mardi 29 novembre 2016

Mini-essai : Škoda Fabia


Il y a quelques temps, je suis parti en Irlande, deux jours. Le loueur m'a filé les clefs d'une Škoda Fabia. Je ne pensais pas que je ferais couleur local avec ! A peine sorti du parking du loueur, j'ai croisé une Octavia, puis une Fabia, puis un concessionnaire Skoda, puis une autre Fabia... Il y en a partout-partout ! Il ne me manquait que le jogging Umbro (uniforme des plus de 30 ans, hommes et femmes) pour passer pour un Irlandais ! Trêve de plaisanterie, les habitants de l'Eire ont bien compris que "Škoda", ça veut dire "Volkswagen" en Tchèque : même plateforme, mêmes motorisations et parfois, elles sont produites dans les mêmes usines... Mais elles ne sont pas vendues au même prix.

Esthétique
C'est la troisième génération de Fabia. A chaque nouveau modèle, les designers lâchent la bride d'un cran. On est ainsi passé de "banal" à "consensuel". Vivement la Fabia 4 ! Après, en rouge, elle n'est pas trop mal.

Intérieur
Elle est dans la finition Active, d'entrée de gamme. C'est tellement spartiate qu'ils ont viré les inserts en faux alu ! Il y a la clim manuelle, une radio avec port USB et c'est tout ! Le radar de recul n'aurait pas été un luxe, car ce n'est pas facile de trouver ses repères avec un volant du mauvais côté... Du reste, les habitués du groupe VW retrouveront vite leurs petits, avec la planche de bord anthracite. Sans oublier l'assemblage "à l'Allemande". Ce n'est pas joyeux-joeux, mais on a la garantie que dans 5 ans, ça n'aura pas bougé.

Motorisation
C'est le 1,0l MPI 60ch (essence.) Pour la ville, pas de problème. Avec 3,99m en longueur, elle se faufile sans problème. Sur autoroute, malgré la boite 5, le moteur se montre discret à vitesse stabilisée. Néanmoins, lorsque le paysage est un peu vallonné (et l'Irlande, ce n'est pas les Alpes...), la Tchèque s'essouffle. Pourtant, elle n'a que 1,1t à emmener ! Elle revendique 4,7l aux 100km en mixte et effectivement, l'aiguille de la jauge d'essence est relativement immobile.

Bilan
En Irlande, la Fabia Active est à 13 895€. En France, elle n'est qu'à 12 870€. Compte tenu de la dotation en équipement, c'est un peu du charriage. En matière de citadine low-cost, la MG3 proposait davantage de chevaux et d'équipements, avec une robe plus avenante. La Tchèque est néanmoins nettement mieux finie. Et surtout, il est possible d'y mettre des moteurs plus punchies.

samedi 26 novembre 2016

La T-Bird de Kennedy et de la guerre du Vietnam

Une Ford Thunderbird troisième génération (1961-1963), en version coupé. Une authentique "belle Américaine" avec 5,2m de long (alors qu'une Peugeot 403 contemporaine mesure 4,4m) et un choix de bons gros V8 qui glougloutent bien. J'adore les Américaines de cette époque. Quand j'étais petit, je salivais devant celles qui apparaissaient dans Nitro.
Les experts ont tendance à dire que l'époque classique s'arrête à 1965. En effet, la Ford Mustang (mi-1964) est plus compacte et davantage orientée performances. Mais peut-on considérer la compacte Chevrolet Corvair (1959) comme une "belle Américaine" ? Non. Pour moi, les "géantes" ne s'éteignent qu'avec l'ultime Cadillac Eldorado cabriolet de 1976. Ca ne veut pas dire que toutes les Américaines antérieures à 1976 sont des "belles Américaines". Il faut plutôt s'imaginer un entonnoir. 1960 marque la fin des ailerons et l'apparition des compactes. Le faisceau se réduit. En 1965, le "bigger is better" n'est plus la norme. Puis, en 1970, la Ford Pinto marque l'entrée des "sub-compacts". Les voitures de taille XXL sont de moins en moins nombreuses. L'interdiction des cabriolets sans arceau et l'obligation du pot catalytique, qui étranglent les V8, sont le coup de grâce.

