dimanche 30 septembre 2012

59. Lamborghini Superleggera

Magny-Cours, suite et fin.

En rentrant sur Paris, je dois faire le plein (l'autonomie de la MX-5 ne permet pas de faire l'aller-retour.) Et sur qui je tombe? Une partie des pilotes de la journée SSO!
Avec mon bracelet jaune de pilotes, j'avais l'impression de faire parti de la bande...

Je pose avec une Lamborghini Superleggera. La "petite" voiture qui accompagnait la Reventon...
Après une journée à tourner au soleil, le toit était brûlant. J'avais une brûlure sur le tranchant de la main, mais c'est pas grave: j'ai ma photo!

Magny-cours, les autres

Comme c'était une "journée circuit", nous n'étions bien sur pas seuls en piste.

Voici un petit florilège des autres voitures de SSO.

On commence par une Radical R1. A ce qu'il parait, elle porte bien son nom!
Après, en règle général, je n'aime pas trop les protos: la fonction y prime sur la forme. Total, ils se ressemblent tous!
Une Caterham.

Ces derniers temps, j'ai vu des débats du type "Caterham va-t-il supplanter Lotus?" Pour moi, la question n'a pas de sens. C'est comme dire: "Est-ce que McLaren va supplanter Ferrari?"

Certes, actuellement, Caterham est à 800 voitures par an et Lotus, à 1600. Donc, avec son "Elise made in CTI", Caterham pourrait revenir sur Lotus.
Mais il y a pas mal de "si" dans cette phrase. Car ça veut dire que 1) leur Elise doit être réussie, 2) que Caterham arrive à développer son réseau 3) que Caterham développe son outil industriel.
Or, passer d'un statut d'artisan à celui de constructeur, c'est compliqué. Demandez à TVR, Marcos, De Tomaso...
Tiens, voici justement une Lotus. En l'occurrence, une Two-Eleven. Je pense que le constructeur d'Hethel a touché le fond en 2012. Néanmoins, on voit bien que DRB-Hicom veut poursuivre l'aventure.  Pour l'instant, ils n'ont pas trop touché aux projets. Ils ont même poursuivi le programme Exige WRC, le kart et la LMP1 de Kolles. Après, j'imagine que pendant l'hiver, certains programmes sportifs passeront à la trappe. Notamment l'Indycar ou la F3 ATS...
Il y avait pas mal de GT à Magny-Cours. A la limite, les Gallardo et Nissan GT-R, on les voit partout!

Moi, ce qui m'amuse, c'est plutôt cette 328 GTS...
Certains sont venus par la route, avec leur propre voiture. Mais d'autres avaient une voiture qui les attendait sur place, avec des mécanos autour.

Et à la fin de la journée, certaines, comme cette 911 GT3 RS, repartent en camion...

jeudi 27 septembre 2012

Magny-cours, my two cents

Un mot sur Magny-Cours. Maintenant que j'ai roulé dessus, je peux jouer les "magnycourologues", non?

En fait, ça a renforcé mes impressions de spectateurs, en DTM, puis en WSR: le tracé est sans intérêt, Mickey Mouse de chez Mickey Mouse.
Pour un débutant, comme moi, à bord d'une 120d de course, ça va. Mais c'est clair qu'on arrive vite au bout des lignes droites et puis côté dénivelé, c'est pas ça. Bref, c'est pas un tracé pour les "grosses" voitures. D'ailleurs, le DTM et la FR3.5 tournaient à des processions.
Je suis d'autant plus critique que j'ai les souvenirs de Spa encore frais dans ma tête. A tout ceux qui me répondraient "mais non, Magny-Cours est un beau circuit avec des courbes rapides et des collines!" Alors va à Spa, tu verras ce que c'est qu'un beau circuit!

