jeudi 26 février 2015

Rétromobile 2015 : 12. Collection Lopresto

"Mesdames et messieurs, voici une sélection d'Italiennes de la grande époque. Veuillez sortir vos mouchoirs..." Voici la collection Lopresto. Une réunion d'unica transalpines, principalement des années 50-60-70. Des bijoux signés Giugiaro, Bertone, Pininfarina, etc. Des temps révolus. Quant on voit qu'aujourd'hui, l'actu de Fiat à Genève, c'est 2 séries spéciales pour la Lancia Epsilon...

Cette Lancia Sibilo de 1978, signée Marcello Gandini, est très originale.
Et que dire de cette Autobianchi A112 Prototipo, due à Pininfarina, qui se prend pour un buggy?

Je me plains régulièrement que les constructeurs ont peur de leur ombre. Mais quid des concept-cars ? A part Peugeot, plus aucun constructeur ne joue le jeu. Vous avez vu les "Vision GT" pour Gran Turismo ? Et chez les carrossiers, c'est guère mieux... Les dernières créations des Italiens étaient bien fadasses. Pour un bureau de design, c'est une carte de visite. Comment Est-ce que vous voulez convaincre un client avec un patatoïde ? Ca serait comme un architecte qui, pour montrer son talent, ferait des croquis d'une maison de lotissement pavillonnaire ! Le client se dira : "Si c'est pour faire ça, je peux le faire en interne !"

mercredi 25 février 2015

Rétromobile 2015 : 11. quelques Lamborghini

Après "quelques Ferrari", voici "quelques Lamborghini".

Si Wikipedia dit vrai, Lamborghini a produit 27 601 depuis la 1ère 350GT de 1964. Et dans ce total, 14 022 sont des Gallardo et 4 099 sont des Murcielago ! C'est à dire que les 2/3 de toutes les Lamborghini jamais produites ont moins de 15 ans ! C'est dire à quel point ce constructeur a eu une histoire tortueuse et compliquée.

Aujourd'hui, acheter une Huracàn, c'est acheter une voiture qui porte en elle tout le sérieux d'Audi. Commander une Countach ou une Diablo, c'était s'offrir une GT assemblée dans un atelier crasseux. Et surtout, vous n'étiez pas sûr que Lamborghini ne fasse pas faillite avant de vous livrer ! Mais c'était ce qui faisait aussi le charme des Lamborghini...
Le LM002, c'était un pari fou : faire un 4x4 pour l'armée US ! Alors que jusque là, Lamborghini n'avait fait que des GT !

Pendant longtemps, Lamborghini se lançait sans même réfléchir au potentiel commercial ou industriel. Comme autrefois, Bugatti, Voisin ou Duesenberg. Ils ont forcé Ferrari à sortir du bois. Sans Lamborghini, Ferrari n'aurait jamais fait la Testarossa ou la F40.
Et l'autre caractéristique, c'est qu'ils ont toujours su trouver l'homme providentiel pour rebondir après que le dernier fou ait fait faillite. De Tomaso, TVR et récemment, Spyker, n'ont pas eu cette chance.
Une Miura bleue électrique. J'adore. On dit que la Miura est impossible à conduire, que son châssis est en caoutchouc et que sa finition est digne d'une production de l'Est post-chute du Mur... Mais quelle gueule !

La Miura, c'est comme une de ces filles impossibles à vivre. Elles sont capricieuses, égoïstes, vulgaires, volages... Mais elles sont ultra-mignonnes et surtout, volcaniques au lit. Donc vous restez avec. Et le jour où elle vous quitte, vous pleurez. Mesdames et mesdemoiselles, ne me traitez pas de macho. Combien de filles j'ai vu avec un Action man bas du front, qui les traitaient comme de la cochonneries... Nous avons tous nos faiblesses.

mardi 24 février 2015

Rétromobile 2015 : 10. Gulf

On a tendance à l'oublier, mais Gulf n'est pas un fabricant de tee-shirts et de casquettes ! A l'origine, c'est un pétrolier. Mais dans les années 65-75, avec John Wyer, c'était LE pétrolier des 24 heures du Mans. Désormais, il n'est plus que l'ombre de lui-même. Cumberland Farms a repris les stations services Gulf pour les USA. Hinduja (qui possède Ashok-Leyland) s'occupe du reste du monde (les Aston d'endurance, c'est eux.) Kuwait Petroleum Corporation (Q8) a repris les activités de raffinage au Koweït. Le reste appartient à Chevron.

