vendredi 31 mars 2017

Les voitures chinoises : où ça en est ?

En novembre dernier, j'avais enfin reçu les dernières photos que j'attendais sur les voitures chinoises. J'avais alors un manuscrit illustré (à gauche.) Mais pas question de le publier tel quel... J'ai fait appel à Alain, un maquettiste professionnel. Philippe, un professionnel de l'édition, s'est occupé de la relecture (et de l'élimination des fôtes d'ortaugraf.) Quant à Ying, une Chinoise professionnelle, elle a été chargée de trouver la bonne police de caractère pour le titre.
Après bien des réglages, on arrive au résultat à droite (volontairement flouté.) Maintenant, Alain doit se charger de mettre en forme tout le manuscrit, en tenant compte des corrections de Philippe. Y'a plus qu'à ! Puis ce sera l'impression...
En attendant, merci à Alain, Philippe et Ying. Sans quoi, ça serait juste un fichier Word avec des photos dessus...

En conclusion, pour un livre de voiture, le boulot ne s'arrête pas à l'écriture et à la recherche des photos. C'est pour ça que j'ai déjà commencé mon prochain livre, consacré aux voitures Coréennes. Je pense avoir déjà réuni 20% des photos.

Là, Johnny Rives et Jean-Louis Moncet viennent de publier un paveton sur les 70 ans de Ferrari. Les auteurs sont réputés et il est sans doute truffé d'anecdotes de première main. Après, franchement, qu'est-ce qu'il apporte par rapport aux 1001 livres déjà publiés sur Ferrari ? Le moindre passionné, comme moi, connait à peu près toute l'histoire, les voitures, les coups de génie, les coups durs, les magouilles d'arrière-boutique, les projets avortés, les rumeurs... Il y a peut être ici et là des choses à apprendre, mais ce n'est pas assez pour acheter un livre.
Dans mon Les voitures chinoises, il n'y a que de l'inédit ! Par contre, je reconnais que le sujet n'est pas hyper-sexy a priori...

jeudi 30 mars 2017

Z'aime beaucoup

L'autre jour, je me suis perdu dans Paris. Je suis tombé par hasard sur un concessionnaire Nissan. Signe particulier : ils avaient une 370Z Nismo en vitrine. Elle méritait largement une photo...

Pour l'instant, on ne sait pas grand chose sur l'éventuelle remplaçante de la 370Z. Un SUV ? Est-ce qu'à l'instar de Mitsubishi, avec son Eclipse, les SUV sportif vont détrôner les coupés ? Audi y pensait à voix haute, en 2014. Je pense que c'est un de ces moments où tous les constructeurs se regardent. Ils attendent qu'un couillon parte et marche sur les mines pour le suivre... Sauf que personne ne veut être ce couillon...

A part ça, l'autre jour, sur Facebook, quelqu'un m'a partagé un article. Pour ceux qui auraient la flemme de cliquer, c'est un journaliste Belge qui se plaint de Tesla. Il voulait essayer une Model X. Il fait son essai, mais à la fin, il s'est rendu compte qu'il était dans une version qui n'était plus proposé. (NDLA : normalement, au moment de la réservation d'un véhicule, le constructeur vous fournit le nom et la version du modèle essayé, mais passons...) Il en a emprunté un second et là, il découvrit qu'il était bridé. (NDLA : Normalement, lorsqu'un magazine essaye un véhicule, le dernier jour, il est confié à un pilote professionnel, qui réalise des chronos (0-100km/h, vitesse maxi, 1000m D.A., etc.) sur circuits.) On empêche la presse de faire son métier, mais les lecteurs sauront la vérité !
D'après le descriptif, a minima, le journaliste s'est offert deux locations gratuites d'une semaine en Model X et il a trouvé des prétextes pour faire 0 papier. Ou alors, il a voulu faire vroum-vroum devant le Macumba, pour pécho et c'est là qu'il a découvert que sa Model X était bridée... L'un dans l'autre, ce n'est pas hyper-pro. Et en plus, l'intro écrite sur un coin de table "Tesla c'est des méchants pas beaux et puis ils vont faire faillite", c'est ridicule. A ce propos, c'est dommage que les seules fois où la presse évoque ses lecteurs, c'est pour mieux se plaindre de n'avoir pas eu de rab' de petits fours ! C'est d'autant plus décevant venant de la part d'une revue plutôt réputée.
En même temps, Tesla s'en contrefiche de la presse auto, que ce soit le print, la TV ou même le web. Eux, leur cible, c'est la presse informatique ; c'est le CES de Las Vegas ou l'E3. Parce que leurs acheteurs ne lisent pas la presse auto ; ils lisent la presse informatique. Le caca nerveux du tamalou, ça leur fait ni chaud, ni froid...

mercredi 29 mars 2017

La béhème, ça voulait dire, qu'on était riche...