Revenons à la Ford Thunderbird. C'est une époque de changement chez les "trois grands". En 1950, les Etats-Unis représentent près de 90% de la production mondiale de voitures. Au début des années 60, l'Europe l'a rattrapé, mais le pays conserve une hégémonie industrielle et culturelle. Les Etats-Unis innovent et les généralistes européens copient ensuite. Les bureaux de design disposent de budgets illimités. Chuck Jordan, N°2 du design de GM, a bien compris le truc. GM lui file gratuitement toutes les voitures qu'il veut. Avec, ils emmènent ses maitresses dans les plus beaux hôtels et les plus beaux restaurants, en n'oubliant pas de demander un reçut. Car GM lui rembourse ses escapades ! Et il a eu plus de femmes que de voitures... Même chez le minuscule American Motors, le fils du patron est payé à ne rien faire. Mitt Romney part ainsi en virée avec son meilleur ami, un designer venu de France, Alain Clénet... En 1945, Washington s'inquiète de la situation de Ford. Il écarte Henry Ford, devenu sénile et y place ses hommes. Henry Ford II, le petit-fils, subit un genre de régence. Il profite du bide d'Edsel, en 1959, pour organiser une révolution de palais et prendre le pouvoir.
Les victimes sont donc les hommes placés par Washington en 1945. Dont le statisticien Robert McNamara. Militant Républicain, McNamara rejoint pourtant l'équipe d'un président démocrate, John Fitzgerald Kennedy. L'ovale bleu a bien conscience que ce jeune président est une vraie star du petit écran. Lorsqu'il arrive au pouvoir, Ford utilise McNamara pour fournir des Thunderbird à la Maison Blanche. La cérémonie d'investiture du président, en 1961, devient ainsi une véritable parade de T-Bird !
McNamara, c'est aussi l'homme de la guerre du Vietnam. Il convainc JFK qu'avec plus d'Hommes et de moyens, le Viet-Cong peut être écrabouillé. Le nombre de soldats passe de 900 à 16 000. De toute façon, les GIs sont souvent des ruraux et des ouvriers devenus réervistes pour que l'armée payent leurs études. Donc on s'en fout. Alors que les incidents sont des plus en plus fréquents, McNamara prédit une victoire pour noël 1963. Pour défendre quoi ? Qui ? Ngo Dinh Diem est un genre de Marcos Vietnamien, avec un petit-frère fan d'expéditions punitives. Sa belle-sœur, madame Nhu, est haïe par le peuple. Les Américains disent que c'est ça ou les communistes, donc mieux vaut "our guy". En novembre 1963, Diem et son frère sont massacrés à la baïonnette. Ils sont remplacés par un junte incompétente et corrompue. Pas de quoi convaincre les Vietnamiens des bienfaits du capitalisme... JFK se fait assassiner exactement 20 jours après Diem. McNamara convainc Lyndon Johnson des vertus du "plus d'Hommes et de moyens". En 1964, les Etats-Unis entrent officiellement en guerre. 3 millions d'Américains se battront aux Vietnam. Des étudiants des beaux quartiers sont enrôlés de force et les protestations commencent. McNamara est viré en 1968. Clark Clifford le remplace à la Défense et il prêche une stabilisation des effectifs. Un an plus tard, Richard Nixon prend les commandes. Sa politique est celle de la "Vietnamisation", autrement dit "démerdez-vous !" Les Américains quittent le Vietnam, mais curieusement, Nixon reste aujourd'hui le président de la guerre du Vietnam, alors que l'on loue le pacifisme de JFK...