La McQueen-mania actuelle est l'œuvre de Chad McQueen. Depuis les années 90, on a revu les couleurs Gulf en endurance (avec McLaren, puis le Belmondo Racing et enfin, avec Aston-Martin), mais c'est McQueen junior qui a vu le filon. Acteur moyen, puis pilote encore plus moyen, il découvrit que son père était l'objet d'un culte. Steve McQueen avait fait pas mal de photos à son apogée, dans les années 60. Il soignait volontiers son look et avait des objets reconnaissables (la Heuer Monaco, le col-roulé de Bullitt, la combi de Le Mans...) Bref, toute une marque.
J'ai l'impression que la McQueen-mania est un peu passée de mode. Depuis Rush, il y a désormais une Hunt-mania. Il y a 2 ans, Freddy Hunt était un inconnu. Désormais, il est très demandé : FF 1600, MRF 2000, rôle d'ambassadeur pour la Formule E, mannequin pour Hackett... Le fils du champion de F1 76 promène sa tignasse blonde et sa combinaison rouge. Hélas, la ressemblance s'arrête là. Au volant, Hunt Jr est complètement largué. Mais c'est pas grave, le promoteur peut faire de belles photos.
N'empêche "fils de", c'est un beau boulot. Surtout quand vous n'avez pas beaucoup de talent ! Dommage que mes parents ne soient pas célèbres...

lundi 23 février 2015

Rétromobile 2015 : 9. Porsche(s)

C'est décidé, je vais vivre à l'Américaine ! Je vais acheter une Porsche ! Mais laquelle choisir ? La 911S, pour jouer les rallymen ? La 911 Speedster rouge, très 80s ? La très coquète 356 cabriolet de la gendarmerie belge ? Ou la 356 Speedster (devant la 911 Speedster), afin de me prendre pour James Dean ?

Comme c'est dur de se décider, je prends les 4 ! Allo, mon banquier ? Je voudrais acheter une Porsche et... Flute, ça a coupé !

Rétromobile 2015 : 8. Maserati Indy

Vous avez loupé la vente aux enchères de la collection Baillon ? Ne vous inquiétez pas, ArtCurial possède d'autres épaves. Voici une Maserati Indy rouillée jusqu'à la moelle. Il faudrait mettre beaucoup d'argent pour la remettre en l'état. Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Rétromobile 2015 : 7. choucroute-melba

Une Ford Fairlane Skyliner 1954. En apparence, on dirait une voiture de gangster chicanos d'une série TV des années 80 (oui, je sais, c'est une obsession...) Sauf qu'elle est d'origine. Pour 1954, Ford avait décidé de mettre le paquet avec Continental kit, des chromes à profusion et toit panoramique teinté en vert. Pour info, elle avait une jumelle, la Mercury Monterrey Sun Valley.
Dire qu'à la même époque, mettre une baguette latérale chromée, c'était le bout du monde pour les généralistes français...

C'est comme ça, de tout temps, les Américains ont eu le goût du luxe clinquant. Il faut bien exposer sa richesse et impressionner son voisin. Aux Etats-Unis, à salaire égal, j'aurais une 911, une maison de 200m² et j'irais en vacances aux Bahamas, dans des 5 étoiles... Et puis j'aurais 3 cartes de crédit, parce que j'aurais tellement de dettes que mon salaire couvrirait à peine les traites ! Mais je serais content et pour faire enrager mon voisin, je serais déjà en train de regarder pour m'acheter une McLaren 12C !

