jeudi 27 novembre 2014

Hommage à François Guiter

Une enseigne "Elf", près de chez moi. Un moyen d'illustrer mon hommage à François Guiter. On peut d'ailleurs remercier internet, foyer de développement de la culture auto. De plus en plus de personnes se passionnent pour les personnages de l'ombre. Il suffit de comparer la pluie d'hommage à Guiter vs le relatif anonymat de la mort de Clay Regazzoni ou d'André Chardonnet.

Guiter, c'était l'homme de Elf. Autrefois, c'était un fleuron de l'industrie française ; aujourd'hui, elle évoque plutôt des magouilles. En tant que sponsor, Elf a poussé une grosse vingtaine de pilotes Français en F1, de Jean-Pierre Beltoise à Sébastien Bourdais (même s'il a franchit la dernière marche sans le pétrolier.) Mais pas que. Ancien caméraman du commandant Cousteau, il connaissait le pouvoir de l'image. Il a ainsi eu l'idée d'installer une caméra dans les stands de F1 et de tourner des films à la gloire de Elf.
Il a aussi mis en place la filière Elf. Des "volants", il y en a eu des tas, avant et après lui : volant Shell, BP, Avia-La Chatre, Marlboro cherche un pilote, ACO-Gitanes, Maxauto-Mygale... Mais il s'agissait juste de donner un chèque (et parfois une voiture.) Elf, lui, accompagnait les pilotes en FR, puis en F3, en F2/F3000, jusqu'à la F1. Avec des cours de marketing, d'anglais, du coaching, etc. Ah, la belle époque où les Français trustaient les podiums de F1... Inconvénient N°1, hors de Elf, point de salue en France. Inconvénient N°2, la Filière Elf ne fonctionnait que pour les Français. Après le sacre d'Alain Prost, tout le monde croyait qu'on était parti pour 20 ans ! La domination des Français était en marche ! Du coup, dés qu'un pilote gagnait 2, 3 courses d'Eurocup FR ou de FR, il était bombardé "nouveau Prost". Et puis, à force de se faire mâcher le travail, certains s'habituaient à ce que ça tombe tout cuit dans le bec. Moi, lorsque je me suis intéressé à la F1, les grands étaient à la retraite ; c'était le temps des petits cons. Olivier Grouillard faisant des interview à la 3e personne, Erik Comas déclarant "en 1993, ce sera Williams ou rien", Jean-Christophe Bouillon qui explique qu'il est plus fort que tout le monde et que les circuits, il les a fait en F3 et en F3000... Jean Alesi et Olivier Panis ont su redescendre sur terre. Et comme par hasard, ce sont eux qui ont fait carrière. A la fin, "Français" était synonyme de "pilote prétentieux".

Red Bull a perfectionné le système. Le limonadier recrute les meilleurs, quel que soit leur nationalité. Au moindre faux-pas, c'est licenciement par SMS. Alors que Elf était trop bon, offrant des 2e chances, des 3e chances...

lundi 24 novembre 2014

Mini-essai : Mitsubishi Outlander PHEV

Enfin, "mini-essai", façon de parler : je l'ai gardé une semaine.

En 2010, j'avais été à une présentation de la Prius hybrid plug-in, à Strasbourg. 3h d'auto-congratulation. Tout ça pour un véhicule de pré-série avec 18km d'autonomie en électrique pur. En 2011, j'étais à la présentation de l'Opel Ampera. Cette fois, on passait à 25km (dans les zones 30 autour d'Amsterdam) et c'était une voiture de série. Mais toutes les deux avait un dépouillement très monacal et je ne parle pas de la tenue de route... On était donc dans le choix exclusivement militant.

Donc, lorsque Mitsubishi parle d'un vrai SUV avec les prestations d'un SUV et 50km d'autonomie, j'ai voulu voir ça de plus près...
Extérieur
Je connaissais déjà l'Outlander, lancé à l'été 2012. Mis à part les logos "PHEV", les différences ne sautent pas aux yeux.
On dira poliment que c'est un style conservateur. Il a été taillé pour la soccer mom US et le patron de PME Chinois.

