vendredi 30 juin 2017

Deux popus

Evidemment, il y a du rab' de l'essai Alfa Romeo Ondine ! Cette R4 et cette Cox étaient à quelques mètres de F & F collection, mais elles n'ont rien à voir avec ce négociant.

J'adore le vert métallisé de cette Cox. Elle me fait penser à un des NPC d'Out Run... Quant à la R4, ça me rappelle des souvenirs de ma jeunesse, lorsqu'elle était encore vendue (d'ailleurs, j'ai un catalogue R4.)
Les "popus" actuelles sont fadasses. Ce qui a rendu les R4, 2cv, Cox, Mini, Fiat 500, etc. légendaires, c'est parce qu'elles étaient associées à un style de vie. Les gens se les appropriaient et construisaient leur histoire avec. C'était d'autant plus facile qu'à l'époque, les importations étaient surtaxées. Dans les années 60, en France, votre choix en entrée de gamme se limitait à la 2cv ou la R4, point. Donc, par la force des choses, si vous rouliez dans l'une des deux, soit vous aviez un parent, un collègue, un voisin, etc. qui possédait l'une des deux. Même dans les années 80, les frontières s'ouvraient, mais les Françaises représentaient les deux tiers des ventes (et quatre citadines sur cinq.)
Aujourd'hui, vous avez pléthore de choix. A la limite, les DS3, MINI et Fiat 500 correspondent à une clientèle bien identifiée. Mais aucune citadine n'est incontournable. La "tribu" urbaine identifiable, ce sont les hipsters. Mais l'automobile ne fait pas vraiment parti de leur univers. Quand ils sortent, c'est en Uber ou en Autolib et lorsqu'ils partent en vacances, c'est en avion. Anne Hidalgo fait la chasse aux vieilleries. La voiture, en ville, n'est plus qu'un boulet qu'on écarte au moindre prétexte. Elle prolonge le travail de sape des primes à la casse. C'est fini, les voitures de 4e mains à 1000€, pour les étudiants ! De toute façon, quel étudiant peut se payer 3000€ une assurance au tiers et 500€ de loyer mensuel pour un parking ? Et ensuite, les bobos veulent jouer les étudiants attardés. Donc pas de voiture (afin de ne pas se faire repérer.) Et donc, dans 30 ans, les enfants des années 2010 n'auront sûrement pas la même nostalgie envers une Twingo ou une C1, que moi, lorsqu'aujourd'hui, je vois une R4...

mardi 27 juin 2017

Essai Alfa Romeo Ondine


Dans les années 50, les pays d'Europe de l'ouest ont encore des empires ou à défaut, des zones d'influence où ils peuvent écouler leurs produits. Mais dès qu'ils mettent une roue dehors, ils sont surtaxés. La solution, c'est de produire sur place. Y compris chez des voisins comme l'Italie ou l'Espagne. Renault et Fiat sont les rois du genre. Suivant vos moyens techniques et financiers, ils vous proposent une palette de services. Depuis l'usine tournevis, jusqu'à l'assemblage complet. L'astuce, c'est que le partenaire local prend en charge presque tous les coûts. Le constructeur n'a rien à perdre et tout à gagner.
En Italie, Renault approche d'abord Innocenti. Puis il signe avec Alfa Romeo, dont l'usine de Milan manque d'activité, en 1958. L'accord porte sur des Dauphine et l'assemblage débute en 1960. L'Ondine, version luxueuse, la rejoint peu après. Entre les bisbilles entre Alfa Romeo et Renault et le lobbying de Fiat, qui veut un monopole sur les "popus", l'affaire est orageuse. Elle capote en 1964, alors qu'Alfa produit des R4 (!) et certains disent que la R8 fut d'abord un projet transalpin... Hasard du calendrier, cette même année 1964, Palmiro Togliatti, l'inamovible premier secrétaire du PC italien, meurt. Il allait donner son nom à une ville, dans cette URSS qu'il aimait tant, qui produirait des dérivés de Fiat 124...

Cette Alfa Romeo Ondine est donc une voiture confidentielle, fruit d'un accord éphémère. J'en ai vu une, une fois, à Rétromobile. Bref, le genre de voitures que j'adore. Quand j'ai vu sur Facebook qu'un négociant en vendait une, il FALLAIT que je la conduise ! Tant pis si je dois traverser toute la région parisienne, aux heures de pointe, un jour de canicule !

