samedi 31 janvier 2015

D'autres voitures

Vue depuis la Rolls-Royce Phantom : une Ferrari 512 TR (version reliftée de la Testarossa.) Son conducteur se demande sûrement quel est cet impétueux. Il était le roi des rues parisiennes, mais pour attirer l'attention des badauds, rien ne vaut une Rolls'...

Personnellement, j'adore les Testarossa. Ne serait-ce qu'à cause d'Out Run. C'était la GT superlative pré-supercars. Pininfarina s'était complètement lâché. Il fallait bien ça pour lutter face à la baroque Countach...
Puis, hélas, il y a eu un moment où j'ai du rendre les clefs de la Phantom. Merci pour tout, au revoir. J'étais à la fois frustré que ce moment soit déjà fini et heureux d'avoir été l'un des privilégiés qui ait pu conduire une Phantom. Dans mes vieux jours, quand on me demandera les voitures extraordinaires que j'ai conduit, je pourrais la citer.
J'étais encore sur mon nuage lorsque j'ai croisé cette MX-5 NA. Dire qu'une semaine plus tôt, je l'ai conduite elle aussi...

J'adore ce boulot.

jeudi 29 janvier 2015

Essai Rolls-Royce Phantom

Heu-reux !

Il y a bien longtemps, j'ai été chauffeur de Grandes Remises. Je n'ai rien conduit de très glamour : Superb, 607, Classe V, C5... Là, j'ai pu réaliser un rêve de chauffeur : conduire une Rolls'. Je n'ai jamais rêvé d'avoir une Phantom. Une Phantom, c'est une voiture avec chauffeur. Or moi, j'aime conduire. A la limite, une Drophead Coupe... Mais après, voilà, une Rolls-Royce, c'est comme un Rembrandt ou un Van Gogh : une autre dimension. On ne peut pas y rester insensible. Rouler avec la flying lady au bout du capot, cela possède quelque chose de magique. Vous avez l'impression de voyager dans un coffre-fort, tellement vous êtes isolé de l'extérieur. Et surtout, vous attirez le regard. Les gens sortent leurs portables. D'autres veulent à tout pris savoir qui est à l'arrière. J'aurais du mettre des lunettes noires, puis passer la tête par la fenêtre. Peut-être que j'aurais signé des autographes ! Par contre, je ne pense pas que le propriétaire m'aurait laissé embarquer des groupies...

Plus sérieusement, c'est dur de trouver un ton adéquat pour l'article. Objectivement, c'est un tank. Un tank qui se conduit du bout des doigts, mais un tank quand même. Et après, est-ce que vous pouvez comparer une Rolls-Royce à une autre voiture ? Critiquer, c'est risquer de passer pour un mec blasé, qui teste une Phantom comme il aurait testé une 208 HDI. En fait, l'argument-massue, c'est que la Rolls-Royce... Est une Rolls-Royce et ces rivales, non. Rolls-Royce ne vend pas que des voitures, il vend du rêve et de l'exclusivité. Les chiffres donnent le vertige : 5,8m de long, 6,7l de cylindrée, 2,6t, 410 000€... Ensuite, il faut éviter de trop s'emballer. Pas facile alors que les chaussures disparaissent quasiment dans les tapis de sol...

jeudi 22 janvier 2015

Traversée de Paris 2015

Ca devait être une fête. Un moyen pour démarrer l'année du bon pied. Ma 5e Traversée de Paris. En plus, j'allais emprunter la MX-5 NA de Mazda France. Je m'imaginais, paradant dans Paris. J'avais potassé mon speech : "This is a Mazda MX-5 NA aka a Miata. Dieses japaniesche Wagen ist ein MX-5. これはロードスター.这是Mazda MX-5. 这是日本的车..." Puis il y a eu les attentats. La Traversée a été maintenue et c'était bien de montrer que malgré tout, la vie continue. On nous a donné des autocollants "Je suis Charlie", accessoire indispensable. Mais il y avait moins de participants que d'habitude. Ensuite, on a déambulé dans des rues vides, même à midi. Même sur les Champs Elysées. Au moins, on avait de la place pour les haltes sauvages ! Beaucoup de touristes s'étaient calfeutré dans leurs chambres. C'est dommage car ce qui fait le sel de ces Traversées, c'est le "dialogue" avec les passants. C'est comme un musée automobile. Sauf que là, ce sont les voitures qui se déplacent et les visiteurs qui restent immobile ! Pas de cordon, pas de gardien ; vous pouvez toucher ! J'ai du attendre de revenir au château de Vincennes pour voir davantage de monde. "Ma" NA avait d'ailleurs du succès. Le public y était essentiellement masculin. Ce qui me fait plaisir, c'est de voir des petits garçons émerveillés, comme je l'étais à l'époque. Pourtant, la plupart des voitures datent des années 50-60-70, ils ne les ont jamais vu dans la rue ou à la TV. Mais ils ont des yeux comme des soucoupes ! Sur la "mienne", en plus, il y avait des phares sous trappes. Ca a un côté "Transformers".

dimanche 18 janvier 2015

Un dimanche de janvier...

