jeudi 28 novembre 2013

Champs Elysées, novembre 2013

J'ai été voir Rush sur les Champs Elysées. Donc bien sur, ce jour-là, j'ai croisé des GT. Comme d'hab'.

Cette Lamborghini Gallardo Spyder est garée comme la 406 juste derrière.
Bientôt, la Gallardo appartiendra au passé. L'air de rien, c'est (c'était) la première "petite Lamborghini" depuis la Jalpa. Le pari était très difficile. Elle n'a (n'avait) même pas de portes coléoptères ! Mais le pari est gagné. Grâce à VW. VW qui a changé un eternel mourant, un peu has been, en constructeur prospère.
Une Jaguar XJ-S V12. Le vilain petit canard de la marque. Ils l'ont d'ailleurs quasiment gommée des archives. Moi, je l'aimais bien. Dans les années 80, elle avait quelque chose d'anachronique. Et puis, il ne faut pas oublier les victoires en ETCC (merci Tom Walkinshaw.)

dimanche 24 novembre 2013

Cinéma : Rush

Donc, j'ai été voir Rush.

J'avais pas mal d'a priori (euphémisme.)
1) La plupart des films de voitures sont des navets. Un film de puristes, comme Le Mans, ferait fuir le profane. Donc, les studios ont tendance à simplifier les enjeux du sport auto et à rajouter des sous-intrigues pour attirer un public plus large... Et ça donne des Michel Vaillant et autres Driven.
2) On nous promet que non, cette fois-ci, ce sera différent. Ce sera un vrai film grand public, mais qui respecte la réalité de la F1... Ce qu'on nous disait déjà pour Michel Vaillant.
3) Ron Howard est un réalisateur assez inégal. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas un "auteur". Dans le monde auto, il a déjà flingué Gung ho en en faisant une comédie burlesque.
4) Le livre dont c'est adapté est assez chiant.

J'ai été agréablement surpris. Effectivement, c'est un film d'action, très "popcorn". Le bon point, c'est qu'il rend compte de la relation complexe entre Niki Lauda et James Hunt. Il n'y a pas de "gentil" ou de "méchant". On a d'un côté un Lauda surmotivé, premier de la classe et tête-à-claque. De l'autre, Hunt, le beau gosse un peu bas du front, mais au grand cœur. Fait rarissime pour un film US, les personnages non-anglophones ne parlent pas forcément anglais ! Daniel Brühl s'est d'ailleurs mis à l'accent autrichien...

Et le réalisme ? Les fans seront heureux de voir revivre Crystal Palace, le Mont Fuji des débuts (avec piste biodégradables), Enzo Ferrari ou le fantôme de François Cevert. En plus, Howard n'abuse pas des effets spéciaux. On a vraiment l'impression de voir la F1 des années 70...
Mais les puristes vont hurler (surtout après avoir lu le minutieux Au nom de la gloire.) Prenez justement Crystal Palace, par exemple, voici la liste d'erreurs grossières :
1) Harvey Postlethwaite n'arrivera chez Hesketh qu'au moment de la F1. Pourquoi est-ce qu'une équipe privée aurait embauché un designer, alors qu'elle n'intervient pas sur la voiture?
2) Lauda et Hunt se sont rencontré plus tôt et ils ont partagé un appartement à Londres.
3) A écouter Howard, on a l'impression que les pilotes débarquent et qu'ils prennent directement le départ. En fait, il y a les essais libres, les qualifications... Et en F3, il y a toujours plusieurs manches par meeting. Hunt n'aurait donc pas "découvert" que Lauda est rapide, le jour de l'unique course.
4) Avant la F1, Lauda était un pilote plutôt moyen. Il n'avait rien d'un espoir à la carrière météorique.
5) C'est avec Dave Morgan qu'Hunt s'accroche.
Et ça, c'est juste pour la scène d'ouverture...

En résumé, Rush permet de passer un bon moment. Mais ce n'est pas encore "le" film sur le sport auto.

samedi 23 novembre 2013

Volvo C70 cabriolet

Une Volvo C70 cabriolet. C'est un témoignage de la brève apogée de TWR (qui l'a dessinée.) Au milieu des années 90, Tom Walkinshaw est le roi du pétrole ! Il a racheté Arrows et Hart, il s'occupe des Nissan du Mans et des Volvo de BTCC, il prépare le V8 Oldsmobile/Chevrolet d'Indycar et dessine des voitures pour Volvo, Rover ou Aston Martin... Puis, tout s'écroule, tel un château de carte. En 2003, Walkinshaw n'a plus rien ; il n'est plus rien. Il remonte la pente en proposant des kits carrosseries pour Mitsubishi et Chevrolet. Il rachète un club de rugby (son autre passion.) Hélas, un cancer l'emporte avant qu'il n'aie pu vraiment "revenir".

On le disait roublard. N'empêche, après sa mort, ses ex-mécanos remontent une écurie et ils vont même demander à son fils Sean la permission d'utiliser son nom. C'est dire que quand même, l'Ecossais a laissé de bons souvenirs...

