dimanche 27 juillet 2014

Mini break

Je connaissais les Mini break, c'est d'ailleurs ce que l'on appelait Countryman. Mais les breaks tolés... Un ancêtre de la Clubvan, en somme. Il semble basé sur une Mini 850. C'en est dommage de customiser une voiture aussi rare et aussi vieux, fut-ce un utilitaire.

Du reste, là, on arrive en août. LA période morte pour l'actu. Heureusement qu'il y a quelques courses ici et là, sinon...
Ce sera le temps des rumeurs moisies. Par exemple : un Pakistanais fait de l'essence avec des toiles d'araignées, Alfred di Mora lance une berline électrique capable de tenir 2000km avec un plein, Alpine prépare un SUV, Jaguar revient en F1 dés 2015 (avec son propre moteur) ! Des infos douteuses, mais en ces temps de disette, on ne va pas faire le difficile... Donc, elles sont reprises et re-reprises. La source A s'appuie sur B qui s'est basée sur C laquelle avait extrapolée à partir d'un précédent article de A... Un étudiant en design a imaginé un SUV Alpine en 2008 ? Ses croquis serviront d'illustration (puis seront présentés comme du "tombé du Technocentre".) Narain Karthykeyan est surpris près de Silverstone au volant d'une Jaguar ? C'est une preuve que le constructeur revient ! Un sous-responsable de Tesla réagit à Di Mora ? Ca y est : "Tesla tremble devant la nouvelle berline électrique !" En septembre, les premiers clichés pré-Mondial de l'auto vont tomber et la F1 va préparer 2015. Les rédaction vont de nouveau tourner à plein régime. Et les rumeurs de l'été vont disparaitre aussi vite qu'elles sont venues.

samedi 26 juillet 2014

Lincoln Continental

Il y a quelques temps, à une barrière de péage, je me suis retrouvé à côté d'une Lincoln Continental.

D'ordinaire, on en croise presque exclusivement des versions rallongées (très prisées pour les mariages.) Aux Etats-Unis seuls les plus de 60 ans et les administrations roulent en Continental.

Donc là, je m'attendais presque à voir Mulder et Scully à l'avant (ou bien Will Smith et Tommy Lee Jones.) Encore l'influence d'Hollywood... C'est sûr qu'ils ont le sens de la mise en scène. Alors que si vous croisez une 508 noires aux vitres fumées, vous aurez plutôt tendance à chercher le crochet d'attelage à l'arrière...

lundi 21 juillet 2014

Dal Bo

L'autre jour, dans les bouchons, je me retrouve derrière ce camion. Il transporte des machines agricoles frappées d'un "Dal Bo". Dal Bo... Comme Marius Dal Bo ? En fait, non, c'est une boite danoise. Elle a été fondée par un certain Henry Pedersen, en 1948. Aucun lien avec le créateur des Pygmée.

Les Pygmée, c'était une de ces aventures des années 60. Un plombier qui construit des monoplaces pour son fiston de pilote. Dal Bo père crée une écurie et "monte" jusqu'en F2.
A l'époque, tout le monde -ou presque-pouvait créer une F3 ou une F2. Il y eu même pas mal de projets de F1. Martini, Ralt et plus tard, Reynard et Dallara se sont concentrés sur l'aspect "construction de châssis" et non pas sur l'engagement sportif. Bientôt, les pelotons se sont uniformisés. Pourquoi créer une F3 alors que vous pouvez en acheter une clef-en-main ?
Aujourd'hui, la quasi-intégralité des championnats de monoplace sont des coupes monotypes. Et Dallara fournit la quasi-intégralité de cette "quasi-intégralité". Tatuus et Mygale se contentent de niche. Quant à RFR et Panoz, ils n'ont que des miettes. Ce monopole n'est pas bon à mon sens. D'une part, la compétition crée une émulation. Dans une coupe monotype, vous créez un modèle et vous l'alignez jusqu'à ce qu'il tombe en ruine. Accessoirement, le marché semble fermé. Quel nouveau venu pourrait répondre à un appel d'offres pour fournir d'emblée 30 ou 40 voitures ? De plus, dans le sport auto, personne n'est immortel. Lola, March et Reynard ont sombré rapidement. Qu'est-ce qu'on fait si demain, Dallara disparait ?

dimanche 20 juillet 2014

Un soir où l'équipe de France jouait...

