lundi 31 octobre 2016

Mondial 2016 : le bilan

Comme à chaque fois, je vais terminer par un bilan du Mondial. Il n'est pas fameux. L'Alpine, la MINI Countryman, la Mercedes-AMG GT Roadster, ainsi que les Mazda CX-5 et RF ont snobé la Porte de Versailles. Ford, Mazda, Volvo et presque toutes les marques de prestige sont aux abonnés absents. En prime, le billet passe de 14€ à 16€ ! Sans surprise, la fréquentation est en baisse. Bien sûr, le responsable du salon ne se remet absolument pas en question. Il s'abrite derrière tout et n'importe quoi comme excuse. Il est urgent de ne rien faire ! Et il se félicite d'avoir attiré des exposants comme Samsung ou Voitures noires. Sauf que le visiteurs, il ne casque pas 16€ pour voir Samsung et Voitures noires !

Plutôt que de râler, je vais être constructif et proposer des idées.

1. Un déménagement
La Porte de Versailles est inaccessible. En pleine semaine, il m'a fallu près d'une heure pour venir depuis la Porte de Saint-Cloud. Ce n'est pas un hasard si la fréquentation en semaine est quasi-nulle. En prime, le parking est hors de prix. Les transports en commun ? Après Montparnasse, la ligne 12 se change en tortillard avec une station tous les 100 mètres et il n'y a aucun RER. Le visiteur de Paris intra-muros a disparu. Le bobo se déplace en Velib et pour lui, le Mondial de l'auto, c'est le diable (cf. le début de Cadavre Exquis de Pénélope Bagieu.) Le visiteur vient de la banlieue, voir de la grande couronne.
La solution ? Déménager au Bourget ou à Villepinte. C'est sur la ligne B du RER et proche de l'A86. Ca évitera aussi les kilomètres de marche pour aller d'un hall à un autre.

2. 10€ maxi
Entrée à 16€ x 2 adultes + les enfants + parking + sandwichs + un jouet pour que le petit arrête de pleurer... Ca vous fait une journée à 200€ ! Si le Mondial veut faire recette, il faut arrêter de prendre les visiteurs pour des vaches à lait !

3. Une semaine
15 jours, c'est trop long. Beaucoup trop long. Dans l'automobile actuelle, tout va très vite. La mode est à l'éphémère. En plus, au bout de 15 jours, les constructeurs sont déjà passés à autre chose. Mais ils ne vont pas refaire l'achalandage à deux jours de la fermeture ! Les autres salons ne durent qu'une semaine. Donc une semaine. Tant pis pour l'organisateur, qui se gargarise d'être le salon le plus vu, grâce au cumul des entrées sur 15 jours...

4. Plus de tout !
Les 16€ donnent droit à quoi ? A pas grand chose, en fait. Il faut en revenir au Mondial des années 2000. Il faut imposer aux exposants, surtout les généralistes, d'ouvrir le porte-monnaie. Qu'ils donnent des petits cadeaux aux visiteurs.

5. Le retour des essais
A Porte de Versailles, ça n'a pas de sens d'organiser des essais. Même le week-end, le temps de s'inscrire, de prendre la navette jusqu'au cente d'essai, de faire un tour de pâté de maison et de revenir, vous perdez au moins une heure. Accessoirement, poireauter une heure pour faire un tour de pâté de maison (avec trois ou quatre feux rouges), c'est frustrant pour le client. Le fait d'organiser le Mondial en banlieue, ça change la donne. Moins de bouchon, donc des essais plus fluides et un client qui peut davantage apprécier le véhicule.

6. Auto-con !
Les plus jeunes veulent des "expériences". Ils veulent être actif et participer. Ce qui leur plait, c'est le Comicon. Il existe toute une culture "bagnole", au même titre que la culture "comics" ou la culture "manga". Pourquoi ne pas surfer là-dessus ? Faites venir des Sébastien Loeb, des Romain Grosjean ou des Jean Alesi, qu'il y ait des séances de dédicaces. Tous les constructeurs ont des "ambassadeurs" et bien qu'on les mette à contribution !
Pourquoi le Mondial devrait se limiter à une exposition des voitures ? Imaginez des amphis animés par des passionnés comme Jean Ragnotti ou Roberto Giolito (le père de la 500.) Et s'ils font venir Jeremy Clarkson, James May et Richard Hamond, les billets se vendront en quelques minutes ! Le seul truc, c'est qu'il faudra trouver un nom, parce que "auto-con", ce n'est pas terrible...

7. Plus de barrières !
Il n'y a rien de plus frustrant qu'un carré VIP. J'ai payé 16€, tout ça pour me retrouver derrière une barrière en plexiglas ? Bon, Porsche ou Ferrari n'a pas envie de voir des millions de gens tripoter leurs bolides avec prix à six chiffres. C'est concevable. Mais quand vous êtes un constructeur qui veut conquérir une clientèle, suivez mon regard... Surtout que ça se développe. Cette année, Fiat possédait ainsi son carré VIP (et je ne parle pas d'une zone réservée aux employés du stand.) Fiat !