Sans trop de surprise, la ministre des sports a rejeté le dossier du Grand Prix de France. De toute façon, il n'apparait même pas dans le calendrier de la F1. Là, j'entends parler du New Jersey et de la Thaïlande, mais j'ai l'impression que le dossier français est en bas de la pile de Bernnie...
Déjà, un Grand Prix, ça doit être une ambition, un projet commun. Regardez les Chinois, regardez les Indiens. Il y a des antagonismes terribles dans ces pays. Mais quand il s'agit de F1, plus de souci. Ho-Pin Tung le Wenzhounais, Ma Qin Hua le Shanghaïais, Cheng Cong Fu le Pékinois et Adderly Fong le Hong-Kongais se tiennent au garde-à-vous, devant leur drapeau et le circuit de Shanghaï. Et pourtant, Bernnie a essayé de semer la zizanie en 2008, avec un projet à Pékin! En Inde, Narain Karthikeyan et Karun Chandok, deux tamouls, soutiennent un Grand Prix dans l'Uttar Pradesh! Dans ces pays, la F1 réussit à faire ce dont l'ONU rêverait à peine!
Mais en France, on n'est même pas capable de réunir le petit monde du sport auto. Vous aviez un projet au Castellet et il a fallu que Magny-Cours y mette son nez! Puis on a des mecs hyper-compétents... Les François Fillon, les David Douillet, les Christian Estrosi, ils n'ont absolument rien foutu pendant 5 ans. C'est sous Sarkozy que la France a perdu la F1 et ils n'ont pas bougé un cil... Mais il fallait les réélire, des fois que durant les 5 prochaines années, ils se réveillent!
Aux Classic Days, en 2010, on fêtait les 80 ans de Guy Ligier. A l'époque, il prenait les commandes du circuit, avec Serge Saulnier. Ils devaient "faire renaitre Magny-Cours". Moi, ce que je vois, c'est que non seulement, la F1 n'est pas revenu. Mais en plus, le British F3, l'Open F3 et la WSR se barré depuis! Là, je dis waouh. Effectivement, on a affaire à des cadors!

mardi 25 septembre 2012

BMW 120d "Garage du Bac" à Magny-Cours

Il y a un mois, pour la première fois de ma vie, je prenais le volant d'une BMW. En l'occurrence, la 120d "Garage du Bac" de Sprint Motorsport.

J'en ai repris le volant pour une autre première: rouler à Magny-Cours. Et sur le circuit "F1", s'il vous plait!
Jusqu'ici, quand j'ai roulé sur des circuits, c'était plutôt des trucs pépères, genre à 5 ou 6 sur une piste d'école de pilotage.
Cette fois, c'est un "vrai" circuit et on est une douzaine par session.
Au moment de prendre le volant, je me revois, à 17 ans, assistant ici-même au DTM depuis les tribunes. Si on m'avait dit qu'un jour, je serai au volant d'une voiture, sur la piste...

Quand j'ai pris la piste, j'ai eu un crise de panique. C'est comme si j'avais oublié comment piloter!
Je me suis perdu à Adelaïde, j'ai fait un tête-à-queue au 180°, je passais la 2 au lieu de la 4... Bref, du grand n'importe quoi!
Je me suis moi-même foutu des coups dans mon casque et ensuite, ça a été (un peu) mieux.
Pour le coup, c'était une sacrée journée (j'y reviendrai ensuite.) J'étais tout fier de mon bracelet jaune de pilote.

Et comme d'hab', le problème numéro un de ce genre de moments, c'est que c'est trop court.
A peine le temps de cerner un peu la piste et c'est déjà la fin de la récré.

lundi 24 septembre 2012

Ferrari F430 Spider

C'était l'attraction de la pompe à essence de mon quartier: une Ferrari F430 Spider!

Cela méritait une photo. Le gars qui attendait derrière moi pour faire le plein peut bien attendre 10 secondes, non?

En règle générale, je ne suis pas trop fan des Ferrari récentes. J'en suis resté à la F355 et à la 456 GT.
Quand j'étais petit, disons vers 1985-1995, les fabricants de GT traversaient une période noire. De Tomaso sombrait. Lamborghini et Aston Martin changeaient de propriétaires tous les quatre matins. Porsche, qui réalisaient alors 50% de son CA via l'ingénierie, se posaient des questions sur son avenir. Bugatti a été un feu de paille, tout comme Cizeta et McLaren. Quant à la Corvette C4, ce n'était qu'une grosse personnal car pour vieux beaux... Et au milieu de tout ça, Ferrari fait preuve d'une santé insolente. La Testarossa était une vraie sculpture sur roues. La F40, c'était la voiture superlative par excellence. Le genre de voiture que Lamborghini aurait lancé... Sauf que cette fois, Ferrari avait la main. Même l'anguleuse 348 n'avait pas vraiment de rivale directe. Bref, il y avait les constructeurs de voitures et un cran au dessus, tout seul, vous aviez Ferrari.
Aujourd'hui, Ferrari est un fabricant de GT parmi d'autres. C'est celui ayant le plus d'aura, certes. Néanmoins, si vous cherchez de l'efficacité, du design ou de l'exclusivité, il y a mieux ailleurs. Et puis ce retour au moteur avant... Beurk, on se croirait chez les Américains! Avant, le design des Ferrari faisait rêver. Regardez la FF, on a l'impression qu'elle a visité un peu trop souvent le McDo!

