vendredi 28 avril 2017

Mazda MX-5 RF First Edition, mon quarante-huitième essai


J'ai essayé la rouge, j'ai essayé la blanche, alors il était temps d'essayer la grise, non ? En temps que propriétaire et grand fan de MX-5, il fallait que j'essaye la RF. La présentation statique m'avait mis l'eau à la bouche.
Esthétique
Je commence à me faire à la MX-5 "ND". C'est un subtil mélange de "langage" de la MX-5 et de nouveaux traits. La nouveauté, c'est ce toit en dur (j'y reviendrais.) Pour un roadster, la clientèle veut sortir du lot. Mais comment être unique avec une voiture vendue à un million d'exemplaire ? La RF est une manière de réintroduire de l'exclusivité.
Contrairement à la NC RC, la RF n'est pas un vrai coupé-cabriolet. Vous appuyez sur le bouton et une éternité plus tard, le toit a disparu. Par contre, la vitre arrière et les vitres de custodes restent là. Si j'étais gentil, je la comparerais aux Ferrari V8 GTS ou à la Porsche 911 Targa. Si j'étais méchant, je la comparerais à la Renault Wind.

Et cela commence avec cette "First Edition", limitée à 150 exemplaires. Elle inaugure la teinte "Machine Grey" (qui n'est pas proposée sur la ST.) Pour le côté "mordu", ils ont mis des logos bien visibles sur les jantes BBS et les baquets Recaro. Mais justement, ces jantes m'ont l'air bien fragiles. Un créneau un peu trop rapide et paf! un pet' contre le trottoir...
Intérieur
La présence d'un toit en dur change tout. Venant d'une NC RC, j'avais du mal à me faire au bruit de la ST, capote fermée. Là, vitres fermées, vous êtes dans votre petit cocon. Côté tableau de bord, l'agencement est le même depuis la NA. Les inserts ton caisse sont pas mal. Quant aux surpiqures rouge et à la plaque numérotée, sur le tableau de bord, ils ajoutent un côté chic.
La seule fausse note, c'est l'écran du GPS. On dirait qu'ils l'ont posé là à la dernière minute. Côté ergonomie, la molette du GPS est mal placée et trop sensible. Moi, j'aime bien conduire en posant le coude droite sur le tunnel de transmission. Du coup, involontairement, je tourne la molette tout en conduisant.
Performance
La First Edition est uniquement disponible avec le 2.0l SKYACTIV-G 160ch. Un moteur équipé de l'i-stop (stop&start) et de l'i-eloop (un kers.) Le pot émet un bruit bien viril, de quoi déclencher des torticolis dans la rue ! Le toit ne "coute" que 40kg. Mais avec 1 055kg, la RF reste très nerveuse (contrairement à la Wind sus-citée.) D'où un 0-100km/h en 7,5" (contre 7,3" pour la ST.) Par rapport au 2l de la NC, on ne sent pas les chevaux supplémentaires, par contre, la plage d'utilisation est plus large. Même à 2 500tours/minute, l’accélérateur répond présent.
Et avec 3,9m, la RF aime bien se faufiler. Qu'il s'agisse de petites rues ou d'enfilades de virages. Pour se garer, je trouve qu'une caméra de recul aurait été mieux adaptée que le radar. D'autant plus qu'il n'y a de capteurs qu'à l'arrière. C'est dommage car la MX-5 possède un capot relativement long...
Conclusion
A 37 750€, la First Edition s'adresse à une clientèle plus mature. Des gens comme moi, qui cherchent une voiture polyvalente : un coupé qui se transforme en cabriolet, une voiture silencieuse mais qui sait faire "vroar"... Quitte à sacrifier un peu de performance. Elle est encore plus bobo que l'ancienne RC.

Par contre, si vous voulez une voiture basique et sans compromis, je vous conseille la 1,5l SKYACTIV-G (25 500€.) Les quelques chevaux supplémentaire du 2,0l ne justifient pas l'envolée du tarif.

mercredi 26 avril 2017

Trois autres voitures...