8. Le village des artisans
Plutôt qu'une expo d'anciennes à l'aspect très cheap, je propose un village pour les constructeurs de luxe. Bugatti, Rolls-Royce ou Lamborghini ne voient pas l'intérêt de s'offrir un stand. Leur clientèle est élitiste. Oui, mais le Mondial de l'auto, c'est aussi du rêve. Caterham, Lotus ou PGO n'ont pas les moyens de s'offrir un stand. Alors, on les met tous dans une salle, sans hôtesse, ni catalogues. Un modèle par constructeur. Deux s'ils insistent.

9. Internet n'est pas l'ennemi !
Là, je prêche pour ma paroisse. Pour le Mondial de Paris, seuls les presse papiers et TV ont de la valeur. Les blogs sont déconsidérés. On est en 2016, bon sang ! Jalopnik aime bien raconter pourquoi on leur refuse l'entrée parce qu'ils ont l'air "trop jeunes pour être de vrais journalistes". Et par contre, filer des badge presse à des fils-à-papa de 16 ans, ça ne gène pas l'organisation... Les mentalités doivent évoluer.

10. Du neuf
Le problème du Mondial 2016, c'est qu'il ressemble au Mondial 2014, qui ressemblait au Mondial 2012 etc. Ou plutôt, le seul changement, c'est qu'il y a de moins en moins d'animations. Exit les utilitaires, puis les voitures d'occasion, puis le sport auto, puis le coin des électriques... Le reste, lui, reste immobile. Il y a urgence à se renouveler.

dimanche 30 octobre 2016

Mondial 2016 : 40. La Dallara championne d'Indycar avec Simon Pagenaud

Le joyau du stand Bridgestone, c'est cette Dallara d'Indycar de Penske, championne 2016 avec Simon Pagenaud.

Le champion était de passage à Paris, mais je n'étais pas invité. Ca m'a beaucoup déçu. Cela fait une dizaine d'années que je couve l'Indycar pour Le Blog Auto. J'ai écris l'unique livre retraçant toute l'histoire de la discipline (NDLA : les autres livres ne parlent que d'Indianapolis ou se focalise qui sur une écurie, qui sur un pilote.) Beaucoup de Français se sont découvert une passion pour Simon Pagenaud et l'Indycar en septembre. Moi, je parle de lui depuis qu'il court en Formule Atlantic ! Donc, pas glop.

Bref... On a eu un beau duel, entre Will Power et Simon Pagenaud. D'un côté, l'ex-chat noir de l'Indycar qui enchaine les triomphes à mi-saison. De l'autre, un ex-galérien, qui se retrouve avec la meilleure voiture du plateau. Dans un cas comme dans l'autre, l'Indycar tenait une "Cindarella story". Mais à Sonoma, Pagenaud a fait un hold-up. C'était "son" week-end. Pole et course menée quasiment de bout en bout, il était sur orbite...
2017 s'annonce passionnante avec l'arrivée de Josef Newgarden chez Penske. De quoi nous promettre un match à trois.
Ce qui est dommage, c'est que le reste du plateau est aux fraises. A moteur égal, Ganassi a été transparent. Scott Dixon a semblé démotivé, Tony Kanaan fait ce qu'il peut, quant à Charlie Kimball, la dernière fois qu'il a vu un podium, c'était à la TV... Poursuivre en 2017 avec ces trois-là et un moteur Honda, c'est pas très malin... Sébastien Bourdais, l'autre Français ? Comme chaque année, il a dominé à Detroit, puis comme d'habitude, il a hiverné le reste du temps. Dommage qu'il n'y ait pas de troisième homme. Tristan Vautier s'est carbonisé en 2016 (un top 5, puis que des abandons.) Nico Jamin pourrait arriver en 2018, hélas, l'échelle est cassée derrière lui. En octobre, il y avait zéro Français au test de l'US F2000. Pourtant des pilotes comme Aurélien Panis, Tom Dillmann, Matthieu Vaxivière ou Arthur Pic ferait bien de prendre un billet transatlantique... Andretti semble orpheline de James Hinchcliffe ;  Alexander Rossi est encore trop vert (pourra-t-il confirmer en 2017 ?) Hinchcliffe, lui, il est desservi par une écurie Sam Schmidt aux abois et un Honda à l'arrêt sur les "routiers". D'ailleurs, à propos de routiers, on note que l'Indycar a marginalisé les tracés urbains. Fini, les tourniquets digne de la Formule E, comme Baltimore. Place à Road America et Watkins Glen ! Laguna Seca est victime du lobbying de Sonoma. Le gros souci, c'est que l'Indycar n'ose pas organiser de courses les jours où il y a des matchs de baskets ou de foot US. En 2016, on a encore eu une saison allant de mars à septembre. Pékin, c'était une mauvaise blague : une course hors-championnat, au bout du monde, deux mois après la finale ? Qui y serait allé ?

Mondial 2016 : 39. Retour au hall 1...