dimanche 23 septembre 2012

Overconfident Gulf

Un petit montage avec le meme Overconfident alcoholic.

J'ai l'impression que chaque mois, on voit apparaitre un objet ayant appartenu à Steve McQueen et/ou un témoignage de quelqu'un qui l'a connu.
Certes McQueen a eu une vie aussi brève qu'extraordinaire et il était très très photogénique. Néanmoins, ce qui me gène, c'est que c'est totalement surfait. On réduit McQueen à Le Mans et éventuellement à Bullitt. La preuve, la vente aux enchères de Bud Ekins (cascadeur et ami de McQueen) a été un flop. Et puis, qui parle des autres acteurs-pilotes comme James Garner ou Jean-Louis Trintignant?

A ce qu'il parait, c'est Chad McQueen (fils de Steve et ex-acteur de série Z), qui pousse la nostalgie, histoire de faire fonctionner le tiroir-caisse...

vendredi 21 septembre 2012

Une Saab 9-5

Une Saab 9-5. C'est une voiture plutôt rare. Un futur "brève rencontre".

J'en avais essayé une, il y a deux ans déjà. Le RP de Saab France était très actif. Il s'est battu jusqu'au bout du bout pour Saab.
Après, franchement, je n'en aurais pas acheté une, quand bien même j'aurais eu 50 000€ en poche. C'était une très bonne berline, bien finie, bien équipée et très jolie. Le "mais", c'était bien sur l'état des finances de Saab. La chaine s'est arrêtée, elle est repartie, elle s'est re-arrêtée, etc. C'est jamais bon pour produire des voitures (cf. BL à la fin des années 70.) Et puis il y a évidemment la question du suivi. Où faire réparer sa Saab? Y aura-t-il encore des pièces?

Récemment, j'ai lu un énième article sur Saab. C'est classique, dans ce genre de cas, chacun a "son" explication de la faillite du constructeur.
Aujourd'hui, c'est un beau bordel. Un mystérieux consortium sino-japonais aurait racheté Saab pour faire des voitures électriques. BAIC a racheté l'outillage des 9-3 et 9-5 (ancien modèle) et il s'apprêterait à les produire en Chine. Enfin, Spyker et Youngman prétendent posséder la 9-5 et ils envisageraient un modèle commun. Bref, ça m'étonnerait qu'on revoit des Saab un jour. A moins que dans 10 ans, on a un quelconque designer Suédois qui débarque à Genève avec une maquette.

En attendant, il y a une question plus importante: où manger au prochain Mondial, sachant que Saab avait la meilleure table de la Porte de Versailles?

mardi 18 septembre 2012

Une R5 vert pomme

Une Renault 5 vert pomme, avec des phares Cibie. Total look seventies (mis à part les phares blancs.)

Je ne suis pas particulièrement nostalgique de telle ou telle époque. Même si j'adore les anciennes, j'aime mieux regarder vers l'avenir. Pour moi, l'industrie automobile est avant tout une continuité. Chaque acteur est porteur d'une histoire et c'est en comprenant cette histoire que l'on peut deviner ce qui va se passer dans le prochain chapitre.

A la limite, le seul truc que je regrette dans les seventies, c'est l'audace. L'audace de lancer une voiture en vert pomme, orange et jaune canari. L'audace de la présenter sous la forme d'une BD. L'audace d'essayer de la fourguer aux Américains. L'audace d'y mettre un V6 dans le coffre. Et tous les généralistes Européens étaient au moins aussi audacieux!

