mercredi 30 septembre 2015

Slovénie (2)

La suite de mes trouvailles Slovènes...

A Flins, la Supercinq céda définitivement sa place à la Clio 1 en 1991. A la même époque, Renault s'offrit son partenaire Slovène et la production de la R5 se poursuivit là jusqu'à la fin des années 90. A Ljubljana, les Supercinq sont rares. Celle-ci, j'ai du la chercher !
Vous vous êtes peut-être déjà demandé à quoi ressemblerait une Clio II avec un coffre ? Vos prières sont exaucées avec la Thalia/Symbol ! Je n'ai pas osé vous prendre une vue de 3/4 arrière, pour ne pas que vous ayez des cauchemars...

Cela dit, à elle toute seule, l'usine Renault de Novo Mesto représente 12% du PIB Slovène. Elle produit actuellement la Twingo et la Smart.
Un gros nuage plus tard, voici un LDV à conduite à droite, mais immatriculé en Slovénie.
Une Lancia Thesis. Ce n'est pas si vieux que ça, mais vu sa diffusion, c'est déjà un youngtimer !
Une Trabant, transformée en cabriolet à la va-vite. Notez les "portes" en bâche véritable. Et quel boucan ! Ente le temps où je l'ai entendu et le moment où il est passé devant moi, j'ai eu largement le temps de sortir mon APN...
Dans l'ensemble, Ljubljana est une petite ville avec un centre historique. Au nord, il y a une friche industrielle. Des squatteurs s'y sont installés, créant un lieu artistique. Après des années de complaisance, la capitale commence à les virer et à les remplacer par de vrais musées. Ce vieux camping-car Iveco "Z" est un des derniers vestiges des squatteurs. Au train où ça va, dans un an, il n'y aura plus que des restos qui font des brunchs et des bars à céréales...

Parmi les installations artistiques "officielles", il y a une rétrospective d'images de films tournés à Ljubljana. Que ceux qui ont vu un film slovène lèvent la main !

Au moins, ça permet de voir une Zastava 850 ! Notez qu'un loueur propose de découvrir le pays avec cette cousine de la Fiat 600. Des volontaires ?
Tous les jours, je voyais une voiture dissimulée derrière des buissons. J'avais identifié une "F-body". Le dernier jour, j'ai voulu en avoir le cœur net et voici donc cette Pontiac Firebird au look tuning très 80s.

mardi 29 septembre 2015

Slovénie (1)

Je suis parti en Slovénie en me disant que j'allais faire plein de "conducteur du jour". Je m'attendais à croiser des Yugo, des camions FAP, de vieilles Renault (du temps ou Revoz faisait du CKD) voir des BL assemblées à Novo Mesto et sans doute d'antiques productions de l'Est... Sauf que la Slovénie est un pays riche. Les Slovènes roulent en Hyundai et en Toyota.

Le troisième jour, je croise enfin un véhicule exotique : un TAM qui joue les employés municipaux. D'après Wikipédia, c'est un Magirus-Deutz sous licence. Wikipédia nous dit que ce constructeur Slovène a fait faillite en 2011. Or, je n'en ai croisé que 3. Faut croire que le parc de camions Slovène a moins de 4 ans...

Le lendemain, je croise cette Evo (VII ? VIII ?) Dans l'ensemble, les Slovènes conduisent comme des mamies. Sur les routes secondaires, c'est un calvaire ! Je n'ose imaginer le proprio de cette Mitsu, se comportant comme ses compatriotes...

Piran est l'unique point d'accès à la mer. Une péninsule coincée entre la Slovénie et l'Italie. Elle est interdite aux voitures. Ce Fiat 238 attend donc ses propriétaires ait fini de siffler des mojitos (c'est très bobo.)