Avant de quitter la Porte de Versailles, je m'offre un dernier tour dans le hall 1, pour vérifier que je n'ai rien oublié. Les équipementiers profitent des m² libres pour s'offrir de beaux stands. Bridgestone/Firestone est ainsi venu en force. Cette Aston Martin DB11 est la seule Aston actuelle du salon.
Ce combi VW sert de salle de karaoké... Mais vos performances sont retransmises en direct sur la TV à côté de l'hôtesse. Tout le monde pourra donc assister à votre massacre... Ensuite, on vous donnera ce fedora.
Pour la première fois, le Mondial de l'auto accueille une vente aux enchères d'anciennes. Je trouve que Coys a fait preuve de beaucoup, beaucoup de conservatisme. Des anciennes des années 50-60, ainsi que des GT des années 2000. Du reste, cette Chevrolet Corvette "C1", je l'avais en triple en Micromachines !
Une Lotus Elite. A mon avis, les côtes des Lotus anciennes vont profiter du battage autour du constructeur. Surtout pour les Seven, Elite, Elan et Esprit. Pour les Elite/Eclat/Excel ou l'Elan des années 90, ça risque d'être moins tangible...

Mondial 2016 : 38. "Moteur ! L'automobile fait son cinéma"

Comme à chaque édition, ma journée se termine au Hall 8. Cette année, l'expo est consacrée au cinéma. A mon avis, ils ont surtout fait la tournée des clubs pour trouver des sosies.

Cette Porsche 911 n'a bien sûr pas "joué" dans Cars. Il s'agit d'une réplique avec toit rehaussé et empattement raccourci, pour mieux coller au personnage de Sally Carrera.
Une Renault Alpine de Il y a des jours et des lunes. Comme tous les cinéastes de la nouvelle vague, Claude Lelouch est un passionné de cinéma américain. Ils ont voulu en copier les codes, pour mieux le "franciser". Or, le cinéma américain des années 50 donne une large place à la voiture. Par voie de conséquence, Lelouch et les autres sont donc des passionnés de voitures.

Dans l'immédiat après-guerre, la voiture est un marqueur social, aux Etats-Unis. La classe moyenne des banlieues se doit d'avoir une voiture, puis une seconde pour madame et une troisième pour le fiston. C'est le moyen le plus visible de montrer qu'on a réussi. La TV, la chaine hifi ou la machine à laver, les voisins ne peuvent pas le voir; les voitures, si. Toute la ville est faite pour la bagnole : les stations-services sont d'immenses cathédrales, c'est aussi le début des fast-food avec drive et les famaux drive-in...
Avant, on arrêtait l'école à 14 ans pour être commis ou livreur. Il fallait bien gagner sa croute. Les ados des années 50, eux, vont au College et papa-maman fournit de l'argent de poche. Un marché s'ouvre. Le vendredi soir, le fiston va donc au drive-in et il veut des "teens movies", qu'il regarde vaguement pendant qu'il pelote sa copine. Les premiers succès ont lieu presque par hasard. L'équipée sauvage est très, très vaguement inspirée d'une querelle entre deux bandes de motards. La fureur de vivre ? Le scénario originel parlait d'un jeune gay tête-de-turc du lycée (le jeune homme qui traine avec James Dean et l’idolâtre.) Graine de violence ? Le producteur cherchait une "musique décadente" pour illustrer une histoire de lycéens. Après une journée infructueuse, il rentre chez lui : "Fiston, coupe cette musique de [mot péjoratif pour noir] ! Papa est fatigué. - Mais p'pa, c'est la rondelle d'un pote du lycée, Bill Healey ! - [idée] Il est noir, ton Bill Healey ? - Non. - Alors, ta rondelle, ça sera la chanson-titre de mon film !" A partir de là, les cinéastes tournent à la chaine des films de rodders, de motards... On l'a dit, la voiture est omniprésente dans l'Amérique des années 40-50. Surtout, quand on a un budget serré, une scène de discussion ou de poursuite filmée en studio permet de meubler à peu de frais.

