sortie du bureau, on enfilait son cuir et on enfourchait sa bécane. C'était Continental Circus ou L'équipée Sauvage au coin de la rue ! Italienne, Anglaise ou Japonaise, choisir une moto, c'était se mettre à défendre mordicus une industrie. Apparemment, les motards Italiens n'utilisent leurs engins que pour le loisir et pour de courtes balades. D'où des motos longtemps inconfortables sur les longs trajets.
A la longue, beaucoup de motards se sont rangés. Plus question de faire la course, quand tu as fondé une famille... D'autres, préféraient muer vers des activités plus pépères, avec les transhumances. Bien sûr, il y avait le pression constante des pouvoirs publics, qui firent tout pour chasser les motards.
Pour info, la "Magni" est en fait une préparation des années 90, sur base Moto Guzzi. Adjugée pour 10 728€.
Quant à la MV Agusta, elle a été dédicacée par "Ago". Insuffisant pour convaincre un acheteur.
Septembre 1958. Le chancelier Konrad Adenauer se rendait chez Charles de Gaulle, à titre privé. L'escorte débarqua à Colombey-les-Belles, en Moselle. Honteux de leur erreur, le convoi fila à grande vitesse vers Colombey-les-deux-églises. Les
Gnome & Rhône de la police furent incapable de suivre la
Mercedes-Benz 300 du chancelier et les BMW qui l'accompagnaient.
A l'arrivé, Charles de Gaulle décida que la police et la gendarmerie rouleraient désormais en BMW. Ce fut le coup de grâce de Gnome & Rhône, qui vivotait grâce aux commandes publiques.
Ensuite, les "béhèmes" ont longtemps eu cette image de "motos de flics". Le motard assis bien droit, avec son gros blouson... On était à des années-lumière de Chips...
La R80 G/S fut une première tentative de BMW de redynamiser son image. Elle connu le succès
au Dakar. Je suis quand même impressionné par la hauteur sous selle. Audrey Giacomini m'avait confié qu'elle adorait les motos d'enduro. Mais avec ses 1,55m en talonnette, elle atteignait à peine le repose-pied !
Partie pour 8 344€, pour une estimation de 12 000€.
Avant, on avait des Top As. C'était des cartes, souvent sur le thème des voitures. Ca se jouait à deux, sur le thème de la bataille. Chaque carte possédait une liste de caractéristiques et le gagnant du pli en choisissait un :
"Chevaux ?
- 150.
- 183.
- A toi !"
Dans tout jeu de Top As, il y avait toujours une carte pourrie. Un véhicule qui possédait les pires caractéristiques de la catégories. Dans celui sur BMW, c'était la K1, unique moto du jeu. Le but, c'était de remporter toutes les cartes de l'adversaires. Parfois, vous enchainiez les victoires, vous avez presque gagné et là, vous retournez la K1. Fuuuuuuck !
Vendue pour 5 364€.
La BMW bleue et crème est une réplique de la R7 des années 30. Cette Nostalgia N°1 n'a pas trouvé preneur.
Le monde des motos n'a pas échappé aux "continuation". La preuve avec cette Vincent-Egli-Godet, plutôt indigne d'une maison de vente comme ArtCurial.
Vincent fut un pionnier des motos ultra-sportives de l'après-guerre. Les fans de Top Gear se rappellent de la 1000 Black Shadow, de Richard Hammond. Très rapide, mais pas du tout fiable, il arriva à bon port bien après la Jaguar XK120 de James May et la locomotive de Jeremy Clarkson.
Trop petit et mal organisé, Vincent ferma ses portes à noël 1955. Personne n'avait de scrupule à transformer de vieilles motos. Il y eu des Healey sur base Ariel (NDLA : aucun lien avec "le" Healey) et les Egli sur base Vincent. Le Suisse Fritz Egli construisait ses propres cadres, dans lesquels il inséraient des moteurs Vincent, puis Honda. On parlait d'Egli-Vincent.
Au tournant des années 2000, Patrick Godet voulu "continuer" l'œuvre de Fritz Egli. Il négocia l'utilisation du nom auprès du Suisse. D'où ce Café Racer moderne.