Pendant la semaine d'essai, je l'ai montré à différentes personnes. Et clairement, il y en a qui aiment son style "gros quat'quat" : il rassure par son aspect statutaire (4,65m de long; 1,8m de large), sans avoir le côté frimeur d'un Discovery 4 ou d'un X5.

Intérieur
Les Japonais sont rarement doués pour le style intérieur. Les plastiques anthracite me rappellent du VW d'il y a une dizaine d'années. Sur une échelle de la qualité perçue allant de Fiat à 10, je lui mets un 6,5. C'est un poil mieux que les Françaises, point.

Au moins, l'équipement est complet : allumage automatique des phares, des essuis-glaces, sièges réglables, climatisation bizone, toit ouvrant, sièges en cuir... On dirait la pub 208 : "Et elle a le...? - Ah oui, elle l'a !" Un bémol pour le combiné radio-GPS, visiblement conçu par la même équipe que Windows 8...
En tout cas, on est loin de l'ambiance dépouillée des Prius, Ampera et autres Insight.
Au volant
C'est bien sûr l'élément principal. On s'élance dans un silence absolu. La prise en main a eu lieu dans une Z.I. déserte, alors que la nuit est tombée et l'effet est troublant. Le chauffage fait perdre de l'autonomie, mais comme il faisait 10°... Et donc, l'autonomie réelle, par 10°, avec le chauffage est de 35km (l'été, on doit facilement dépasser les 40km.) Et lorsque le moteur thermique (un 2l essence) démarre, on l'entend à peine. Il n'y a guère qu'en mode "recharge des batteries" qu'il se fait entendre. Il propose 2 types de prise pour le recharger... Hélas, à mon boulot, les bornes sont en panne. L'autonomie totale est d'environ 500km.
Le comportement routier est moyen. Malgré 280ch (120ch en thermique + 2x60ch en électrique), il a du mal à s'élancer. Comme un Outlander "normal", il est un peu raide. Sur les enfilades, il avoue vite ses limites. La faute à 1,8t à embarquer (soit 500kg de plus que le thermique.) Son truc, c'est plutôt l'autoroute et les lignes droites.
Conclusion
Par rapport aux SUV Lexus, il y a l'avantage "plug-in", qui permet de rouler sur de petites distances sans griller une goutte d'essence.

Dans l'absolu, l'Outlander PHEV démarre à 43 900€ (ici, c'est un "Instyle" à 53 900€), alors que l'Outlander 2,2l diesel 4WD débute à 31 600€ (il y a même un 2WD à 29 800€.) Même avec le bonus 5 000€, cela représente un sacré fossé.
En résumé, l'Outlander PHEV aurait besoin de davantage d'autonomie réelle en tout électrique et un prix plus bas pour être incontournable.

La technologie progresse à pas de géants et j'ose croire qu'à la prochaine génération d'hybride plug-in, le fossé sera comblé. Exactement comme la Yaris Hybrid l'a fait chez les citadines.

dimanche 23 novembre 2014

The Jacky touch

Vous vous souvenez de la Subaru complètement stock croisée il y a quelques semaines ? Et bien, un peu plus tard, à quelques mètres de là, j'ai vu son exact opposé !

Une check-list s'impose.
Peinture criarde ? Check ! William Saurin modèle restauration collective ? Check ! Caisse surbaissée ? Check ! Rap volume à fond (et vitres baissées) ? Check ! Par contre, l'aileron est d'origine. Mais pour se rattraper, il a mis un gros totocollant du Gumball 3000 et un sticker latéral à connotation sexuelle (streetgasm.) On a un winner !

samedi 22 novembre 2014

Une LMP sur l'A86

Une vision assez incroyable : un proto (des années 90?) sur une remorque, dans les embouteillages. Aucune idée de ce que c'est. Et le fait qu'il manque les capots avant et arrière ne facilite pas la tâche. Accessoirement, à partir de 95, la mode était plutôt aux protos ouverts. L'autre truc étonnant est que la structure n'a pas l'air très costaude.