Dans Bullitt, Steve McQueen va plus loin. Il commandite une poursuite à travers les rues de San Francisco. Et au lieu de tourner en studio (avec des acteurs en gros qui tournent frénétiquement le volant), il fait une vraie poursuite, avec des dérapages et des jump. Succès immédiat. Le genre est lancé.
 En France, dans les années 60, la télévision est balbutiante. Elle réalise des séries-TV avec trois francs, six sous. On plante une caméra sur une base aérienne, quelques plans de raccords et voilà Les chevaliers du ciel ! On envoi un caméraman coller aux basques d'Alpine, on demande à Henry Grandsire d'assurer lui-même la partie jouée et voilà un Michel Vaillant ! Moi, je ne suis pas fan. Ca manque de réalisme : dans une scène restée célèbre, un proto Alpine 4 cylindres sème la Cobra 427 de Bob Bondurant au feu vert ! Surtout, c'est ultra-moralisateur. L'intérêt, c'est que faute de budget pour embaucher des acteurs, beaucoup de gens jouent leur propre rôle, d'Amédée Gordini à Jabby Crombac.
En tout cas, l'expérience donne sans doute des idées à Jean-François Guiter, de Elf. Lorsque le pétrolier débarque en F1, il est le premier à faire ses propres images, afin de les utiliser dans des films promotionnels. Depuis, Bernie Ecclestone a frappé : pour filmer sa F1, il faut payer une dîme...
Une R4 des PTT, cabossée dans Les visiteurs. Ah, Les visiteurs... C'est l'aube de la comédie française moderne. On l'a oublié, mais aucune chaine de TV ne voulait de ce film. A l'époque, c'est la modeste France 3 qui le produit. On pensait que depuis Louis de Funes et Coluche, on ne pouvait plus déplacer un million de spectateur pour voir un film français... En cinéma, comme en automobile, l'audace paye parfois. Hélas, au cinéma comme au automobile, dès qu'on a une idée, elle est copiée, puis recopiée, puis re-recopiée. Je suis sûr que des producteurs se sont dit : "Comprend pas. C'est à peine la dixième fois depuis Les visiteurs qu'on fait un film où Christian Clavier gesticule et s'époumone. Pourquoi il ne marche pas ?"
Cette Porsche 908 ex-Steve McQueen n'est pas une voiture de cinéma stricto sensu. L'acteur l'avait utilisé pour prendre des prises de vue des 24 heures du Mans. Elle a aussi participé aux 24 heures de Daytona. McQueen et Peter Revson ont failli s'imposer, alors que l'acteur-pilote avait une jambe dans le plâtre. Aujourd'hui, McQueen est une légende et on ne peut plus le critiquer. En off, certains disent qu'en guise d'anti-douleur et pour rester éveillé, il avait pris une ou deux lignes blanches... Mais pour ceux qui douteraient des capacités de McQueen comme pilote, rappelons qu'il gagnera ensuite des épreuves sprint avec cette 908, en solo.
Le Mans a quelque chose de Shakespearien. Sur le tournage, Steve McQueen a le sourire aux lèvres. Il a privatisé la moitié de la Sarthe. Il s'est offert Michel Legrand. Il s'est pris une 911S de fonction. Il laisse même Derek Bell rouler sur le fameux circuit avec sa F2. Il investi son dernier sou et même au-delà. C'est un flop. Son boite de production, Solar, coule. Son mariage vole en éclat. Hollywood le boude et il se retrouve dans des bisseries (mis à part La tour infernale.) 9 ans, 7 films et 2 mariages après Le Mans, il meurt dans un quasi-anonymat (sauf en France, où Au nom de la loi passe encore en boucle à la TV.)
Jusque dans les années 50, la bourgeoisie américaine est complexée. Pour la culture, elle doit se tourner vers la France ou la Grande-Bretagne. Puis, la nouvelle bourgeoisie veut son propre milieu culturel. Ses propres écrivains, ses propres peintres, etc. Playboy le comprend parfaitement. Outre ses fameuses pin-up, le journal d'Hugh Hefner s'adresse à une population friquée en quête de codes et de marqueurs. C'est comme cela qu'il en arrive à publier les romans d'un Anglais, Ian Fleming. Cet ancien officier du renseignement romance et transpose dans la guerre froide les histoires que lui racontait ses agents sur le terrain. Il crée ainsi James Bond : de l'aventure, de l'action, du placement-produit et des filles ! Succès immédiat dans les pages de Playboy. Transposé au cinéma, on obtient LE film d'espionnage. Les vrais espions vous diront que James Bond est trop solitaire, trop impulsif... Et trop grand pour être un vrai agent. Mais on s'en fiche du réalisme ! Il se tape Raquel Welsh, Carole Bouquet, Sophie Marceau, Denise Richards et plein, plein d'autres !
Une part du succès tient dans les budgets. Bloquer les abords de la Tour Eiffel pour une scène de deux minutes ? Pas de problème ! Remy Julienne a d'ailleurs consommé quelques R11 pour Dangereusement votre...
Ah, Kitt... Moi, j'ai connu la préhistoire de la TV ! Le temps où TF1 et A2 recyclaient Starsky et Hutch, L'homme qui tombe à pic (sic.) ou Ma sorcière bien-aimée. Au moins, le budget "achat de nouvelle séries" n'était pas très élevé... Puis arrive La Cinq de Silvio Berlusconi. Pour attirer les spectateurs, elle sort le chéquier : Deux flics à Miami, Supercopter, Tonnerre Mécanique, Shérif fais-moi peur et... K2000. Dans la cour de récré, le top, c'était de recevoir La Cinq ! Les autres chaines ont réagi et on a vu fleurir L'agence tous risques, Mac Gyver, Automan, Manimal, Espion malgré lui...
Depuis le début du cinéma, beaucoup de gens veulent acheter les produits qu'ils ont vu dans tel ou tel film. Mais souvent, il n'y avait aucun lien avec les marques. Steven Spielberg a été l'un des premiers producteur a démarcher des entreprises pour faire du placement-produit rémunéré. Bientôt, la pratique se généralise à Hollywood. Dans Risky Business, Ray-ban et Lacoste payent pour équiper Tom Cruise. Mais l'automobile traine les pieds. Retour vers le futur est sponsorisé non pas par De Lorean (qui avait fait faillite depuis longtemps) ou Toyota (ah, le Hilux noire...), mais par American Motors ! Ce temps là semble loin. Pour Transformers, GM sponsorise et donc, tous les "gentils" sont des voitures ou des camions GM. Dans le dessin animé, Bumblebee est une Cox. La star, c'est le camion Optimus Prime. Pour le film, Bumblebee est une Camaro et elle a droit au premier rôle. Comme ça, si le film est un succès, on voit bien la voiture. Récemment, Lotus a voulu apparaitre au cinéma. A mon avis, ils n'ont pas choisi la bonne agence de placement-produit... L'inconvénient du système, c'est que désormais, on réécrit les scenarii en fonction des sponsors. Le produit doit être mis en valeur. Les derniers James Bond ont droit à de quasi-écrans-pub. Luc Besson et Michael Bay sont spécialiste du long plan sur un logo (c'est facile, ce sont les seuls plans qui durent plus d'une seconde.) Dans Une nouvelle amie, l'héroïne roule dans une MX-5 toujours pimpante. Mais son mari homophobe, lui, il n'a pas de Mazda !
On termine par le Berliet de Cent mille dollars au soleil. Parce que j'aime bien les Berliet. Et puis quel casting : Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura, Bertrand Blier et Michel Audiard aux dialogues...