vendredi 25 novembre 2016

Hyundai H350, mésaventure Belge


Le segment des utilitaires est un marché très juteux. Dans les années 80-90, les généralistes européens ont revendu leur filiale poids-lourd, ne se gardant que les utilitaires légers. Iveco et Fiat Auto sont deux filiales distinctes du groupe Fiat. Seul Mercedes possède encore une branche camions. Aujourd'hui, les gros vans ont le vent en poupe. Avec le développement du e-commerce et de la livraison à domicile, le marché de la messagerie est à la hausse. Mais dans le même temps, les centre-ville bannissent les poids-lourd. L'autre avantage du van, c'est qu'il se conduit avec un permis B. Il est donc plus facile de trouver des chauffeurs.
Qui plus est, les asiatiques sont historiquement absents de ce secteur. Les Japonais préfèrent les utilitaires kei, mieux adaptés aux rues lilliputiennes. Ensuite, Coréens, Indiens et Chinois ont produit sous licence ces utilitaires, sans trop se poser de questions. Aujourd'hui, il n'est plus question de laisser un pré-carré aux généralistes européens. D'où le Nissan NV200, le Toyota Pro-Ace et le Hyundai H350. Parmi ces trois véhicules, seul le Coréen est complètement inédit. Il est produit en Turquie, chez un assembleur local de porteurs Hyundai. Gag : l'entreprise a débuté avec l'assemblage de J5. Le H350 a donc un lien de parenté avec le vénérable utilitaire Sochalien... Reste qu'en Europe de l'ouest, Hyundai est inexistant dans le VU. Le H1 n'a pas laissé de souvenirs impérissables. Le Benelux sert de marché-test et derrière, la marque compte bien envahir le vieux continent.


Sachant tout cela, j'avais très envie d'aller tester le H350. Quitte à aller jusqu'à Anvers, fief de Hyundai Belux. Il fait beau, le coin est très bucolique, avec de belles maisons en brique, des bosquets et des forêts. Je décide donc de commencer par l'immortaliser sous toutes les coutures. Et c'est en cherchant un coin sympa que d'un seul coup, le levier de vitesse bouge dans le vide. Les câbles qui le relient à la boite de vitesse ont cédé. Je n'y suis pour rien.


A partir de là, Hyundai Belux et moi ne sommes pas d'accord sur la chronologie des évènements. Moi, j'y étais. Eux, non. Alors comment peuvent-ils savoir mieux que moi ce qu'il s'est passé ? Ca m'a déçu parce que je ne suis pas le genre à vouloir "casser du Hyundai". Bon sang de bois, je suis en train d'écrire un livre sur les voitures Coréennes ! S'il y a bien un fan de Hyundai, c'est moi ! Plus sérieusement, je n'aurais pas dit n'importe quoi sans preuve. Parce que ça s'appelle de la calomnie ou de la diffamation et ça peut se finir au tribunal. Même un blog perso comme ici n'est pas à l'abri ! D'ailleurs, une fois, j'ai rencontré un avocat qui faisait uniquement de la défense de bloggeurs ! Vous imaginez le nombre d'affaires pour qu'un avocat puisse vivre de ça ?


Au final, le bilan n'est pas terrible. 700 bornes pour des prunes. Après, il faut relativiser, se dire qu'il y a pire que de tomber en rade près d'Anvers et tourner la page. Dans la vie 'faut pas s'en faire/Moi je n'm'en fais pas/Ces petites misères/seront passagères/Tout ça s'arrangera...

mardi 22 novembre 2016

S[oleil]2000

Les derniers rayons de soleil de l'année. Ce propriétaire de Honda S2000 a raison d'en profiter. D'ailleurs, il n'a même pas remarqué que le feu est passé au vert ou que je suis en train de photographier sa voiture...