J'ai juste eu le temps d'immortaliser cette Cobra 427. Ca m'a rappelé la fois où j'avais vu une Ford GT 40... Le concept de propriété industrielle s'est vraiment durci ces dix dernières années. Dans les années 80, les constructeurs se posaient beaucoup moins de question, y compris avec les fabricants de modèles réduits ou les éditeurs de jeux vidéos. A fortiori pour des créations comme la Cobra. Qui était propriétaire du dessin ? AC ou Shelby ? D'autant plus que Shelby America avait été dissout à la fin des années 60. Quant à AC, il faisait souvent faillite. Il y avait donc un vide juridique et les fabricants de répliques s'y sont engouffrés. Ensuite, Shelby a fabriqué ses propres répliques, puis AC s'y est mis (avec des V8 Chevy sous le capot !) En bref, les vraies Cobra sont très, très rares.
Ah, l'Audi 100 "C3"... A l'époque, c'était la berline la plus aérodynamique du marché. La firme aux anneaux faisaient de vrais tanks : c'était solide, mais le look était banal et surtout, ça n'avançait pas... Ma mère avait une Polo. Je me souviens parfaitement du concessionnaire Volkswagen-Audi, avec son unique bureau et ses commerciaux à blouses blanches VW. Au murs, des aimants pour mettre les clefs des voitures en réparation. Dans un coin, un totem avec des docs.
J'ai encore toute la collection des brochures Volkswagen-Audi des années 80 ! En tout cas, aujourd'hui, le service marketing d'Audi ferait une syncope en revoyant ce concessionnaire. D'ailleurs, il existe toujours, mais il ne fait plus que VW et évidemment, il a refait la déco...

En Chine, la 100 fut longtemps produite, d'abord par FAW-Audi, puis par Hong Qi. Mais les Chinois n'ont pas la notion de youngtimers. Les voitures que j'ai vu étaient en très mauvais état, faute d'entretien, voire carrément ventousées.
Pour finir, une MG F, toute pimpante... L'actualité, c'est le retour de MG. Ils planifient une traversée de la Manche pour 2019. Ca ne me surprend pas car les constructeurs chinois ont tous un plan pour l'Europe.
Il y a 10 ans, ils s'imaginaient qu'en exposant à Genève, à Paris ou à Francfort, ils allaient trouver sur place un distributeur (qui, en plus, payerait pour mettre les voitures aux normes.) Un amateurisme qui leur a couté très cher...
Depuis, ils ont compris qu'une arrivée en occident, ça se prépare. Byd vend des bus électriques, dans quelques mois, ses camions électriques vont débarquer et à moyen-terme, il passera aux voitures particulières. Geely a inauguré une usine et un centre de R&D flambant neuf à Coventry, ça serait dommage de le consacrer juste à ses "black cabs"... GAC vient chaque année à Detroit. Borgward parle d'une usine en Allemagne (sachant que Mercedes occupe le site où il était.) MG, lui, a appris à la dure en Grande-Bretagne. Il est en train de lancer sa deuxième génération de véhicules, plus aboutis.
Tout le monde se regarde. C'est comme au vélo. Personne ne veut lancer une échappée. Tout le monde compte sur le voisin, pour mieux se mettre dans sa roue, ensuite...

mardi 25 avril 2017

Forester... Tuning !

C'est bien la première fois que je vois une Subaru Forester tunée. C'est étonnant de surbaissée une voiture surélevée, non ? Avec une prise d'air digne de Ligier et le William Saurin à l'arrière... A défaut de bon goût, il y a de l'originalité.

lundi 24 avril 2017

Une hirondelle au printemps

Une Simca Aronde P60. Ma grand-père en a eu une. Il l'a vendue à son gendre, mon père. C'était la voiture de la fin des années 50, l'apogée du constructeur, N°2 du marché français. Henri Pigozzi avait transformé un assembleur de Fiat en marque indépendante, racheté Ford S.A.F. et il l'avait vendu à Chrysler. L'avenir s'annonçait radieux... Regardez ces chromes, ce bleu ciel et ce liseré blanc. Le Simca des années 50 mettait le paquet sur le tape-à-l’œil. C'était un bon moyen de se différencier de ses concurrents. Chez Citroën, Peugeot et Renault, on avait le choix entre crème, gris souris et noir, avec une teinte bleue pour les commercial. En fait, c'était l'héritage de Ford S.A.F.; les premières Aronde étaient très sage.