Le négociant en question, c'est F & F Collection. Il s'est spécialisé dans les italiennes. Ça fait bizarre de voir sur les ailes "Ondine Alfa Romeo" ou que l'huile recommandée soit Agip. Quant à la batterie Lucas (!), elle délivre du 12V. Ce qui est dommage, c'est que le logo n'est pas d'origine. Elle a un logo RNUR à la place de l'emblème Alfa. La particularité de cette voiture, c'est que bien qu'elle date de 1962, elle n'a eu qu'un propriétaire et qu'elle n'a jamais été restaurée. La peinture anthracite est d'origine.

Au début des années 50, Renault avait conscience que la clientèle de la 4cv souhaitait monter en gamme. La Dauphine était donc une "grosse 4cv" : plus de centimètres, plus de chevaux. Le constructeur songe un temps à l'appeler "5cv". Dans l'absolu, les 36ch, les 130 en pointe et le 0-100km/h en 30 secondes peuvent faire sourire (a fortiori chez Alfa.) Sans oublier l'habitabilité ridicule (les places arrières sont davantage dignes d'une 2+2.) Mais c'était tellement mieux que la 4cv...
L'Ondine est une Dauphine de luxe. Elle reçoit un volant de Floride, une boite à 4 rapports, des tapis de sol... Et c'est tout ! Autant dire que l'intérieur est très dépouillé... Heureusement, les Italiens sont plus généreux en cm² de tissus que les Français. Ils lui donnent également des freins à disque (les Italiens se plaignant du freinage.)
C'est parti vers un spot de photos. Dans ce village du 78, ce n'est pas ça qui manque... Je repense au gens qui descendaient la N7, la voiture surchargée et les gamins à l'arrière. Déjà que sur l'A6, dans la Polo (86C) de ma mère, ça semblait interminable, alors avec une voiture qui atteignait 130 en pointe... Mais c'est une Italienne. Donc les vacances devaient avoir une ambiance à la Fellini, avec mama à la poitrine généreuse et garçonnet qui pleure... Come prima/tu me donnes/Tant de joie/Que personne ne m'en donne... Encore que cette voiture appartenait à un prêtre. Donc ça devait davantage être du Don Camillo...

Retour à 2017. On opte finalement pour un champ. La voiture cale et elle refuse de démarrer (à mon avis, c'était un coup de chaud.) En plus, la boite est très imprécise et vous passez facilement un vitesse (essayez de pousser une voiture avec une vitesse...) Je convainc M. F&F de la pousser hors du champ, pour un démarrage sur la route. Elle s'élance, il fait demi-tour et il cale. Cette fois, c'est moi au volant et lui qui pousse. Et ce coup-ci, donc, c'est moi qui cale. Ah, ces anciennes, toujours aussi capricieuses... Après ça, on rentre : il est persuadé qu'il y a un "bruit", il est 20h et il en a marre de pousser (je le comprends.) Donc retour au bercail.

Ce fut un essai écourté. Mais ce que j'adore, avec les anciennes, c'est que c'est toujours une balade dans le temps. En plus, là, on part dans l'Italie de l'aube des années 60...

dimanche 25 juin 2017

450 SL Automatic

Une Mercedes SL R107, y'avait longtemps... Sur celle-ci, il manque des pièces et elle n'est pas très propre. A l'arrière, on arrive à distinguer clairement "450SL Automatic". Vous le savez sans doute, j'adore les teintes très seventies et là, ce mauve est parfait !

Notez qu'elle était garé pas très loin de la 190 Carat Duchatelet. Est-ce le coin des vieilles Merco ?

A part ça, mon livre sur les voitures Coréennes avance. J'en suis à une quarantaine de photos "utilisables" de récoltées. J'en suis aussi à environ la moitié du texte de rédigée. Sachant que plus il y a de texte, moins j'aurais à meubler avec des photos pour arriver à 128 pages... 
Pour l'instant, je suis à peu près dans le planning et jusqu'ici, tout va à peu près bien. J'avoue que je stresse non pas parce que ça se passe mal, mais parce que je sais que tôt ou tard, il y aura des pépins...

samedi 24 juin 2017

Maison Moët

Je passe pas mal de temps sur Facebook. On y trouve notamment toutes les galeries du sport auto. Et il y a de plus en plus de pubs. L'autre jour, je vois une invitation "Maison Moët" avec un food-truck Citroën Type H. Je me suis inscris rien que pour l'utilitaire ! J'avais des articles à boucler, des livres à écrire, mais ils pouvaient bien attendre, non ?