C'est un style de vie... En France, c'est l'excès inverse. Je connais des gens qui gagnent 50K€ par an (donc 100k€ par foyer.) Ils habitent dans une cage à poule, roulent dans une vieille guimbarde, partent dans des 3 étoiles, s'habillent uniquement pendant les soldes, laissent leurs gosses en école publique, etc. Et ils en font quoi, de leur fric ? Ils ont peur de frimer ou d'être rejetés par leurs voisins... En général, ils se font arnaquer. Leur épargne, ils la placent dans des investissements foireux. Les gens qui achetaient de l'Eurotunnel, de l'Eurodisney ou de l'emprunt russe, c'étaient eux ! Les reportages de 2e partie de soirée, sur la TNT, où des couples se sont fait extorqué des sommes colossales par des charlatans ? C'est eux ! Ca valait le coup de se priver...

dimanche 22 février 2015

Rétromobile 2015 : 6. On se fait un p'tit Caprice ?

Une Chevrolet Caprice Classic version "police pursuit" à vendre. J'avais la même en Majorette !

La Caprice Classic/Impala/Ninety-eight, c'était l'archetype de la berline US des années 75-85 : châssis séparé, gros V8 bien paresseux, roues arrière motrices, 6 places et une carrosserie... Comment est-ce qu'un designer a pu être payé à faire ça ? Peut-être que c'était un pari. "Fais chier, le chef, avec son projet de berline. Les gars, chiche que je trace 3 traits à la règle et ensuite je glande jusqu'à la deadline ! J'veux me casser et ça sera un beau bras d'honneur !" Et ensuite : "Eh, les gars, ils ont choisi mon projet ! Et en plus, ils m'ont nommé chef !" Disons que le thème, c'est le rectangle...

Mais la Caprice Classic, c'était la star de mon enfance ! Le samedi après-midi, les séries TV US défilaient : L'agence tout risque, L'homme qui tombe à pic (sic.), Mac Gyver... Vous pouviez être sûr d'avoir au moins une scène de poursuite. Et au moins 2 ou 3 Caprice qui partaient au tas. En général, vous avez un gradé qui sort d'une épave fumante et donne une coup de pied contre l'aile. J'imagine que Chevrolet devait les solder à Stephen J. Cannel...
Pour les rappeurs, la Caprice était la star du rap east coast. Dans les clips, du rouquin moustachu poursuivait interceptait les "gansta" et ils leur apprenaient les bonnes manières à coup de tonfa. Fuck tha police ! Dans un clip de NWA, les policiers se retrouvent parés de moustaches en ruban adhésif... Y compris une femme (qui tentait de planquer ses cheveux sous une casquette.)

Rétromobile 2015 : 5. Pegaso

Cette année, Pegaso était à l'heure à Rétromobile.

J'avoue que je n'en qu'une connaissance très floue. Fondation au début des années 50 ? Dessin de Wilfredo Ricart ? Disparition à la fin des années 50, après 200 voitures et reconversion dans les poids-lourd ? Je n'ai pas envie de vous mentir. Sortir le dossier de presse, vous balancer des dates et des personnages, tout ça pour passer pour un expert.

Donc, voici juste quelques photos.

La blanche, au premier plan, c'est une Z-103. Je le sais car à la fin des années 90, quelqu'un a essayé de produire des répliques, sous le nom de "Los Classicos Z".
 Quelques négociants proposent des Pegaso. Vous l'avez admirée ? Repartez avec !

jeudi 19 février 2015

Rétromobile 2015 : 4. Talbot-Lago T26C "23 heures du Mans 1952"

C'est marrant, j'ai toujours pensé que Pierre Levegh avait disputé les 24 heures du Mans 1952 avec une monoplace. Comme celle avec laquelle Louis Rosier avait remporté l'édition 1950.