L'actu de la semaine, c'est la retraite de Tom Kristensen. Le Danois était le dernier membre actif du trio victorieux en 2000-2001-2002, avec l'Audi R8. Franck Biela et Emmanuele Pirro ayant raccroché depuis longtemps. C'était également le dernier membre actif du "canal historique" d'Audi (Stéphane Ortelli cout encore, mais plus pour le constructeur.) Au total, il a gagné 7 fois au Mans (un record) et sa 2e place cette année prouve qu'il est encore "là".
La force d'Audi, c'est d'avoir créé une vraie "famille" avec des pilotes embauchés pour le long terme. Ca a toujours été un mix de pilotes ayant déjà un palmarès en endurance et de "jeunes", formés sur le tas. Comme le faisaient Ferrari, Porsche, Ford, Matra, Peugeot (au temps de la 905), etc. A contrario, Toyota a plutôt une vision sur le court terme. Lorsque Peugeot Sport a fermé, ils ont fait la sortie de Velizy, avec des contrats pour les pilotes. Ca fait 30 ans que Toyota roule au Mans et pourtant, aucun pilote n'a vraiment d'étiquette "Toyota".
Quant à Audi, quid du remplacement de la R18 eTron Quattro ? Fin 2015, elle devrait partir à la retraite. Et ensuite ? Une "R19" ? Ou bien va-t-on voir surgir le fameux serpent de mer de la F1 ? Je n'y crois pas trop. De mémoire, les contrats des motoristes courent jusqu'à fin 2016. En théorie, ça serait idéal : la R18 part à la retraite, Audi dévermine son moteur de F1 pendant un an et en 2017, leur "power unit" est prêt pour la course. Mais Ferdinand Piech a dit 10 fois "nein" à la F1. En attendant, la TT-RS Cup va remplacer la Scirocco R-Cup. Audi veut donc étendre son implication au-delà du DTM et de l'endurance...
A propos de motoristes, ça me fait penser au projet de Cosworth, en Indycar. Leur moteur aurait du être badgé Ford ou Alfa Romeo. Mais aucun des deux constructeurs n'a sauté le pas. C'est dommage car l'Indycar aurait bien voulu un 3e motoriste...

mardi 18 novembre 2014

404 Cab'

Encore une voiture "vue dans les bouchons". En l'occurrence, une 404 cabriolet.
Evidemment, lorsque j'allais l'immortaliser, ça s'est libéré devant elle. Et clic, une photo floue !

La saison des prix est de retour. Prix décerné par des magazines, par des assureurs, par des équipementiers, par des associations... Peugeot n'est pas forcément celui qui en reçoit le plus. Par contre, à chaque prix, il s'offre un communiqué de presse ! "La Peugeot 308, élue voiture de l'année par une association de consommateurs Moldave". Audi, c'est plutôt le spécialiste des prix sans lien avec l'automobile. Par exemple : "Audi reçoit le prix de la sensation de plénitude par l'université de Francfort-sur-l'Oder." Les autres choisissent de communiquer localement. En tout cas, dans l'écrasante majorité des cas, on s'en bat l'œil.
Au milieu de ce flot, la voiture de l'année (alias "COTY") est un peu paumée. De toutes façons, j'ai l'impression que le jury abuse des substances illicites. Parmi toutes les voitures sorties en 2013, qui va choisir la 308 ? Et parmi les précédents lauréats, il y a la Nissan Leaf et l'Opel Ampera ! J'ai plutôt l'impression qu'ils veulent davantage soutenir une tendance (l'électrique, le "back in the race" de Peugeot...) que de dire vraiment, voici LA meilleure voiture vendue en Europe. Mais c'est un peu comme le Goncourt. Il y a tellement de prix littéraires que ce n'est plus un label incontournable.

lundi 17 novembre 2014

Nissan 350Z, mon trente-sixième essai

Ainsi, il y a quelques semaines, j'ai pu tester la 350Z. 5 jours et 400km de sourire jusqu'aux oreilles ! Avec en cadeau bonus, la sortie chez Gégène !