Récemment, au Blog Auto, un de nos rédacteurs a pu conduire la Clio IV et il s'est extasié dessus. Moi, je la trouve fadasse. Comme les autres citadines. C'est gris, ça pèse 1,1t, la version de base est à 12 000€, ils vont nous foutre une pub en globish et dans 3 mois, ils commenceront déjà à la solder! En 1999, déjà, un journaliste de l'Auto-Journal exhortait Peugeot à mieux "vendre" leur 206!
Ca me rappelle les filles de Centrale. Elles étaient intelligentes et certaines avaient du charme. Mais elles ne se mettaient pas du tout en valeur et surtout, elles étaient chiantes comme la mort!

Le Fiatou du jour

Je suis toujours surpris par le nombre de Fiatou (et d'Autobianchi Bianchina) en circulation dans Paris.

Alfa Spider et BMW 635

Une BMW 635 CSI (E24) et une Alfa Romeo Spider "conda tronca". Deux youngtimers rouge à propulsion, réunies par le hasard des bouchons parisiens...

dimanche 16 septembre 2012

Mercedes Pagode et Peugeot 404

Encore une Mercedes W113 "Pagode". Il s'agit d'ailleurs visiblement d'un modèle US.

Derrière, une Peugeot 404 qui fait la pub d'un restaurant à thème, Pamela Popo.

La 404 et la Pagode sont contemporaines. Paul Bracq a été chez Peugeot, puis chez Mercedes (avant de passer brièvement chez BMW, puis de revenir chez Peugeot.)
Il y a constaté que les deux constructeurs utilisaient les mêmes aciers. Mais tout l'art de Mercedes était de donner une impression de solidité. Ainsi, il y a 50 ans, il constatait la fameuse qualité perçue à l'allemande...

vendredi 14 septembre 2012

Mercedes Classe B de Hertz, mon vingt-neuvième essai

La semaine dernière, Hertz m'a prêté une Mercedes B180 CDI BlueEFFICIENCY du lundi au vendredi.

A la limite, l'article pouvait tenir en 3 lignes: "Eh, mec! Pour le prix et les conditions d'un monospace compact normal, tu peux rouler en Mercedes! EN MERCEDES! Pigé? T'es encore là? Fonce chez Hertz!"

Faut reconnaitre que Mercedes, ça reste une classe à part. C'est la définition même du véhicule statutaire.
L'autre gros point fort des Mercedes, c'est le confort. Encore une fois, j'ai été bluffé. Près de mon "vrai" boulot, il y a des routes défoncées par le passage des tracteurs agricoles. Mais en Classe B, ça devient un billard! La direction est également très agréable.
Enfin, il y a le moteur 1,8l, très silencieux. A fortiori pour un diesel.
En résumé, c'est la voiture de la personne qui veut "oublier" sa voiture dés qu'il met la clef dans le contact.

Les points noirs?
Le plus évident, c'est le tarif. Pour 27 700€, vous pouvez rouler en B180 Classic. Mais à ce prix-là, vous avez des vitres à manivelles, des jantes de 14 pouces et un seul rétroviseur (je caricature à peine.) Donc, forcément, vous prenez le GPS, les phares bi-xénon, le Distronic Plus, etc. Celle de Hertz vaudrait ainsi 34 050€. Et à ce prix-là, il manque encore les sièges électriques, la sellerie cuir et une vraie clim!
Le deuxième point noir, c'est la boite auto. Vous appuyez. Au bout de quelques secondes, le calculateur comprend enfin que vous voulez accélérez. Puis, encore un peu plus tard, il descend un rapport. C'est vrai que c'est une boitoto prévue pour cruiser. Elle a néanmoins 7 rapports, donc au moins 4 qui ne servent à rien.
Pour l'anecdote, je n'ai pas aimé la voix qui vous dit que vous allez trop vite. C'est la limite des GPS: lorsque vous êtes sur un échangeur ou qu'il y a deux routes parallèles (par exemples une autoroute et une départementale), le GPS fait des erreurs.
Enfin, le GROS problème des voitures de location, quel que soit le loueurs, c'est la propreté. La Classe B était sale à l'intérieur et à l'extérieur. J'ai vite compris pourquoi: l'unique employé chargé de l'entretien dispose d'un unique rouleau de sopalin et d'un Ajax vitres pour s'occuper de dizaines de voitures. En plus, là, à peine déposée, la Classe B était déjà repartie.

jeudi 13 septembre 2012

Pour Matthieu T.