Quoi qu'il en soit, 20 ans plus tard, la marque disparaissait. Comme quoi, dans l'automobile, rien n'est jamais gravé dans le marbre. Je ne sais pas quel sera le marché de 2037. En tout cas, l'analyste qui se contente de prolonger les courbes de ventes avec sa règle, vous pouvez utiliser son rapport comme papier-toilette ! Qui aurait vu venir le rachat d'Opel par PSA ? Ce qui est farfelu aujourd'hui sera peut-être la réalité de demain...

dimanche 23 avril 2017

Dealership : le lion est mort ce soir

Une ex-concession Peugeot, à Vincennes (94.) D'après les indications, on a l'impression qu'elle déménage à Fontenay sous bois. En fait, le concessionnaire Sabrié de Fontenay, où j'avais essayé une Ion, va absorber les Sabrié de Nogent sur Marne et de Vincennes. Ce qui sous-entend que les volumes ne sont plus suffisants pour garder trois points...

samedi 22 avril 2017

Quelques voitures (et surtout des motos)

Le week-end dernier, j'étais dans Paris pour l'avant-première de Kim Kong (que je vous recommande.) Ensuite, je suis quasiment rentré chez moi à pieds. Je pensais croiser des youngtimers, mais j'ai surtout vu des motos !

On commence par ces drôles de lapins de Pacques...
Un Hummer limousine. Quel est le pire ? Essayer de le manœuvrer dans les petites rues ou se prendre les crachats des bobos ?
Un scooter Peugeot (SC ? ST ?) Pour la pub, Laroche Valmont chantait T'as le look, Peugeot, une reprise de son fameux tube... Dire qu'aux USA, au même moment, Honda embauchait Miles Davis pour ses scooters... D'ailleurs, ce sont les Japonais qui fournirent des mécaniques au SC/ST. Au moins, il a permis au constructeur Français de passer le virage des années 80. Les Japonais ne savaient pas faire de scooters, laissant libre cette niche. Bien sûr, ce ne fut qu'un court répit. Car ensuite, Yamaha débarqua avec son BWs...

Petit coup de Saudade avec cette Zundapp. J'ai été au Portugal il y a 25 ans (déjà...) A l'époque, il n'y avait qu'un seul pont au-dessus de Lisbonne. Et bien sûr, le "Ponte" était très embouteillé et l'aiguille de la température d'eau de la R21 Nevada allait dans le rouge... A l'époque, sur la rive sud de la baie, vous aviez encore 20km d'autoroute, puis c'était les années 50 ! De la 2x1 voie jusqu'à l'Algarve. Peu de voitures particulières, surtout des utilitaires légers et des Famel... C'était des 125 locales à moteur Zundapp. Elles faisaient un boucan... Et bien sûr, pas de McDo, pas de Pizza Hut...
Aujourd'hui, bien sûr, tout à changé. Il y a des autoroutes, des McDo... Et les Famel ont disparu.
La première fois que j'avais vu une Peugeot 406 Coupé, c'était dans Automobiles Classiques. J'avais cru que c'était un concept-car, comme la Nautilus. Et pourtant, ils l'ont produit ! C'était cette époque lointaine où la 406 était dans le top 5 des ventes européennes. Puis Peugeot s'est dit qu'ils pouvaient faire aussi bien tout seul, sans Pininfarina. D'où la 407 Coupé... Au Blog Auto, on avait un lecteur qui nous a posté au moins dix messages pour défendre l'auto française et à chaque fois, il disait qu'avec un minimum d'efforts (deux turbo pour le V6 et des roues arrières motrices, une paille), la 407 Coupé serait désirable !
Une Chrysler PT Cruiser en prépa maxi-Jacky, place de la Nation. Du plus pur style choucroute-melba !

La Nation est en pleine "expérimentation" pour la conversion aux "circulations douces" (ou à je-ne-sais quel néologisme.) Cette fois la Mairie de Paris ne s'en cache pas : il s'agit de compliquer la vie aux automobilistes banlieusards qui arrivent de Vincennes. C'est le retour de l'octroi; Anne Hidalgo nous ramène à l'Ancien Régime. L'excuse écologique n'est même pas avancée. La piétonisation des berges de Seine a créé un précédent : même après dix études qui démontrent que ça n'apporte que des inconvénients, les Parisiens soutiennent. Et ce sont eux qui votent. Ne vous inquiétez pas, les résultats de l'expérimentation sont déjà prêts...  Je ne suis même pas sûr que l'auteur du rapport a effectivement mis les pieds place de la Nation.
C'est dommage car au-delà de la Bastille, on était dans un Paris plus prolo avec des restos bas de gamme et des immeubles d'habitation. Demain, après "l'expérimentation", il n'y aura plus que des restos à thème et des boutiques de déco. Comme dans les 19 autres arrondissements de Paris...
 On termine avec la seule vraie ancienne du lot : une Porsche 911.

lundi 17 avril 2017

Une Lancia élancée

Les vacances scolaires sont synonymes d'accidents, le soir, sur l'A86. Beaucoup de gens prennent leur voiture sur de longues distances, alors qu'ils n'ont plus l'habitude de rouler. D'où fatigue, stress, déconcentration et voilà comment un type est arrivé à sa cartonner dans une ligne droite... Au moins, en attendant, j'ai eu un peu de temps pour admirer cette sublime Lancia Flaminia cabriolet (je vous rassure, ce n'est pas elle qui s'est prise une boite.)