La C70, c'est aussi le moment où Volvo veut "être cool". Terminée, les gros corbillards taillés à la serpe. La C70 doit marquer un tournant. Elle s'offre même un placement-produit dans le remake de Le Saint, un nanard abyssal avec Val Kilmer.

vendredi 22 novembre 2013

Essai(s) Mini

J'adore les Mini. Je pense que si on veut réunir les 20 voitures qui ont marqué industriellement, commercialement et sociologiquement l'automobile, il faut mettre une Mini dans le lot. J'avais donc très envie d'en conduire une.

Mais voilà, essayer une ancienne, ça se mérite ! Voitures en réparation, responsables surbookés... Enfin, en octobre, on arrive à se mettre d'accord sur une journée d'essai.
En plus, ça tombait en plein dans le pré-lancement de la nouvelle MINI...

Si j'avais pu, j'aurais essayé toutes les voitures de My Mini Revolution ! Je n'ai "que" essayé une 40e anniversaire et une Cooper S "Works" (+ un tour comme passager d'une Countryman.)

N'empêche, je ne regrette pas d'avoir attendu ! J'ai conduit plein de voitures, mais la Mini ne ressemble à aucune autre ! C'est tout petit, tout léger et ça se faufile partout. Et je ne parle pas du look... Je comprends maintenant pourquoi certaines personnes l'adorent. Alec Issigonis avait vraiment bien réussi son coup. Mais de là à vouloir mettre 10 000€, voir 20 000€ dans une Mini, je trouve ça excessif. D'autres pensent différemment. D'ailleurs, les 3 voitures sont déjà vendues !

lundi 18 novembre 2013

My Mini Revolution, 2e première

Il y a quelques semaines, c'était l'inauguration du show-room de My Mini Revolution... Ou plutôt, la deuxième, car il y en a eu déjà une en début d'année. L'explication, c'est qu'ils s'agrandissent. En ces temps plutôt moroses, ça fait du bien d'entendre une histoire de business qui marche.
A l'intérieur, comme d'habitude, il y avait quelques installations "arty", comme ce capot et ce toit de Mini peints ou ce canapé fait d'un arrière de Mini.

F430 au clair de Lune...

Paris, 21h. Dans ce quartier peu touristique, les boutiques sont fermées depuis longtemps. Entre une boulangerie et un traiteur chinois, un négociant en GT. Et une F430 Spider sous une lumière tamisée...

jeudi 7 novembre 2013

Vues aux 20km de Paris...

Une Daihatsu Copen. Qui se souvient de cette espèce d'Audi TT à l'échelle 3/5e ? J'en voulais une... Mais je ne tenais pas dedans, toit fermé. Tant pis.

Dommage que Daihatsu ait été sacrifié par Toyota. Ses voitures très exotiques nous manquent...
 Une Mini Countryman, avec montants en bois. Sans doute la plus chic des Mini.

samedi 2 novembre 2013

FF et Pierrotade

Il y a quelques années, j'avais un patron qui s'appelait Pierre (donc surnom : Pierrot.)
Face au changement, il avait une attitude en 3 temps :
1) Ca ne peut plus durer. Il faut changer tel truc.
2) Oui, mais, si on change, on part dans l'inconnu. On sait ce qu'on perd, mais on ne sait pas ce qu'on gagne. Et puis, ça risque de ne pas plaire à tout le monde...
3) On continue comme avant. Comme ça, on ne froisse personne. Et tant pis pour les inconvénients.

J'ai malheureusement retrouvé cette "Pierrotade" chez la FF Zetec.
1) Il faut s'organiser ! Il y a des propriétaires de FF Zetec, on peut monter un championnat de France.
2) Oui, mais si on s'appelle "championnat de France", la FFSA va nous tomber dessus. Et même pour une "Coupe de France", il faudrait payer un droit de plateau. Et puis, on veut pas qu'il y ait de l'animation, avec des sponsors et un podium.
3) Donc, on continue à se réunir de temps en temps, entre nous, comme en 2013.

Et au passage, je me fais copieusement engueulé, alors que c'est eux qui sont venus me chercher pour faire de la promotion!

C'est dommage, car j'ai bien vu qu'il y avait un espace entre "gentlemen-drivers" et "futurs pilotes de F1". Monter un championnat de France de monoplace avec des coûts limités, ça intéressait des pilotes et même des sponsors!
Mon idée, c'est qu'une réunion de gentlemen-drivers, ça intéresse 10 personnes maxi. Et encore, au 2e week-end, la moitié ont des excuses pour ne pas venir. Si on offre des pneus au vainqueur et qu'il monte sur un podium, ça attirera ceux qui ont l'esprit de compétition. Le rêve, ça serait de pouvoir emmener le champion au Formula Ford Festival et qu'il y ait une catégorie "jeune" (pour faire éclore des talents.) Et en 2015, on pourrait faire le bilan et voir où on peut aller.
Mon modèle, c'est la Formula F 1600, aux Etats-Unis : un championnat compétitif, qui mêle gentlemen et espoirs.
Mais tout ça, c'est fini...