Une CX Leader D! En plus, elle a tous les accessoires indispensables: le crochet d'attelage (mais sans balle de tennis), le chien qui remue la tête sur les bosses, le 3ème feu de stop Norauto, les catadioptres supplémentaires et les déflecteurs de vitres avant!

Avec une bagnole comme ça, t'étais le roi du camping, dans les années 90!

mardi 11 septembre 2012

Porsche 928

Une Porsche 928 (GTS?) dans les embouteillages.

Ca m'a tout de suite fait penser à Chase H.Q....

lundi 10 septembre 2012

Grand Prix de Belgique: 6. les célébrités

Ce qui fait le charme d'un week-end de course, c'est de croiser une célébrité!

Le samedi matin, au p'tit dej, j'ai vu Heinz Kinigartner (ancien pilote moto au Dakar, responsable de la compétition chez KTM et fondateur de l'association "Wings for life" de Red Bull.)
Mais je n'avais pas mon appareil. Donc, désormais, je l'aurais TOUT LE TEMPS!

Et le soir même, je vois Charles Pic! J'ai diné à côté d'un pilote de F1, nananère!
Franchement, Pic n'est pas dans une situation confortable. Lorsqu'il a signé chez Marussia, il était alors le seul Français. Donc, ça lui aurait garanti une visibilité maximale sur TF1... Mais peu après Jean-Eric Vergne et Romain Grosjean trouvèrent également un baquet.
Du coup, il est juste "le Français en F1, non, pas Grosjean, ni Vergne... Machin... Euh... Ah oui Alexandre Pic!" Les communiqués de son manager sont triste à pleurer: "Aujourd'hui, Vergne était presque dans le rythme des Caterham." Ah oui, mais le même jour, Grosjean est sur le podium, alors devinez ce dont on va parler... Et puis, quand on voit le destin de Luca Di Grassi et Jérôme d'Ambrosio, le premier exploit de Pic, ce sera de rester en 2013.
Cette silhouette, c'est celle de sir Richard Branson. Le fondateur et patron de l'empire Virgin. Pas de portable, pas d'assistant, pas de garde du corps, l'une des plus riches fortunes de Grande-Bretagne est en goguette à Spa. Il discute avec des membres de Marussia, puis il va serrer la main à Charles Pic.

Comme quoi, cette apparence de gars cool, ce n'est pas que pour la galerie.
Josef Kral, à la sortie du podium de la course 2 de GP2. Le Tchèque vient de remporter sa première victoire dans la discipline.
Il a l'air un peu ailleurs, avec son casque dans une main, sa coupe dans l'autre et sa casquette Pirelli encore sur le crâne. A croire qu'il est encore sur un nuage.

Quelques heures plus tard, Addax le récompense... En le virant.
Felipe Nasr fête sa troisième place en famille.
Le quintet déambule dans le paddock genre: "Regardez! C'est nous qu'on a la troisième place! On vous a (presque) tous niqué!"

C'est le 2e podium du champion de British F3 2011. Le Brésilien, visiblement pris d'une crise de melonite, se voit déjà en F1.
Riccardo Teixeira, mystérieux pilote Angolais. Il est tenu à bouts de bras par Sonangol.
Le plus curieux, c'est que les pétro-dollars de son sponsor semblent arriver en pointillé. Sinon, il serait déjà en F1 (Team Lotus et peut-être Williams ont fait la danse des sept voiles devant Sonangol.)

Quelques minutes plus tard, il était sous l'auvent du GP2. Le hasard de la disposition des tables l'a fait passé devant Nino Judge (N°2 de Caterham Racing), puis devant un regroupement de mécanos du team. Il n'y a même pas eu un échange de regard.

Notez que l'Angola possède un deuxième représentant en sport auto: Luis sa Silva (Formula Pilota China, puis Euro F3.)
Sonangol va-t-il miser sur ce nouvel espoir? Ou bien va-t-il soutenir les deux pilotes?
Alexander Rossi est pilote Arden-Caterham en FR3.5, 3ème pilote Caterham F1 et comme Teixeira, il a participé au "volant" Caterham Racing.
Il semble être le premier "espoir" auquel Lotus Racing>Caterham s'intéresse vraiment. Les Nabil Jeffri et autres Fairuz Fauzy était là pour faire plaisir aux parrains malaisiens.