Et effectivement, sur place, il y avait un Type H food-truck. Ca m'a rappelé celui que j'ai conduit...
Au menu, des burgers et des cocktails à base de champagne, préparés par l'alcoolier. Je me suis régalé. Le tout dans un lieu assez verdoyant, en plein cœur de Paris.

Bref, un début de soirée idéal, alors que le mercure est au zénith...
A cause de la loi Evin, je ne peux ni citer la marque, ni montrer une bouteille de champagne... C'est vrai qu'un alcoolier qui organise un évènement public et en parle sur Facebook, c'est assez tangent. Tôt ou tard, il y aura une loi contre les apéros d'alcooliers et ils trouveront autre chose ; c'est un jeu permanent du chat et de la souris...

Après, si vous regardez les photos, vous voyez que le public a 25, 30, 35, voire presque 40 ans comme moi... Nous sommes des adultes, qui connaissons nos limites et les dangers d'une alcoolisation excessive. La personne qui se rend à un évènement comme la Maison Moët, elle le fait en connaissance de cause. Elle sait que n'y va pas pour boire de l'eau minérale. D'ailleurs, moi, je suis venu en métro. De même, ce n'est pas après un verre qu'on est saoul. Là-bas, ils versaient du champagne dans des coupes assez généreuses. Moi, après une coupe, j'ai vu que le décor commençait à tanguer et j'ai mis les voiles. Et je pense qu'on est 95% à avoir la même réaction. Quand on boit, on a tous des alarmes internes qui disent "tu n'es plus apte à conduire", puis "tu as assez bu pour ce soir". Tout ceci pour dire que la personne qui est saoul, elle est responsable de son état. Si derrière, il lui arrivait quelque chose, ça serait sa responsabilité. Pas celle du barman, de l'alcoolier ou de qui que ce soit. Il faut arrêter ce discours d'infantilisation des gens !

En tout cas, ce fut un succès. Regardez le monde autour du Type H, lorsque je suis parti...

vendredi 23 juin 2017

Cuir Corinthien

Une Chrysler LeBaron coupé. On voit surtout des cabriolets. C'est marrant car le jour où je l'ai vue, Boitier Rouge en parlait.

A part ça, j'ai failli être pilote de course, en Chine. Une TV voulait filmer un pilote "étranger" lors d'un rallye-raid local, durant toute l'épreuve. Ils cherchaient quelqu'un sachant piloter et ayant fait un peu de TV. Et l'air de rien, je remplissais (un peu) les critères. Le critère décisif, c'est que je parle (un peu) mandarin. Les discussions ont été assez loin et j'y ai cru... Ma première course officielle, all inclusive et je ne vous parle pas de l'accueil... Dans tous les pays du monde, dès que vous vous baladez avec une caméra braquée sur vous, les gens deviennent fous. Alors imaginez au fin fond de la Chine, lorsque vous êtes l'unique occidental à des kilomètres... La limite du truc, c'est que vous n'êtes qu'un gweilo générique. Le "blanc de service" et non une vraie star. Il faut savoir garder la tête froide. Ca veut dire ni jouer les divas, ni jouer les jmenfoutistes.
De toute façon, au final, un sponsor à imposé à la production son propre gweilo. Tant pis pour moi, je n'aurais pas mon quart d'heure de célébrité en Chine !

dimanche 18 juin 2017

Le lion est mort ce soir...

Je suis passé devant le fameux vendeur de voitures d'occasions, près de chez moi. Le Subaru Vanille a trouvé preneur. Du coup, la 404 est apparue. Non seulement, depuis septembre 2015, elle l'a pas bougé d'un millimètre. Mais en plus, elle a une copine : une Peugeot 504 Cabriolet. Quand j'étais petit, l'intérêt pour les 504 Cabriolet était faible, voire nul. Elles n'étaient que des "voitures d'occasion" ; un symbole du Peugeot moribond (le Peugeot "pré-205".) Mais en 2017, elle sont très désirables. Alors pourquoi la laisser pourrir comme ça ?

