jeudi 26 mars 2015

Voiture et mode

Je suis comme ça. J'ai mon "radar à voitures" en permanence. Vous m'emmenez au musée de la mode ? Mon radar trouve tout de suite une photo avec une voiture en arrière plan ! (NDLA : on n'était pas censé faire de photos ; donc elle est prise à la volée...)

Dans les années 40-50, c'était les séances photos en studio, façon photomaton. J'imagine que les appareils de l'époque n'aimaient pas trop la lumière naturelle.
Là, pour cet ensemble d'Elsa Schiaparelli, ils sont descendus dans Paris et le mannequin a posé avec la première belle voiture venue. En l'occurrence, une Simca Sport.

Aujourd'hui, même des étudiants auraient davantage de moyens pour mettre en valeur leur collection... A l'époque, il y avait bien sûr déjà des fabricants de cosmétique, des couturiers, des malletiers, des bijoutiers, etc. Mais c'était des PME. La beauté, c'était d'abord un truc d'aristocrates. Puis, par mimétisme, les bourgeoises s'y sont mises. Les ouvrières et les paysannes étaient dans un monde plus unisexe, plus austère. Au mieux, elles décoraient leurs vêtements avec des rubans et elles achetaient des crèmes en pot de 1l.
Avec les Trente Glorieuses, le modèle bourgeois de la femme au foyer est devenu désuet. Logiquement, tout le secteur de la mode féminine aurait du s'effondrer, comme, pour les hommes, les fabricants de bijoux et de chapeaux. Certes, les femmes de la nouvelle classe moyenne ont voulu s'habiller comme des bourgeoises. De même qu'aujourd'hui, les femmes des classes moyennes des BRIC veulent imiter les occidentales. Mais surtout, la mode féminine a trouvé un ressort imparable : l'insécurité. Les messages sont souvent violents : "Ma pauvre ! Qu'est-ce que t'es moche ! T'es ridé, tu n'as pas de seins et t'as un gros cul ! Ton mari va se barrer avec une jeunette et il aura raison ! Bon, on veut bien t'aider à ressembler à quelque chose, façon Pretty Woman. Mais ça va te couter un max !" Et ça marche ! Les L'Oréal, LVMH, Chanel, etc. sont devenues des industries prospères. Les feuilles de choux pour ménagères se sont métamorphosés en business qui font et défont les modes.
J'ai connu quelques filles qui ne se maquillaient pas. Mais j'ai surtout connu des filles qui avaient de vraies annexes de Séphora dans la salle de bain ! Alors que chez les hommes, c'est juste shampooing, après-rasage, déo et à la limite, une crème au Q10. D'ailleurs, les pubs de cosmétiques pour mecs ciblent leurs femmes : "Salut, c'est Hugh Laurie, alias Dr House. Tu veux que ton mari me ressemble ? Alors paye lui une crème revitalisante L'Oréal !" Sinon, pour les hommes, il faut flatter leurs égos : "Wahou, tu ressembles à Steve McQueen ! T'as le même regard ! Tu sais ce qui te faudrait ? Un cuir Gulf à 2000€. Là, tu serais son sosie !" La seule exception, ce sont les pubs pour les primes à la casse. A chaque fois, on montre des ringards, seuls et un peu cons. Si tu veux pas être un nerd, tu dois changer de bagnole !

mardi 24 mars 2015

A week-end of champions

Ca faisait bien longtemps que j'avais pas vu un film à St Michel. Une quinzaine d'années. Comme presque tous les étudiants, j'avais pas mal de temps libres. Les "soirées aquarium", très peu pour moi ! Alors, j'allais au cinéma avec des amis. Et bien sûr, comme tous les étudiants, j'aimais plutôt les films "indépendants". Donc, c'était sur St Michel-Odéon. MK2 n'avait pas encore investi les rives du canal St Martin ou la Bibliothèque François Mitterrand...

