vendredi 27 octobre 2006

Ferrari: la fin d'une ère?

5 titres pilotes, 6 titres constructeurs, une centaine de victoires... Le bilan affiché par la machine de guerre de Jean Todt est impressionnante. Mais après 13 ans de service, l'age se fait ressentir: après Schumacher, c'est au tour du tacticien Ross Brawn et du motoriste Paolo Martinelli de faire leurs valises. Quant à Rory Byrne, il ne vient pointe plus qu'à mi-temps à Maranello. Nul doute que Badoer et Todt devrait bientôt faire de même...

Chaque homme-clef a son suppléant, recruté en interne. Massa a ainsi succédé à Barrichello et Aldo Costa à Byrne. Mais Costa a montré ses limites et il a fallu rappeler Byrne. Que vaudront les remplaçants de Brawn et Martinelli? Autre futur sujet d'inquiétude pour Raikkonen: la Scuderia était construite autour de Schumacher, comme l'était Benetton en son temps. Or, lorsqu'Alesi a succédé au kaiser chez Enstone, en 1996, il a du ramer, car l'édifice s'effondrait...

Fin de saison

Ca y est, la saison de F1 est terminée. Dernier podium, dernière conférence de presse... Cosworth, Michelin, Schumacher, Yamamoto et (je l'espère) Monteiro ne reviendront pas en 2007.
Comme il faut bien s'occuper (et remplir des magazines), c'est la porte ouverte aux rumeurs. Hamilton ou De la Rosa chez McLaren? Klien, Monteiro ou Doornbos chez Spyker/MF1? Davidson chez Super Aguri? Qui sera le 3e pilote Toro Rosso? Reste le nouveau jeu des transferts avec un an d'avance (cf. Montoya en 2004 et Alonso en 2005.) Il y a également les opérations de promotions et les tournages de pub (l'occasion de voir tel ou tel pilote dans une situation insolite.) C'est également la saison des interview, de quoi distiller des phrases assassines (et l'habituel ping-pong qui suit.) Puis, les F1 2007 se dévoilent, lors de conférences de presse où le ton est très optimiste (euphémisme.) Sur la piste, il y a ceux dont les moteurs cassent comme du verre (McLaren...) et ceux qui signent des chronos canons (avec une monoplace en dessous du poids autorisé), les fameux "champions d'intersaison (un sport où excellait Ferrari avant Todt et qui est désormais la spécialité de Honda.)

Voilà le programme de ces 6 prochains mois...

mercredi 25 octobre 2006

Bye-bye Schumacher

Depuis 12 ans, qu'on l'aime ou pas, Schumacher est l'épicentre de la F1. Un autre pilote ne remportait pas une course, il "battait Michael Schumacher".
La saison 2006 fut presque la saison de trop. Au printemps, Massa a du mal à enfiler le costume de Barrichello. Face à Alonso, solide leader, Schumacher en fait trop, notamment à Monaco où il bloque grossièrement l'Espagnol aux essais.
L'été est rouge. Massa a changé d'ingénieur et peut désormais aider son leader. Alonso et Renault, sûres de leur avance, a déjà levé le pied.
L'automne est un mauvais vaudeville. Renault a réagi maladroitement à la remonté des Ferrari et se prend les pieds dans le tapis. Pendant ce temps, Schumacher entretient un vrai-faux mystère sur son départ en retraite. La Scuderia dérape également. En Hongrie, Schumacher zigzague pour rester devant De La Rosa. Au Japon, alors qu'il est favori, l'Allemand voit partir son moteur (et ses espoirs de titre) en fumée. Au Brésil, une crevaison le condamne à une remontée d'anthologie. Il termine 4e; pas de podium pour le futur-ex.