C'est triste de voir ces deux Peugeot, envahie par la végétation. Aucun volontaire pour les sortir de là ?

vendredi 16 juin 2017

Deux flops

Une Talbot Horizon... Enfin, elle a une bavette Talbot, mais il y a marqué "Simca" sur le hayon... L'Horizon, c'était la compacte que Simca avait attendue pendant des années. Mais elle n'a jamais pris. Etait-ce ses airs de "Sunbeam-Talbot 5 portes" (c'était encore plus criant sur la Dodge Omni) ? L'absence de version sportive (du moins, de ce côté de l'Atlantique) ? Pourtant, ni Citroën, ni Peugeot n'avaient de concurrente directe. Quant à Renault, ce n'était pas avec la R14 qu'il allait impressionner... L'Arizona aurait du la remplacer. Mais Talbot était si malade que l'Horizon fut stoppée en 1984. Il y eu un trou et l'Arizona devint Peugeot 309.

Michel Leclerc, fils maudit d'Edouard Leclerc, voulu être mandataire avant l'heure. Il avait récupéré des Horizon belges à prix cassées et il voulait les vendre en France. Peugeot-Talbot, comme on disait alors, fit pression et l'état français refusa d'homologuer les voitures. Leclerc du les revendre aux Belges et ce fut la fin de sa boite. Il y eu ensuite les stations Michel L...., mais ça, c'était une autre histoire... (Là, normalement, il faut dire "et n'oubliez pas de vous abonner...")
Dans les années 80-90, Opel, c'était le roi Midas : tout ce qu'il touchait se changeait en or ! La Corsa, la Kadett, la Vectra, la Calibra... L'exception, c'était le haut de gamme. L'Omega n'a jamais convaincu. Du moins, à part la Lotus Omega. Des braqueurs Anglais avaient remarqués que les bobbys roulaient en Rover 200. Donc, ils commettaient leurs larcins en Lotus Omega (ou plutôt "Lotus Carlton" outre-manche.) Avec leur sobriété habituelle, les tabloïds britannique firent les choux gras de la "voiture des braqueurs", ce qui fit sans doute beaucoup pour la Lotus Omega.

Mais la voiture ci-dessus (qui a un badge Vauxhall !) n'est pas une Omega : c'est une Senator. C'était un dérivé cossu de l'Omega. Audi faisait la même chose avec la 200 vis à vis de la 100. Dans les deux cas, ce fut un flop.

mercredi 14 juin 2017

mardi 13 juin 2017

Un point sur mes livres

Aujourd'hui, deux grandes nouvelles sur mes livres ! Côté voitures chinoises, ça y est, la mise en page est entièrement achevée. C'est la quatrième grande étape, après l'écriture, la recherche des photos et la relecture. Au total, j'ai du rajouter six images. Car malgré mon lay-out très sommaire, une fois tout remis en ordre par un pro, il restait des "blancs". Mon conseil, pour les photos, c'est de vous garder de la marge. Mieux avoir récupéré trop de photos, que pas assez...
Prochaine étape : l'édition. Et l'impression, c'est pour quand ? Vous m'en demandez trop...
Indycar, les stars des speedways, est sorti fin 2010. Pas question d'attendre sept autres années pour sortir un troisième livre ! Le thème du prochain : les voitures coréennes. Au menu, les débuts, la folie des années 90, les années de disette et le triomphe actuel. Depuis l'an dernier, j'ai commencé à récupérer quelques photos. Là, depuis cette semaine, je passe la deux. J'ai commencé à rédiger le texte et ma recherche de photos est plus "active". Avec ce qui est arrivé, j'ai désormais une trentaine de photos "utilisables", dont voici un extrait. Elles sont floues et c'est fait exprès ! Pour la HD, il faudra acheter le livre, na !

lundi 12 juin 2017

Porsche 64 (dixit Le Parisien)


Une Porsche 911 (964) Carrera 2 cabriolet. La 911 "J" est arrivée avant ma naissance. Pendant mon enfance, la 911 était quasi-immuable. Elle avait l'air immortelle. La 964 fut donc un choc. D'autant plus que Porsche a pris son temps : d'abord la Carrera 4, puis la Carrera 2  (avec le cabriolet), puis la Carrera RS et enfin, la Turbo... Immédiatement suivie par la 993. Flute, plus qu'à recommencer ! Aujourd'hui, une nouvelle 911 arrive accompagnée d'un cabriolet et d'un turbo. Au pire, on attend 6 mois. Mais à l'époque, les déclinaisons prenaient des mois, voir des années. Y compris chez les généralistes !