J'ai repensé à ça lorsque Matching Numbers m'a invité pour sa toute première séance mensuelle. Ils projetaient Week-end of a champion de Roman Polanski. Voir le Grand Prix de Monaco 1971 à l'écran, c'est toujours intéressant. Mais j'avais un peu peur que ce soit trop académique, trop daté ou qu'en voulant le rendre "accessible", ils tombent dans le "la F1 pour les nuls". Que nenni ! J'étais agréablement surpris. C'était 1h à suivre pas à pas Jackie Stewart dans un espèce de "Jour de fête à Monaco". Je le recommande chaudement aux fans de voitures.

lundi 16 mars 2015

Škoda, Frits et les centres commerciaux

L'autre jour, j'avais 2h à tuer dans un centre commercial de banlieue. C'est bizarre, j'ai l'impression qu'ils se ressemblent tous. Les mêmes magasins, la même disposition... Au rez-de-chaussée, les meubles, la décoration et la restauration. Au 1er, les fringues. D'un seul coup, je crois lire "Škoda" sur une enseigne. Je me suis dit "je suis tellement branché bagnoles que je crois voir des marques partout !" Et non, c'était bel et bien un showroom Škoda. Il appartient à Zanetti, concessionnaire VAG du 94.

Vendre des voitures dans des supermarchés ou des centres commerciaux, c'est une vieille lune. On en parlait déjà dans les années 80, lorsque les supermarchés sont devenus des hypermarchés et qu'ils avaient un appétit sans limite. Ici, on a un showroom qui dépend d'un concessionnaire. Le rêve, ça serait d'avoir juste le showroom.
Petite parenthèses sérieuse. Les constructeurs sont très exigeant envers leurs points de vente. Les succursales sont leur propriété. Les concessionnaires sont des franchisés indépendants, comme un McDo. Le concédant (la marque) leur impose une surface minimum, un stock minimum, une décoration refaite régulièrement, un espace de réparation... Il a des objectifs de ventes et parfois, des minima de taux de satisfaction. Enfin, il a interdiction de vendre des véhicules neufs d'une marque directement concurrente. Bien sûr, ça vaut pour les généralistes européens. Les marques ayant des volumes plus faibles imposent moins de contraintes. Elles peuvent se contenter d'un "espace dédié" sur un site vendant une autre marque. Mais quoi qu'il arrive, le concessionnaire dispose d'une exclusivité sur un territoire géographique donné.
Certains constructeurs voudraient davantage de points. Comme un concessionnaire a besoin de surface, ils sont chassés des villes. Les voilà dans des banlieues lointaines, voir des ZI. S'installer dans des centres commerciaux, c'est un moyen de se rapprocher des clients. La directive Bolkenstein (qui ne parlait pas que de plombiers polonais) permettrait théoriquement d'ouvrir des concessionnaires dans des supermarchés (et de vendre des voitures neuves sur internet.) Au nom de la libre concurrence, l'ami Frits remet en cause la notion d'exclusivité géographique... Sauf qu'on imagine la réaction des concessionnaires : "Attendez ! Lui, il a droit de vendre des X entre un Starbucks et un Nature & découvertes ? Pourquoi est-ce que moi, je dois me coltiner 1000m² de showroom et 500m² de garage ? Moi aussi, je vais m'installer dans un placard à balais. Ca va me couter moins cher en coûts fixes ! Ca vous fait rire ? Et si je prenais une autre enseigne ? Au hasard, votre concurrent Y..." Parce que le 2e effet Kiss Cool de Frits Bolkenstein, c'est la possibilité de faire des concessionnaires multimarques. On pourrait, en un seul endroit, passer commande de véhicules de différentes marques. Ce serait le cauchemar des généralistes.
Du coup, concédant et concessionnaires se sont mis d'accord sur un statu quo. On a fait comme si la "directive services" bruxelloise n'avait jamais existé.

vendredi 13 mars 2015

911 du Louvre

Une 911 aperçue près du Louvre.

C'est marrant comme les goûts changent. Etant né en 1978, pour moi, seules les 911 post-1974 (avec gros boucliers avant) avaient droit de citer. Les pré-1974 avaient l'air vieilles à mes yeux. En plus, je préférais les voitures sans appendices. Au point d'arracher le gros aileron arrière de ma 911 Bburago (NDLA : de toutes façon, il était complètement anachronique.) Ensuite, je trouvais chaque nouvelle génération plus belle que la précédente.

