jeudi 27 décembre 2012

Le circuit de Nanning

J'ai un point commun avec Bernard Arnault! Je possède moi aussi une entreprise boite aux lettres!

Sauf que moi, ce n'est pas pour échapper au fisc. C'est juste que la société JOS n'a jamais dépassé le "projet de statut".

Vers 2010, j'avais envie de créer des circuits automobiles.

Mon premier projet, c'était une course de cote au Ras El Khaimah. Lionel Regal devait convaincre les pilotes. Sa mort et le manque d'entrain de l'émirat ont fait capoter le projet.

Ensuite, on m'a contacté pour une course dans les rues d'Urumqi, en Chine. Le CFGP était d'accord. En revanche, mon contact m'a planté.
Puis on m'a proposé un projet à Nanning, toujours en Chine.
Cette fois-là, il s'agissait d'un circuit permanent.

Pourquoi ne pas prospecter en France? Car malheureusement, je ne crois plus aux circuits français. Des pouvoirs locaux pas ou peu motivés, des écologistes en embuscade, des riverains qui veulent les emplois et les taxes, mais pas les voitures qui font vroum-vroum... J'ai bien vu comment ça s'est passé à Flins... Et même quand vous vous installez dans un trou paumé, vous avez de soi-disant riverains qui se plaignent!

Au moins, en Chine, rien de tout ça!

En chinois, Nanning s'écrit "南宁". J'ai eu l'idée d'une piste en forme de "宁" (comme Hermann Tilke s'était inspiré du premier caractère de Shanghai pour le circuit de F1.)
En Chine, il existe déjà 2 circuits aux normes F1 (Zhuhai et Shanghai.) Pas besoin d'en créer un troisième, à moins de vouloir jeter l'argent par les fenêtres!

Le circuit de Nanning se destine plutôt aux championnats nationaux.
Les voitures rouleraient sur le tracé "Grand Prix" (ci-contre, en noir.)

Pour l'inauguration, je voulais des monoplaces. J'ai recontacté le CFGP et de nouveau, ils étaient emballés!
Au point où ils avaient déjà prévu une date en 2011 pour Nanning!
Les courses, c'est bien beau, mais vous faites quoi, de votre circuit, le reste de l'année?

D'où l'idée d'avoir plusieurs développements.

Voici la piste "Club", plus lente et plus facile à mémoriser. Elle se destinait bien sur aux courses de Club.
D'ailleurs, pour les travaux, je comptais commencer par elle. La toute première course aurait empruntée le circuit Club, avec des bouts du circuit Grand Prix.

C'est aussi une piste d'essais. Il y aurait du y avoir un technoparc juste à côté.


Pour les grands débutants, il y a le tracé "Ecole", encore plus lent et encore plus simple à mémoriser.

Comme tout circuit digne de ce nom, je projetais d'ouvrir une école de pilotage à Nanning. Il y aurait bien sur eu une aire plane.

Ce développement aurait aussi servi pour les journées portes ouvertes et les opérations de constructeurs.





 Le clou du spectacle, c'est un anneau d'essais.

Le maire de Nanning était partant... Mais il ne voulait pas y verser un seul yuan!
Moi, d'une part, je n'ai pas un sou vaillant et d'autre part, j'ai 0% de confiance dans le foncier chinois. Je voulais être locataire et promoteur de la piste, point.

On s'est donc arrêté là. Dommage car maintenant, Lotus-Youngman organise régulièrement des opérations à Nanning. S'il avait pu le faire sur ma piste...

mercredi 26 décembre 2012

Une BMW série 3

Une BMW série 3 (E21.) A priori, une 316i ou une 318i. Le temps de me garer et elle repartait déjà! Heureusement, j'ai eu le temps de l'immortaliser.

A l'origine, je voulais poster un genre de "scrap book de l'Andros à Val Thorens". Mais après tout, ça fait presque 3 semaines que l'épreuve est terminée. Et puis, à part le côté "je me suis bien marré, mdr", ça n'a pas trop d'intérêt...

A part ça, ça y est, hélas, on est dans la période creuse. Même pas une petite course au bout du monde! Heureusement, dés le début de janvier, il y aura le Dakar, puis la MRF1000 et la Formula Middle East. Puis ce sera l'heure des avant-premières du salon de Detroit...