La photo a quelques semaines, lorsque le mondial 2014 battait son plein et que l'équipe de France était encore en course... Chaque soir de match, l'A86 battait des records de traffic. Les panneaux -lorsqu'il marchait- annonçaient de lapidaires "A86->A6 saturé".

Au moins, j'ai pu profiter du postérieur (et du bruit) de cette Mercedes 280 SLC.
Un peu plus tard (mais pas beaucoup plus loin), me voilà cette fois derrière une Subaru WRX STI. Visiblement, elle vient d'Italie. Son propriétaire a donc du faire une bonne dizaine de pleins avant d'arriver sur Paris...

lundi 14 juillet 2014

Clubman

Une Austin Mini Clubman. Non, la Clubman n'était pas la version break de la Mini. La Clubman était une tentative de montée en gamme (et en prix) avec un plus gros moteur, davantage d'équipements, etc. Enfin, à mon avis, c'était un poisson d'avril à l'origine. "Eh, les gars, regardez, j'ai foutu un avant de Morris Marina sur une Mini. Du coup, elle se retrouve avec un porte-à-faux avant qui déséquilibre la ligne. - T'es trop con, Bob ! - Eh, 20£ que je la montre au chef ! - Tenu !" Plus tard : "Alors, Bob ? T'en fais une tête ! Il t'a pas viré, j'espère. - Non, ça lui a plu. Il veut la produire ! - Oh merde ! "
La Clubman fut un de ces vilains petits canards. Elle témoigne d'à quel point BL avait peu conscience de ses points forts. Elle a même couru officiellement en rallye.
Avec la Metro (qui s'appelait Mini Metro, à son lancement), Austin Rover se dota enfin d'une citadine. La Clubman fut quasiment rayée des livres d'histoires. Par exemple, BMW fait comme si l'engagement de Mini en rallye s'était arrêté en 1965...

Comme d'hab', je vais finir avec des news de MG. A Birmingham, on sort le champagne : 1 200 ventes au premier semestre (contre 600 sur l'ensemble de l'année 2013) et 50 concessionnaires (contre 30 au 31 décembre 2013.) A l'échelle du marché britannique, c'est peu. Mais à l'échelle de MG UK, une dynamique semble s'être installée. Ils comptent maintenant sur le SUV pour la prolonger. En Chine, la nouveauté, c'est la MG GT, un genre de MG5 façon CLA. Elle permettra de toucher une clientèle conservatrice et surtout, de se débarrasser de la MG 350 (Roewe rebadgée) à l'export. MG UK semble sérieux avec la Dynamo EV : plusieurs exemplaires de cette Roewe E50 rebadgée et musclée ont été produites. Comptent-ils la commercialiser (au moins auprès des flottes) ? Et surtout, il y a la MG3 Trophy Championship Concept. C'est bien la seule qui respecte un peu l'héritage de la marque. J'ai envie de croire à une coupe monotype. J'ai aussi envie de croire à une MG3 Turbo vraiment sportive. Cela montrerait que la marque à l'octogone respecte ses fans. Qu'elle ne veut pas se contenter d'agiter une photo sépia de MG B pour fourguer du made in China. A suivre ?

dimanche 13 juillet 2014

La rue Aygo

L'autre jour, je lisais un article de la Singapourienne Cheryl Tai. Je suis d'accord avec ses F.A.Q., j'aurais peu ou prou les mêmes réponses sur le journalisme auto. Non, on n'essaye pas tous les jours de puissants bolides.... Tout simplement parce qu'ils représentent une part marginale du marché. Pour être proche de nos lecteurs, on doit essayer des citadines, des SUV et des monospaces. La preuve, quand j'ai dit que j'étais invité à la présentation Aygo, mon rédac'chef m'a répondu que LBA avait déjà été invité à la présentation "Europe" de l'Aygo.
Moi, l'Aygo, ça m'intéresse. La triplette 108/C1/Aygo est a priori l'une des grandes nouveautés de 2014. L'ancienne triplette était juste un véhicule bon marché pour occuper l'entrée de gamme. Depuis, la demande pour des micro-citadines est plus forte. La clientèle vient du "B", voir du "C" et elle veut des équipements et une "gueule". En plus, chez Toyota, la boboïsante iQ a disparu. Donc l'Aygo se veut beaucoup plus ambitieuse.