Vainqueur de la Formule BMW US et de la finale mondiale 2008, Rossi va en GP3. Puis cette Américain débute en FR3.5 en 2011. Il est éclipsé par le rouleau-compresseur Jean-Eric Vergne, mais s'en tire comme "2e meilleur débutant". Cette année, il est plutôt décevant comme redoublant.
La plaque commémorative de Paul Frère. Vainqueur des 24 heures du Mans, pilote de F1, "père" de la voiture de l'année et qui testait la R8 FSI à 80 ans passés...

Récemment, le rédac'chef d'un blog a eu un coup de sang sur un essai. C'était (en à peine plus subtil): "Lecteurs de merde! Qui vous êtes pour nous critiquer! Moi, j'ai la crème de la crème dans ma rédaction!"
On voit surtout qu'il n'arrive pas à la cheville d'un Paul Frère.

dimanche 9 septembre 2012

Grand Prix de Belgique: 5. les autres voitures (deuxième partie)

Suite des "autres voitures".

Le dimanche, devant le circuit, on aperçoit une MINI Red Bull.
Quand vous vous appelez Scuderia Ferrari, vous ne pouvez pas vous balader dans un VW Transporter ou une Mercedes classe V, comme les autres équipes.
D'où ce Chevy van, châssis long.
L'équipe Lotus-ART de GP3. L'une des 1001 écuries aux couleurs des "noir et or".

A mon avis, à l'automne, réduction de cout oblige, pas mal de programme vont partir à la trappe. Exit l'Indycar (trop cher), la F3 ATS (qui n'apparait pas dans les communiqués) et le Rebellion Racing.

Une nouvelle théorie dit que Dany Bahar a été recruté pour jeter l'argent par les fenêtres, afin de valoriser l'entreprise et la revendre au prix fort. Les acheteurs devant se dire que si Lotus dépense autant d'argent, c'est qu'ils doivent en posséder beaucoup.
L'Unimog du circuit.
Une Logan MCV ambulance.
Matthieu Turel s'est plaint que le samedi, on n'a vu aucune belle voiture dans les parkings.
Apparemment, les élégants attendent le dimanche. On aperçoit quelques Lotus, Lamborghini, Porsche, Ferrari, Nissan GT-R... Et même une Morgan. Malgré tout, ça ne vaut pas Le Mans...

Grand Prix de Belgique: 5. les autres voitures (première partie)

Spa, ce n'est pas que la F1! Voici donc un double-post "spotting".

Et on commence par... Une F1.

En l'occurrence, la Lotus GP de Romain Grosjean, placardée sur l'escalator du Thalys de la gare de Bruxelles-Midi. On se dit alors: "Ca y est, on est au pays de la F1! On va voir plein de références au GP et le parcours sera fléché jusqu'au circuit." Et moins de 5 minutes plus tard, on commence à déchanter...

Notez que c'est un moyen très subtil pour Total de s'approprier le Grand Prix de Belgique (sponsorisé par Shell.)
5 heures plus tard, on est à Spa. Cette 944 aux couleurs de Gulf est bien le seul signe qu'il y a un circuit à proximité.

La voiture sous le bibendum est une Audi 80 1ère génération.
Le samedi, sur la route du circuit, on croise ce Renault Trafic vert pomme, tout droit échappé des années 80.
La Mercedes SLS AMG de Lewis Hamilton! Il est reparti peu après son abandon, sans même attendre la fin de la course...

Lors de cet abandon, ils nous ont montré la réaction de Nicole Scherzinger. Elle a réagi de manière aussi sobre que spontané: les mains sur les joues, la bouche grande ouverte, en regardant bien le caméraman. Un numéro d'actrice digne de Marion Cotillard...
A Spa, si vous êtes vigile, vous vous baladez en Twizy. En cote, elle galère visiblement. D'ailleurs, là, elle se fait doubler par le couple à gauche.
Le départ de la course 1 du GP2. Cette saison, c'est une foire d'empoigne entre trentenaires! Le tiercé actuel, c'est les deux exclus de Caterham Racing (David Valsecchi et Luis Razzia), 9 saisons de GP2 à eux deux, devant le gars qui s'est fait humilié par Vergne en British F3 (James Calado.) Waouh, ça fait rêver!
En repartant, on est tombé sur cette Jaguar Type E S3.