Récemment, j'ai écris un article sur Lancia. Du moins, j'ai traduit et compilé deux articles brésiliens. Des VIP de GAC ont été surpris chez Fiat au Brésil. La presse locale en a déduit qu'ils faisaient le tour du propriétaire et parmi les scenarii plausibles, il y avait la vente de GAC à Lancia. Il n'en fallait pas moins pour faire fumer le serveur du Blog Auto ! Ma petite fierté, c'est que mon article a été repris de l'autre côté des Alpes...
Historiquement, il y a eu trois temps du rachat par les Chinois. Le premier, c'est lorsqu'ils se sont pris pour les encombrants. A la fin des années 90, ils voulaient construire des automobiles avec un minimum d'investissements. Non seulement ils reprenaient des vieux outillages (Seat Ibiza 1, Morris Marina...), mais aussi les machines-outil d'usines désaffectées. Au milieu des années 2000, là, il s'agissait de reprendre la fabrication de modèles plus récents et surtout, de négocier des transferts de technologie avec le constructeur (Fiat Multipla, Alfa 166...) La troisième étape, c'est le rachat d'une marque complète (MG et LDV par SAIC, Volvo par Geely, Borgward par Foton...) afin de s'en servir comme levier vers l'international. Dans ce contexte, un rachat de Lancia par GAC serait cohérent.
Après, il faut raison garder. Si vous vous attendez à ce qu'ils fassent des Thema 8.32 ou des Fulvia CC (comme je l'ai lu dans les commentaires), vous vous fichez le doigt dans l’œil ! Regardez MG, Volvo ou Borgward : vous y avez vu des coupés ou des cabriolets depuis le passage sous pavillon chinois ? Non ! Donc, là, pareil : ça sera SUV générique, puis SUV compact générique !

vendredi 14 avril 2017

Air 129

En matière de Mercedes SL, il n'y a pas que les R107 dans la vie ! Je pense que la R129 va enfin sortir du purgatoire. En 1989, c'était une révolution. La R107, née au début des années 70, avait très largement fait son temps. Au point que la clientèle des riches retraités Californiens se tournaient vers la Cadillac Allante. Avec la R129, Mercedes remit les pendules à l'heure. Avec son arceau de sécurité qui se déployait en cas de tonneau et son design taillé à la serpe, elle était futuriste... Au milieu des années 90, elle reçu une nouvelle génération de V8 qui s'avéraient moins puissants que les moteurs sortants. Puis il y eu la SLK, qui apporta de la modernité avec son toit rétractable. Du coup, comme la R107, la R129 devint ringarde. Même avec des nouveaux boucliers, ses lignes étaient démodées. Ce n'est qu'au bout de 13 ans de carrière qu'elle prit enfin sa retraite.
Aujourd'hui, entre la Classe S cabriolet et le roadster AMG GT, je me demande qu'elle est l'espace de la SL.

Parler de Mercedes, ça m'amène à évoquer la F1. A Shanghai, Lewis Hamilton a rétabli la balance. A la régulière, Sebastian Vettel ne peut rien faire, même s'il s'est rapproché. La leçon de 2017, c'est qu'il vaut mieux être tout le temps 2e que de gagner, puis d'abandonner une fois. La variable d'ajustement, ce sera Valtteri Bottas : peut-il prendre des points à l'Allemand et aider son chef de file ? De toute façon, avec un contrat d'un an, il a intérêt à bétonner face à Pascal Wehrlein ou à Esteban Ocon... D'ailleurs, pourquoi est-ce que Mercedes n'a pas fait confiance à ces pilotes du sérail, disposant qui plus est de l'expérience de la course ? Remarquez, Ferrari a bien été chercher Antonio Giovinazzi et Toro Rosso, Sean Gellael ! C'est bien beau de monter des "Academy" ou des "Junior Team", mais il faut qu'elles offrent des débouchés... McLaren semble toucher le fond. Fernando Alonso a déjà la tête à "l'après", quitte à manquer Monaco pour aller à Indianapolis...
En Indycar, justement, la situation est beaucoup plus ouverte. Les moteurs Honda semblent là et Penske s'avère incapable de gérer ses courses. En tout cas, je ne comprends pas ce que des pilotes comme Marco Andretti ou Charlie Kimball font encore là. Ils sont dangereux pour eux et pour les autres.
Du reste, la saison commence enfin, avec de la F3, de la F 3.5 V8 et la suite du BTCC. J'espère que Lando Norris va cartonner. Dommage qu'il n'ait que 17 ans (et que la FIA impose désormais 18 ans mini en F1), car ça aurait été sympa de le voir à Monaco...