Dans ce genre de cas, au moment où l'on me donne les clefs, j'ai toute une série de flashs. Je me revois, tout petit, faisant "vroom-vroom" avec mes Majorette (parmi lesquelles une 240Z blanche.) Plus tard, quand j'ai eu ma chambre, je l'ai tapissée de posters de voitures. Puis il y a eu les jeux vidéos. Jouer à Out Run ou à Chase H.Q. sur ma Sega, juste pour s'imaginer être au volant d'une GT... Et les salons... Se faufiler entre les adultes, avec le Pentax de mon père, puis chercher un cadre, entre le cordon et le vigile... Si la photo était bonne, elle allait être punaisée sur les murs de ma chambre... Et j'en aurais, des anecdotes à raconter. Des fois où, étant adolescent, j'ai touché du bout des doigts des grosses cylindrées...
Et un jour, non seulement j'ai le droit d'enjamber le cordon et de m'installer à bord, mais en prime, j'ai le droit de faire un tour avec la voiture ! Des belles voitures, j'en ai essayé quelques unes. Mais à chaque fois, j'ai mon "moi à 14 ans" qui ressort et n'en croit pas ses yeux. Tant que le p'tit gars est là, c'est bon signe ! Le jour où je monterai dans un bolide en tirant la gueule, ça sera plus la peine de tester ce genre de voitures...

Est-ce que c'est une voiture formidable ? Oui, bien sûr. C'est Fast&Furious 25, c'est Gran Turismo 40. Jann Mardenborough et Lucas Ordonez, je les prends quand ils veulent !
Ce qui est génial avec les Fairlady Z, c'est qu'elles sont faciles à vivre. Des voitures vraiment polyvalentes, qu'un type sans expérience pourrait conduire. On peut faire ses courses avec. On peut faire un créneau avec. On peut passer un dos d'âne avec. Et surtout, on peut accélérer sans avoir peur que l'arrière ne passe devant... En conditions normales, on est loin des limites. C'est son avantage et son inconvénient.
Sinon, je n'avais jamais vu de 350Z rouge. Elles sont plutôt noires, blanches, grises ou jaunes. Si vous voulez être incognito, c'est loupé ! Au moins, quand on te voit débouler dans le rétro, on comprend qu'il vaut mieux se ranger...

dimanche 16 novembre 2014

M le Moggie

Un Mercedes Unimog (alias "Moggie".) Apparemment, il sert de labo mobile pour le génie civil. D'où le shelter et les grosses roues.
Quel look ! Vous le repeignez couleur sable et il est bon pour Mad Max IV !

Unimog est l'acronyme de "Engin Universel Motorisé". C'est le fruit de l'après-guerre, lorsque tout manquait. Mercedes a plus tard repris le projet.
T.P., lutte contre les incendies, défense, agriculture, protection des forêts, déneigement, entretien des espaces, inspection des voies ferrées... Il en rend des services, le Moggie ! C'est un vrai couteau suisse. Les possibilités de déclinaison sont plutôt illimitées. Et pour lui, pas de retraite à 60 ans !

mercredi 12 novembre 2014

Chez Gégène, le bonus


On en voit, de belles voitures, à La Concorde, un dimanche matin ! Sans compter la petite troupe de Matching Numbers...

Prenez cette Ferrari (330 ? 365 ?), elle n'a fait que passer.
Idem pour cette Rolls-Royce Silver Cloud MK II. Vu sa peinture noie, ça m'étonnerait qu'elle serve pour les mariages...

On a aussi vu une BMW CS et une TR3.

mardi 11 novembre 2014

Chez Gégène

Une petite sortie avec Matching Numbers. Une balade dans l'est parisien, de la Concorde à Chez Gégène. Le thème, c'était les GT récentes. Il y avait des Ferrari, des Posche, une Maserati, une Lotus... Et ma Nissan 350Z, prêtée par le constructeur pour l'occasion.

J'avais l'impression d'être dans un autre monde. Un monde où il n'y a que des bagnoles de plus de 200ch et 30000€. Un coffre de 550 Maranello a servi de table de buffet ! A place de la Concorde, un attroupement s'est formé. Les Ferrari étaient les plus photographiées. Mais "ma" 350Z avait son petit succès. D'ordinaire, j'aurais été parmi les badauds. Mais cette fois, j'étais de l'autre côté de la barrière. Ca m'a fait bizarre.
Et donc, ensuite, on a roulé calmement direction de chez Gégène, une guinguette du 94. Une petite sortie sympa, sans prétention.