Au Bol d'or, il fallait tenir le volant pendant 24 heures. Les plus hardis enchainaient le Bol d'or moto (le vendredi et le samedi), puis le Bol d'or auto (le samedi et le dimanche.) Au Mans, en revanche, Rosier fut bien le seul à tenter les 24 heures en solitaire...
A 47 ans, "Levegh" voulu faire de même. Pendant 23 heures, avec sa Talbot-Lago, il a tenu tête aux Mercedes. Puis, dans la dernière heure, il a loupé un rapport, sans doute la fatigue. Le moteur n'a pas supporté et Mercedes s'est vu offrir le succès sur un plateau d'argent. Il fallu attendre Matra pour revoir une voiture française en tête des 24 heures du Mans. Ca aurait pu faire un scénario de film hollywoodien des années 70. Le petit qui a tenté sa chance face aux grands et qui fut un perdant magnifique. Hélas, on n'est pas à Hollywood et il y eu un épilogue.
3 ans plus tard, alors que Levegh était semi-retraité, Mercedes lui offrit une 300SLR (à partager avec John Fitch) pour Le Mans. Au bout de 3 heures, Mike Hawthorn rentre aux stands en coupant la route à Lance Macklin (Austin-Healey) Macklin plante les freins. Levegh, juste derrière, ne pu l'éviter. L'Austin-Healey servi de tremplin et Levegh de foncer dans les tribunes. Le vétéran figura parmi les nombreuses victimes.

Rétromobile 2015 : 3. Venturi(s)

C'est la première fois que je vois des Venturi à Rétromobile. En l'occurrence, une 400 GT et une 600LM. 20 ans déjà... Venturi en a fait, du chemin...

ArtCurial distribuait des numéros d'Octane, avec une interview de Simon Saunders (fondateur d'Ariel.) Saunders explique son parcours. Dans les années 80, il possédait une boite de consulting en ingénierie. Il a plusieurs fois bossé sur des projets de GT. Des idées qui n'ont jamais dépassé une maquette à l'échelle 1, voir la planche à dessin... A côté de ça, Venturi a fait beaucoup mieux ! Certes, les débuts ont été laborieux. Mais en 3 ans, la maquette grossière avec un moteur de Golf GTI s'est transformée en GT à moteur V6, produite en (petite) série. Puis il y a eu le cabriolet, la 400 GT, le Venturi Trophy... Dans le tout premier championnat de BPR, les 600LM ont remporté 3 victoires. Henry Pescarolo et Jean-Claude Basso aurait du être champion (la FIA refusait de reconnaitre le championnat.) Aux 1000km de Paris 1995, il y avait pas mal de Venturi dans les paddocks. Mais ça sentait le sapin. La McLaren F1 GTR a ringardisé les 911 GT2, F40LM et bien sûr, 600LM. L'unique 600SLM a été incapable de se qualifier pour les 24 heures du Mans. Hubert O'Neil donnait l'impression de s'agiter dans tous les sens, en vain. Dans Auto-Hebdo, à l'hiver 96, on voyait une 600SLM en plein tests pour une campagne de BPR... Je ne suis pas sûr qu'elle ait disputé la moindre course. Puis il y eu l'Atlantique 300 de Riverside, en GT-FFSA. Le Venturi Trophy s'est discrètement transformé en Diablo SV Trophy.

C'était une belle aventure. C'est sûr qu'ils ont manqué de moyens. C'était une voiture d'ingénieurs et de passionnés. Venturi aurait eu besoin d'un homme charismatique. Mais on ne trouve pas des Enzo Ferrari ou des Colin Chapman à tous les coins de rues... Au lieu de ça, en une douzaine d'années, elle a eu une ribambelle de père qui l'ont chacun porté quelques temps.

mercredi 18 février 2015

Rétromobile 2015 : 2. Quelques Ferrari...

J'ai trouvé que ce Rétromobile était placé sous le signe de youngtimers. Notamment des Ferrari des années 80-90.