L'histoire aime l'ironie. Pendant 50 ans, Trieste a été le quai de la Yougoslavie, voir des Balkans. Qu'il s'agisse de marchandises ou d'espions, cette enclave italienne jouait un rôle vital. Aujourd'hui, l'imposant poste de douane (on quittait le monde connu) est livré à la végétation et Trieste n'est plus qu'une bourgade de l'arrière-pays vénitien. Sur le chemin, je croise un Fiatou, une Dyane, une Escort MK I, des 126, des A112... Et bien sûr, une fois garé, dans le centre-ville, plus rien à me mettre sous la dent. Juste ce Motoagricoli Valentini, un obscur utilitaire sans-permis.
On reste à Trieste avec ce Piaggio Ape Poker, une évolution 4-roues du Ape. Apparemment, un jour de 1993, quelqu'un s'est écrié : "Eh, j'ai trouvé un moyen pour rendre l'Ape moins casse-gueule : on lui greffe une 4e roue !" Il a quand même fallu attendre 45 ans pour que quelqu'un ait eu l'idée ! Et curieusement, ça a fait un bide. Soit Piaggio facturait 1000€ la roue, soit les gens préféraient lever la patte en virage...

dimanche 27 septembre 2015

Mini-essai : Peugeot 308 Slovène

Pour la première fois en quinze ans, je me suis offert de vrais vacances estivales ! Une semaine en Slovénie. Ca peut sembler peu, mais c'était déjà énorme pour moi.

Les grilles de location de voitures sont très mystérieuses. Le type devant moi avait loué une "Golf ou équivalent". L'employé lui dit : "Vous aurez un Juke... [pianotage de clavier] Finalement, ce sera une 2008." Moi, j'avais pris "une Polo ou équivalent" et j'ai eu une 308. En résumé, pour Hertz, Golf=Juke=2008 et Polo=308.

Extérieur
J'ai déjà pu conduire une 308 à Trappes, lors des Safety days de TRW. J'en avais gardé une impression mitigée. Ah ça, on nous a bassiné avec la "Golf Française" ! voiture de l'année 2013 ! "Vous allez voir, à Wolfsburg, ils ont les chocottes !"
Effectivement, à l'extérieur, la 308 a des airs très germaniques. On est loin du look "black hole sun" de Gérard Welter.

Intérieur
L'effet "on dirait une Golf" est dissipé dés qu'on met le pied à l'intérieur. C'est cheap. La voiture est neuve, mais la jauge à essence est en panne. Les plastiques se rayent facilement. Le seul truc "allemand", c'est l'omniprésence du marron-gris.

Au volant
Hertz nous a refilé la version 1,6l HDi 92ch. Il a tout le mal du monde a tirer les 1,1t du bestiaux. Par rapport à l'agile Fiat 500 Multiair, c'est la douche froide ! Je me suis amusé à grimper le col de Vrsic (le Ventoux Slovène)... Quelle galère ! Je n'ai quasiment jamais passé la 3. Tout est relatif, ce n'est pas la Hyundai i30. Mais pour être pris en grand excès de vitesse, il faut vraiment y mettre de la mauvaise volonté !

Bilan
La Golf Française ? J'aimerais bien voir le type qui va aller chez VW et va dire : "Non, ça ne me plait pas, je veux une 308 !" Remarquez, avec les problèmes actuels de VW... En attendant, j'étais content de la rendre à Hertz

lundi 21 septembre 2015

Mini-essai : Fiat 500 Multiair

L'autre jour, j'ai loué une voiture chez Hertz, pour mon usage privé, avec mes propres deniers. Je voulais une Fiat 500. On m'a refilé une Ford Ka. C'est la même plateforme, la même usine... Sauf que la Ford est affreusement banal. Heureusement, une agence voisine avait une 500. Alors j'ai foncé... Euh... Dans le respect des vitesses autorisés, jusqu'à la dite-agence et voilà !
 Le naturel finit par remonter à la surface et j'en ai profité pour réaliser un mini-essai.

Esthétique

Il s'agit bien sûr de "l'ancienne" 500.  Encore que si je vous ne le disais pas, vous n'auriez guère vu la supercherie. Les principales différences se limitant au bouclier avant et aux feux arrières. En tout cas, j'aime bien la bouille de la 500. Même après 8 ans à en croiser.

Habitacle
J'ai l'impression qu'au fil des années, Fiat a revu à la hausse la qualité perçue. Les premières 500 avait un aspect de jouet Fisher-Price (comme les 500L.) On reste néanmoins loin des standards germaniques... Par ailleurs, l'ergonomie n'est pas trop mal. Faut se faire au levier de vitesse façon boule de billard.
De plus, l'habitacle lumineux renforce l'impression d'espace.