Vous vous souvenez du Mitsubishi Pajero "Ralliart" ? Malheureusement, trois mois plus tard, il est toujours là et il n'a pas bougé d'un millimètre. L'autre jour, il était rejoint par une BMW série 6 (E24.) A mon avis, c'était une 628 CSI ou une 633 CSI (un propriétaire des 635 CSI aurait gardé le badge...) Je vous rassure, elle, elle roule !

La série 6 était un modèle de transition. Jusque là, les modèles n'avaient pas vraiment de nom (comme chez Mercedes, d'ailleurs...) ; on les désignait par leur cylindrée. Au milieu des années 70, leurs remplaçantes s'appelèrent série 3, série 5, série 6 et série 7. Sauf erreur, l'E24 partage sa plateforme avec la première série 7 (E23.) Sauf que le coupé est sorti en premier. Techniquement, ce serait donc la berline qui dériverait du coupé -et non l'inverse-. Les années 60 étaient une période de consolidation pour BMW, qui avait enfin digéré l'après-guerre (contrairement à Glas et Borgward.) Dans les années 70, la marque montait en gamme et elle avait de moins en moins de complexes. C'était quand même des voitures d'ingénieures, qui manquaient un peu de fun. Notez qu'aux Etats-Unis, il a existé une M6.
Dans les années 80, BMW s'est montré beaucoup plus ambitieux et c'était symbolisé par le V12 de la 750i (E32.) Du coup, les voitures des années 70 furent jetées aux orties. Ce n'est que depuis la résurrection de la série 6 que les prix des E24 remontent.

lundi 27 mars 2017

Alfa du lundi

J'ai croisé cette Alfa Spider vert anglais, près de chez moi.

C'est l'ultime évolution du dernier roadster de la vieille école. Pininfarina avait fait du beau boulot avec des moyens limités. Repeindre les boucliers ton caisse, pourquoi personne n'y avait pensé plus tôt ? Pour moi, quand on me dit "Alfa Spider", c'est à elle que je pense. D'ailleurs, j'en ai un catalogue d'époque, ainsi qu'une miniature Jouef au 1/18e.
On avait trop vite enterré les roadsters. En 1980, pour 50 000francs, vous aviez le choix entre une Triumph TR7 Roadster et une Volkswagen Golf GLI Cabriolet. Dans les deux cas, on avait 180km/h revendiqués et 110ch sous le capot. Mais l'Allemande proposait un tempérament plus neutre (traction...), deux embryons de places arrières et surtout, le sérieux allemand (vs la légendaire finition biodégradable de British Leyland.) Côté constructeur, les cabriolets "paniers de pique-nique" étaient surtout plus facile à concevoir et ils reprenaient davantage d'éléments de la grande série. Les roadsters biplace étaient davantage des "deuxième voiture". Un plaisir égoïste pour puristes. Le marché était une micro-niche. Des artisans comme Ginetta, TVR et dans une moindre mesure, Panther, purent profiter du vide. Quelques centaines d'unités par an, c'était génial pour eux ! Mais à l'échelle d'un grand constructeur, c'était jeter l'argent par les fenêtres...
Sauf que chez Mazda, on avait une piscine de cash digne de Picsou ! Le constructeur japonais était très profitable et surtout, on lui prêtait de l'argent les yeux fermés. D'où cette idée a priori folle de développer un roadster biplace, avec une plateforme inédite. Ford les traitaient de dingue. Mais la MX-5 a fait un carton. Comme quoi, l'audace, c'est comme le Loto : 100% des gagnants ont tenté leur chance...

dimanche 26 mars 2017

Infinément grand et infinément petit

Une majestueuse Lincoln Continental de la fin des années 70. Un bel exemple du style "shoe box". Un châssis séparé, des dimensions incroyables vu d'Europe, un moteur digne de l'industrie navale et plein, plein de chromes. La voiture idéale pour les retraités friqués US.