Qui plus est, un lancement, c'est toujours un moyen d'obtenir des infos en "off". Et accessoirement, la manière dont il est organisé, les thèmes mis en avant, etc. en disent souvent long sur le marché.
 Ce qui étais dommage, c'est que c'était une présentation statique. Toyota voulait avant tout mettre en place un "univers Aygo", jeune, fun et urbain. D'où cette "rue Aygo" en plein Paris.

Il y avait des activités marrante, comme ces tatouages éphémères.
En tout cas, visuellement, l'opération était très sympa. Il y avait une ambiance "Nuit blanche" ou "squat arty des années 90". C'était même mieux que certaines réalisations de MJC ou de collectifs...

mercredi 2 juillet 2014

Une Lotus sur l'A86

Une autre voiture capturée durant les bouchons ! Une jolie Lotus Elise (NDLA : en existe-t-il des moches ?)
noire.

Ah, Lotus... Pour comprendre la situation d'un constructeur, il faut souvent aborder l'angle financier. C'est assez basique : recettes (donc ventes de voitures) et dépenses. Du temps de Dany Bahar, on a bien vu que le poste "dépense" a explosé. Alors que les constructeurs vendait moins de voitures qu'avant. Si ça avait été des investissements, ça aurait été justifié. Mais Bahar a voulu faire du clinquant et aller au plus vite. Par exemple, au lieu de créer un véritable département compétition "usine", il a posé des autocollants "Lotus" partout (F1, endurance, Indycar, F3 allemande, GP3...) Il n'y avait aucune stratégie globale ; aucune cohérence. Donc forcément, ça n'allait nul part. Sans avoir d'espions, on pouvait facilement deviner que tôt ou tard, l'argent allait manquer...
Jaguar-Land Rover ? Héritage de Ford oblige, ils utilisaient nombres de composants de l'ovale bleu (moteurs, plateformes...) Ce qui leur pendait au nez, c'était que Ford décide de couper le robinet. Donc, ils se mettre à fabriquer leurs propres moteurs, leurs propres plateformes, etc. Mais les volumes de JLR étaient insuffisants. Solution : croitre en élargissant la gamme. A l'arrivée, ça fait beaucoup d'investissements. Pour les financer, il faut des crédits. JLR se retrouve sur une corde raide : ils faut qu'ils doublent leurs ventes (au moins) pour couvrir les dépenses. Aucun droit à l'erreur. Si la future XE est un flop façon X-Type, JLR aura un gros trou sur son compte. Et Tata, contrairement à Ford, n'a pas les moyens d'éponger l'ardoise...
Caterham est une petite entreprise. Tony Fernandes n'a pas fait de folie "baharesque". Il a surtout fait des investissements. Il faut se souvenir que Caterham était un artisan, qui vendait des voitures à ceux qui voulaient en acheter. Il a fallu le doter d'un bureau d'études, d'un vrai service export... C'est une opération sur le long terme. Concevoir un nouveau modèle demande des moyens énormes et constants. L'échec de l'alliance avec Alpine/Renault le coupe d'un moyen de partager les coûts (ainsi que d'une banque d'organes.) Ce qui semblait logique, c'est que Fernandes en aurait marre de faire des chèques, en attendant un hypothétique retour sur investissement. Le premier à en faire les frais, c'est la F1. L'abnégation n'a pas payé : Caterham F1 est englué en fond de grille, avec 0 point. Sauf erreur, c'est la plus malchanceuse des équipes de F1 (après Coloni ?) Quoi qu'il en soit, c'était évident que Fernandes allait vendre. A qui ? Moi, j'aurais bien vu Tommy Suharto. Ces derniers mois, le fils du dictateur indonésien déchu s'est attelé à mettre sur pied une équipe indonésien en Formula Masters China et à ressusciter Sentul. Comme par hasard, Ryo Haryanto obtient un "vendredi" au Grand Prix de Grande-Bretagne (où Caterham devait officialiser son nouvel acquéreur.) Mais non, finalement, c'est d'obscures businessmen menés par Christijan Albers et Collin Kolles. En d'autres temps, ils avaient été les pierres angulaires de Spyker F1. Là, le nom de "Caterham F1" devrait être préservé... Jusqu'à la fin de saison (impossible de changer un nom d'écurie en court de route.) A suivre...