Moteur
La 500 est l'une des citadines les plus compactes et les plus légères. Même avec le Multiair, elle n'a pas de mal à s'élancer. Mais forcément, sur autoroute, le bicylindre 60ch s'essouffle vite.

Conclusion
Faut-il encore présenter la Fiat 500 ? Peut-on dire quelque chose de neuf dessus ? En tout cas, comme "bagnole de loc'", elle est pas mal.

vendredi 18 septembre 2015

Quattroporte

Bertrand Delanoë avait créé les bouchons parisiens de minuit. Grâce à Anne Hidalgo, l'A86 est bouchée même en plein mois d'août (faute de pouvoir circuler dans Paris ou sur le périphérique.) Au moins, ça permet d'apprécier des spécimens rares comme cette Maserati Quattroporte (AM337.)
Traditionnellement, les Quatroporte arrivaient bien après les coupés dont ils dérivent. En 1994, il était plus que temps de remplacer la Quattroporte III (sur base Kyalami/De Tomaso Longchamps.) Faute de budget, la Biturbo est rallongée et hop! voilà une nouvelle Quatroporte ! Elle était si peu aboutie que lorsque L'Action auto la compara à une Jaguar XJ (X300), la finition de l'Anglaise semblait excellente ! Qui plus est, le design très carré de Marcello Gandini était ringard, en pleine mode bio-design. Bref, la Quattroporte IV eu une carrière ultra-discrète.
En 2003, après un bref temps-mort, Maserati lança une Quattroporte V (celle d'Intouchables) et il fit comme si les Quattroporte II, III et IV n'avaient jamais existé ! Pour donner un ordre de grandeur, la production des quatre premières générations dépasse péniblement les 5 000 unités, en 40 ans. La cinquième s'est vendue à 25 000 unités en 10 ans. Et l'an dernier, Maserati a produit environ 10 000 Quattroporte VI.

Au salon de Francfort, Fiat a triomphalement dévoilé sa Giulia. Elle est censée marquer le retour d'Alfa Romeo. Mouais. Je suis comme Saint Thomas. Je ne croirai que lorsque je verrai... Sinon, comme d'habitude, il n'y avait pas grand chose à voir. Les Fiat 500 et Lancia Epsilon s'offrent un léger lifting. Pour la 500, les fan-boys habituels déclarent que de toutes façons, elle est superbe comme ça et qu'il ne faut pas y toucher... L'Epsilon, c'est émouvant, car c'est un baroud d'honneur de Lancia. Carla Bruni s'est barrée chez Ford et Vincent Cassel, chez Jaguar.
Le problème de Fiat, ça a toujours été le planning de lancement : 3 modèles en 2 ans, à peu près. La Fiat Bravo est sortie en 2007. Sa cousine Lancia Delta est arrivée en 2008. L'Alfa Giulietta (dont la plateforme est proche) est apparue en 2010. 3 ans ! Entre temps, ça devait être coton de vendre des 147... D'ailleurs, depuis, Alfa n'a pas eu d'autre véhicule de grande série. Conclusion : si après la Giulia, Alfa doit attendre 3 ou 4 ans pour avoir du neuf en concession (et par "neuf", j'exclue les séries limités), il ne va pas remonter grand chose...

mardi 15 septembre 2015

SM et S.M.


Il y a un mois, j'ai du pendre le métro et le RER. D'après la RATP et la SNCF, les usagers se prennent deux mois de vacances. Donc, toujours d'après eux, ils peuvent couper carrément la circulation sur les lignes A et C, vu que ça ne gênera personne. Si, malgré out, vous travaillez, la SNCF a prévu de "Bus Castor". Concrètement, vous suivez le fléchage jusqu'à la sortie de la station. Puis, une fois dehors, vous vous débrouillez tant bien que mal pour trouver l'arrêt (car il 'y  plus de fléchage !) Enfin, vous montez dans un bus qui vous dépose à un arrêt...Où vous prenez un autre bus. Logique. Moi, j'aurais conçu un système avec un seul bus. Mais bon on ne dois pas avoir la même logique... Après ça, ils vont se demander pourquoi il n'y a pas plus de gens qui prennent les transports en commun...