Ca m'a surtout fait repenser aux série-TV US. J'étais en lycée technique, donc, il y avait souvent des profs absents. Les matières techniques étaient souvent des blocs de 3h ou 4h. Donc, un prof absent signifiait une journée sérieusement raccourcie... Mais à l'époque, il n'y avait pas d'internet, pas de téléphones portables et seulement six chaines. Donc, en plein après-midi, il fallait se contenter d'une enième rediffusion de Côte ouest, Columbo ou Rick Hunter. De toute façon, lorsque vous zappiez et que vous tombiez sur des pubs pour la Cure thermal du soleil, le dummy de Derby Stannah ou les protection urinaire Tena, vous vous doutiez que vous étiez fichu... C'était parti pour une heure de retour dans le monde merveilleux des années 70 (alors qu'on était dans les années 90) avec ses méchants moustachus, ses blondasses choucroutées et ses flics permanentés. Une heure d'inaction avec des acteurs en roue libres qui jouent des personnages ultra-stéréotypés (le businessman obsédé par le fric, la journaliste qui veut faire éclater la vérité, le flic droit dans ses bottes...) Sans oublier, bien sûr, les voitures. La Lincoln Continental, c'était plutôt une voiture de méchants. J'imagine Bobby, avec son épaisse moustache, attendant une blondinette à choucroute à la sortie du bureau : "Bonjour Samantha, tu voulais me voir ? - Oui, c'était pour te parler de Philip, mon mari... Enfin, feu mon mari... - Ce pauvre Philip. C'était mon comptable préféré. Je ne comprends pas du tout pourquoi il s'est jetté de cette fenêtre... - Tu sais, j'ai découvert ses livres de compte. [Bobby a un tic nerveux] - Ah bon ? - Oui, il avait remarqué que des sommes importantes avaient disparu. Tu es au courant ? [gros rictus] - Non, pas du tout. Tu as les livres de compte ? - Oui. - Ce qu'on va faire, c'est que tu vas me les donner, ce soir. Rendez-vous à une heure du matin au niveau -3 du parking souterrain..."
Puis, moi, derrière la TV, je me disais que finalement, entre ça et un cours d'automatisme, je n'ai pas forcément gagné au change...
Et juste en face de la Lincoln, il y avait cette Fiat 126 ! L'Italo-polonaise tiendrait dans le coffre de l'Américaine ! Comme elle, elle était techniquement dépassée, avec son moteur dans le coffre. Notez que c'est une série limitée, la Brown. J'imagine qu'à l'approche de la 126 Bis, Fiat France voulait solder les stocks.
"Les gars, j'ai une idée. Pour écouler la 126, on va faire une série limitée. On l'appellera, la "Brown". - Et qu'est-ce qu'elle aura de particulier ? - Elle sera marron, avec un liseré marron clair. Parce que "brown", ça veut dire "marron" en anglais. - Le chef, il a vraiment de super idées. C'est pour ça qu'il est chef..."

vendredi 24 mars 2017

Il y a du génie dans mon turbo...

Chez le garage Fiat du coin, une Ferrari F430 attend son tour pour la révision, tandis qu'une Fiat 500 est sur le pont.

Ben quoi, Ferrari et Fiat, c'est pareil, non ? Dans les années 80, le géant turinois s'était invité sur le capot de la 156 F1. On pouvait donc croire que la Ferrari avait un moteur Fiat. Il y eu aussi cette campagne de pub où une Uno Turbo se reflétait dans une 156. Enzo Ferrari n'aurait guère apprécié ce rapprochement... Ca m'a aussi rappelé un témoignage. A la fin des années 2000, Fiat avait une coentreprise à Nanjing, pour y produire des Palio et des Siena. Avec le rachat par SAIC, le site fut réattribué à SAIC-VW. Le patron du site déclarait à la presse que ça le peinait, car "les Fiat, c'était un peu des Ferrari." Ca m'avait touché, car ça avait un côté poétique, ce patron qui produisait des Palio en s'imaginant produire des Ferrari...

mardi 21 mars 2017

47. Jaguar Type E

C'est le bonus du mini-essai Jaguar F-Pace. Cette Type E série 1 4,2l trainait au fond du fond du garage. Le démonstrateur de Jaguar me l'a montré que je vois ses feux arrières et son logo (repris sur le F-Pace.) Comme ça, je pouvais constater que le SUV était bien un vrai Jaguar...

En tout cas, j'étais aux anges !