On commence par cette 348tb ex-BPR. C'était le temps où il n'y avait qu'un seul championnat européen d'endurance, ouvert à tous. C'était le temps où un gentleman-drivers avec une écurie semi-professionnelle pouvait viser un podium. C'était le temps où l'Espagne avait une croissance folle. Des sponsors comme Repsol ou Telefonica pouvaient claquer des millions de pesetas dans le sponsoring... Bref, c'était un temps très lointain.

Pour info, l'un des pilotes, Alfonso de Orléans-Bourbon, fera ensuite le Dakar avant de fonder l'écurie de GP2 Racing Engineering.
Pour une fois, je me suis retenu de prendre une F40 de face.

J'ai compté 3 F40 sur le salon (ça devient d'un commun...) Là, c'était un sacré trio : F40, Testarossa et 512 BB. Dans les années 80, de nombreux pré-ados les avaient en poster (comme moi) ou en Bburago... Sauf que là, ce sont les vraies !
A propos de miniature, voici une Testarossa miniature, pour enfants. Pour des enfants très chanceux, même aujourd'hui...
Sinon, il y avait une 328GTB repeinte par Peter Klasen. En 2011, il s'était plaint que j'avais pris sa 911 sous "un mauvais profil". C'était la 4e réclamation la plus bizarre que j'ai reçu (NDLA : oui, j'en ai eu 3 encore plus bizarres !)

Et en sortant, j'ai vu cette Enzo. On dirait ces stars d'Acceleration Events. A un moment, c'était LA supercar ultime et maintenant, elle est dans un recoin du salon. Comme ces chanteurs réduits à faire un show en play-back devant une foule clairsemé...
Pour rester dans la métaphore musicale, la F40, c'était Ziggy Stardust: Il y a eu un "avant" et un "après". La LaFerrari, c'est le single de Paul McCartney avec Kanye West et Ryanna : du buzz, quelques érections journalistiques et dans 3 mois, on l'aura oubliée.

lundi 16 février 2015

Rétromobile 2015 : 1. Collection Baillon

Voici mon best of de Rétromobile 2015. On commence par la collection Baillon... Enfin, l'entrée de l'exposition. L'ouverture a pris du retard. Mon temps était limité (3h pour tout visiter), alors après 30 minutes à poireauter, j'ai mis les voiles.

Chaque année, ArtCurial nous fait le coup de la voiture "retrouvée". Cette fois, il y en avait 60. En fait, une partie de la collection avait été dispersée lors de 2 ventes. Google nous dit que depuis 2012, on parle de la collection d'Oscar Baillon. Il n'allait pas avec dans les concours d'élégance, ni dans les magazines. Mais les voitures étaient connues. Au mieux, il y en avait juste plus que prévu. Les histoires de gens qui ouvrent la porte d'une grange et tombent sur des centaines d'anciennes, ce sont des histoires pour touristes ! Mais ArtCurial fait du "story-telling" comme tout le monde...
Dans les années 50-60, des gens comme Serge Pozzoli, Eugène Martin ou les frères Schlumpf se sont vantés d'avoir visité chaque grange, chaque fabrique, pour y dénicher des voitures. Dans les années 90, les vieux collectionneurs racontaient fièrement comment ils avaient racheté des voitures abandonnées dans un champ... Mais les temps ont changé. Il a fait son œuvre et les personnes qui avaient acheté neuves des voitures dans l'entre-deux guerre ne sont plus de ce monde. Terminé le temps où les voitures des années 30 étaient qualifiés de "tacots" et où on les revendait au prix de la ferraille. Le monde de l'ancienne s'est professionnalisé. Les collectionneurs ont étendu leurs recherches à l'Europe Méditerranéenne, puis à l'Europe Orientale, au Maghreb et depuis peu, à l'Extrême-Orient. Tandis que les Etats-Unis se sont occupés de l'Amérique latine et des Caraïbes. Bref, partout où il y avait potentiellement des voitures oubliées. Beaucoup ont été rapatriées en Europe. Seules les "popu" et les youngtimers passent entre les mailles du filet. Pour les Bugatti ou les Ferrari des années 50-60, on parle d'un ou deux milliers de voitures dans la nature. Les experts pistent à la trace chaque châssis, comme on le fait pour les toiles de maitres. Une Bugatti inconnue, retrouvée sous une motte de paille, ça serait suspect... Par contre, il y a des GT ou des voitures de compétition des années 70-80 qui pourrissent dans un coin. Hélas, elles sont souvent trop malades pour être sauvées.