mercredi 12 avril 2017

Hyundai i30, mon quarante-septième essai


Hyundai fait encore figure de challenger sur le marché européen. En 2013, j'ai essayé la i30. Le discours du constructeur était très ambitieux, la voiture était pas mal et bien équipée. Bref, ça s'annonçait bien... Puis j'ai démarré. Là, c'était la douche froide : une voiture lourde et sous-motorisée. A fortiori par rapport à la Seat Leon que j'avais essayé une semaine plus tôt...
4 ans plus tard, j'avais envie de voir comment les Coréens ont corrigé le tir.

Esthétique
Hyundai vise les flottes. Ils ont donc voulu un design consensuel. L'ancienne i30 était plus aguicheuse. Même en rouge, elle n'attire guère le regard. Le seul élément sympa, c'est la grande calandre.
Intérieur
C'est plutôt flatteur sur cette Créative (la finition haut de gamme.) Signalons qu'elle possède des sièges à flancs en cuir, en option. La seule fausse note, ce sont des boutons dans des plastiques de mauvaise qualité et qui devraient mal vieillir.
Le gros point fort, c'est que la console centrale échappe à la tendance "Biactol". Il y a juste ce qu'il faut de boutons. Autre point fort, la présence en série d'une caméra de recul avec capteurs à l'avant et à l'arrière. Les concurrents n'en place qu'à l'arrière. Sur la i30, on peut éviter de se payer le plot devant la voiture, en faisant un créneau...
Moteur
Je voulais un diesel pour comparer avec "ma" i30 CRDi 128 de 2013. Quand on m'a proposé une 1.4 GDI, j'ai accepté. Sauf que le "D" signifie "Direct  [Injection]" et non "Diesel". Tant pis. On passe de 128ch à 140ch. Néanmoins, la i30, déjà lourde, a pris 69kg. Le couple, lui, est descendu de 260Nm à 242Nm. Trêve de bataille de chiffres, la voiture est plus nerveuse (NDLA : qui a dit "ça aurait difficilement pu être pire" ?) La boite est mieux étagée. Par contre, déclencher l'ESP parce qu'on veut souder au feu vert (sur du sec), c'est un peu ridicule. Côté consommation, j'étais à environ 6l/100km en mixte et elle revendique 125g de CO2 (la 1.6 CRDi descend à 109g.)
Conclusion
Cette i30 Créative 140ch est à 27 950€. En 2013, Hyundai France disait que son objectif, c'est d'être Opel. 4 ans plus tard, la i30 n'a rien à envier à une Astra, en terme de finition, d'équipement ou de motorisation. Sauf qu'à dotation équivalente, l'Allemande est à 26 570€. Le paradoxe, c'est donc qu'aujourd'hui, c'est sur le ticket de caisse qu'Opel fait la différence ! Reste que la Coréenne possède la fameuse garantie 5 ans.

Au global, on reste sur des "voitures de flotte". C'est bien équipé et confortable, mais pas très excitant... Accessoirement, il faudrait enfin que Hyundai nous lance des voitures plus pêchues.

lundi 10 avril 2017

Un tour chez Alpine...

Il y a quelques semaines, j'ai aperçu la future première concession Alpine. Maintenant qu'elle est ouverte, je peux y retourner.

Pour moi, l'Alpine A110, c'était des plans, des nomenclatures, des réunions, une équipe projet... Modestement, j'ai apporté ma toute petite pierre à l'édifice. Je sais que certains -et certaines- en ont bavé pour concrétiser ce véhicule. En tout cas, c'est émouvant de voir le produit fini.
En entrant, on tombe sur cette A110 1600 orange. Personnellement, je ne suis pas pour le néo-rétro. Vous avez tendance à vous retrouver enfermer dans un vocabulaire et vous êtes sûr à 100% de déplaire aux ayatollah. Je pense qu'Alpine aurait du repartir d'une page blanche et abandonner le terme A110...