dimanche 20 novembre 2016

Le Break

Une Volvo 240 "Le Break"; l'ultime avatar de la série 200. Sans doute un "vintage sans le savoir". En 1993, avec son 2,4l 79ch et ses 155km/h, elle était facturée 124 000 frs. Pour le même prix, vous pouviez vous offrir une Peugeot 405 break GRDT 92ch. La Sochalienne était plus légère de 100kg, c'était une traction et en plus elle atteignait 177km/h. Oui, mais en 1993, la 240 avait ses "ultras". Elle était ringarde, chère, lourde et poussive pour le commun des mortels. Pour les autres, c'était une voiture sûre, avec un coffre immense et qui démarrera toujours, même par -20° et avec 300 000km au compteur... C'est ce qu'on appelle une voiture clivante. Le marché était ténu, mais captif. Hélas, à la même époque, Volvo lançait la 850. une traction. Sacrilège !
Aujourd'hui, les Volvo n'ont plus beaucoup de différence avec les autres voitures. Je suis persuadé que les communicants du constructeur sont capable d'expliquer que non, ils ne font pas la même chose que les voisins. Que leur univers, c'est ceci et cela. Que leur philosophie blablabli blablabla. C'est peut-être pour ça que j'aime bien les Subaru. Eux, ils sont restés fidèles au moteur longitudinal et à la traction intégrale. Une vraie différenciation.

Notez que ça sera sans doute la dernière voiture vue sur l'A86 avant quelques mois. Non pas qu'il n'y ait plus d'embouteillages. Loin s'en faut. Mais vu que maintenant, il fait nuit lorsque je pars et que je rentre, impossible de prendre de belles photos. Déjà là...

mercredi 16 novembre 2016

WRC de banlieue

En 10 ans de blogging pro, j'ai écris environ 6 000 articles (hors blogs persos.) 99,8% de ces 6 000 articles ont été publiés sur Le Blog Auto. Parmi les "0,2%" qui restent, il y a notamment un essai de Lancia Delta 200ch sous pseudo. C'était en 2009. Le responsable de Lancia France était hyper-confiant. Avec la Delta, Lancia retrouvait les volumes de la fin des années 90. La Delta était la première voiture équipée du Park Assist. La suite semblait mirifique avec la Delta 3 portes, la Fulvia coupé-cabriolet et la Lancia Ypsilon. L'usine de Termini Imerese était repartie pour au moins 10 ans... Moi, ce que j'avais retenu, c'était la finition assez cheap de la Delta. D'ailleurs, le mot "Delta" sur le tableau de bord s'est décollé durant l'essai ! Par contre, le 200ch poussait... J'ai atteint des vitesses guère avouables...
7 ans plus tard, Termini Imerese est livré à la végétation, la Delta a disparu et pour la première fois, il n'y avait pas de stand Lancia au Mondial de Paris.
La Delta en une, c'est la troisième génération. Pour les gens de mon age, il n'y a qu'une Delta et elle faisait du WRC. Face à elle, il y avait la Toyota Celica. C'était le TTE d'Ove Andersson avec Didier Auriol, Armin Schwartz et Juha Kankkunen... Sébastien Ogier vient de remporter 4 titres de WRC. En théorie, il a le palmarès de M. KKK (et de  Tommi Makinen.) En pratique, le Finlandais était face à une opposition très dense. Alors qu'Ogier... D'ailleurs, il est actuellement plus ou moins à pied et tout le monde s'en contrefiche. Volkswagen raccroche et on s'en contrefiche. Je pense que l'avenir, c'est le WRX. Le WRC est condamné au destin de la course de cote.

dimanche 13 novembre 2016

A 6 sur l'A86

Un étonnante Citroën CX 6-roues. Je l'ai prise pour une Tissier, mais Google m'a répondu que les Tissier étaient surélevée. En fait, il s'agirait d'une création allemande, la Loadrunner (ce qui expliquerait la plaque teutonne.) Il y a bien longtemps, j'avais conduit un Range-Rover 6-Roues. Le passage à 6-roues lui donne davantage de grip sur terrain accidenté et de charge utile, vu qu'on a un 6x6. Mais quel est l'intérêt de transformer une traction en 6 roues ? Avoir davantage de masse et de difficulté à négocier les virages ? Pour autant, on reste loin du mille-pattes Michelin...