J'adore la Type E. En même temps, qui ne l'aime pas ? C'est une vraie œuvre d'art, d'ailleurs, le MOMA en expose une ! Aujourd'hui, les prix des série 1 deviennent délirants. La demande déborde sur les autres modèles (coupés, série 2, série 3...) Les restaurateurs britanniques vont déterrer des quasi-épaves, sur lesquelles ils ne gardent pas grand chose et ils les revendent à prix d'or.

lundi 20 mars 2017

Mini-essai : Jaguar F-Pace

Cette année, La voiture de l'année, c'est le Peugeot 3008. C'est la première fois qu'un SUV remporte ce trophée. Pourtant, des SUV, il y en a partout-partout ! Même Bentley, Maserati ou Jaguar en proposent ! J'ai eu la chance de prendre le volant des SUV Bentley et Maserati. Restait donc à faire un tour avec le Jaguar...

Esthétique
Ainsi, Jaguar se lance dans les SUV. Parce que ça se vend et plutôt bien même : le F-Pace représente plus d'une vente sur deux. En règle générale, je ne suis pas très convaincu par les SUV. L'avant fait très Jaguar. L'arrière aussi. Entre les deux, c'est assez quelconque.

Intérieur
Pas de doute, on est chez Jaguar ! Du cuir, du bois... Ca a tellement plus de personnalité que les productions Allemandes ! Et la finition est là. Aussi, l'habitacle est très lumineux (LE point fort des SUV.)

Sur la route
J'ai profité des journées porte-ouvertes de Jaguar. J'ai eu droit à 30 minutes d'essais, mais dans des zones 30. Donc impossible de profiter des 300ch du V6. Le bon point, c'est une direction très légère. On se faufile dans les petites rues sans problème. Sur les pavés, j'ai quand même constaté qu'il était un peu raide. Pourtant, c'était un "Portofolio". Je n'ose imaginer le même avec le châssis sport et les jantes 22 pouces...

Service
Il y a deux ans, j'ai essayé la Jaguar XE et je n'avais guère été impressionné par l'accueil (euphémisme.) Pour la presse, pas de problème. On est bien traité. Mais les particuliers... Et en 2017 ? Déjà, ils n'ont pas de catalogue F-Pace. *Record scratch* Comment ? J'étais là au début du premier jour de la journée porte-ouverte et vous n'avez pas de catalogue de votre best-seller ? Pour une fois, j'ai pu voir un vendeur. Il m'a écouté d'une oreille distraite et faute de mieux, il a parcouru le site web Jaguar devant moi (et j'ai eu l'impression qu'il le découvrait en même temps que moi.) "Donc, euh... Le 160ch est en 4x2 et le 180ch, en 4x4. - Et là, ce n'est pas une version 4x4 du 160ch ? -Euh... Je vous conseille de faire un tour sur le configurateur, chez vous." A 47 000€, je trouve toujours leur accueil un peu léger. Surtout avec un véhicule de conquête de clientèle.

samedi 18 mars 2017

Fly me to the Moon...

La Bentley Continental Flying Spur est une version 4 portes de la Continental GT. Pour la railler, des méchants la traitent de Volkswagen Phaeton recarrossée (ce qui est moins glorieux, forcément...)

A part ça, là, je viens de lancer la page Facebook de Joest F1. On m'a soufflé cette (bonne) idée. C'est vrai que là, avec 3 000 visiteurs par mois, je suis revenu au niveau de mon Skyblog. Intéresser 100 personnes avec un minivan pris de nuit au portable, c'est pas mal. Maintenant, il est temps de passer à la vitesse supérieure. Si ça pouvait me permettre de faire davantage d'essais et de reportages, ça serait tant mieux, non ? Et on ne vous invitera pas, si vous n'avez pas une audience suffisante...

vendredi 17 mars 2017

Coupés des seventies... En 2017

Je vois tellement de Mercedes SL (type R107) que je ne les prends même plus toutes en photos ! Ici, on a une 450SL (donc V8), avec hard-top assorti.
Un peu plus loin, à une station-service, une Alfa GTV prépa VHC fait le plein. Et derrière, on distingue le bouclier d'une BMW M3 (E36)...

mercredi 15 mars 2017

Peugeot 305

Ceci est une Peugeot 305 (phase 2) fourgonnette. Une vision fréquente quand j'étais petit, mais aujourd'hui. Et bien que trentenaire, elle n'a pas encore le statut de youngtimer...