Maintenant, je trouve que les pré-1974 très belles. C'est désormais une voiture de collection. A contrario, la 964 a mal vieilli. Une tentative maladroite d'arrondir les angles d'une vieille voiture. Et je trouve que les 993 et 996 font "voiture d'occasion". C'est genre : "J'ai la crise de la cinquantaine, je veux faire "vrop-vrop" en 911. Mais comme j'ai un budget limité, je me suis acheté une voiture qui a plus de 10 ans." C'est généralement vendu avec le gros flacon de Pento color (ou la casquette si le déboisement est trop avancé), les Ray-Ban Aviator "Vintimille" et le dédain général parce que MOI, je roule en Porsche... Et généralement, on les voit en train de pleurer, le jour où ils ont un accident, parce qu'ils n'ont pas les moyens de se payer une aile neuve.

mercredi 11 mars 2015

Rétromobile 2015 : 22. Porsche 917

J'aurais de quoi aller facilement jusqu'à 50 ! Mais je préfère m'arrêter à ce 22e et dernier post.

Sur un stand pas encore en place, il y avait cette 917 "longue queue". La moins titrée de toutes. Dire qu'à son volant, les pilotes dépassaient les 300 dans les Hunaudières... Puis il y a eu le spider can-am avec son moteur turbo avec puissance à 4 chiffres... J'aimerais bien monter comme simple passager. Ca doit être terrifiant.

Rétromobile 2015 : 21. Quelques Alpine

Ca fait un mois que Rétromobile a fermé ses portes. Donc, je vais tâcher de m'activer...

Cette année, j'ai croisé quelques Alpine. J'ai l'impression qu'avec le retour annoncé de la marque, l'intérêt pour les Dieppoises est en hausse. Va-t-il aussi concerner les A310/V6/A610 ?
En attendant, les A110 sont incontournables. Un peu trop à mon gout. Alpine a existé avant et après l'A110. C'est dommage, ça serait comme réduire la Mini aux Cooper S du rallye Monte-Carlo.
Renault exposait 3 Alpine. On commence par la toute première, l'A106. Ou plutôt, le "coach Tour de France" (sa dénomination officielle.)
D'après la légende, Jean Rédélé, jeune agent Renault de Dieppe, s'était mis au rallye pour faire parler de lui (donc de sa concession.) Puis il s'est pris au jeu... En 1954, il commandita un coupé sur base 4cv. Un Américain a failli la produire, sous le nom de Marquis. L'année suivante, il présenta l'Alpine [A106]. J'imagine qu'il a du penser que comme la Marquis (et toutes les "spéciales") de l'époque, il en fera 2 ou 3, puis qu'on entendrait plus jamais parler de lui. Comment aurait-il pu croire que l'aventure durerait 40 ans ? Ses proches l'aurait pris pour un fou !
Même si Alpine est très franchouillard, il y a eu des Alpine produites à l'étranger. La preuve avec cette Willys Interlagos (dérivée de l'A108 et non de l'A110.) Une de ces voitures exotiques comme je les aime...

Renault Brasil l'avait déjà exposée au Salon de Sao Paulo 2012.
La troisième, c'est la Vision GT pour Gran Turismo. Mis à part un arrière façon coléoptère, elle n'est guère plus originale que les autres Vision GT...

Je ne comprends pas pourquoi c'est une conduite à gauche.
Comme on a tendance à réduire Alpine à l'A110, on oublie que la marque à aussi connu la piste (et pas qu'un peu...) La preuve avec cette A441 chez Chapal. Elle a été piloté par un duo féminin aux 24 heures du Mans 1975 : Marie-Claude Beaumont et Lella Lombardi. Sauf erreur, elles étaient les premières femmes pilotes "usine" au Mans depuis la guerre.

Faudrait faire quelque chose pour les 40 ans de cette opération... Allez, Philippe Sinault, file une Alpine-Signatech à Naomi Schiff, Alice Powell et Beitske Visser ! Après tout, elles sont toutes les 3 issues des formules de promotion de Renault Sport.

mardi 10 mars 2015

Rétromobile 2015 : 20. Jaguar XJ-S

J'ai l'impression que la Jaguar XJ-S sort enfin du purgatoire. On lui a reproché d'avoir remplacé la Type E, sans en avoir le charisme ou l'ambition. Et accessoirement, de représenter le pire de British Leyland. Mais la XJ-S, c'était aussi un gros V12, des victoires en BTCC et en ETCC, le début des "R"... Certes, sa ligne n'avait pas le côté atemporel des XK et des Type E. Mais, franchement, est-ce que vous lui donneriez 40 ans ? Est-ce qu'elle a l'air d'être contemporaine de la Peugeot 305, de la Ford Fiesta 1 ou de la Chrysler Cordoba ?

Allez, peut-être que dans 25 ans, on aura absout la X-Type...