En attendant, il faut se contenter des prix. Même Le Blog Auto décerne les siens!
Moi, j'ai proposé un truc plus original: des Gérard du sport automobile. C'est pas passé. En même temps, le deuxième degré, ça passe assez mal sur le web (comme vous ne voyez pas votre interlocuteur, vous ne savez pas s'il est sérieux ou pas.) Et ça passe encore plus mal auprès des services presse des constructeurs... Bref, là, c'était la garantie de commentaires haineux et de mise sur listes noires...
Pourtant, il y aurait un concept intéressant. Faudrait appeler ça les "Jean-Louis Matthieu" (en hommage à un journaliste expert en sport automobile et en parpaings.) Imaginez le truc: "And now, ladies and gentlemen, welcome to the international cérémonie of the Jean-Louis Matthieu of the universe! -Bonsoir. cher public, nous allons commencer par le Jean-Louis Matthieu du pilote qui serait hyper-fort en BTCC... Sauf qu'hélas, il roule en F1..."

dimanche 23 décembre 2012

Trophée Andros à Val Thorens

Oui, je sais, c'était il y a 15 jours. Mais vous savez ce que c'est, vous vous dites: "Demain, je m'y mets." Puis: "Aujourd'hui, non. Mais demain, c'est sur, je serai motivé..." Et total, vous passez 15 jours comme ça!

Donc, voici mon compte-rendu de l'Andros. On commence par la très belle MINI Countryman de Jean-Philippe Dayrault.

Le mot d'ordre, c'est que l'Andros traverse une "transition". Un euphémisme pour dire qu'il est au creux de la vague. Car sans Dacia, Skoda et leurs brochettes respectives de stars (Alain Prost, Nicolas Prost, Paul Belmondo...) Le plateau fait la gueule.
Olivier Panis est un peu le seul survivant de la "brochette".

Panis, c'est l'ultime rejeton de la Filière Elf. Il est entré en F1 juste au moment où la porte se fermait.
Les premières années, il était en permanence à deux doigts d'être viré. Mais il avait la capacité à réagir: 2e du Grand Prix d'Allemagne 1994, 2e du Grand Prix d'Australie 1995, vainqueur du Grand Prix de Monaco 1996...
Chez Prost, il n'était plus à sa place. Alain Prost voulait mettre des paillettes à la franchouillarde Ligier. Et Panis, les paillettes... Il a su rebondir, malgré son anglais assez affreux, il s'est imposé comme un bon 2e pilote en F1. Chez BAR, puis chez Toyota, il était le gars qui fait pas de bruit, mais qui amène la voiture à l'arrivée et lime le bitume pendant les essais.

J'ai toujours aimé Panis, car il a ce côté "0% star". Il ne fait pas de pubs, est marié avec une fille rencontrée étant ado, etc.

Aujourd'hui, il est manager des frères Pic et de son fils, Aurélien.
Mon grand jeu, en Andros comme ailleurs, c'est de marcher au hasard, dans le paddock et de prendre des photos sur le vif.

Ludovic Gherardi m'a dit: "Attends, préviens moi, que je rentre mon ventre! Et puis mon sponsor est là..."
Voici donc une photo de Ludovic Gherardi, ventre rentré et de son sponsor!
Franck Lagorce jouait les VRP de l'Andros Car 05.

"Francky", je l'ai vu en course en 1994, au Grand Prix de l'Age d'or à Monthléry. Il a gagné les GT/GTS avec une Lotus Elan... Ca remonte, tout ça...

Si Panis est passé alors que la porte se fermait, Lagorce, lui, s'est pointé juste après. Comme Jean-Christophe Bouillon ou Emmanuel Collard, il fait parti de la "génération sacrifiée" de la F1.

Apparemment, c'est un grand déconneur. A Val Thorens, la veille de notre venue, il avait tenu à apprendre le pas de danse de Gangnam style à tout un bar!
Un autre roi de la déconne, c'est Stéphane Ortelli.
Lors de la conférence de presse, il trouvait qu'un des journalistes ressemblait à Valentino Rossi. Alors, il l'a apostrophé: "Valentino! Eh, tu parles italien?" Et ça a duré tout le week-end!