Entre l'un qui a joué à l'épicier dés mai et l'autre digne de Satanas dans les fous du volant, la saison 2006 fût morose. Parmi la trentaine de champion du monde de F1, seuls Hawthorn, Stewart et Prost ont su partir avec un titre en poche. Les autres (sauf Rindt, mort avant d'avoir eu sa couronne) ont commis le péché d'orgueil de croire qu'ils auraient pu avoir un titre de plus.

vendredi 13 octobre 2006

Un Red Bull à la retraite

On va parler football pour une fois! L'ex-bleu Youri Djorkaeff (champion du monde 1998 et d'Europe 2000) raccroche le maillot. Star avant 1998, Djorkaeff fut ensuite détrôné par Zidane. 8 ans plus tard, il terminait sa carrière chez les "New York Metropolitan" (une équipe du peu médiatique championnat US) devenue "New York Red Bull" début 2006.

Car Red Bull, non content de posséder 2 teams de F1 (plus bientôt un team en Nascar) et de sponsoriser des voitures en WRC (Skoda), en DTM (Audi), en GP2, en Euro F3, en WSR, etc. La marque sponsorise également divers sports extrêmes et s'est offerte un club de foot aux USA!

Si avec ça, il y a encore des gens sur terre qui ne connaissent pas cette boisson (illégale en France), c'est qu'ils habitent un coin paumé...

mardi 10 octobre 2006

Landwind: bientôt à l'essai.

Mon article sur les constructeurs Chinois présents au Mondial de l'auto n'a pas plu à tout le monde. On me reprochait notamment de me moquer de la production de l'empire du milieu.

Pour prouver ma bonne volonté, j'ai contacté Landwind et Great Wall (les 2 constructeurs présents) et le premier cité m'a invité à un essai presse "en fin d'année".

A suivre donc...

lundi 9 octobre 2006

Super Aguri-mania

A Suzuka, "Super" Aguri Suzuki avait un sourire jusqu'aux oreilles du vendredi au dimanche (même lorsque Yamamoto a du renoncer?) Surtout qu'à l'applaudimètre, il battait largement Honda et Toyota.

Pour l'occasion, il a ressorti sa Lola/Lamborghini LC90 de l'écurie Larrousse. Ici même, en 1990, il terminait 3e (devenant le premier Japonais à monter sur un podium, le second étant... Takuma Sato, à Indianapolis, en 2004 avec la BAR/Honda.) Il devint une star dans l'archipel et obtint même un jeu video à son nom.

Plaisir solitaire

Cette photo a un peu un côté Remy-sans-ami: Takuma Sato, tout content, debout sur sa monoplace et tous les autres (pilotes, commissaires de piste...) qui ne le regardent pas.

Si "Taku" est si heureux, ce n'est pas à cause du résultat brut (avant-dernier), c'est parce qu'à domicile pour lui et son équipe, il a vu le drapeau à damier. Toute l'équipe était d'ailleurs massé devant le muret de la pit-lane lorsqu'il passa devant le starter.
Aguri Suzuki aime a rappeler que son équipe est inscrite au Japon, alors que Toyota possède une licence allemande et Honda une licence anglaise (même si c'est l'hymne japonais qui a été joué lorsque Button s'est imposé en Hongrie...) Super Aguri est donc la première équipe japonaise depuis Hoshino et Kami F1 dans les années 70...

Certes, on pourrait rappeler que Sato, Suzuki et Yamamoto sont les rares Japonais du team. Que l'équipe est basée à Leafield (GB), sur les ruines de TWR-Arrows, dont elle reprend l'usine et le personnel (à commencer par Daniele Audetto, le N°2 des deux teams.) La "SA05" n'était qu'une Arrows de 2002 maquillée. L'actuelle "SA06" dispose d'un nouveau châssis, mais en dérive étroitement. Enfin, n'allons pas gacher leur bonheur...

mercredi 4 octobre 2006

La Dodge Charger Oly Express: mon premier volant?

Lors de l'interview de Patrick Lemarié sur Le Blog Auto, j'apprends que ce blog engagera une Dodge Charger en championnat d'Europe d'endurance ancienne. Pour info, il s'agit de la réplique d'une voiture de Nascar ayant couru au Mans au milieu des années 70.
J'ai postulé comme pilote et surprise, ils m'ont pris! A moi les frissons de la course en peloton! A moi le Nurnburgring (le petit), Spa (le petit), Nogaro et Monza!