Après l'expo Be a legend, j'ai trainé sur les Champs Elysées. D'habitude, c'est un régal pour l'amateur de voitures, entre les diverses expos et les grosses cylindrées qui descendent l'avenue...

Sauf que ce dimanche-là, il n'y avait rien à voir. Juste cette Cox cabriolet mal garée.
Un peu plus loin, j'ai vu ce vélo Talbot. Un produit-dérivé d'époque ?

jeudi 15 janvier 2015

Be a legend

Ce début d'année a été interminable ! C'est le problème lorsque le 1er tombe durant la semaine. Le dimanche, je suis allé sur les Champs Elysées, où Peugeot inaugurait son expo "Be a legend". 4 voitures exposées : une 205 GTI, une 208 GTI 30th, la maquette de la 2008 DKR et la 208 T16 Pikes Peak.

La 205 GTI, c'est une de ces vraies voitures de légende. C'était les années 80, les années frime, les années fric. La voiture du jeune cadre dynamique, puis celle du "zyva", lorsque le tuning débarqua dans l'hexagone... A côté d'elle, la 208 GTI est bien fade. Elle ne "porte" rien. Ca serait comme écouter un tube punchy des années 80, puis sa reprise par Glee, à coup d'autotune. C'est plus ou moins fait exprès. Peugeot a eu tout le mal du monde a envoyer la 205 à la retraite. La preuve : 30 ans après, elle vient encore les hanter ! Il s'est plus ou moins passé la même chose avec la 206. Désormais, il faut enchainer. Quand une nouvelle 208 arrivera, on fera comme si l'ancienne n'avait jamais existé. Il faut aiguiser l'appétit à coup de nouveautés. Faire comprendre au client que rouler dans une "vieille" voiture, c'est ringard. Or, être un fan de voitures, c'est y voir plus qu'un produit "jetable". Une voiture, ce n'est pas un téléphone portable ! On crée artificiellement des besoins, pour maintenir les ventes dans un marché déjà saturé. On risque de tomber dans cette frénésie à l'Américaine, où chacun est surendetté parce que si t'as pas le dernier cri, t'es un con. Je pense que c'est aussi destructeur pour les constructeurs. On détruit le lien émotionnel. On se retrouve avec des zappeurs, qui changent de marque comme de chemise. Et ce n'est pas un hasard si les généralistes européens tirent la langue...

lundi 12 janvier 2015

Taxi girl

Un bon vieux black cab sert à faire la promotion d'une boutique. J'ai toujours cru au potentiel "events" du LTC. Un shuttle original pour les évènements décalés... Le souci, c'est que dans l'événementiel, personne ne possède rien ; tout le monde loue tout (Hommes et matériel.) Ce serait donc un travail de fourmi de cibler un acheteur pour une flotte de taxis "events". Asie Auto n'en aurait pas eu le temps ou les moyens. Donc, vu son prix, le LTC était condamné en France...

A part ça, bonne année ! Eh oui, c'est mon premier post de 2015. Après les attentats de mercredi, je n'avais plus trop la tête à ça...
Franck Montagny ? C'est un pilote bon, qui aurait mérité davantage de GP de F1... Mais je pense que paradoxalement, le fait d'être un Français, à un temps où il n'y avait que Sébastien Bourdais et lui a été un plus. Parce qu'honnêtement, il n'a jamais été Alain Prost ou Jean Alesi. En F3, il domine la 1ère moitié de saison... Et il s'effondre à l'été face à David Saelens. 2 saisons de F3000 guère marquantes. D'accord, Flavio Briatore lui a fait un cadeau empoisonné chez Renault F1 Team, mais il a loupé le "volant" de Jaguar. Le "big cat" lui a préféré Justin Wilson. En Open Nissan, il décroche le titre au bout de 2 ans, alors qu'il sortait de la F3000 et était pilote d'essai de F1 ! Lorsqu'il est enfin titularisé, avec Super Aguri, il se fait mettre minable par Takuma Sato. En Superleague, pareil, il bute face à des "pointures" comme Maria de Silvestro ou Ma Qing Hua. Il n'y a guère qu'en Indycar qu'il a fait de belles choses. Assez pour qu'Andretti le rappelle et qu'est-ce qu'il fait lors de son ultime chance en monoplace ? Il prend de la coke ! Bravo la maturité. Et vu son discours, il l'a fait en connaissance de cause.
Jean-Pierre Belotoise, c'était autre chose... Un titre de F3, un autre en F2, une victoire en F1... Et surtout, il a été un catalyseur. Il a été un acteur actif de la transformation de Bonnet en Matra. Il a créé la "Produc'". Il a parrainé Jean-Pierre Jarier. Dans les années 80, il a été un des premiers à proposer des stages de conduite. Alcool, excès de vitesse, permis à point, il donnait régulièrement son opinion dans la presse. Et puis, bien sûr, il était l'idole de Mémoires des stands. Ah, si on avait eu plus de Jean-Pierre Beltoise en France...