vendredi 17 février 2017

Saint-Moritz : 5. Post-scriptum

J'ai toujours mon appareil-photo (ou mon téléphone) à portée de main, prêt à dégainer. A fortiori à l'étranger. Voici donc mon bonus suisse. On commence par l'original de service. La température est négative, mais il roule capote ouverte dans son SLK en pneus été. Il est allé jusqu'à Saint-Moritz comme ça.
Quand vous arrivez dans un hôtel et qu'ils y organisent un séminaire Rolls-Royce (du team building pour les commerciaux ?), vous comprennez que vous n'êtes pas n'importe où...
Vous avez déjà vu un concessionnaire Maserati dans une station de ski ? Et bien maintenant, c'est fait !
Et comme vous pouvez le constater, avec cette Ghibli, il y a bel et bien des Maserati à Saint-Moritz.
Un Giotto Gladiator Victoria -autrement dit, un DongFeng Yu'an-. La mairie en possède plusieurs pour diverses tâches. C'est un peu l'éternel quota de voiture chinoise...
Des Rolls-Royce Phantom Drophead, devant un hôtel. La Phantom VI, sur le même perron, semble les snober.
Emil Frey nous vient de Suisse. Son métier d'origine, ce sont les Anglaises (motos, puis autos.) D'où ce panneau Land Rover. Plus récemment, il a repris Subaru, puis Kia, comme en France. Dans la station, les Land Rover et les Subaru sont surreprésentées. Ce concessionnaire doit donc plutôt bien vivre...
Pour la coupe du monde de ski, chaque boutique prend les couleurs d'un pays présent dans la compétition. Celle représentant les Etats-Unis expose une tether car dans sa vitrine. Les tether cars sont à la fois les ancêtres des scalextric et des voitures radio-commandées. Le moteur thermique fonctionnait avec un mélange d'éthanol et d'huile. Certains en tiraient 17 000tr/min ! (NDLA : imaginez le bruit et la fumée...) Elles n'avaient pas de démarreur. Il fallait les lancer, puis poser la voiture par terre... Et voilà ! C'était dans les années 30, avant l'invention de la télécommande. Une fois votre tether car lancée, vous n'aviez aucun moyen de la contrôler ! Elles étaient généralement utilisées sur des pistes circulaire.
Celle-ci m'a l'air trop détaillée pour être une vraie. C'est juste une réplique moderne.
Dans le temps, c'était une région agricole. Aujourd'hui, ce tracteur Fendt sert uniquement de décoration pour une boutique souterraine qui vend du caviar !
Les WC publics sont décorés avec une photo ancienne. Cette Chrysler Windsor '49-'50 semblait alors bien perdue sur la place...
L'armée Suisse utilise de drôles de camions. Outre les vieux Saurer (une marque disparue au début des années 80 !), il y a ces rustiques Bucher Duro.
On termine par... Un train. Ce curieux train de marchandise doublait ma navette vers l'aéroport. Il transporte des remorques de camions. Le transit des poids-lourd est très réglementé en Suisse. Du coup, les camions évitent le pays. Les écologistes râlent contre le "tout voiture", mais qui se plaint du "tout camion" ? Tout les jours, sur l'A86, je vois des camions espagnols ou portugais se rendant au Pays-Bas ou en Allemagne (et vice-versa.) Aujourd'hui, la moindre cagette de tomates traverse l'Europe. C'est un non-sens écologique et logistique. Les libéraux vous diront que depuis Adam Smith, on a démontré les vertus des échanges commerciaux internationaux. Néanmoins, les camions créent des embouteillages, ils détériorent les routes et provoquent des accidents. En France, la SNCF n'a pas investi un centime dans le fret ferroviaire. Votre cagette de tomate, elle met une semaine pour aller de Paris à Orléans !

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