Quand j'étais petit, la CX était mal aimée. Les Citroënistes la considéraient comme une sous-DS. Pour les plus jeunes, songez à Sos Fantômes vs son remake de 2016. C'est le problème des voitures cultes : songez à la Type E et à la XJ-S, à la R5 et à la Supercinq, à la 205 et à la 106... C'est une des raisons pour laquelle les constructeurs ne veulent plus de modèles trop "iconiques" (comme on dit chez les incultes.) On veut du jetable, du vite-oublié, vite-ringardisé... Pourtant, la DS était très mal en point, en 1974. Reiser raillait les accumulations d'invendus. Sur internet, il y a quelques temps, j'étais tombé sur un catalogue Citroën de 1975. On y voyait la DS et la CX, le Type H et le C35... Car oui, en 1975, Citroën vendait encore des DS et des Type H. Il en vendait. Ce qui ne veut pas dire que les gens en achetaient...
La CX fut mal-aimée pendant 15 ans. 15 ans sans réelle évolution. Elle était moderne, voir en avance, en 1974, mais de là à la maintenir 15 ans... Face à la 505 et à la R25, elle a vieillit. Moi, je suis né en 1978. Je n'ai donc jamais vu la DS en concession. On m'expliquait qu'il fallait détester la CX, à cause d'une mythique DS. Sauf qu'il n'y avait plus de DS dans les rues ou dans les magazines. C'était quelque chose de curieux. Jacques Calvet imposa aux chevrons d'attendre 1991... Puis, au dernier moment, il ravançât le lancement de 2 ans. Pourquoi ? Parce que le PDG a entendu dire que Renault allait remplacer la R25 (NDLA : avec la future Safrane) en 1990. Il veut le prendre de court. Au moins, le calvaire de la CX fut abrégé de 2 ans. Mais la XM n'était pas assez aboutie. Pas autant que la 605, remarquez... La XM était trop typée "1989". A l'heure du bio-design, sa carrosserie cunéiforme fut vite le "produit de l'année dernière". Les Citroénistes furent déçus, malgré l'apparition de ce V6 que l'on avait toujours refusé à la CX. Les commerciaux de Citroën en regrettaient la CX... Puis ils regrettèrent la XM avec la C6. Aujourd'hui, la CX est sortie du purgatoire. Au dernier salon de Pékin, Citroën en exposait fièrement une. Sans oublier la CXperience du Mondial 2016...
La CX, c'est aussi l'usine d'Aulnay-sous-bois. L'usine qui devait produire les hauts de gamme de Citroën. Puis la crise de 1973 a coupé l'herbe sous le pied du constructeur. Les invendus de DS, la faillite de Maserati, Berliet avec ses camions qu'il n'a plus le droit de vendre (NDLA : à cause de la limite maxi et la fin des capots longs), le projet Roumain (la future Axel) qui traine... Après la CX, Citroën produit des Saxo, puis des C3. Une usine trop petite, enserrée dans l'urbanisme francilien, donc condamnée. Terminées, les Citroën qui attendaient sur les wagons de Gefco, sur la route de Roissy... En Europe, les marchés stagnent. Beaucoup d'usines sont en sous-capacités. La mode, c'est de tout regrouper sur un site. De produire sur une même ligne SUV, berlines et compactes. Les véhicules de niche (cabriolets, coupés, grandes berlines...) disparaissent. Les petites usines n'ont plus lieu d'être. Traditionnellement, les constructeurs attendent les élections pour annoncer les mauvaises nouvelles. Il y a un accord tacite : en 2002, le grand plan social de Lu avait tué la campagne de Lionel Jospin. Depuis politiques et grands patrons se mettent d'accord pour repousser les sujets qui fâchent. Un cadeau empoisonné pour le nouveau venu. PSA a annoncé la fermeture d'Aulnay-sous-Bois en juillet 2012. Je sais qu'à l'été 2017, il y aura des annonces de fermeture. Je n'ai pas vu de chiffres, je n'ai pas d'informations. Juste une intuition. Les généralistes européens vont peut-être sacrifier leurs sites étrangers. Quand une entreprise licencie dans son pays d'origine, les gens prennent cela pour une trahison. C'était le cas avec PSA à Aulnay-sous-bois. L'usine Ford de Bordeaux a eu moins d'impact. Le centre de décision est hors de France, donc loin, donc inaccessible. Tant pis. Et si demain, un constructeur fermait une usine hors de France, ça fera trois lignes en dernière page, entre la météo et le sudoku.