Voilà la star ! Racée et ramassée, comme l'originale... Curieusement, les pièces d'aspects sont empruntées à d'autres Renault, alors que les pièces invisibles sont spécifiques. N'aurait-il pas mieux fallu faire l'inverse ? Certes, Lotus, Caterham et d'autres piochent aussi dans la grande série. Néanmoins, en tant que nouvel entrant, Alpine ne se devait-il pas de faire davantage d'efforts ?
Cette semaine, l'actualité, ce sont les 600 000 voitures vendues par Jaguar-Land Rover sur 12 mois glissants. Cela représente le double de 2007 (lorsque Ford a vendu les deux marques à Tata) et le triple de 2000 (lorsque Ford a récupéré Land Rover et qu'il a développé Jaguar.) Développer Dacia, c'était simple. Le public avait d'emblée bien conscience que c'était du Renault. Surtout, il cherchait un prix ; le logo sur la calandre importait peu. Plus vous montez en gamme et plus c'est compliqué. Les exemples récents d'Aston Martin, Audi, Bentley, Caterham, Lamborghini, Lotus, MINI, Porsche, etc. Montrent qu'il faut une dizaine d'années d'investissements continus pour vraiment bâtir une marque.
L'offre étant déjà pléthorique, le client est craintif. Surtout, il cherche une image, un univers. Quelque chose qui permette de rendre jaloux son beau-frère ! Dix ans, c'est le minimum pour se faire connaitre, pour acquérir de la légitimité, pour que ce qui était sacrilège (comme une Jaguar break, une petite Lamborghini ou un SUV Porsche) devienne normal.
Le contre-exemple, c'est DS. J'ai pu conduire l'une des premières DS3 (hors parc presse.) J'étais mitigé. Ensuite, ils avaient lancé la DS4 et la DS5, puis ce fut tout pendant des années. La marque n'a pas eu de chance. Un partenaire chinois (Hafei) dont l'organigramme changeait tous les trois mois. La mauvaise blague de l'Hybrid4, cette coûteuse réponse à une question que personne n'avait posé. Et surtout, la quasi-faillite de PSA. Aujourd'hui, avec la DS7 Crossback, DS a enfin du neuf, mais en terme de perception de la marque, rien n'a bougé depuis 2010...

Là, avec ses protos et ses LM P2, Alpine a déjà entamé en parti de ses "dix ans". Mais il va falloir beaucoup, beaucoup d'investissements et jusqu'à 2025, a minima, pour vraiment faire connaitre la marque...

dimanche 9 avril 2017

TR6...

Après la Triumph TR7 de Vincennes, voici une TR6 ! Je n'ai pas vu de TR5 ensuite, dommage. Le roadster est passé et repassé plusieurs fois devant moi. Etait-ce parce qu'il sortait d'une hibernation ? Je n'ai pris qu'une seule photo. Il faut dire que j'avais la tête ailleurs. Professionnellement, une page se tourne. L'avenir s'annonce "brillant"...

vendredi 7 avril 2017

30 ans de Vincennes en Anciennes

Des voitures de différentes époques devant le château de Vincennes... Aucun doute possible, c'est Vincennes en Anciennes ! Chaque 1er dimanche du mois, depuis 1987, ils se réunissent (enfin, pas toujours.) Et justement, le meeting d'avril marquait les 30 ans de l'évènement...
A l'origine, c'était un club de Peugeot 403 cabriolet, qui se réunissait de manière informelle. Puis d'autres propriétaires se sont greffés, une association a été créée et c'est devenu Vincennes en Anciennes. Puis il y a eu les Traversée de Paris, puis les Traversée de Paris estivales...

Le gag, c'est que le jour des 30 ans, je n'ai vu aucune 403 cabriolet ! A la place, voici une 2cv 6 cabriolet.
30 ans, ça veut dire qu'une voiture sortie de chaine en 1987 est aujourd'hui éligible pour être exposée, comme cette Maserati Biturbo.