mardi 10 février 2015

Galette et boulons

Matching Numbers m'a invité à sa galette des rois. Elle avait lieu chez Audi Bauer, près de la Place Vendôme. C'était en janvier et ce mois-là, des parts de galettes, j'en ai mangé... Sauf que là, déjà, elles étaient réchauffées sur un V10 de Lamborghini Gallardo. Difficile de faire plus noble comme micro-onde ! En prime, en guise de fèves, il y avait un boulon dans chaque galette !
Hélas, je n'ai pas eu de fève-boulon. Sans quoi, j'aurais eu une Audi à l'échelle HO et j'aurais assisté au speech depuis cette RS5 Cabriolet.
Et comme à chaque fois, le club est venu avec de belles voitures. Outre la Gallardo, il y avait 2 TR3A. Pour moi, la TR3A est LA Triumph. Voir LE roadster britannique d'après-guerre. C'était l'apogée de la marque. Les TR4/5/6 étaient puissantes, mais moches. Quant à la TR7, je n'en ai vu qu'une seule en vrai.
La star, c'était une Audi Quattro Sport "civile". Quel bruit ! Avec son châssis tronçonné et ses ailes boursouflées, c'est sans doute l'une des Groupe B les plus baroques. Encore qu'en terme de look, les R5 Maxi et autres Rally 037 étaient pas mal... On dirait presque des œuvres de caricaturistes ! Alors qu'aujourd'hui, je vois mal quelqu'un se pâmer devant une Polo ou une i20 WRC...

samedi 7 février 2015

Land Cru' et pensées diverses

Un Toyota Land Cruiser HZJ, couvert d'autocollants. Il a une vieille plaque du Dakar sur le pare-chocs, mais aussi des totocollants "Gamèle trophy", Winn's, Facom... Il y a même un lapin Playboy à l'arrière ! Son propriétaire doit se croire en permanence au fin fond du Sahara ou de la jungle de Bornéo... Chacun son trip. Moi, je respecte les gens qui ont de l'imagination et des rêves.

En ce moment, il ne se passe pas grand chose, côté compétitions. Lance Stroll s'envole vers le titre en TRS. A ce train-là, il pourra vite revendiquer un baquet chez Ferrari... Arjun Maini et Santino Ferrucci sont pas mal, eu égard au plateau... Bientôt, ça va être les Winterfest de F1600, d'US F2000 et de Pro Mazda. J'espère qu'on verra des Frenchies sur les podiums ! Par contre, en Europe, le mercato est très calme. Trop calme. Des pilotes comme Esteban Ocon, Pietro Fittipaldi, Pedro Piquet ou les frères Eriksson n'ont toujours pas de baquets pour 2015 ! Je suis triste que Caterham F1 n'ait pas pu poursuivre. Avant les patrons de F3000 rêvaient tous de F1. Maintenant, des équipes comme Carlin, Fortec ou Arden préfèrent s'aligner dans 3 ou 4 disciplines. C'est plus rentable que de se perdre en F1...