D'ordinaire, quand on pense à un propriétaire de Posche 911 ou de Ferrari, on s'imagine un vieux machin qui tient à peine debout et qui sort avec une fille de la moitié de son âge.
Mais là, les gens étaient... Normaux. Des gens comme vous et moi, ni âgés, ni frimeurs, mais qui possèdent des GT. Comme quoi, les clichés...

lundi 10 novembre 2014

Alfa d'octobre

Une Alfa dite "coupé Bertone" (une GTV 2000 ?) qui déboule dans les rues de Nogent sur Marne. Le genre d'apparition sympa, lors d'une de ces dernières journées ensoleillées de l'année.

L'actualité d'Alfa, c'est... Pas grand chose. Pas de spyshots. Pas vraiment de news. Sur Le Blog Auto, la page 1 (12 articles) remonte à juillet et dans le lot, il y a des rumeurs et de l'historique. Même les "sujets du bout du monde" sont rares ! Et c'est pas faute de les chercher...
Donc pas grand chose à dire. A part, se repasser le film des années 50, 60, voir 70 et 80, lorsque que Alfa était le roi de l'access premium européen. Ou se moquer des fan-boys qui jurent que l'an prochain, Alfa va revenir et les Allemands peuvent trembler ! Moi, Fiat-Alfa, ça me rappelle furieusement le MG-Rover époque Phoenix Four. Heureusement qu'ils ont Chrysler et que Fiat a le marché Brésilien...

jeudi 6 novembre 2014

Itasha

J'ai vu plusieurs fois cette Honda Integra près de chez moi. Mais loi de Murphy oblige, je n'avais pas d'appareil-photo à ce moment-là. Cette fois-ci, j'étais équipé quand elle est passé !

La particularité, c'est bien sur les filles façon manga sur les flancs. Ce style de décoration s'appelle Itasha et ça nous vient du Japon. C'est un peu la version kawai du nose art. Au début, c'était réservé aux rencontres de tuning, puis aux courses de club. Maintenant, la mode se répand dans le Super GT et en monoplace. Mais toujours au Japon.

Là, c'est la première voiture ainsi parée que j'ai vu en vrai.

mercredi 5 novembre 2014

Impression d'Impreza

Une Subaru Impreza d'origine. Jantes d'origine, pot d'origine et peinture d'origine. C'est tellement rare, de nos jours !

La voiture de l'unique titre de Colin McRae, en 1995. 19 ans déjà... Le WRC avait une autre gueule : Colin McRae, Carlos Sainz, Juha Kankkunen, Didier Auriol, François Delecour, Tommi Makinen, Armin Schwartz et une ou deux fois par an, Ari Vatanen... Les voitures ? Outre l'Impreza, il y avait les Lancer Evo, les Escort RS, les Celica GT4... Les terrains de jeu ? Le Safari, l'Acropole, les 1000 lacs, le RAC. Pas de super rallye : tu te plantes, t'es chocolat ! Le seul grief, c'était les parcours en trèfle.

Sébastien Loeb a tué le rallye comme Michael Schumacher a tué la F1. Il a d'abord décimé les dinosaures, les Colin McRae, Carlos Sainz, Petter Sollberg, Marcus Gronholm... Puis il s'en est pris aux jeunes loups, les François Duval, Dani Sola, Mirko Hirvonen, Gigi Galli... Alors champion, tu te prends pour un grand ? Seb, c'est plus fort que toi ! La grosse différence, c'est Schumacher a fini par se faire battre par Fernando Alonso. Alors que Loeb n'a été battu par personne, à la régulière. Même blessé, il remporte un titre ! S'il n'avait pas pris sa retraite, il donnerait des cours de pilotage à Sébastien Ogier ! Du coup, il a laissé un champ de ruine. La guéguerre WRC-IRC n'a pas aidé. Et j'ai l'impression qu'au niveau national, les championnats ne passionnent plus. C'est vrai qu'il n'y a plus de constructeurs engagés, même de manière semi-officielle. Alors qu'il y a 19 ans, c'était Peugeot vs Renault.
Je me demande où en sera le WRC dans 10 ans. Parti comme c'est, il deviendra le championnat d'Europe de courses de cote.