Dans les années 80, c'était la paléontologie de l'ancienne ! Depuis les années 60, on commençait à préserver et à restaurer les Hispano-Suiza ou les Bugatti. C'était un hobby de millionnaires, comme les frères Schlumpf. Mais les Citroën 5cv, Rosengart et autres Renault NN étaient encore volontiers ferraillées. Et l'on ne parle même pas des popus des années 50-60... Cette association de 403 cabriolet témoignaient de la prise de conscience des années 80.
Aujourd'hui, le monde de l'ancienne connait une double-révolution. D'un côté, il y a le phénomène youngtimer. Est-ce qu'une voiture avec moteur catalysé, ABS et airbags, même produite il y a 25 ans, est une "ancienne" ? De l'autre, il y a internet, avec des forums très actifs. Certains groupes Facebook veulent mobiliser contre Anne Hidalgo et sa politique autophobe. Vincennes en Anciennes (et la FFVE) se sont désolidarisés du mouvement. C'est une question de générations. Aussi, Vincennes en Anciennes dépend d'autorisations pour utiliser l'esplanade du château et pour traverser Paris. Un seul mot de trop et Anne Hidalgo peut tout interdire. Alors mieux vaut être vivant que courageux. Quitte à accepter de repousser certaines réunions au profit des jogging organisés par Reebok et Adidas...
Une Triumph TR7. J'en ai eu une jaune en Corgi, puis une rouge Majorette. Quand j'étais tout petit, j'adorais son profil "cale de porte". Rétrospectivement, je la vois comme tout ce qui n'allait pas chez British Leyland. Un avant d'un projet Triumph et un arrière d'un projet MG, plus ou moins bien mariés. "TR" signifie Triumph Roadster, mais à sa sortie, elle n'était disponible qu'en coupé et elle n'avait pas la moindre référence aux design des précédentes TR. Pour ceux qui étaient malgré tout tentés, il y avait la fameuse finition BL... MG avait été sacrifié pour lui faire de la place. Mais la TR7 ne fut vendue qu'une année de plus. Triumph se fit sepoku sur l'Acclaim et MG ressorti avec la Metro Turbo...
Une autre anglaise, la Daimler SP250. Si moche qu'elle en est sympathique. Je ne m'étais jamais rendu compte à quel point le porte-à-faux avant était imposant... On dirait des lèvres après des injections de collagène !
Une Jaguar XJ6 (XJ40) break ? Je ne savais pas que ça existait. La X-Type Estate fut le premier break Jaguar de série. Ici, ce n'était qu'un (beau) travail d'artisan.
Il y a pas mal de badauds dans les allées. Impossible de prendre l'autre côté de ce Ford F-100. Le miracle de la technologie, c'est qu'on voit à peine qu'il est à contre-jour...
Les Américaines sont des "historiques" de Vincennes en Anciennes. Il faut dire que dans les années 80, il y avait une forte demande en voitures des fifties et sixties. Néanmoins, c'était très compliqué d'en faire venir une (avec pas mal d'arnaques) d'où un réseau de clubs, assez structuré. Et lorsque Vincennes en Anciennes débarqua, les propriétaires d'Américaines étaient les premiers à se joindre à la foule.
Cette MX-5 "NA" est un peu trop jeune pour participer... Elle doit donc se contenter des abords de l'esplanade.

Le règlement est stricte : 30 ans minimum et interdiction de vendre des trucs (pièces, miniatures...) Ca doit rester un club bon enfant. Exit les marchands du temple. Mais ne gagnerait-il pas à faire venir des sponsors ? Entre ça et les évènements hyper-pro à gros budget, type Goodwood, n'y a-t-il pas un juste milieu ?
Bugatti n'a vraiment décollé qu'au milieu des années 20. Pendant longtemps, Ettore Bugatti a travaillé pour d'autres constructeurs : Peugeot, Lorraine-Dietrich et... Mathis.
Dans les années 30, il y avait de nombreux constructeurs Français. Qui se souvient de Donnet ? Trop discret, il a revendu son usine de Nanterre à Henri Pigozzi et c'est là que naquit Simca...
Les abords du château valent le coup d’œil. Certains viennent voir Vincennes en Anciennes au volant d'une ancienne, comme cette Audi 80 à la peinture un peu passée.
Une Kia Pride. Ce n'est pas (encore) une ancienne, mais moi je l'aime bien. La Ford Ka à côté a visiblement été victime d'un carpet bombing de pigeons...
Il est 11h et cette Ford Mustang rentrait déjà. C'est ça, Vincennes en Anciennes : en permanence, ça rentre, ça sort... Je suis sûr que quelqu'un venu à midi n'aurait vu aucune des voitures que j'ai pris en photo.

mercredi 5 avril 2017

MG ZR

La MG ZR. C'est une des toutes dernières, avec le facelift de 2004. En théorie, c'est une compacte. Alors que la MG3 (que j'ai essayé), bien qu'un poil plus longue, est une citadine. Allez comprendre...