Rétromobile 2015 : 19. DB et Alexis Vastine

L'Amicale DB exposait une monoplace de construction récente. Je mets sa photo juste pour illustrer, parce qu'elle a roulé à Montlhéry.

C'était il y a pas mal de temps. Un de ces samedi après-midi qui trainait en longueur. Au hasard du zapping, je suis tombé sur un documentaire de L'équipe TV. Ils suivaient au quotidien le Paris United, une équipe de boxe. Je ne connaissais rien à la boxe, mais j'ai vu (et apprécié) des documentaires similaires, tournés par la chaine et consacré au club de foot du Blanc-Mesnil et à une équipe de rugby au fin fond du pays Basque. On suivait pas à pas les boxeurs, de l'entrainement aux combats, jusqu'à la finale à Guizhou (fief d'une fameuse équipe chinoise de rallye.) C'était pas un club d'intello... Ces boxeurs n'avaient pas l'air méchant, ils étaient juste un peu simplets. Un poids-lourd mettait un point d'honneur à ne surtout pas écouter les conseils de son coach. Il frappait, sans aucune stratégie. Un autre, indiscipliné, venait d'être sanctionné par son coach. Il l'a convaincu de lui donner une 2e chance. Il devait arriver à 9h... Et il s'est pointé à 11h30. Un autre devait perdre du poids. Problème : il adorait le coca. Le coach lui a fait comprendre qu'il devait arrêter le coca, alors le boxeur ne buvait plus que du jus de pomme. Bref, c'était du facepalm en permanence. Dans le 1er épisode, on suivait un 4e boxeur. Un beau gosse qui sortait avec une basketteuse. Dans le civil, il était militaire. On le suivait à sa base du 121e régiment du train. Mon sang n'a fait qu'un tour : le virage des Biscornes ! Cette boucle en "d", à l'extrême pointe de l'ancien routier de Montlhéry, est aujourd'hui un lieu d'apprentissage de la conduite. Je la reconnaissais d'autant mieux que j'étais en négociation pour y faire des essais avec Le Blog Auto (ça s'est arrêté quand ils ont évoqué le prix de l'assurance...) Ce boxeur-militaire savait-il où il était ? Forcément, j'ai regardé jusqu'au bout, espérant revoir apparaitre les Biscornes... Hélas, ensuite, il s'est blessé. Il a donc quitté l'équipe et les caméras ne le suivaient plus.
Puis, ce matin, sur internet, j'ai entendu parler des 3 athlètes tués lors d'un tournage de TV-réalité. Dans les 3 photos des victimes, je reconnais "mon" boxeur-militaire de Montlhéry. En fait, c'était Alexis Vastine, médaillé depuis aux J.O. de Pékin et de Londres. Sauf erreur, il n'a jamais rien piloté. Google Images ne m'a sorti qu'une photo (pour des fringues ?) où il posait avec une Mustang. Mais pour moi, il restera lié à l'autodrome de Montlhéry.

lundi 9 mars 2015

Rétromobile 2015 : 18. Jean-Albert Grégoire

Jean-Albert Grégoire a fait parti de ces génies solitaires du XXe siècle. Ce qui est triste, c'est qu'on l'a quasiment oublié.

Les premières tractions avaient du mal à tourner. Grâce à son joint homocinétique, le problème est résolu. Sans lui, impossible de faire des créneaux avec votre Clio ! En 1927, il crée sa Tracta avec un associé. Il la pilota lui-même au Mans 1929 où il gagne sa catégorie.
Mais la Tracta ne décolla pas. Grégoire fit plusieurs prototype (toujours en traction.) Hotchkiss en acheta l'un d'eux et la produisit sous le nom d'Amilcar Compound. Pendant la guerre, avec CGE, il converti une Compound en électrique (la bleue, au fond.) 254km avec un "plein". De quoi ridiculiser bien des électriques actuelles.
Après-guerre, l'Aluminium Français lui demanda une citadine. Panhard la produisit sous le nom de Dyna X-86 (lui permettant de redémarrer.) En 1952, la SOCEMA lui proposa de mettre une turbine d'hélicoptère dans une voiture. Puis Hotchkiss, au bord du gouffre, l'appela. Avec de nouvelles carrosseries, la marque obtint un sursis. Mais Peugeot (propriétaire d'Hotchkiss), le regardait d'un mauvais œil. La Grégoire-Sport de 1956 fut un chant du cygne. On le revit chez Renault, où il créa une suspension à la Floride.
Puis il disparu des radars. Il survécu en écrivant des polars et des livres sur les champignons ! Il est mort en 1992, à 94 ans.