Osenat avait proposé une Vincent-Egli-Godet lors d'une vente en marge du salon Moto Légende 2018. Sans succès. De même, ArtCurial fait chou blanc. Dommage, car vu les règles de Peter Auto, le propriétaire aurait pu prendre le départ du Tour Auto avec !
Deux cabriolets Jaguar.
La XJ-S est une version "fédéralisée" vendue en Caroline du Sud en 1992. Malgré un historique limpide, elle n'est partie qu'à 14 304€, bien en-deçà de son estimation.
La Jaguar Type E série 1 provient également des Etats-Unis. Le catalogue reconnait l'absence de matching number, ainsi que des "améliorations" récentes. J'ai surtout remarqué qu'elle avait eu un choc à l'avant et qu'il fut très mal maquillé. Et ça, je l'ai vu en 10 secondes, en utilisant la lampe de poche de mon smartphone. Allez savoir ce que j'aurais vu, en menant davantage d'investigations Elle a pourtant été adjugée 125 160€.

La Lamborghini Gallardo est une voiture mésestimée. Les premières tentatives de "petite" Lamborghini, les Silhouette et Jalpa furent des bides. Avec le concept-car Calà (1995), Ital Design proposa une mini-Diablo. 8 ans plus tard, grâce aux deniers de Volkswagen, Sant'Agatha Bolognese commercialisait une mini-Murciélago. Elle devait permettre au constructeur de quitter sa tour d'ivoire. Elle fit mieux que ça : avec 14 022 unités en dix ans, elle se vendit aussi bien que toutes les autres Lamborghini produites à cette date ! Grâce à elle, le constructeur était désormais crédible dans les GT. Et la question ne se posa même plus pour l'Huracàn.
La Gallardo marqua également les débuts du Lamborghini Trofeo. Les plus jeunes ont oublié le sacerdoce des Lamborghini en compétition. Ferruccio Lamborghini ne voulait pas en entendre parler. Quelques privés
se lancèrent malgré tout. Puis il y eu la présence en F1, le Philippe Charriol Trophy (avec des Diablo), les Murciélago en FIA-GT... Avec le Super Trofeo, le constructeur se dotait enfin d'un vrai service compétition.
Voici une voiture qui débuta en 2014. A son volant, Andrea Palma -issu des coupes monotypes- et Carina Lima. Cette dernière se revendique pilote, mais l'auteur du catalogue, facétieux, la qualifie d'influenceuse. On note d'ailleurs qu'elle semble avoir dépassé son quart d'heure de gloire depuis quelques années... En 2016, l'Huracàn Trofeo apparut et Imperiale Racing recycla la voiture en GT Italia. Luca di Marchi et le gentleman-driver Ivan Benvenuti s'en partagèrent le volant. On ne peut pas vraiment parler d'anciens propriétaires prestigieux.
La Gallardo est actuellement dans le purgatoire des GT. Y compris en Trofeo. ArtCurial comptait sur un prix de vente à six chiffres, mais le marteau est tombé à 95 360€.
Vous voulez un exemple de la baisse des prix dans les ventes aux enchères ? Les Ferrari 250 GTE sont un bon indicateur. En tant que 2+2, c'est le bas du panier de la grande famille des 250. L'archétype de la valeur refuge, lorsque les autres sont hors d'atteinte.
En 2017, RM Sotheby's en vendait une pour 470 400€ à Paris. En 2023, une seconde partait pour 400 000€. En 2024, une troisième partait pour 387 500€. Et combien, messieurs-dames, pour cette 250 GTE à l'historique limpide, matching numbers et roulante ? 350 000 € ? 300 000€ ? Non, seulement 274 160€.
On voit régulièrement des Alpina lors des ventes aux enchères. Voici une B10 3,5l, dérivée de la 535i (E34.) Elle aurait poussé le constructeur Bavarois à lancer la M5.
45 296€, juste au-dessus de son estimation.
Même base, mais traitement plus tapageur pour cette Hartge H5. Les deux voitures appartenaient jusqu'ici à la même personne.
Adjugée pour 39 336€.
Les BMW Z8, ça ne court pas les rues. De l'extérieur, la seule modification notable, ce sont les jantes. Point de filet doré, comme d'habitude. La préparation moteur rend la voiture moins puissantes, mais plus coupleuse.