Le PSA de 1982 valait bien le British Leyland de 1976. Des marques qui se tiraient volontiers dans les pattes (Citroën/Peugeot/Talbot vs Austin/Morris), un bilan financier désastreux, des syndicats à cran et presque maoïstes, des produits démodés voire ringards (Visa 1, LN/LNA, 604 vs Marina, Allegro...), des icônes en perte de vitesse avec une difficulté pour se projeter au-delà (2cv vs Mini), etc. L'erreur de BL fut de miser sur l'access premium pour tenter d'améliorer son image (avec la Rover SD1.) Le projet de citadine fut repoussé et son budget revu à la baisse. L'Austin Metro n'arriva qu'en 1980, uniquement en 3 portes et sans gros moteur. PSA fit l'inverse. Il mis tout sur la Peugeot 205 avec d'emblée une 5 portes et rapidement, la GTI. Le haut de gamme fut laissé en friche pendant une génération de voitures.
Aujourd'hui, je trouve que PSA se félicite trop vite de son plan "push to pass". La réalité de l'automobile, c'est que l'inertie est très importante (entre la définition d'une politique, la construction d'une usine, le développements de nouveaux produits, sans oublier le temps qu'un modèle s'installe et qu'on examine ses chiffres de vente...) FCA et JLR commencent seulement à goûter les fruits de restructurations opérées il y a près de 10 ans. Carlos Tavares est arrivé chez PSA en 2014. Ce qui signifie que le 3008 et la DS7 sont encore des produits définis par Philippe Varin. Quant à l'Alpine A110, elle est très typée Tavares ! Le problème c'est que les marchés, ils ne veulent pas qu'on leur parle de 2025 ou même de 2020. Donc PSA évoque son "push to pass" à l'imparfait, alors que le "back in the race" est encore au présent de l'indicatif...
Pour en revenir à la 305, la 205 fut un choc et les plus jeunes ne peuvent pas comprendre ce qu'elle a représenté pour PSA. Sans elle, comme British Leyland, le groupe aurait implosé. Le scénario sur la table, c'était une fusion Peugeot-Renault (que les analystes appelaient de leurs vœux) ; Citroën et Talbot subissant le sort d'Austin et de Morris... Puis il y eu la 205. Depuis, PSA vit dans l'attente d'une nouvelle voiture providentielle (cf. les attentes autour de la 308.) Sauf qu'en 1983, la 205 avait une vraie différenciation par rapport aux autres citadines. La Supercinq n'arriva vraiment qu'en 1985. La Fiesta, la Metro et la Polo n'étaient proposée qu'en 3 portes. Seules la Corsa et la Uno étaient vraiment sur le même positionnement. On voit bien qu'aujourd'hui, l'offre est beaucoup plus vaste et surtout, que les constructeurs ont peur de leur ombre. Et tant que PSA ne prendra pas de vrais risques, il ne pourra pas obtenir de vrais résultats...

lundi 13 mars 2017

Promenade de mars...

Entre deux giboulées, je me suis promené dans mon quartier.

Ceci n'est pas la Peugeot 203 "moi Lolita" : pas de pneus à flancs blanc, ni de flèches de direction. Ainsi, il y a deux 203 noires par chez moi. En 2017.
Un fiatou un peu cabossé et rouillé. Le logo "Nuova 500" n'est pas d'origine. A ce propos, la 500 fut fabriquée de 1957 à 1973. Elle a du attendre la 500 F (1965) pour recevoir des porte "ouvrant dans le bon sens". Pourtant, parmi les 1001 fiatou que j'ai croisé, quasiment aucun n'a de portes suicides. Faut-il en déduire que certains ont été transformés ?
Un Suzuki Jimny S410, alias Samurai. Après 1993, il a troqué son logo Santana pour un logo Suzuki, mais il était toujours produit de l'autre côté des Pyrénées.

Ca me fait toujours rire, cette idée d'aller produire un 4x4 en Espagne pour lui donner un passeport européen... Mais d'y accoler un nom japonisant. C'est un peu comme si DR assemblait son DR 5 sous le nom Mandarin...
En Inde, il est toujours produit, mais il s'apprête à prendre sa retraite, faute de passer les normes antipollutions. Surtout, l'armée n'en veut plus. Ils vont prendre des 4x4 Mahindra à la place.