Le plus triste, c'est que les entreprises pour lesquels il a travaillé ont quasiment disparu. Chez Thalès, il n'y a plus de trace d'Hotchkiss. Idem chez Alcatel-Lucent, ex-CGE. Chez Alcan, qui se souvient de l'Aluminium Français? Ca fait bien longtemps que la SOCEMA s'appelle Turboméca (groupe Safran.) Et Panhard s'appelle désormais Renault Trucks Defense.

Rétromobile 2015 : 17. Mercedes 300 SLR

Les 300SL, SLR et W196R carénée ont été avant tout dessinée par les souffleries. Ce fut l'un de ces rares moments où l'utile rejoignit le beau.

Pour moi, la 300SLR, c'est avant la Carrera Panamericana. Ce fut probablement l'une des courses les plus folles de l'après-guerre. Certes, les Turismo de Carretera, avec leurs étapes uniques de 1000km, c'était fou. Mais elles étaient disputées avec des Ford et des Chevy. Là, on parlait de GT qui dépassaient facilement les 200 ! Une semaine à rouler pied au plancher sur des pistes en terre battue... Il fallait tellement souder qu'en fin d'étape, ils accéléraient du pied gauche ! Pas de relais. De temps en temps, des barrages de paysans. Dans les villages, les seuls hôtels étaient des hôtels de passe. Et à l'époque, contre les coups de fatigue, rien ne valait un petit "chocolat du panzer"... Et à chaque édition, on en ramassait dans les fossés.

Ah ça, si cette 300SLR pouvait parler, elle en raconterait, des histoires...

mardi 3 mars 2015

Rétromobile 2015 : 16. Tatra

Dans l'automobile ancienne, il y a des modes. Au moment de la chute du mur, c'était celle des voitures de l'Est. Je suis allé à Prague et à Belgrade. A l'époque, c'était des musées à ciel ouvert ! Et il y avait une grosse demande en Škoda, Trabant, Zil, Gaz et bien sûr, Tatra... Alors qu'en parallèle, les ventes de voitures neuves s'écroulaient. Dans Rétroviseur, il y avait des vendeurs locaux qui proposaient des véhicules avec des prix en DM.

Puis ça s'est calmé. Les voitures comme cette Tatra sont devenues bien rares dans les meeting.

lundi 2 mars 2015

Rétromobile 2015 : 14. Berliet-diesel

Vous vous rendez compte qu'il fut un temps où l'on était fier de proposer des diesel ? C'était le carburant de l'avenir. Au point de l'écrire 3 fois sur ce Berliet des années 30...

Rétromobile 2015 : 13. Volvo 850 T5R

La voiture de James May dans le "spécial Botswana"... J'ai toujours adoré les "wacky racers". Donc, j'étais un fan de la 850 break de BTCC. Je possède non pas un, mais deux catalogues d'époque. En fait, la 850 break n'a couru qu'en 1994. C'était une création de TWR et elle était piloté par Jan Lammers et Rickard Rydell. Pour 1995, ils sont passé à la 850 "saloon". Le break était un beau coup de pub. Mais pour gagner, rien ne vaut une 4 portes. Honda UK a eu la même expérience, 20 ans plus tard, avec la Civic Tourer.

Volvo, lui, a abandonné la compétition. Ils venaient de s'engager en V8 Supercars eet ils avaient un programme en WTCC. C'est du Li Shu Fu tout craché. Le fondateur de Geely est le spécialiste des décisions sur un coup de tête : "On fout un karaoké dans une voiture ! On va créer notre F3 ! On va vendre des voitures aux USA ! On va ouvrir une école de commerce ! On rachète le taxi Londonien ! Pas de race queen ? On va créer notre propre agence de mannequinat ! On va faire notre FR 3.5 ! On va vendre des voitures sur internet ! On va faire des Rolls-Royce, à prix chinois ! On va vendre des voitures sans moteur !" Ce n'est pas une boutade, il a réellement dit tout ça ! Souvent, ça dure que le temps d'un communiqué. Mais parfois, il se lance, du jour au lendemain. Et comme, en Chine, on ne critique pas son chef, les autres suivent. Et le pire, c'est que dans 6 mois, il peut revenir aussi sec sur sa décision et décider que Volvo fasse un power-unit de F1 !