La 964 marquait un changement de paradigme. A Zuffenhausen, on avait fait le deuil des 944 et 928. Le public n'en voulait pas. Retour aux fondamentaux, au tout 911. La coupe troqua donc ses 944 pour des 911. Le groupe C était mort et les GT revenaient en force. Avec Jürgen Barth, Porsche fut d'ailleurs l'un des cofondateurs du BPR. Même s'il fallu attendre la 993 et la 911 GT2 pour revoir une vraie 911 compétition-client.

dimanche 11 juin 2017

GranTurismo

Dans le monde du luxe, Maserati est une marque à part, comme Aston Martin. Une marque prestigieuse, très évocatrice, avec un beau passé. Tout ce qu'un Lexus ou un Infiniti tente d'avoir...

Depuis les années 50, la marque au trident a connu plusieurs faux-départ. Elle a du brutalement interrompre sa lutte sportive et commerciale avec Ferrari. Elle a failli disparaitre dans les années 70. La Biturbo était une voiture ambitieuse. Maserati battait chaque année son record de production. Mais Alejandro de Tomaso était un homme pas assez diplomate, ni assez bon commerçant pour vraiment faire de Maserati un Jaguar, voire un BMW. Surtout, la Chrysler TC by Maserati saborda les accords avec Chrysler.

Aujourd'hui, la marque repart. Néanmoins, même avec la Levante, elle chatouille à peine le premium allemand. Il faut dire que les volumes étaient tombés si bas au milieu des années 90, que la convalescence est forcément longue. La création d'un gros QG US montre que les ambitions sont là.
Pour autant, Fiat devrait faire beaucoup plus. Je crois que Sergio Marchionne n'a pas conscience de là où est son groupe. Le socle d'acheteurs fidèles, il s'est évaporé. Dans les années 80, Fiat était le roi des véhicules suréquipés et bon marché. Ca fait longtemps que cet espace est occupé par Škoda, Hyundai ou Kia. Alfa était le roi des berlines sportives. Aujourd'hui, c'est clairement le crédo de BMW. En plus, le rythme de lancement (1 à 2 nouveautés par an) est beaucoup trop long. Chez Alfa Romeo, la Mito et la Giulietta étaient apparues respectivement en 2008 et 2010 ! En terme de notoriété qualitative, il est tombé bien bas. Pour remonter la pente, Fiat devrait sortir le porte-voix ! Maserati se contente d'évènements ultra-select avec tours de piste entre deux petits fours, c'est un peu short. Il faudrait a minima un gros programme sportif (WTCC, WRX, WRC, WEC...) pour Fiat, Alfa et Maserati. Il faut que les gens aient de nouveau envie de pousser la porte de leur concessionnaire Fiat ! Et ça vaut aussi pour Maserati, alors que les BRICS émergent. Oui, je sais, ça faisait longtemps que je n'avais pas parlé des pays émergents... Je ne comprends pas qu'en Chine, Fiat dispose d'une usine monoproduit. Dans les années 60-70, Fiat avait été défricher l'Europe de l'est, l'Amérique latine et la Corée du Sud. On voit bien qu'aujourd'hui, des constructeurs comme PSA, Volkswagen ou, dans une moindre mesure, Renault, Kia et Mazda, s'attaque à des micro-niches en Afrique du Nord, en Afrique australe, en Asie centrale, en Asie du Sud-est... Vous faites assembler 5 000 voitures ici, 10 000 voitures là et de fil en aiguille, vous gagnez quelques centaines de milliers de vente. Je ne comprends pas que Sergio Marchionne ne soit pas en train d'ouvrir des ateliers de CKD d'Argo et de Tipo ! Sans parler de Jeep et de Fiat Professional...

vendredi 9 juin 2017

Le bonus de Jardins, jardin !


Dans une exposition de jardins, on ne s'attendrait pas à trouver des voitures. Pourtant, outre Mazda, un stand voisin avait un Combi Volkswagen. Sans doute pour le côté bohème, baba-cool, etc. Encore que pour s'offrir de tels jardins, pas question de vivre d'amour et d'eau fraîche...