samedi 29 octobre 2016

Mondial 2016 : 37. MINI

Dernier stand de constructeur. La MINI Countryman apparaitra à Los Angeles ; encore une qui snobe la Porte de Versailles. Il faut se contenter de la MINI [Hatch] Seven.
Autre nouveauté : la Clubman John Cooper Works. Depuis que la MINI 5 portes existe (à propos, vous avez vu mon mini-essai ?), la Clubman n'apporte plus grand chose. A mon avis, il n'y aura pas de Clubman 3...

vendredi 28 octobre 2016

Mondial 2016 : 36. BMW

On termine par le hall 5.1. BMW se l'est accaparé. Il y a eu une tempête dans un verre d'eau. D'abord, ils devaient être absent, puis présent mais sans la gamme "i". A l'arrivée, toute la gamme est là.

Je suis un peu perdu dans la gamme moderne de BMW. A l'instar d'Audi et de Mercedes, il a tendance à créer des modèles par pelletés. Dernière lubie : dédoubler les séries 1 et 3 pour mettre d'un côté les coupés (2 et 4) et de l'autre les berlines (1 et 3.) Ainsi, la voiture ci-dessus est une M2. Au Blog Auto, il y a un expert béhème. Lui, il connait tout. Le jour où il ne sera plus là, on sera dans le caca... BMW a tout de même réussit ce qu'Alfa Romeo, Lancia, Saab ou Volvo rêvaient : devenir un constructeur indépendant, de taille mondiale, dans le premium. Avec MINI, Rolls-Royce et BMW Motorrad, il s'est créé un petit groupe. La famille Quandt, le Land de Bavière et les banques allemandes verrouillent l'actionnariat. A l'Allemande. Surtout, il n'a pas vendu son âme au diable. Le SpaceTourer, c'est de la gnognotte à côté de l'Alfa Arna !
Curieusement, BMW s'est offert un second stand dédié à ses deux roues. Euh, Herr BMW, c'est le Mondial de l'auto ici ! Pendant longtemps, BMW Motorrad, c'était les motos de motards âgés ou de personnes qui ont échoué au concours de la police. Depuis quelques années, ils se sont diversifiés dans les gros cubes cools. N'empêche, leur image a beaucoup progressé.

mardi 25 octobre 2016

Mondial 2016 : 35. Jaguar

Ah... Jaguar... Chaque année, ils ont un stand toujours plus grand. Les derniers chiffres français que j'ai trouvé, c'est 6 507 voitures de janvier à mai. C'est pas mal. Sauf qu'Audi, BMW et Mercedes -sur la même période- était entre 20 000 et 30 000 unités. Certes, Jaguar n'a pas encore la gamme et l'aura. Mais avec la XE et le F-Pace, Jag' a de beaux atouts. Le soucis ? L'accueil.
Je vais prendre des faits, pas des impressions. Vous avez vu des barrières sur les stands Audi, BMW et Mercedes ? Non. Mais chez Jaguar-Land Rover, qui veut soit-disant se démocratiser, c'est entrée uniquement sur invitation ! Dans les AMG Live !, vous pouvez tester la Mercedes-AMG que vous voulez su circuit. Vous avez des gens pour répondre à vos questions et des catalogues. Les gens repartent avec la banane. Normal, non, à 50 000€ le bout ? Pour la tournée Jaguar XE vous avez royalement droit à un tour de pâté de maison et les prestataires font des bain de soleil. Le concessionnaire à qi j'ai laissé mes coordonnés ne m'a jamais rappelé. J'ai râlé auprès de Jaguar... Et j'attends toujours le coup de téléphone du concessionnaire, un an et demi après...
Je pense que Jaguar-Land Rover France n'a pas conscience de l'enjeu. A la limite, pour un Evoque, le client a déjà fait son choix et il est prêt à coincer un vendeur dans un coin pour pouvoir acheter une voiture. Mais pour une XE, l'offre est pléthorique et ils sont censément dans une stratégie de conquête. Ils doivent venir au client et non l'inverse. Donc faut ouvrir les grilles, virer le doberman et réveiller les commerciaux !