mardi 4 novembre 2014

Mondial 2014 : 32. Rideau

Et voilà, après une quinzaine d'articles pour Le Blog Auto, une trentaine de photos sur ce blog et une vingtaine de clichés sur Facebook, j'ai enfin vidé ma besace !

Que retenir du Mondial 2014 ? Voici ce que j'ai noté :
1) a) En 2008 (mon premier Mondial en "pro"), les constructeurs nous disaient : "Regardez, on a pris notre plus petit modèle, on lui a mis un diesel de tondeuse à gazon et des roulettes de caddie, on a viré l'insonorisant, retiré tous les équipements et on arrive à... 120g, wahou !" Depuis, il y a eu des aciers plus légers, la généralisations des sport&start et du KERS, des travaux sur l'aérodynamisme. Maintenant, ils arrivent presque sans problème à 80g, sans hybridation.
b) A contrario, les électriques rasent les murs. Désormais, les constructeurs en vendent. Mais elles restent les "voitures qu'on recommande à son voisin". Les ventes sont à des années-lumière des prévisions.
2) a) La grande forme du premium. Dopé par les marchés émergents, Audi, BMW et Mercedes roulent des mécaniques. JLR veut se joindre à la danse.
b) L'autre grand gagnant du "GOM", c'est Kia-Hyundai. Le constructeur coréen a de l'appétit et ça se sent.
c) A contrario, les généralistes européens sont en plein désarroi. Ils n'ont plus de pré-carré et de clientèle captive. Leurs ventes se concentrent sur le A et le B. Fiat, ancien champion d'Europe, s'est planqué dans un coin avec Jeep, Abarth, Lancia et Alfa. J'ai discuté avec des visiteurs qui n'avaient même pas trouvé leur stand !
d) L'invasion chinoise et indienne n'aura pas lieu. De nouveaux, les Chinois brillent par leur absence. Great Wall et Lifan ne vont pas plus loin que la Russie. Qoros a disparu des radars. MG n'a toujours pas traversé la Manche. Quant à Byd, il se contente de ventes confidentielles auprès des flottes.
3) a) Toujours plus petit, toujours moins de nouveautés ! Les Opel Karl, Mazda2, Ford Ka, Aston Lagonda, SUV DS et cie ont brillé par leur absence. Moins de concept-cars inédits, aussi. Le Mondial de Paris n'est plus aussi incontournable qu'avant.
b) Les artisans sont bien rares aussi. Seuls PGO et Aston Martin ont représenté les "petits". Lotus (présent en 2010), McLaren (présent en 2012), Caterham, Ginetta, Morgan, etc. ne sont pas là. C'est tout un pan de l'industrie automobile qui n'est pas représenté.
c) Crise oblige, il n'y avait quasiment pas d'essais. Terminé, le temps où les généralistes emmenaient les visiteurs dans une annexe avec champagne et petits fours. Terminé le temps où ils distribuaient des autocollants et des posters par pelletés !
c) Au moins, maintenant, il y a une vraie offre en restauration. Avant, c'était dégueulasse et hors de prix. Avec Red, c'est toujours hors de prix, mais au moins, c'est bon !
d) Désormais, c'est de plus en plus dur d'avoir un badge presse. Mais ils devraient encore filtrer davantage. Marre des kilikool qui viennent le 1er jour juste pour faire des selfies. Et c'est pas cool d'avoir sacrifié la moitié de la salle de presse pour un sous-Brioche dorée (avec croissants à 10€ et jus d'orange à 5€ les 10cl.)

lundi 3 novembre 2014

Mondial 2014 : 31. Audi TT Sportback Concept

L'Audi TT Sportback Concept. Je n'avais pas de photos nettes lors de la présentation VW, alors j'y suis retourné.