On nous a plusieurs fois promis un descendant au Combi. Aujourd'hui, Volkswagen s'apprête plutôt à abandonner ses Touran et Sharan. Comme tout le monde. Je trouve que les constructeurs ont trop vite lâché les monospaces. Il faut dire que sur la période 2000-2005, ils ont fait n'importe quoi. Quand ils lançaient des voitures 5 portes, 5 places, sans aucune modularité, on ne voyait plus trop l'intérêt. Simplement, ils avaient l'impression que tout ce qui avait une étiquette "monospace" pouvait se vendre à prix d'or (NDLA : aujourd'hui, c'est pareil avec les SUV.) D'autant plus que son univers était assez restreint. Le monospace était une voiture utilitaire. Les pubs montraient des couples complètement dominés par leurs enfants. Une voiture destinée à ceux qui ne la conduisaient pas. Pour le SUV, les constructeurs le vendent davantage comme une voiture plaisir. Les Américains utilisent le terme peu flatteur de "minivan". Pour les Britanniques, c'est carrément un "people carrier". Les acheteurs n'avaient donc aucun lien affectif avec leur monospace. Ils ont même été bien content de les troquer pour des SUV...
En Chine, le monospace familial a fait un bide au pays de l'enfant unique. La tentative de Citroën, avec le Xsara Picasso a été hilarante. Par contre, il y a une demande pour de gros monospaces statutaires, avec un gros moteur et un intérieur cuir. Ils servent de shuttle de luxe pour les cadres dirigeants et les dignitaires du Parti. A l'échelle du pays, cela représente un sacré marché. Au point où GM a lancé un modèle inédit, le Buick GL8. C'est en fait une version re-replâtrée du Pontiac Trans Sport.
A l'autre bout de la chaine, il y a le minivan utilitaire. Il sert surtout de taxi collectif. Car dans les pays émergents, le transport est d'abord individuel. Avec Wuling, GM a dégotté une mine d'or. En Chine, il y a eu une migration vers des vans plus gros. Lifan propose ainsi un minivan, un monospace très utilitaire et un gros monospace, capable de jouer les shuttle. Suzuki et Daihatsu sont les rois du minivan. Si PSA veut vraiment s'attaquer aux marchés émergents, il est condamné à s'adapter. C'est à lui de se conformer aux goûts des Asiatiques ou des Africains et non à eux de se conformer à ce qu'un type à Sochaux à décidé pour eux...

mercredi 7 juin 2017

Jardins, jardin

Comme l'an dernier, j'ai assisté au salon Jardins, jardin. Moi, dans un salon du jardinage ? En fait, c'est parce qu'un concessionnaire parisien de Mazda y expose. A l'entrée, on est accueilli par la MX-5 RF First Edition. Gros succès auprès du public ! Je les comprends. J'ai beau l'avoir déjà vue et même essayée, j'en reste subjugué !
A l'autre bout du stand, un SUV drappé. Lorsque le drap est retiré et que le CX-5 apparait, les invités se jettent dessus ! Mais ils le font parce qu'il l'intéresse... Design, prix, finition, équipement... J'ai laissé trainer mes oreilles et les invités de Mazda sont des connaisseurs.

Personnellement, je le trouve assez statutaire, avec une bonne qualité perçue. On en a fait, du chemin, depuis le Tribute !
Conséquence de l'attroupement autour du CX-5 : la MX-5 RF n'a plus de succès ! Au moins, je peux la photographier tranquillement...



Mise au point
Il arrive que des gens débarquent sur ce blog et qu'ils se méprennent dessus. J'ai même reçu des demandes de stage ! Je précise donc que ce blog est un blog perso, sans prétention. Il n'a pas vocation à grandir ou à recruter.

J'ai une activité professionnelle principale. Un job en lien avec les voitures chinoises et qui, en plus, est à deux pas de chez moi ! Je suis donc plutôt gâté.