Je l'ai pris en photo car il est plutôt rare dans les pleines. A la fin des années 90, il y avait une belle demande dans les régions montagneuses. Même bien fatigué, un Suzuki/Santana se négociait 10 000 francs (1 500€.) Aujourd'hui, les prix sont à peu près stable, mais certains sont vraiment, très, très fatigués...
Dernière rencontre de ma balade, cette Zastava 750L. C'est marrant, à cet instant-là, je pensais "je vois tout le temps des Fiat 500 et jamais de 600..." La 600 a pourtant eu son lot des dérivés exotiques, entre la Multipla, la Seat 800 (à 5 portes !) et cette Zastava 750... Elle avait un moteur de 850 "descendu" en 750cm3.

samedi 11 mars 2017

R4 raid

Une Renault 4, prête pour le raid. Visez la rampe de phares sur le toit...

C'est dommage qu'il n'y ait plus de raids avec des voitures modernes. Sauf erreur, le dernier, c'était le Raid Berlingo, en 1997, à travers le Caucase. Le dernier descendant des raids 2cv des années 70... Il est vrai qu'aujourd'hui, ça serait compliqué de rouler à travers champ avec une citadine.

Pourtant, le Raid R4 prouve qu'il y a toujours des volontaires. C'est le paradoxe de notre époque. On a deux catégories très distinctes. D'un côté, on a l'automobiliste de papa. Pour lui, la voiture ne sert que d'aller d'A à B. Une voiture autonome, où il suffit d'appuyer sur un bouton et elle s'occupe de tout, ça lui va. Le jour où il a un métro ou un bus au pied de chez lui, il revend sa voiture sans regret. D'ailleurs, ses enfants n'ont même pas passé le permis. Et puis, il y a le "car guy". Il a une relation presque charnelle à l'automobile. Il aime les road trips, les virés, les journées circuits ou les concentrations. Tout est prétexte pour rouler. Qu'importe si on lui démontre qu'en train ou en avion, ça serait plus simple et plus rapide. Et lui, il est prêt pour un raid !

vendredi 10 mars 2017

Vrooooar aussi

Un dimanche tout ce qu'il y a de plus normal. Une Nissan GT-R est en première ligne au feu de l'épicerie. Le feu passe au vert. La Clio en pole position n'a aucune chance. J'immortalise "Godzilla" alors que le conducteur passe la 2.

Ca me rappelle une fois, dans cette même rue -sur l'autre voie-. J'étais aux côtés d'une Audi S8 (D2.) Dans le respect des stéréotypes, le conducteur avait une casquette et à ses côtés une brune avec l'équivalent d'un jour de vente de Sephora sur la figure. Au feu vert, loi de la physique oblige, je suis devant (1,1t contre 1,8t...) Puis j'ai passé la 2. Je l'ai vu revenir, d'abord lentement, puis de plus en plus rapidement. Lorsqu'il m'a doublé, j'ai l'impression qu'il a eu un shot de testostérone ! Bien sûr, ensuite, c'en était fini pour moi. De toute façon, j'étais arrivé et j'ai donc levé le pied.

mercredi 8 mars 2017

Essai rétro Citroën Type H

Pour mon premier essai rétro de 2017, j'ai choisi ce food-truck Citroën HY de 1973. Il appartient à une boite d'événementiel, qui s'occupe notamment des VIP pour Citroën, en WRC. Je me souviens de la toute première fois que j'ai mangé dans un food truck : c'était lors d'une opération Dacia, en 2013. Depuis, le food-truck s'est imposé comme la référence en matière de catering. A fortiori pour une opération itinérante comme un rallye... Mais une boite d'événementiel a besoin de marquer le coup. Or, un food-truck, ça n'a plus rien d'original en soit. D'où le choix du Type H. Là, c'est sûr que les VIP s'en souviendront ! Cela dit, j'ai déjà vu un food-truck Type H, en Irlande...
J'adore le Type H car il a vraiment un look unique. Un avant presque inquiétant, avec cette calandre verticale et une partie arrière qui ressemble à de la tôle ondulée. Sans oublier le gris souris, son bleu de travail.