Une TT façon coupé 4 portes ? L'idée est de transformer "TT" en marque. Outre le coupé et le roadster, Audi réfléchit à un SUV (vu à Pékin sous forme de concept) et donc, à un coupé 4 portes. A quand le TT Avant ? Ou le monospace TT ?
C'est toujours pareil : les Chinois, les Indiens et d'autres aiment la TT. Mais ils n'aiment pas les coupés (parce qu'il faut une voiture avec de la place derrière pour y mettre ses parents.) Donc, on leur fait une TT rallongée ! Ils aiment les SUV ? Alors TT SUV ! L'avantage des plateformes modulaires VW, c'est qu'on peut (presque) tout faire avec.
Plus généralement, Audi, BMW et Mercedes en sont à multiplier les modèles. J'ai l'impression que c'est un concours de celui qui pisse le plus loin : "Tu vas sortir 3 modèles ? Attend, moi, je vais en sortir 4 ! Nananère !" Ou qu'ils n'ont aucune idée de ce que leurs clients veulent (donc on arrose et le client fait son marché.) Le risque évident, c'est la dispersion. Une nouveauté, ça doit avoir un vrai lancement, avec un vrai accompagnement. Or, si tous les 3 mois, vous lancez un truc, vous n'avez pas le temps de faire une vraie communication. Et je ne parle même pas des risques de cannibalisation en interne. Ou des vendeurs, complètement perdus. A chaque nouveauté, on leur file une "bible" de plusieurs centaines de pages (motorisations, équipements, options, aspects à souligner, avantage sur la concurrence...) Qui serait capable de mémoriser toutes les "bibles" de la trentaine de modèles de Mercedes ?

Mondial 2014 : 30. Mazda 3 Trophée Andros

...Et j'y suis retourné une 3e fois. Cette fois, j'étais simple visiteur, pendant les journées "public". Il y avait quelques voitures en plus, dont cette Mazda 3 "Trophée Andros". Pour 2014-2015, Mazda change tout. Le plus visible, c'est le changement de pilotes. Ciao Olivier Panis, bonjour Jean-Philippe Dayraut.

J'aime bien l'Andros. Un championnat pro, qui mêle des pilotes venus d'horizons diverses, des paddocks vraiment ouverts au public, une ambiance bon enfant... Ce qui est dommage, c'est qu'une fois de plus, Mazda est l'unique constructeur présent. Vu qu'en plus, ils ont désormais Dayraut... C'est ce qu'on appelle des forces disproportionnées.
En même temps, on peut inverser le problème. Qu'est-ce qu'ils foutent, les autres constructeurs ? Et les jeunes pilotes, pourquoi ils se cantonnent à l'Andros Electric ? C'est dommage de revoir les mêmes pilotes d'une année sur l'autre. Je rêverais de voir Tom Dillmann, Esteban Ocon, Nathanaël Berthon ou Pierre Gasly en Andros. Pourquoi est-ce qu'on n'a pas au moins un Sébastien Ogier, un Romain Grosjean, un Charles Pic ou un Jean-Eric Vergne qui s'offrirait au moins une petite apparition ? 3 mots au micro, quelques photos et une séance de dédicace. Ca ne demande pas de gros efforts, mais ça ferait du bien à leur popularité. Aux USA, entre 2 courses, les pilotes sont en tournée permanente. En Europe, quand un pilote fait 3 "events" dans l'année, c'est le bout du monde. Et les comptes Instagram, Twitter ou Facebook, c'est quelque chose, aux USA ! C'est pas juste une question de F1 aseptisée. C'est aussi une histoire de pilotes guindés qui vivent dans une bulle. Qu'ils ne se plaignent pas ensuite qu'ils ont du mal à trouver des sponsors parce que leur "marque" ne fait pas vendre... En tout cas, je suis sûr que Max Mamers serait prêt à leur payer le billet de train et l'hôtel...

dimanche 2 novembre 2014

Mondial 2014 : 29. l'automobile et la mode

Ce matin-là, j'ai croisé la Smart "by Jeremy [Scott]" sur le périphérique. Elle s'est promenée sans protections. Une vue très étonnante.
C'est presque une tradition. Le 2e jour, au soir, une fois que j'ai fini mes photos, je vais au hall des anciennes. C'est toujours un moment de calme : pas de foule, pas de bruit, lumière tamisée... Même quand on y va à 13h, on a l'impression qu'il est 22h !