samedi 12 novembre 2016

20km de Paris

Chaque année, je cours les 20km de Paris pour le compte d'Opel. A l'arrivée, c'est toujours un peu la foire. Non seulement on est crevé d'avoir couru 20km de Paris. Il faut se rappeler où on est garé. De plus, il y a des barrières partout. Donc, je me retrouve à marcher là où je peux, en essayant de me rapprocher de l'endroit où je pense avoir  laissé ma voiture.
C'est ainsi que je suis tombé sur cette Honda Prelude 4WS. Dans les années 80, les Japonais avaient une image de roi de la technologie. En particulier Honda. J'avais un poster énumérant leurs merveilles, quand j'étais petit. La technologie des 4 roues directrices a fait long feu... Quelle ne fut mon étonnement de la retrouver bien plus tard chez ZF...
Une BMW série 5 (E12), dans un vert pomme typique des seventies. Notez aussi les phares jaunes et les jantes BBS. Toute une époque... Dommage qu'elle se soit prise un gnon sur le côté.

Pour ceux que ça intéresse, j'ai consacré un "conducteur du jour" à une autre E12.

mercredi 9 novembre 2016

Les voitures Chinoises : les photos sont là !


Voilà, après un an et demi d'efforts, j'ai rédigé l'intégralité du texte et réunit toutes les photos de mon livre sur les voitures Chinoises. Pour l'instant, ce n'est qu'un gros fichier Word. J'espère qu'un maquettiste saura changer la citrouille en carrosse...

Pour le texte, c'était facile. En 2008, j'ai rédigé une série d'articles sur l'histoire de l'automobile chinoise. A partir de là, j'ai accumulé pas mal d'informations. Il s'agissait surtout d'approfondir certains points (comme l'épisode des Berliet assemblés en Chine) et de corriger les erreurs. Mais depuis 2008, je maitrise parfaitement le sujet et ça s'est écrit tout seul.


Le plus dur, c'était les photos. Pour un sujet aussi pointu, il faut donner envie au lecteur de tourner les pages. D'attirer le regard, d'attirer la curiosité. Byd et Great Wall m'ont tout de suite envoyé tout ce que je voulais. C'est très bien, mais il existe des dizaines de constructeurs Chinois et mon livre remonte jusqu'au début du XXe siècle ! J'ai voulu non seulement montrer un maximum de voitures, le sport auto, mais aussi montrer le point de vue chinois et le point de vue européen sur la Chine, les villes et les campagnes, les riches et les pauvres, les gagnants et les perdants... Et puis il y a le hors-sujet. Tout le monde ne connait pas la Chine et beaucoup de gens n'ont pas conscience des différences de culture et d'histoire. Les Chinois n'ont pas connu la 2cv ou la Cox. Ils n'ont pas connu non plus les Beatles ou Woodstock. La première génération de riches est passée directement du costume Mao au costume Armani et du vélo à la BMW série 7 ! Quant aux jeunes bobos, ce sont les enfants de la génération enfant unique ; leurs grand-parents les ont gâté-pourris étant petits et maintenant, ils sont capricieux. Tout cela, il fallait le montrer à travers des images.