Surtout qu'à l'international, Jaguar met le paquet. La preuve : ils investissent la Formule e (NDLA : désolé pour la photo.) A mon avis, ce n'est qu'un début. Je pense qu'un engagement en GT ou en Tourisme s'impose pour positionner la marque face aux Allemands.
La F-Type Coupé, toujours aussi jolie. Surtout en SVR.
Un F-Pace aux couleurs de l'Union Jack. Pourtant, comme tout le monde, JLR s'est internationalisé. Tata oblige, ils ont ouvert une première usine en Inde. La Chine, incontournable, a suivi. Puis c'est le Brésil. Il y a peu : shocking, ils ont ouvert un site en Slovaquie, une première en Europe continentale ! Une usine Américaine pourrait suivre.

Jaguar, dans les années 90, c'était la XJ et la XJ-S, au rythme de 25 000 voitures par an. Avec la S-Type et la X-Type, il a connu des pointes à 50 000 unités. Mais à mon avis, pour être pérenne, le "Big cat" doit atteindre 500 000 voitures par an. Et cela signifie des compromis, donc des compromissions. D'où cet SUV apocryphe.
L'Union Jack,ça me fait penser à la Shaguar d'Austin Power. Dans le 1, il se balade en Jaguar Type E. Dans le 2, c'est une XK8. A la même époque, Ford dépensait des millions pour que Pierce Brosnan ait une XKR dans Meurs un autre jour. 15 ans après, on se rappelle davantage de l'espion gaffeur que de ce James Bond ultra-marketé... Comme quoi, le marketing.

Mondial 2016 : 34. Land Rover

Sur le stand Land Rover, le plus marquant, c'est un absent : le Defender (alias "Land' " ou "Def' ".) Il est entré en production bien avant ma naissance, du coup, je l'ai toujours vu occuper un coin du stand. Comme la Mini ou la 2cv, c'était un anachronisme. Dans l'annuel de l'Auto-journal, le journaliste savait à peine quoi dire dessus (vu qu'il n'y avait peu d'évolutions.) Il semblait éternel. C'était le Quat'quat pur et dur, aux lignes taillées à la serpe, compagnon indispensable de l'Indiana Jones des temps modernes. Bien sûr, c'était surtout lui qui a donné son nom à la gamme, puis à la marque Land Rover. Et maintenant, il est parti. Et le stand Land Rover semble dépeuplé.

Pour le baroud, il faut se contenter du Discovery.
L'Evoque Cabriolet. Avec ça, on est sûr de vous voir à la sortie du Macumba ! L'Evoque, c'est le cas typique du pari osé. Une descente en gamme de Range Rover avec un véhicule très looké. Il y avait 1 000 raisons pour que ça loupe. Au lieu de ça, il a permis à Land Rover de dépasser l'ère-Ford.

L'audace, c'est comme le Loto : 100% des constructeurs gagnants ont tenté leur chance. A contrario, beaucoup de généralistes ne risquent pas de gagner...
Le Range Rover "tout court", désormais disponible en bicolore. Ah, ça me rappelle Tacheng, avec l'arrivée au milieu du convoi de Range'... Et c'était presque tous des Autobiography et flambant neufs ! Le Xinjiang est une région très isolée. Les modes et les produits occidentaux y parviennent difficilement. Par contre, pour les grands patrons locaux, le Range Rover est o-bli-ga-toi-re. Les concessionnaires locaux doivent se faire des c.... en or !

Mondial 2016 : 33. Opel

Nous voici chez Opel. Il est venu à Porte de Versailles avec pas mal de nouveauté sous le bras. Je garde un bon souvenir de l'essai Mokka : un SUV spacieux, un peu statutaire... Les points noirs, c'était la finition et globalement, une ligne qui accuse le poids des ans. Justement, avec le Mokka X, il a droit à un lifting intérieur et extérieur. Donc un véhicule intéressant.
Les Adam que j'ai vu -hors des salons-, je pourrais les compter sur les doigts de la main... Quant au Karl, c'est bien simple, j'en ai vu zéro ! Pour rectifier le tir, rien ne vaut un crossover ! Après l'Adam Rocks, voici la Karl Rocks.

Remarquez, c'est toujours moins pathétique que la Fiat Fremont Cross... Le crossover crossoverisé... Même MG-Rover n'aurait pas osé !
Et la troisième nouveauté, c'est l'e-Ampera. J'avoue que je ne comprends pas la stratégie d'Opel. Ses concurrents cherchent à développer une gamme d'hybrides, en proposant plusieurs modèles dans des versions hybrides. Opel, lui, il ne commercialise qu'une seule hybride (NDLA : oui, je sais, c'est une "électrique avec un prolongateur d'autonomie".) Si au moins, comme Toyota, il avait un modèle-phare, comme la Prius. Mais l'Ampera n'a pas réussit à s'imposer. Cette e-Ampera risque d'être très discrète sur nos routes...

lundi 24 octobre 2016

Mondial 2016 : 32. Ssangyong (et cap des 5 000 !)