Cette année, le thème est "l'automobile et la mode". Ce qui m'a dérangé, c'est que c'était du style "choux et carottes". Il y avait aussi bien des voitures de grande série, des modèles plus rares, des concept-cars et des voitures relookées par des couturiers (comme la Smart by Jeremy.) J'ai eu l'impression qu'ils ont fait du porte-à-porte jusqu'à ce qu'ils remplissent leur hall.

Gabriel Voisin, son truc, c'était plutôt l'architecture et l'aviation. Pas la mode. Mais pourquoi se priver du plaisir de cette magnifique Aerosport ?
Alfa Romeo Carabo, Maserati Boomerang et Mercedes C111. Un beau trio, bien représentatif du futurisme pré-crise du pétrole. On s'imaginait que l'avenir, ce serait de glisser au ras du sol (cf. la Pininfarina Modulo, encore plus radicale) dans un vaisseau spatial aux couleurs acidulées... Maintenant, l'horizon, c'est de rouler à 30 à l'heure dans une golfette électrique, pilotée par ordinateur. Traitez moi de ringard ou de réac, mais j'échange volontiers toutes les Autolib du monde pour une Carabo (que j'ai au 1/43e, d'ailleurs.)
Une Matra Bagheera S Courrèges. L'un des rares modèles qui fasse le lien entre voitures et mode... J'adore les Matra. Plus généralement, comme vous avez pu vous en rendre compte, j'aime l'audace et la créativité. Et si, en plus, c'est du made in France... Matra, c'était tout ça. Hélas, elles étaient desservies par des moteurs sans charme.

De mémoire, il y a aussi eu des Suzuki Vitara Courrèges. Mais c'était à un moment où les Courrèges étaient en bagarre avec les différents propriétaires de la marque éponyme. Donc pas sûr que ce Vitara soit un vrai Courrèges...
Une Volvo 240 rhabillée par Hermès. Gros plan sur le téléphone "portable" sauce 80s.

En matière d'industrie et de mode, la France n'a pas su prendre le virage des années 80. Ca a été un pays de donneurs de leçons et de champions nationaux. Les Daniel Hechter, Pierre Cardin, Cacharel, Marité François Girbaud, etc. ont regardé avec dédain l'Amérique et l'Asie. Pas question de s'adapter aux goûts des nouveaux riches ! Pas question de poser leur griffe sur des parfums ou des baskets ! Les Gianni Versace, Dolce & Gabana et autres Giorgio Armani ont eu moins de scrupules. Ils ont fait ce que ces nouveaux marchés attendaient d'eux.Et ils ont été récompensés.
Ah, la Peugeot 205 GTI... La voiture du jeune cadre des années 80. C'était le début des écoles de commerce. Terminé, le VRP de papa ou le vendeur/livreur. Place aux petits jeunes qui explosent les objectifs !

La communication de la 205 GTI était quand même ultra-viriliste. T'as le fric, t'as la bagnole, donc t'auras la nana. Aujourd'hui, à peine le temps de coller l'affiche que les 3 militantes d'Osez le féminisme toqueraient à la porte de Carlos Tavares !

samedi 1 novembre 2014

Mondial 2014 : 28. Lamborghini Asterion

Sans doute l'une des voitures les plus photographiées du Mondial : la Lamborghini Asterion. Dans la fameuse légende de Thésée et du minotaure, c'était le nom du monstre. Un hybride d'homme (en l'occurrence, le roi Minos) et de taureau.

Cet Asterion de 2014 est un hybride électrique-thermique. Pour l'avoir entendu tourner, c'est impression. Par contre, l'allure générale est plus quelconque. Lambo nous avait habitué à plus d'originalité.
 En bonus, une autre photo de Stefan Winkelmann, en pleine conversation téléphonique devant le hall 4.