Avec Christophe Ferrier, il formait le clan des "bonnets horribles" (dixit Max Mamers.)
Le soir, il a agrippé le journaliste et lui a mis un bonnet appartenant à une journaliste. Comme ça, lui aussi, il faisait parti du clan!

Ah ça, pendant ces deux jours à Val Thorens, on s'est tous bien marré.
A la limite, il y avait plus de têtes connues en électrique que dans les silhouettes!

Ici, au volant, on avait Adrien Tambay.
Sauf erreur, le dernier pilote qui disputait de front l'Andros et le DTM, c'était Dany Snobeck. La comparaison est plutôt flatteuse.

Là, il était victime de pannes en série.

Notez aussi que la photo a été prise à midi. C'est dire les conditions climatiques...
Charlotte Berton, novice de l'Andros. Cette charmante jeune fille a beaucoup marqué notre groupe de journalistes.

Elle disait que son objectif était de finir avant-dernière. Mais depuis, elle a pas mal progressé et la coupe des dames ne sera bientôt plus l'apanage de Margot Laffite...
En Andros, le gens ne font pas semblant d'attaquer! Au fil du week-end, les murs de neige de Val Thorens ont été pas mal rabotés... Et devant chaque stand, vous aviez souvent un capot meurtri. 

dimanche 16 décembre 2012

Ode au Trophée Andros

J'adore le Trophée Andros. C'est un concept unique au monde de courses hivernales sur glace. Fait unique en France, c'est la série désignée par son sponsor principal.

Comme toutes les bons concepts, il repose sur du bon sens.
L'hiver, il ne se passe rien en sport auto. Pilotes et écuries n'ont rien à faire. En plus, certains "retraités" aimerait bien revenir sur un mini-programme. En plus, les médias autos parleront forcément de vous! Enfin, les stations de ski cherchent désespérément des animations.
Donc, vous aviez une belle fenêtre pour l'Andros.

A la fin des années 80, Max Mamers court en rallycross avec une 325ix. Son sponsor est un voisin, Philippe Gervoson, patron de Pierrot Gourmand.
Mamers a déjà le goût du show et des soirées "partenaires" en présence de people. Avec Gervoson, il va voir l'AFOR (organisateur du rallycross), afin de rendre le sport plus médiatique. On leur répond: "Vous êtes gentil, mais c'est nous les organisateurs. Continuez à faire vroum-vroum et nous, on s'occupe du reste.
A l'époque, il existe déjà la Ronde de Serre-Chevaliers et les 24 heures de Chamonix. Mamers leur propose de bâtir une compétition, sponsorisée par une autre marque de Gervoson, Andros. Et c'est ainsi que le trophée démarre, en 1990.

La première fois que j'en ai entendu parler, c'était en 1992. Ils avaient fait une grande campagne d'affichage dans tout Paris. Ca m'a donné envie de voir l'Andros en vrai. Le seul problème, c'est que je n'aime pas le ski, ni la montagne en général! Moi, je suis plutôt plage et soleil.

Plus sérieusement, l'Andros a permit à des maques comme Mega, Seat, Daewoo, Kia, Dacia ou Skoda d'émerger. Par exemple, au début des années 90, Seat est encore perçu comme un fabricant de sous-Fiat. A partir du moment où on voit Jean-Louis Schelesser et Jean-Marc Gounon avec leurs Cordoba, on les a regardé différemment. Ca a aussi été la queue de comète de la grande époque de BMW France et d'Opel France, avec Oreca et Snobeck.
Je suis sûr que demain, on verra des marques Chinoises en Andros. Imaginez une MG3 ou une Lifan 320, ça serait sympa, non?

Le seul échec de l'Andros, c'est l'internationalisation. Ca reste un truc franchouillard, comme le BTCC en Grande-Bretagne ou le DTM en Allemagne. Des trucs inexportables.
L'IRS a été un maxi-flop. Les courses au Canada, c'est marrant, mais Opel n'a rien à y faire! Et puis il faut reconnaître qu'à l'époque, les stars sont des locales. Pas sur qu'un Italien soit prêt à prendre un billet pour voir François Chauche, Bertrand Balas et Philippe Gache...