MG UK vient de publier ses résultats : au premier trimestre, ils ont dépassé les 1 000 voitures vendues (contre 900 au premier trimestre 2016.) Avec l'arrivée du SUV ZS, MG UK devrait écouler largement plus de 5 000 véhicules cette année. Ca peut sembler peu, mais il faut voir que de 2006 à 2016, ils ont vendu environ 10 000 voitures... Dont 4 000 en 2016 et 3 000 en 2015. Il y a donc une sacrée progression.
Les gros chiffres, ils sont en Thaïlande, avec 16 000 ventes en 2016. Surtout, le partenaire local de SAIC prévoit de construire une usine d'une capacité de 200 000 voitures. Du jamais-vu pour un constructeur à capitaux chinois, hors de Chine. Avec, il compte arroser la Malaisie, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Le vrai test, ce sera la nouvelle MG6. Là, SAIC n'aura plus d'excuse ; ils profitent du retour d'expérience et à l'export, les structures sont en place. MG pourra désormais s'attaquer à des proies plus grosses (les Etats-Unis ? L'Europe continentale ?) Par contre, ils n'ont rien du tout dans les cartons qui s'apparente à un roadster...

Tata, lui, il vient de produire un plus d'un demi-millions de véhicules (hors Jaguar-Land Rover), dont 150 000 voitures. En ce moment, il met le paquet en Inde avec sa berline Tigro et son SUV Hexa. Il a invité tout ce que l'Inde comptait de journalistes et de blogueurs. Espérons que les ventes suivent.

En tout cas, ni SAIC, ni Tata n'aura atteint le million de ventes en une année. Haval peut s'en vanter, mais ses exportations sont marginales. Si on excepte le projet thaïlandais de SAIC, les principales exportations de véhicules chinois sont les utilitaires de Foton et les bus électriques de Byd. On est loin de l'invasion annoncée des pays émergents...

mardi 4 avril 2017

R8, pas celle-là, l'autre

J'ai croisé cette Renault 8 Gordini par hasard, près de chez moi. Ah, quel bruit... Je l'ai entendue avant de la voir ! En théorie, une Logan J-Cup est capable de battre une Gord' sur un tour de circuit (y compris en ligne droite, sur un départ arrêté.) Mais entre une R8 Gordini et une Logan J-Cup, vous préférez laquelle ? On est d'accord...

Gordini, c'est aussi le retour raté d'il y a quelques années. J'espère que Renault a su en tirer des leçons pour Alpine. Avoir un beau produit, c'est bien. Néanmoins, à ce niveau de gamme, il est crucial de savoir le "vendre".
A part ça, en ce moment, le sport auto reprend à un train de sénateur. On est début avril, mais on n'a eu qu'un seul Grand Prix de F1, une manche d'Indycar, une manche de BTCC et un meeting en Chine... Au moins, cet hiver, il n'y a pas eu de fermeture définitive. Encore que le CFGP et la FMCS sont mal en point. En même temps, Mitime (Geely) cherche à pousser la F4 China. Le CFGP avec ses gentlemen-drivers qui se plantent au feu vert (parce qu'ils ont envoyé la sauce avec les roues braquées), ce n'est pas sérieux... La FMCS a été lâchée par VW/Audi; il doit se démerder seul pour organiser son calendrier. En plus, ses principales écuries ont d'autres chats à fouetter. Pourtant, paradoxalement, l'avenir du sport auto est en Chine. Quatre circuits devraient voir le jour en 2017, dont deux (Ningbo et Zhejiang), très ambitieux. Soit ils font quatre meetings et ils sont livrés aux orties (cf. Ordos.), soit le nombre de licenciés suit. En Inde, tout est calme, mais je pense qu'Arjun Maini et Jehan Daruvala devraient au moins atteindre le GP2. Les autres pays d'Asie (Malaisie, Indonésie, Thaïlande, Philippines...) ont également pas mal de jeunes motivés, mais il s'agit d'individus souvent isolés. Le Japon, lui, il a un Super GT et une Super Formula qui marchent bien. Pourquoi regarder ailleurs ? Ce qui me chagrine c'est qu'entre la FR 2.0, le GP3 et la F4, on atteint péniblement une dizaine de Français dans les formules de promotion. Dire qu'au début des années 90, il y avait une dizaine de Français en F1... Remarquez, on n'est pas les plus mal lotis. Le jour où Felipe Massa prendra sa retraite, il y aura zéro Brésiliens en F1. Du jamais vu depuis 1970. Pedro Piquet et Pietro Fittipaldi ont fait des bides. Enzo Fittipaldi et Felipe Drugovich ont l'air pas trop mal, mais ils sont loin. Loin aussi l'époque où le Brésil faisait figure d'usine à pilotes...