Au final, après une bonne demi-heure, j'ai enfin atteint la station Javel, qui est en travaux. Apparemment, il y avait une frise à la gloire de Citroën.  Il n'en reste que des bouts, comme celui dédié à la SM. Ca tombe bien car c'est ma Citroën préférée.
La SM, c'était la France ambitieuse, celle du Concorde, des victoires de Matra au Mans... Je ne suis pas particulièrement fan de George Pompidou, mais il a été l'ultime président des Trentes glorieuses. A l'époque, on se moquait bien des Allemands. La Mercedes W115, c'était de la voiture de campeur teutons, avec caravane obligatoire dans le dos. Et la BMW E3 ? Une voiture de notaire de province ! Côté salon, l'influence de Francfort était minime. Il faudra attendre les années 90 pour qu'il s'impose comme un salon d'envergure continentale. Et en sport auto, l'Allemagne est dans les choux. Son championnat de F3 est proche de l'actuelle F3 Cup et en F1, elle n'est présente que via des gentlemen-drivers, pour leur Grand Prix national... Quel contraste avec aujourd'hui. Justement, là, c'est Francfort. Le rouleau-compresseur allemand a balayé les autres salons européens (sauf Genève et Paris.) A Paris, à chaque édition, il y a des halls qui ferment et des constructeurs qui se font porter pâle (notamment dans le luxe.) A contrario, à Francfort, il semblerait qu'il y a toujours plus d'exposants. Et les constructeurs Allemands ont toujours des pelletés de nouveautés. C'est sûr que les Français semblent minables avec nos DS restylées et notre Peugeot imprimée en 3D ! Vous chantiez ? Et bien, maintenant, dansez ! 

lundi 14 septembre 2015

Škoda Felicia cabriolet 1960, mon quarante-et-unième essai

Depuis mon tout premier essai j'ai pris l'habitude de photographier la voiture au moment où je la laisse. D'ordinaire, c'est sur le parking du service presse du constructeur Mais cette fois, c'est sur une dépanneuse La faute à un alternateur défaillant. J'y reviendrai plus tard.

La Felicia c'est avant tout une gueule d'amour. Sans doute la plus belle des productions des pays de l'Est. J'en ai déclenché, des torticolis ! Le rouge pétant, les rondeurs et les chromes, c'est imparable. J'ai l'impression que les designers se sont attardés sur chaque détail. En tout cas, on est loin du cubisme des Lada...
Ce qui me plait aussi, c'est le contexte historico-politique, très intéressant. Une époque très difficile. Les gens de Škoda avaient peu de moyens et au sommet, ça défilait... A la limite, j'aurais encore plus à dire sur une Rapid (celle des années 70, pas l'actuelle), mais qui lirait un article sur une Rapid ?

Après, l'essai ne fut pas de tout repos et elle a fini par me lâcher. Mais je ne me plains pas.
1) Ca s'est fait à 100 mètres de chez moi et il se trouve que j'ai un dépanneur basé pas loin. Donc, au bout de 5 minutes, la dépanneuse est arrivée, elle a chargé la voiture. Et moi, j'ai fait 100 mètres à pied. Ce n'était donc pas une "épreuve".
2) Ce dont je veux me rappeler avant tout, c'est que durant 3 jours, j'ai eu la plus belle voiture d'Ile de France. C'est un privilège, pas un droit. Il y a des centaines de gens qui voudraient être à ma place et beaucoup saurait écrire un meilleur papier derrière...
3) Ca fait parti des risques du métier. Il n'y a que dans les émissions de TV que des gens vous restaurent une voiture en 48h. Dans la vraie vie, une ancienne, c'est des pièces indisponibles, des restaurations qui s'éternisent et des pannes impromptues. A partir du moment où vous montez dans une ancienne, vous devez être conscient qu'elle peut tomber en panne à tout moment. J'ai joué, j'ai perdu, point final.
4) Plus généralement, les pannes, les PV, les galères, c'est tout ça qui vous donne de l'expérience. Et c'est l'expérience qui vous donne du recul, donc une analyse plus fine. "Chat échaudé craint l'eau tiède." Sinon, vous vous contentez de recopier le communiqué du constructeur. Et c'est pour ça que je ne respecte pas les journalistes et les blogueurs qui n'ont jamais eu de voitures persos et ne font que des tours de pâté de maison !