En 2013-2014, ils fêteront les 25 ans du trophée. A mon avis, ils devraient essayer de faire un "trophée classique" avec des voitures historiques.

mercredi 12 décembre 2012

Tu te fais des films!

Un spyshot! En plus, c'est une citadine... Pierre-Laurent, code rouge! Code rouge!

En fait non, c'est juste une blague classique d'ateliers: la Yaris d'un monteur est enrobée de film plastique.

D'où cette remarque d'une fille:
"Si ça m'arrivait à moi... Maintenant, je vais mettre un cutter dans ma boite à gant, pour le jour, où ils me font une blague...
- Si ta voiture est filmée, tu y accèdes comment, à ta boite à gants?
[intense moment de concentration]
- Ah oui! Je n'y avais pas pensé..."

mercredi 5 décembre 2012

Silly season et Winter series

Il y a quelques jours, je me plaignais du nombre de Grands Prix en 2012 (et il y en aura peut-être un 21e en 2013!)

Au moins, ça a un avantage: la "silly season" se réduit à peau de chagrin.
Pour le non-anglophones, la "saison idiote" est le surnom de l'intersaison. Idiote, car les journaux font du remplissage avec des rumeurs fumeuses. Et puis il y avait les rétrospectives bâclées, les interviews ineptes ("Untel visera le titre l'an prochain"), les enquêtes à la con ("Les plats préférés des pilotes de F1.")

L'autre bonne nouvelle, c'est la multiplication des séries hivernales. Ce week-end, par exemple, il y aura de la FG 1000, de l'AFR et de la Formula Pilota China! Les plus attendues, ce sont la Formula Middle East (pour voir si l'ex-Formule BMW a encore de l'intérêt) et surtout, la Toyota Racing Series.
Bien sur, comme tout, ça a des avantages et des inconvénients. Le bon point, c'est que ça permet aux pilotes de rester en forme. Pour ceux qui sortent du kart, de se familiariser avec la monoplace. Pour les pilotes ayant loupé leur saison, ça leur donne quelque chose à "vendre" à des sponsors.
Le mauvais point, c'est que ça creuse l'écart entre pilotes "riches" et pilotes "pauvres". Ensuite, il y a la question de l'apport? Qu'est-ce que ça rapporte à MRF d'organiser une série en Inde avec deux tiers d'Européens? Qu'est-ce que ça apporte à Natasha Seatter de courir en FG 1000, où il y a 5 concurrents? Mon conseil aux pilotes: allez en Toyota Racing Series ou rien!

Du reste, ce qui m'inquiète, c'est l'absence d'annonces. L'automne, c'est aussi la saison des séances d'essais, privés ou collectifs. En général, ils sont accompagnés de signatures. Là, je n'ai pas vu grand chose dans les formules de promotion. Normalement, là, le British F3 devrait faire ses choux gras de telle ou telle "rising star" signée par Carlin ou Fortec! La F4 (celle de Jonathan Palmer, pas celle en photo) se vante d'avoir vendu sa vingtaine de voitures, mais il n'a pour l'instant que 4 ou 5 pilotes! En Indycar, il n'y a même pas une rumeur de nouvelle écurie. Quant à Tristan Vautier, fraichement titré en Indy Lights, il a disparu des radars...
J'espère que tout ça se décantera en janvier.

mardi 4 décembre 2012

Ferrari F355 F1 à vendre

Une Ferrari F355 à vendre. En plus, c'est une "F1 Berlinetta", avec la boite séquentielle! Pour moi, c'est la première Ferrari V8 qui n'avait pas l'étiquette "Ferrari du pauvre". Il faut dire que Ferrari avait enfin fait un effort de marketing, notamment avec le Ferrari Challenge.

Autour, c'est pas mal aussi: Porsche Boxster et 911 cabriolet (avec hartop.)
On se croirait chez un vendeur des Champs Elysées!
Et pourtant, on est dans ma petite banlieue.

En même temps, c'était chez ce concessionnaire que j'ai vu une Clio V6 et une Maserati. Et à chaque fois, elles ne sont pas restées longtemps en vitrine...
Il faut croire qu'il y a des millionnaires par chez moi!