L'autre jour, une amie m'a demandé de "regarder" une MINI Cooper essence avec boitoto. Le vendeur était honnête : le soft de la boite n'arrêtait pas de planter. La voiture était plutôt propre. Je fais un tour, ça va. L'amie prend le volant, elle passe en "R" pour sortir de la place, puis en "D"... Et la voiture n'a jamais voulu passer la 1. Quel gag ! Et bien sûr, ça se passe quand il y a des gens derrière, dans une rue étroite, sans possibilité de dépassement...
Régulièrement, des proches viennent me voir. En général, la phrase commence par "toi qui t'y connais en voitures..." J'ai donné des conseils d'achats (neuf et occasion), j'ai aidé des jeunes conducteurs à passer leur permis, j'ai écouté des moteurs sur lesquels il y a un "bruit", etc. Je fais ça e bon cœur. Je suis quelqu'un de serviable, j'aime bien parler de voitures et surtout, c'est valorisant d'être "l'expert" en quelque chose.
Je me demande comment font les journalistes nuls. Moi, je me considère comme "moyen". Donc, il y en a très au-dessus de moi... Mais il y en a aussi des très en-dessous. Les comiques adeptes du Ctrl+C/Ctrl+V, les "pilotes" qui perdent leurs moyens face à une traction avec une puissance à 3 chiffres, les menteurs qui réalisent des essais depuis le siège passager, ceux qui roulent avec un "A" et qui prétendent avoir tout vu, tout connu, etc. Et ils n'ont pas honte, au contraire ! Comment font-ils, lorsqu'on les aborde pour un conseil ? Ca doit forcément leur arriver, d'autant plus qu'ils ne sont pas du genre discret... Est-ce qu'ils jouent le jeu, quitte à se ramasser lamentablement parce qu'ils n'y connaissent rien ? Est-ce qu'ils avouent, à voix basse ? Ou bien, est-ce que, sur un ton snob, ils disent "moi, en-dessous de 300ch et 100 000€..." ?

mardi 3 février 2015

The Cal (Pirelli) 2015

C'est un peu un "post-noël", le calendrier Pirelli. C'est d'abord une invitation, très classe, écrite à la main. Puis une soirée. Moi qui sort rarement en boite, ça me permet de découvrir de nouveaux lieux. Je connaissais la Scala. J'ai découvert le luxueux VIP Room. Le plus surprenant, c'était les danseuses, en fin de soirée. Ca avait un côté Studio 54... Et puis, après tout, je ne suis qu'un homme. Et tout se termine par le calendrier. Un énorme calendrier dans son écrin en carton.
Moi, j'ai bu du petit lait toute la soirée. D'autres journalistes critiquent la soirée, le cérémonial, le calendrier, etc. Quand j'en discute avec mon cercle de connaissances "extra-automobilistiques", je croise des gens envieux. Ils donneraient presque père et mère pour être à la soirée ! Quand je sors mes calendriers de leurs coffrets, ils sont soufflés. Et dans le "ils", il y a aussi des "elles". Parce que les photos sont toujours superbes et parce que ce sont des objets exclusifs. Partant de là, je crois que les personnes présentes à la soirée ont des comptes à rendre aux lecteurs. Il ne faut pas cracher dans la soupe. Etre invité, c'est un privilège, pas un du. A la limite, si ça te plait pas, tu viens pas ! Et il y aura 10 personnes prêtes à prendre ton invit' !
J'aimerais bien faire un "The Cal". J'y mettrai des voitures et des mannequins asiatiques... Quoique, je pense que je voudrais surtout créer un dialogue, mettre en scène des situations inattendues. Par exemple, souvenez-vous de celui de l'an dernier, avec la fille qui hisse un pneu de F1 sur un hayon, tandis qu'un homme, encagoulé, attend aux côtés d'une Ligier. Imaginez que ce soit un homme qui pousse le pneu et une femme aux côtés d'une monoplace. Ou la femme qui sort d'une Countach. Mais avec, en arrière-plan, presque invisible, une SDF assise par terre. Ou bien des angles inattendus. Là, tout de suite, quelque chose se passerait. Donc, M. Pirelli, si vous cherchez quelqu'un pour votre The Cal 2016...