Dans le monde, on a désormais d'un côté de gros groupes mondialisés qui produisent plusieurs millions de voitures par an (Toyota, GM, VW, Ford...) et de l'autre, des artisans qui vivotent (Aston Martin, Lotus, Morgan...) S'y ajoutent les marques locales (Chinoises et Indiennes), peu internationalisées et qui profitent d'un marché intérieur fermer pour prospérer. Entre ces blocs, c'est un no man's land. Faute de taille critique, les petits sont souvent condamnés à disparaitre. Sauf à chercher à grossir, comme Jaguar-Land Rover ou à se faire absorber par un gros. Ainsi, les petits généralistes comme Innocenti, Saab ou Rover ne sont plus là. Ssangyong est l'un des derniers. Sur les trois premiers trimestres de 2016, il a vendu 112 000 voitures ; un record depuis la crise Coréenne. Ssangyong a plusieurs fois frôlé le pire et il est passé entre de nombreuses mains. D'ailleurs, "Ssangyong" est le nom d'un de ses anciens propriétaires, un aciériste. En tout cas, cela fait du bien de le voir à chaque Mondial de Paris.


Sa dernière création, c'est le LIV-2 concept. Il doit poursuivre le mouvement entamé avec les Tivoli et XLV. Mahindra semble faire preuve de patience et d'ambition. Il aimerait bien utiliser le Coréen pour défricher le marché US.


Voici un Tivoli de rallye-raid. Ce n'est pas une première. Qui se souvient des Ssangyong Musso du Dakar ? Et de la WM-Ssangyong des 24 heures du Mans ? C'était une autre époque...


A part ça, ce blog vient de dépasser les 5 000 pages vues, au cumul. Soit une moyenne actuelle de 1 000 pages par mois. J'en suis d'autant plus fier que même lorsque je ne poste rien de neuf, il y a des visiteurs. Il y a aussi des visiteurs qui vont voir les anciennes pages. A titre de comparaison, sur la fin, sur mon Skyblog j'atteignais péniblement les 500 vues, même en postant tous les jours... Du reste, j'ai "déménagé" les années 2006, 2007, 2014 et 2015 de mon ancien blog. Les autres sont presque complètes. Mon seul regret, c'est que Blogspot impose d'être membre de Google+ pour commenter. Du coup, j'ai 0 retour sur mes posts.
Allez, on se donne rendez-vous à 10 000 vues ?

dimanche 23 octobre 2016

Mondial 2016 : 31. Mercedes

Et maintenant, c'est le hall 5 ! Chez Mercedes, je suis accueilli par cette Maybach Vision 6. J'avoue que je suis perplexe face à la stratégie de Mercedes : 1) Il ressuscite la marque Maybach avec tambours et trompettes. 2) Il n'y touche plus pendant une quinzaine d'années, alors que le marché du luxe est hyper compétitif et que la clientèle recherche la nouveauté. 3) Il s'étonne que les ventes sont en chute libre. 4) Il saborde la marque juste après avoir fêté son centenaire. 5) Il refuse que Byd la rachète. 6) Il la ressuscite sous la forme d'une finition, comme autrefois Jaguar avec Daimler.
La Classe E break était sur ma "liste de courses" de voitures à photographier. Donc, comme d'hab, je poireaute une heure pour pouvoir prendre des photos avec moins de cinquante personne autour et quand je rentre, un autre a déjà déposé des photos. FFFFFFUUUUUU.
Dans une autre vie, j'étais ce que l'on appelle aujourd'hui un VTC. J'ai pas mal roulé avec des Mercedes Classe V et des VW Caravelle. J'aimerais bien voir ce que vaut le nouveau. En général, côté finition et tenue de route, les vans pourraient donner des leçons à bien des SUV...
Ne cherchez pas l'AMG GT Roadster. Mercedes l'a présenté à un public trié sur le volet. Le problème du Mondial de l'auto, c'est que plusieurs constructeurs préfèrent organiser des soirées privées, plutôt que de dévoiler leurs nouveautés porte de Versailes.

A défaut d'AMG GT Roadster, voici l'EQ. Ce patatoïde préfigure un futur SUV électrique. Mouais. Ca ne me fait pas trop envie.
La Mercedes-AMG F1, championne 2014-2015 et désormais 2016. En même temps, vu l'opposition, le titre 2017 est déjà quasi-garanti... Mon rêve, ça serait qu'ensuite, Nico Rosberg parte voir ailleurs et qu'Estéban Ocon hérite du baquet. Il serait le premier Français en gris depuis René Dreyfus...

Mondial 2016 : 30. Audi

Souvent la santé financière et les ambitions d'un constructeur se traduisent dans son placement et le nombre de m² de son stand. Volkswagen et Audi ont toujours d'immenses stands au Mondial de l'auto. Le "dieselgate" ne semble pas les avoir trop impactés.