Au volant, il est comme je l'imaginais : spartiate et poussif. Les frères Michelin ne faisaient pas dans la fantaisie : deux places, du volume et un moteur juste assez suffisant pour emmener le tout, point. Avec 70km/h en vitesse de croisière, sans radio, ni chauffage, ils devaient être longs, les Paris-Marseille ! C'est sûr qu'ensuite lorsque les propriétaires découvrirent le C25, voir le C35, c'était Byzance ! Mais en même temps, avant, il n'y avait rien. Dans les années 30, seuls les secteurs du luxe et de la grande distribution pouvaient s'offrir des fourgonnettes. Il suffit de regarder les catalogues d'époque. Dans les années 50, les artisans pouvaient enfin ranger leur charrette ou leur triporteur ! Ils étaient donc bien content de le trouver, le Type H...
Pour finir, un mot sur le rachat d'Opel-Vauxhall par PSA. C'est le genre d'opération imprévisible. Il y a 5 ans, PSA nous expliquait que le duo Peugeot-Citroën lui suffisait. 30 ans après, il ne s'était toujours pas remis du naufrage de Talbot... Et aujourd'hui, ils sont cinq sous un toit : Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall. Dans le même temps, GM a fondu. En 2000, il possédait une vingtaine de marques (en comptant les participations dans Suzuki, Subaru et Fiat Auto.) Désormais, il se limite à Chevrolet, Buick, Cadillac, GMC et Holden, point final.
Opel-Vauxhall, cela apporte des marchés en Europe du Nord et un best-seller du segment D, l'Insignia. Pour autant, je trouve qu'en terme de cible et de périmètre géographique, elle n'amène pas grand chose à PSA.
GM a sans doute ressorti son dossier de 2009, lorsqu'il avait failli vendre Opel à un consortium emmené par Magna. Son champion, c'était Chevrolet. Cela semble plus logique d'avoir une marque généraliste mondiale, que d'avoir des marques locales. Sauf que Chevrolet s'est développé lentement. Que va-t-il faire demain ? Réintroduire Chevrolet en Europe ? Tenter d'occuper le continent juste avec Cadillac ? Et hors d'Europe ? En Amérique Latine, Opel va-t-il garder son implantation ? Va-t-il reprendre les Chevrolet maquillées du Brésil ? En Asie-Pacifique, que vont devenir Holden et Buick, qui font de l'Opel rebadgée ? Beaucoup de questions sans réponse.

lundi 6 mars 2017

Alpine

L'autre jour, j'étais à Boulogne pour un rendez-vous n'ayant rien avoir avec l'automobile et je suis passé devant le concessionnaire Alpine. D'habitude, je photographie des ex-concessions, là, c'est une future concession !

A l'heure où j'écris ces lignes, à Genève, les RP de Renault doivent peaufiner les dernières virgules de leur communiqué, tandis que les mannequins répètent leur chorégraphie. L'A110 version 2017 va débuter. Si son lancement était un film, moi, je serais un personnage qui apparait 2 secondes, le temps d'ouvrir la porte au héros. Par contre, j'ai pas mal assisté au tournage... Depuis le concept-car A110-50 du Mondial 2012, il s'en est passé, des choses ! Et même avant...

Un proverbe (Chinois ?) dit que le visible détermine la forme et que l'invisible définit la valeur. Avec l'A110, la marque a du visible. Maintenant, il faut s'occuper de l'invisible ! C'est d'autant plus vital à un niveau de gamme où l'acheteur a souvent des critères de choix très subjectifs. Caterham, Lotus et McLaren ont vu leur image se métamorphoser en quelques années. Par contre, regardez Zenos... Un beau produit, la crédibilité de deux dirigeants ex-Lotus et surtout, ex-Caterham... Et un naufrage au bout de 4 ans.
Entre l'endurance, les concept-cars et la présence dans les jeux vidéos, Renault a beaucoup fait pour installer. Alpine. Il a fallu dépoussiérer une marque disparu depuis 1996 et la faire connaitre hors de France...
Le plus dur reste donc à faire pour qu'Alpine se fasse une place parmi les constructeurs de voitures de sport. Pas question de rester les bras croisés après Genève. J'espère donc qu'ils ont prévu une stratégie en béton...