Hélas, il faut un budget. 5000€ par pilote et par course + 25000€ de caution... Bref, si vous souhaitez sponsoriser un jeune pilote plein d'avenir, contactez-moi.
(Il y a évidement un dossier de sponsoring avec les emplacements sur la voiture et leurs prix...)

mardi 3 octobre 2006

B.... en Chine

Deuxième course sous la pluie de la saison de F1, le grand prix de Chine fut paradoxalement plutôt calme (si on excepte les pirouettes de ceux qui avaient chaussé trop tôt des pneus "sec".)
Pour les trois premiers, c'était plié dés le début du troisième run: Alonso a mal géré ses pneus dans le second run et il se retrouve trop loin de Schumacher. Quant à Fisichella, il était, comme d'habitude, un ton en dessous de son leader.
Par contre, de la 4e à la 7e place, rien n'est joué. Heidfeld déboule dans le dernier virage suivi par Barrichello, Button et De La Rosa (dans cette ordre) et des écarts de l'ordre du micron. Sato et Albers, à un tour, ne les voient pas. Du coup, boum! Barrichello ne peut éviter l'Allemand, qui valse près du mur. L'Anglais et l'Espagnol se faufilent, suivi par le Brésilien et le pilote BMW, qui repart bien trop tard. Pour un virage, il passe de la 4e à la 7e place. Quelle déveine...

Patrick Lemarié: au secours, il revient!

Je n'ai rien contre lui, de ce que j'ai vu de lui à la télé, il a l'air sympa. Ce n'est donc pas un Bouchut ou un J. Beltoise bis... Son problème, c'est qu'il est à l'arrêt. Donc, à l'instar de Deletraz, quand on le voit dans un baquet, on se dit: "C'était le seul gars disponible?"

Enfant, il passait ses vacances d'hiver au Québec, juste à côté du chalet des Villeneuve. Jacques et lui feront les 400 coups et une amitié indestructible naîtra.
Vainqueur de "Marlboro recherche un pilote", il court en Formule Ford, puis en F3. Suite à la loi Evin, il part aux USA. En Formule Atlantique, il retrouve Jacques Villeneuve et les bagarres sur la piste son chaude. Après une année d'Indy Light, il retourne en Europe. Il court ensuite en F3000 (j'ai pu le voir en vrai à Magny-Cours 1996) durant 2 saisons. Palmarès: 0 victoire depuis la Formule Ford.
La création de BAR autour du tandem Villeneuve-Pollock lui permet de trouver un volant de cobaye, en 1999. Bouillon était plus rapide, mais Lemarié a des relations... Dans Auto Hebdo, sûr de lui, il prétend intéresser des écuries de F1 et viser un poste de titulaire...
En 2002, Pollock est viré et Villeneuve, marginalisé. Exit la F1 en fin de saison. "Goldfish" se recycle en ChampCar en fondant "PK" avec Kevin Kalkhoven. Lemarié est intronisé pilote. Trop lent, il est viré à mi-saison et Gordon Kirby, le chroniqueur de la série, veut le payer pour être sur qu'il ne revienne jamais!

Aujord'hui, Patrick Lemarié serait en contact pour devenir pilote Lamborghini en FIA GT3. Et le pire, c'est qu'il risque d'obtenir le volant...

dimanche 1 octobre 2006

WSR Le Mans, la course que j'ai failli voir

Ca commençait plutôt bien: un collègue de travail m'offre deux entrées gratuites pour voir les World Series Renault au Bugatti, les 30 septembre et 1er octobre. Lui, son truc, c'est plutôt la bécane, il a ces billets gratuitement, alors comme il sait que j'aime les voitures...

Voir des Renault sur un circuit, il y a mieux, mais bon, au prix où je les ai payé... En plus, depuis le DTM à Magny-Cours en 1996, je ne suis plus allé voir une course.

D'habitude, les week-ends, je ne fais quasiment rien à part regarder Ca se dispute sur i-Télé. Mais là, tout avait lieu ce week-end! Donc, j'ai passé le dit-week-end à Paris. Snif, snif.