Le soir, je travaille pour des blogs, notamment  (mais pas exclusivement) Le Blog Auto. C'est là que j'écris des articles sérieux, depuis 11 ans déjà.
En parallèle, j'écris des livres. Mon ouvrage sur les voitures chinoises est proche du but. Celui sur les voitures coréennes commence à prendre forme.
Enfin, lorsque j'ai du temps, ma récréation, c'est Joest F1. C'est essentiellement des réactions à des voitures que j'ai moi-même croisé dans la rue. J'écris ainsi entre trois et cinq posts par semaine et vous êtes 7000 à me lire chaque mois. C'est un blog à l'ancienne, parce qu'il date de 2006. Je n'ai pas de "positionnement" et encore moins de "cible".
C'est vrai qu'en général, vous avez des gens qui bossent pour d'autres supports, avec d'autres et des gens qui ont leur propre blog. Moi, je fais les deux, d'où la confusion. Je n'ai pas envie de sortir mon CV, je n'aime pas frimer. Je ne suis ni une célébrité, ni quelqu'un au talent exceptionnel. J'ai fait des choix, j'ai manqué certaines opportunités, j'en ai volontairement laissé filé d'autres, je n'ai aucun regrets. Pour autant, ça m'énerve que certaines personnes réduisent mon parcours aux 7 000 visiteurs mensuels de Joest F1 ou à la trentaine d'abonnés de la page Facebook. A fortiori pour se moquer de moi.

lundi 5 juin 2017

Réflexion sur les roadsters (et pas que)

Ca faisait quelque temps que je n'avais pas croisé de Mazda MX-5 NA. Celle-ci m'a l'air d'être là depuis quelque temps. Ce coin est connu pour ses voitures "oubliées", voire volées puis abandonnées. J'espère que ce n'est pas le cas...

Les dernières NA sont sorties il y a 20 ans. Quand j'étais petit, à la fin des années 80, il y avait un homme, dans mon immeuble, qui roulait en Triumph Spitfire 1500, une voiture qui avait alors 15 ans maxi. A la TV, dans Chips, il y avait presque toujours des MG B MK IV. Les épisodes dataient un peu, mais ces voitures n'avaient là aussi qu'une quinzaine d'années maxi. Et si on me parle d'Alfa Spider, je pense par défaut au modèle 1990-1994, dit "série 4"... Parce que je les ai vues en concession. J'ai même un catalogue ! Toutes ces voitures me parlent donc directement.
Mais pour les gens qui ont 20 ans aujourd'hui, le roadster qui a toujours été là, c'est la Mazda MX-5. La question de savoir si c'est une imitation des Anglaises et des Italiennes ne se pose plus. Ca change pas mal de choses ! Après, bien sûr, si MG revient et qu'il effectue un battage pour dire "le roadster, c'est moi", cela peut changer...