Moi, je pense avoir fait le job. Mes "bêta-lecteurs" m'ont plutôt donné des retours positifs. A suivre...

mardi 8 novembre 2016

Pit-stop Lamborghini, le bonus

La particularité des évènements Matching Numbers, c'est que les participants sont priés de venir avec leurs "jouets". Et si possible, il faut être raccord avec le thème. Donc pas mal de Lambo au Pit-stop Lamborghini.

La Diablo jaune témoigne d'un Lamborghini révolu. L'époque du crépuscule des Suharto. La production se comptait en centaines d'unités et il y avait un sérieux laisser-aller dans la qualité... Remarquez, à l'époque, chez Porsche, Aston Martin ou Lotus, c'était guère mieux, côté finances.
Une Gallardo noire. C'était celle qui servit de "réchauffe galette des rois" d'il y a un an et demi...
Il n'y avait pas que des Lamborghini. Voici une McLaren 12C. Il y avait aussi une Ferrari 512 TR (que j'ai oublié d'immortaliser.) Ca avait un côté "catalogue Bburago en vrai".
Une Porsche 928. Celle-ci, je l'ai en Solido, au 1/43e !
Et pour finir, le bonus du bonus ! Un concessionnaire Land Rover dans un hall d'immeuble. Oui, c'est une poubelle au premier plan, à gauche. Vous aussi, allez acheter un Evoque lors de votre descente des poubelles !

lundi 7 novembre 2016

Pit-stop Lamborghini

Lamborghini était l'un des absents du Mondial 2016. Après tout, dans un monde où Ford, Mazda et Volvo peuvent se faire porter pâle, pourquoi Lamborghini s’embêterait à venir ? Pourquoi est-ce que lui, il aurait des scrupules ? Certes, certains clients ont commencé par rêver devant les bolides au temps où ils portaient des culottes courtes. Mais ça, c'est une réflexion sur le très long terme... S'offrir un stand, ça coute cher. Surtout, ses clients veulent de l'exclusivité et de la discrétion... Une discrétion toute relative lorsque l'on veut rouler en Lamborghini. En tout cas, durant le Mondial, les constructeurs de luxe ont planté leur tente tout autour de Paris. Discrétion et exclusivité. Matching Numbers a non seulement l'habitude d'organiser des événements, mais en plus, il possède en son sein des clients potentiels. Lamborghini et Matching Numbers étaient fait pour s'entendre !

Cela donne une soirée particulière. On profite d'un temps encore assez doux. Bien sûr, le concessionnaire est là pour vendre des voitures. Mais l'ambiance est détendue. Point de catalogues ou de feuilles de tarif à l'horizon. On parle Lambo autour d'une planche de charcuterie et un verre de vin. Après tout, Ferruccio Lamborghini n'était-il pas viticulteur à l'origine ? Dis comme ça, on a l'impression que je sers la soupe. Après, honnêtement, des Lamborghini, des gens sympas et des victuailles, que demande le peuple ?

vendredi 4 novembre 2016

Nuit Blanche et lunettes noires

Bref, j'ai voulu assister à la Nuit Blanche. Au moins, cette année, pas besoin de veiller tard : tout fermait à minuit. Pas trop de problème de file d'attente, non plus. C'est clair que depuis le Bataclan, les Parisiens sortent moins. Ils n'ont plus envie de faire la fête. Peut-être aussi qu'ils en ont un peu marre de cette fête permanente et des escrocs qui se prétendent artistes...

Devant un resto, une Ford Mustang '64'66 cabriolet rouge. Eh oui, une de plus ! C'est rigolo d'en croiser partout. A croire que les gens qui veulent en restaurer boudent les autres générations et que côté teinte, ils n'en connaissent qu'une...
Une Maserati Quattroporte. A mon avis, grâce à Intouchables, son avenir en collection est assuré. Le gag, c'est que quelques mètres plus loin, j'ai croisé l'actuelle Quattroporte...