La nouvelle tendance du Mondial 2016, ce sont les voitures autonomes. Cette RS7 peut ainsi rouler toute seule. Technologiquement parlant, on sait déjà aller très loin. Mais quid de la clientèle ? La conclusion de ZF, c'est que les clients, eux, sont réservés. Il y a bien sûr l'affaire de "l'Autopilot" de Tesla. Néanmoins, est-ce que "rouler", ça consiste à programmer une destination, puis à cliquer sur "départ" ? Pour les vieux cons comme moi, la route doit s'affronter. D'ailleurs, je mets rarement le cruise control. Mais pour les jeunes bobos, habitués à flemarder à l'arrière des Uber, ça serait un plus. Un moyen de les convaincre de racheter une voiture. Eux, ils n'auront aucun scrupule à se prélasser tout en faisant des selfies...
Hasard ou coïncidence, la R18 Hybrid, la 919 Hybrid et la TS050 Hybrid ne sont situés qu'à quelques mètres les unes des autres. S'il y avait moins de monde, j'aurais pu les cadrer toutes les trois dans une photo.

N'empêche, l'avant de la R18 Hybrid est affreux. Le marketing d'Audi aurait pu intervenir pour au moins "audifier" les feux avant (on dirait des blocs de Tetris.)
La RS3 TCR est partie entre le premier et le deuxième jour du Mondial. Je dois donc me contenter de la version "civile".
Amis motards, voici une Ducati. La marque est désormais gérée par Audi, d'où sa présence. Pas sûr par contre qu'il y est de vraies synergies entre les deux marques...
Pour finir, l'Audi S5. La firme aux anneaux lance simultanément l'A5, la S5, en coupé et en cabriolet. Terminée, l'époque des lancements étalés...

samedi 22 octobre 2016

Mondial 2016 : 29. Porsche

La Porsche 919 Hybrid victorieuse des 24 heures du Mans 2016, avec Marc Lieb, Neel Jani et surtout, Romain Dumas. Techniquement, elle est impressionnante. Par contre, esthétiquement, elle est moche. Sur l'avant, avec ces gros blocs verticaux. C'est le problème des protos : la fonction passe devant la forme.
 Je me devait de prendre une 911 en photo. Voici donc la GT3 Cup 2017. Porsche produit des voitures de course en quantité industrielles, au point qu'aujourd'hui, ils peuvent commercialiser des évolutions. Ca n'a pas toujours été le cas. Dans les années 80, Porsche ne jurait que par les groupe C. Les règlements ont chassé les 911 du circuit et du rallye. A la fin de la décennie, ils ont eu l'idée d'une coupe monotype de 944, pour relancer le modèle. C'était dans l'air du temps. Puis leurs clients ont réclamé des 911 (964.) D'où la Carrera Cup, qui a commencé à essaimer. Stéphane Ratel (Venturi Cup) et Jürgen Barth (Porsche) parlèrent de courses réunissant leurs plateaux. Patrick Peter y apportait son expérience de l'organisation d'évènements. Le BPR était né. Pour la 996, ils eurent l'idée de proposer une version compétition-client, comme au bon vieux temps. Après le flop de la 911 GT1, Porsche a abandonné les programmes sportifs "usine" pour se concentrer sur ses clients. Ils ont envahi le marché, avec plusieurs milliers de voitures produites chaque année ! De quoi faire rêver Ferrari ou Lotus, qui tentent de lui emboiter le pas...

Mondial 2016 : 28. Subaru WRX STI

Ah, quelle gueule... Quand tu vois ça dans le rétroviseur, tu sais qu'il faut te ranger...

Mondial 2016 : 27. Škoda

Chez Škoda, la star, c'est le SUV Kodiaq... En fait, la plupart des nouveautés du Mondial sont des SUV. Y compris chez les concept-cars ! Comme j'ai la flemme de les prendre tous en photos et que, côté design, ils ne sont guère innovants, j'en ai juste pris un. Au moins, avec le Roomster, Škoda avait tenté un concept original de SUV/monospace/break. Aujourd'hui, plus personne ne fait d'efforts.
Škoda, c'est le principal sponsor des tours cyclistes. A chaque Mondial, il y a donc une voiture du Tour de France. J'imagine qu'à Francfort, ils exposent une voiture du Tour d'Allemagne.
Particularité du stand Škoda, c'est qu'ils donnent toujours une miniature. Après l'Octavia Combi (à gauche) et la Fabia (à droite), voici une Superb.

Globalement, les constructeurs sont de plus en plus radins. Avant, ils distribuaient des cadeaux au public par pelletés. J'ai ainsi eu des badges Chevrolet, un tee-shirt Seat Ibiza ou un puzzle Spider Renault Sport. Et pour la presse... On se comparait nos trouvailles ensuite : "Qu'est-ce que t'as eu ? - Moi, j'ai eu le porte-clef Fiat et toi ? - Moi, j'ai eu une gomme Mazda !" Maintenant, c'est fini. Il n'y a même plus de dossier de presse. On vous file une carte de visite avec l'adresse URL du site presse. Škoda est donc le dernier des Mohicans.
Ce qui est moins cool, c'est que le constructeur tournait son film du stand en plein Mondial. Bien sûr, les "visiteurs" sont des employés de Škoda. Chemise blanche est médaille d'or du fayotage pour le configurateur du Kodiaq : "Quelle couleur [de carrosserie] choisir ? Toutes les couleurs sont si belles..."