samedi 4 mars 2017

Vanila Ice

Vous vous souvenez de la Peugeot 404 à vendre chez un vendeur de voitures d'occasions près de chez moi ? Bonne (?) nouvelle : elle est toujours là ! On en reconnait le phare avant droite... Devant, il y a un Subaru.
Pour les profanes et les gens bas du front, Subaru, c'est la WRX STI, point final. En fait, la marque de la constellation du taureau (d'où le logo) commercialise d'autres véhicules, dont des minivans de poche. En fait, c'est même Subaru qui a inventé le minivan kei ! Pour motoriser le pays, le Japon avait créé une réglementation très light pour les voiturettes, les kei cars, équipée de 125cm3, puis de 360cm3. Fuji réalésa le 350 2-temps de sa moto et créa une voiture autour : la Subaru 360. En Europe, les initiatives similaires disparurent à la fin des années 50. Mais au Japon, les kei cars survécurent à l'augmentation du pouvoir d'achats. A l'époque, le marché des utilitaires légers était dominé par les triporteurs de Daihatsu et Mazda.Subaru/Fuji ne fabriquait pas de triporteurs. D'où l'idée d'un van, dans les dimensions kei, avec le moteur de la 360. C'est ainsi que naquit le Sambar. Avec sa cabine à l'avant, il proposait davantage de volume utile qui les 3-roues... Et il était moins casse-gueule. Honda, Suzuki, Isuzu, Mitsubishi mais aussi Daihatsu et Mazda ne tardèrent pas à copier la formule. Le minivan kei était taillé pour les ruelles étroites des mégapoles japonaises et il correspondait parfaitement aux besoins des artisans. Aujourd'hui encore, plus d'un kei sur deux est un utilitaire.
A la fin des années 90, Subaru France eu envie d'importer le Sambar. Pour des raisons inconnues, il l'a rebaptisé Vanille. Avec ses 4 roues motrices et son moteur en porte-à-faux arrière, le Vanille était techniquement original. Auto Plus l'adorait (ils l'ont essayé 4 ou 5 fois.) Mais dans l'hexagone, les minivans n'ont jamais eu de succès. En ville, l'espace n'est pas millimétré comme au Japon...

Pour info, Subaru commercialise toujours un Sambar. Mais -comme tous ses kei-, il s'agit d'un Daihatsu rebadgé à la hâte. Pour info, par le passé, le Hijet fut produit par Huali (l'actuelle FAW-Xiali), en Chine et par Kia, en Corée. Quant au rival Suzuki Porter, il est produit tel quel par Piaggio, Hyundai l'a produit, ChangAn et ChangHe en produisent des dérivés et Wuling produit un dérivé d'un clone !

vendredi 3 mars 2017

48. Une 2cv Cochonou gonflée

D'ordinaire, le stand "saucissons" de mon hypermarché est bien planqué. Mais cette fois, ils ont fait une grosse promo sur le jambon et le saucisson, dans l'entrée. Une initiative bien étonnante de la part de mon hypermarché... Au moins, c'était l'occasion de voir cette 2cv Cochonou gonflable. J'étais mort de rire en la voyant ! Il FALLAIT que je me fasse prendre en photo avec !
Il faut savoir que pour le Tour de France, Cochonou voulait attirer l'attention. La boite de com' hésitait entre des R4 et des 2cv. Ils ont opté pour des 2cv et le public à adhéré. Avec le recul, c'était une évidence : comme le saucisson, la deudeuche est rondouillarde, franchouillarde, rigolo et populaire (dans le sens "classe populaire".) Je suis sûr que les plus jeunes auront l'impression qu'il y a toujours eu des 2cv Cochonou au Tour de France...

Et pour rappel, la vraie 2cv Cochonou, je l'ai conduite !

L'article de la semaine, c'était l'interview d'Angie Mead King. On a échangé quelques mails et elle a répondu à mes questions dans un loooong message audio. Et surtout, il y a presque eu autant de vues que pour les photos de l'Alpine et de la DS7 ! Pourtant, parler d'un transgenre qui fait du drift et customise des voitures aux Philippines, ce n'était a priori pas très porteur... Ca prouve que les gens sont curieux. Et que si on leur propose une histoire différente, ils vont cliquer sur "lire la suite". Après, point trop n'en faut. Au moins, voilà, j'en ai fait un. Rendez-vous en 2018 pour le prochain... Et si vous vous posez des questions sur RWB, cliquez ici...

mercredi 1 mars 2017

Sport dimanche

Lors de mon jogging dominical, mon regard vagabonde dans un garage. Et là, au milieu du bâtiment, cette voiture de sport rouge : une Fiat 850 Sport spider. Ca ne se voit pas, mais il s'agit d'un spider avec hard-top. Il existait une Fiat 850 Sport coupé, mais son avant est très différent. Quant à la 850 "tout court", elle est désormais plus rare que ses dérivées...

Le spider était produit par Bertone.