Rien n'est immuable dans l'automobile. Il y a 30 ans, j'ai passé l'été à dévorer le hors-série de L'automobile magazine. Que de changements, depuis ! Bien sûr, on songe aux marques disparues (American Motors, Autobianchi, Austin, FSO, Innocenti, Mercury, Oldsmobile, Panther, Plymouth, Pontiac, Rover, Saab, Talbot, TVR, Zastava...) Mais le gros changement, c'est le positionnement des constructeurs. En 1987, le roi européen, c'était Fiat ! Et je parle de la marque, qui étais la référence dans les petites cylindrées. Volkswagen n'était qu'un challenger, qui avait du mal à exister au-delà de la Golf. Dans le premium, Jaguar et Mercedes avait un leadership dans les très grosses cylindrées. Avec BMW dans le rôle de l'aiguillon. Austin-Rover gardait un certain prestige dans la moyenne gamme, grâce aux 200 et 800. La classe anglaise avec la technologie japonaise... Justement, acheter japonais, en 1987, c'était être un traitre ! C'était vouloir le chômage de masse. Alors qu'aujourd'hui, ce sont eux qui produisent des citadines en France ! Par contre, à l'époque, Honda, Mazda, Mitsubishi, Nissan et Toyota étaient au coude à coude. Dans le reste de l'Asie, le seul vrai constructeur, c'était le Taïwanais Yue Long. Hyundai ne produisait que la Pony. Quant à Daewoo et Kia, ils n'étaient même pas cités. Et je ne parle pas des Chinois et des Indiens...
Les années 80 avaient vu une consolidation chez les constructeurs européen. D'une part, c'était la fin des filiales étrangères qui faisaient ce qu'elles voulaient. En Espagne, par exemple, on produisait des Talbot bien après la fermeture de Poissy... Avec l'entrée de l'Espagne et du Portugal dans le marché commun, les frontières disparaissaient. BL et Fiat ont ainsi vendu ou fermé leurs usines d'assemblage en Europe de l'ouest, hors de leurs pays d'origine. Les petits constructeurs comme Daf, Seat ou Steyr-Puch n'avaient plus le bénéfice d'un marché local captif. Hors d'Europe, prendre l'avion pour l'Amérique du sud n'étaient plus une expédition ; les constructeurs reprirent en main leurs filiales. On notaient aussi qu'en Afrique, à cause d'une économie stagnante et de l'ouverture des marchés, les usines de CKD fermèrent les unes après les autres. L'Afrique disparaissait de la planète auto...
Depuis, les protectionnismes locaux ont quasiment disparus. Les occidentaux ont pu envahir l'Europe de l'Est, puis la Russie, le Brésil, la Chine, l'Inde... Tôt ou tard, les constructeurs Chinois et Indiens passeront à l'offensive. Je ne parle pas des quelques centaines de MG vendues chaque mois outre-manche, mais de vraies implantation, capable d'écouler des centaines de milliers de voitures en Europe. Les constructeurs Européens n'ont pas conscience que les arbres ne montent pas au ciel. En 1987, il s'est vendu 1 911 501 voitures en France. Et en 2016 ? 2 015 186. Le gâteau est le même, mais les Coréens se sont invités à la table. On veut chasser l'automobile des villes. Les jeunes bobos ne passent plus le permis. Ca aura des conséquences à long terme sur les ventes de voitures, en France... Les généralistes européens vous répondent qu'ils compensent avec les ventes extra-européennes. A la limite, le client qui achetait Peugeot de père en fils, chez un concessionnaire ouvert en 1947, ils s'en fichent. Sauf que les Russes, les Chinois ou les Indiens, ils "n'attendent" pas Renault ou Fiat. Les Coréens et les Japonais sont aujourd'hui les grands gagnants des marchés émergents. Fiat a vendu 32 742 voitures aux USA, en 2016. C'est 32 742 voitures de plus qu'il y a 10 ans... Sauf que sur la même période, Hyundai est passé de 455 520 à 768 057 ventes, aux USA ! Les Japonais et les Coréens dominent l'industrie. Demain, les Chinois ou les Indiens les rejoindront dans le top 10 mondial. Est-ce qu'il n'y a pas un risque que les généralistes européens se retrouvent marginalisés, demain ?

samedi 3 juin 2017

Essai Eva Motors Buggy Vintage

Lors de l'essai Volkswagen [Coccinelle] 1300, le bruit du 4 cylindres-à-plat et sa brutalité m'avait marqué. Ca m'avait donné envie de voir ce que ça donnait sur un véhicule plus léger... Notamment un buggy.
Surtout que j'ai été biberonné aux vieilles séries US. Or, il y avait souvent des scènes de poursuite en buggys, dans le désert. Même dans Starsky et Hutch ! Sans parler des caricatures de buggys dans CarToons...

Puis un jour, sur Facebook, je vois une pub pour un buggy. Ils venaient de recevoir deux Buggy Vintage, fabriqués par Eva Motors à Ningbo, en Chine. Je leur ai envoyé un message et quelques jours plus tard, j'étais à Deauville pour une journée d'essai !
Avec le bleu (à boite automatique), j'ai essayé de faire du "tout-chemin". Hélas, avec ses suspensions trop raides et garde-au-sol limitées (merci l'homologation), il préfère rester sur le bitume.

Ca m'a un peu refroidi. Même si, avec 67ch pour 610kg (à vide), les accélérations n'étaient pas mal. Et comme il n'y a pas de portes, ni de toit, la sensation de vitesse, elle était là !

Je m'apprêtais à rentrer à Paris, puis le représentant m'a dit : "On essaye l'orange ?"
On a pris un autre parcours, à travers Deauville. C'est là que j'ai réalisé un truc : c'est une voiture de plage ! A partir de ce moment-là, j'ai apprécié le buggy. C'est tellement rigolo, en orange, avec les phares chromés et les rétros en oreille de mickey... Et je ne vous dit pas la tête des plaisanciers...

C'est une voiture idéale pour les vacances.  Pour aller de la résidence à la plage ou au Macumba. Ca se conduit en short, avec une serviette de bain et des cocas dans le coffre (voire un surf sur le toit.) C'est une voiture qui ne se prend pas au sérieux, pour des moments d'insouciance...