Une Z8, cela vaut environ 200 000€. ArtCurial a exigé 300 000€ de celle-ci et elle est partie à 324 224€ !
Autre classique des ventes aux enchères tricolores : les Porsche Alméras. Ici, on a une 911 (933) "look GT1". Sauf erreur, ce fut l'une des dernières préparations Alméras routière. Elle a un côté un peu naïf, un peu "911 GT1 de Wish.com". C'était avant RWB ou Magnus Walker... Les frères Alméras ont eu raison trop tôt. Il n'y avait pas encore de réseaux sociaux.
Et hélas, cette 911 est restée à quai. Je vous parie que si ça avait été une Magnus Walker, elle aurait facilement atteint les 85 000€ espérés.
Les amateurs de Solido au 1/43e l'auront tout de suite reconnue : il s'agit d'une Cadillac Eldorado 1957. La Cadillac 1954 n'était qu'un gros lifting du précédent modèle. L'astuce de la 1957 fut de mettre des roues plus petites, pour donner l'impression d'une voiture plus longues (une astuce utilisée en parallèle chez Chevrolet.) Elle se distinguait aussi par sa malle plongeante, plus dynamique (au détriment du volume.) Les ailerons n'étaient plus des protubérances, mais elles se détachaient de la carrosserie. Harley Earl se laissait aller à l'exubérance. Pour 1958, la voiture allait être modifiée avec des doubles-phares et une nouvelle calandre.
Elle a appartenu au Prince d'Hanovre, le mari de Caroline de Monaco.
La voiture s'est vendue 71 520€. Alors que l'an dernier, Aguttes a adjugé une Eldorado 1958 (dont je n'avais pas pris de photos) pour 93 444€.
La Ferrari 330 était une évolution de la 250, avec un moteur passant de 3,0l à 4,0l. Des 330, on connait surtout les GT 2+2,
qui passent régulièrement dans les ventes aux enchères. L'America est aussi une 2+2, avec une ligne déjà un peu désuète pour 1963. D'où son remplacement de facto par la GT 2+2 dès 1964.
Après, vu de 2024, cette America est très désirable. A fortiori avec ses plaques californiennes noir et jaune.
Les GT 2+2 dépassent rarement les 200 000€. ArtCurial a exigé 360 000€ de cette America et il a été sanctionné par un refus. Cela confirme que les temps ont changé. Les acheteurs ne signent plus des chèques en blanc dès qu'ils voient une "vieille Ferrari".
Dès le début des années 90,
la Lancia Delta "normale" était complètement hors course. Par contre, les versions HF continuaient de se vendre. En plus, Lancia en avait besoin pour pouvoir courir en rallye. Dès 1988, la Prisma (version trois volumes de la Delta) avait cédée sa place à la Dedra. En revanche, la nouvelle Delta (une Dedra 5 portes, donc), se faisait attendre.
A l'issue de la saison de rallye 1992 (on ne parlait pas encore de WRC), l'équipe Lancia pliait bagage. En mars 1993, une nouvelle Delta était dévoilée, avec commercialisation dans la foulée... Mais l'ancienne HF Intégrale restait au catalogue ! A 249 800 francs (soit le prix d'une BMW 325i pack sport full option), on comprend que Lancia cherchait à en tirer le maximum... Avec les Evoluzione 1, puis 2, Lancia fourgua à prix d'or plusieurs séries de "der des ders". En 1996, l'importateur Japonais négocia la production de 250 "Edizione Finale", avec jantes Speedline, baquets
Recaro et repose-pied OMP. Sans oublier la bande centrale. Notez que comme beaucoup de voitures importées, elle possédait une conduite à gauche.
La cote des Delta est assez intéressante. Il y a dix ans, elles partaient pour 20 000€. D'ailleurs, les maisons de vente ne s'y intéressaient que moyennement. Avec la mode youngtimers, la cote s'est envolée jusqu'à 150 000€ avant le covid. Comme Lancia au milieu des années 90, RM Sotheby's a présenté plusieurs voitures comme des "ultimes Delta". Cela explique sans doute un manque de bagarre autour de cette "Evoluzione Finale", partie pour 109 664€.
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