mercredi 9 septembre 2015

Traversée de Paris estivale 2015

J'étais bien sûr à la Traversée de Paris estivale 2015. Je commence à avoir une belle collection de plaques de la Traversée de Paris. Pourtant, je ne m'en lasse pas. C'est un moment unique pour rencontrer des passionnés d'automobiles. D'ailleurs, j'y vais toujours avec un tee-shirt "Le Blog Auto". Comme ça, la conversation type ressemble à " Elle est belle, votre voiture. - En fait, ce n'est pas ma voiture. Je suis du Blog Auto. - Le blog quoi ? - Tenez, scannez le code-barre avec votre smartphone..." Et hop, un lecteur en plus !
Ce qui est dommage, c'est qu'il y a 0 affiche, 0 promotion. Au moins, les gens ne s'attendent pas du tout à voir débarquer les voitures. Dommage aussi que la Mairie de Paris impose un parcours qui évite de plus en plus le centre. Un petit tour dans Le Marais ou l'Ile Saint-Louis, ça serait pourtant sympa. Et je ne parle même pas de prendre la pause devant l'Hôtel de ville... On voit bien que les anciennes ne sont pas les bienvenues. Du moins, par la municipalité et par une vingtaine de personnes. En 6 Traversées, je n'ai compté que 2 réactions hostiles. Alors que des réactions positives...

lundi 7 septembre 2015

Ferrari et Bar Mitzvah

Les pied-noirs sont une espèce en voie de disparition. La vérité si je mens, c'est fini ! Les grossistes en jeans exubérants ont pris leur retraite. Ils rejoignent les autres stéréotypes ambulants de l'immigration des Trente Glorieuses, comme le restaurateur Vietnamien, l'épicier Maghrébins ou le maçon Portugais...

Mes grands-parents ont enjambé la Méditerranée un peu avant. Assez pour ne pas être des "rapatriés". Mon grand-père a fait les marchés et je suis fier de cet héritage.
Le rapport avec la Ferrari ? L'autre jour, je déjeunais dans un restaurant. Il y avait un peu de bruit et la serveuse nous a expliqué qu'il y avait une bar-mitzvah (NDLA : genre de première communion pour juifs, mais réservé aux garçons) à côté. Et en sortant de l'établissement, il y avait cette F430, garée pile en face. Voilà, c'est ça, le style pied noir. Il fallait qu'il se gare en face, pour qu'on voit sa voiture en sortant. Et je suis sûr que dans la salle, le propriétaire était assis bien au milieu, avec les Aviator sur le nez. A chaque phrase, il évoquait sa Ferrari. Par exemple : "T'as vu le temps ? - Ah, oui, c'est un beau temps pour rouler avec ma Ferrari." Et je suis à peu près aussi sûr qu'en fait, c'est une location...

mercredi 2 septembre 2015

Part toute distance !

Vous vous souvenez de la Jaguar XJ-S en vente ? J'ai trouvé une voiture encore plus étonnante chez un autre vendeur d'occasion : cette Peugeot 404 un peu défraichie. Etonnant, non ?

Sinon, un mot sur lord Montaigu de Beaulieu. Je l'avais évoqué ici. Il était l'automobile ancienne outre-manche. A 71 ans, il a disputé le Pekin-Paris avec une Vauxhall de 1911. Sa collection était très vaste. Tout les ans, il avait un stand à Rétromobile. Le CD-Rom Encyclopédie illustrée de l'automobile (pour Win95) était en fait un catalogue du musée Beaulieu. Lorsque Top Gear disait "Voici la X, qui rend hommage à la Y des années 70", la Y venait souvent de sa collection. Il organisait également une rencontre annuelle et il n'hésitait pas à accueillir les voitures customisées.
Il est mort hier, à 89 ans. Et le nombre de tweets qui lui sont consacrés s'élèvent à... 16. Idem côté Facebook. C'est le calme plat, y compris outre-manche. Ils sont où, les soi-disant passionnés ? On voit qui sont les enfonceurs de portes ouvertes...