Classe.
Enfin, devant l'hôtel, une Aston Martin noire. Je pense qu'elle appartient à sir Richard Branson.

vendredi 7 septembre 2012

60. Porsche Carrera Supercup

Avec la voiture des 20 ans de la Carrera Cup (d'où le "20".)

A l'origine, elle devait servir à donner une image sportive de la 944. Il y avait d'un côté les coupes nationales (alias "Carrera Cup") et une coupe en prologue des GP de F1 (la Supercup.) Avec aussi la notion d'un championnat "B" (de mémoire, les voitures ont des pneus plus endurants, mais moins performants.)
Ils sont ensuite passé à la 911. La Carrera Cup est aussi à la base de la renaissance du GT. En 1993, Jürgen Barth, patron de la compétition chez Porsche, se rapproche de Stéphane Ratel, son homologue chez Venturi et de Patrick Peter. En mixant des Carrera Cup et des Venturi Cup, ils créent les BPR, ancêtre de l'actuel GT-FIA.
La grande époque de la Supercup, c'était les années 90. Le championnat est assez relevé pour attirer des exclus de la F3000. Pour Emmanuel Collard, Christophe Bouchut ou Laurent Aiello, ce sera un tremplin vers l'endurance. Certains concurrents prennent des libertés avec le règlement. On est plus vraiment dans une coupe monotype et les organisateurs sont en mode "Stevie Wonder". Dégoutés, beaucoup de grands noms baissent les bras.
Aujourd'hui, il y a un flottement. Il est vrai que Porsche n'a plus de vrai programme en endurance (donc plus de "carotte".) Tom Blomqvist a loupé un "volant" en Carrera Cup Deutschland et vu ses résultats en F3 ATS, il gagne au change. Les pilotes de Supercup sont des parfaits inconnus. Il n'y a guère qu'en France qu'on y trouve des pilotes de renoms, comme Vincent Beltoise et JK Vernay (deux exclus des circuits US.)
En Asie, par contre, Porsche met le paquet. Presque tous les grands pilotes Chinois (Ho-Pin Tung, Wang Jian-Wei, Li Chao, Zhang da Sheng, Rose Tan...) y sont présents. On voit bien que les enjeux commerciaux sont importants.

Ce qui m'a déçu à Spa, c'est la pauvreté des manches de promotion: du GP2, du GP3, de la Supercup et c'est tout. Pas de course locale ou de démonstrations d'anciennes. La journée commence à midi et à 17h, c'est fini!

jeudi 6 septembre 2012

Grand Prix de Belgique: 4. la course

Il n'y a pas vraiment eu de suspens au Grand Prix de Belgique 2012. Jenson Button est vraiment au-dessus du lot pendant tout le week-end.

Déjà qu'il part en pole, mais ensuite, avec ses principaux rivaux au tapis, il y a une autoroute jusqu'à Baraque Michel (si, si, ça existe!)
Au restart, il fait d'emblée le trou et ensuite, il contrôle le peloton. Trop facile!

N'empêche, c'est aussi mon premier GP sans coupures pub, ni commentaires. Ca fait bizarre. J'ai même pensé à un moment: "A la prochaine page de pubs, je vais pisser. [temps de réflexion] C'est probablement l'une des pensées les plus connes que j'ai eu!"
Tout le monde me demandera si j'ai vu LE crash. Et non, je suis un virage trop loin! J'ai juste vu le safety-car.

Romain Grosjean déconne complètement. Là, ça fait quand même 5 abandons en 12 Grand Prix. On ne peut plus invoquer la panne de cerveau passagère, quoi qu'en dirait TF1 dimanche...
La pire saison d'un pilote, c'est sa 1ère. Tous les ans, vous avez 5 ou 6 jeunes qui peuvent monter en F1. Donc, forcément, ça veut dire qu'il y aura des licenciements parmi les pilotes en place. Et évidemment, les débutants sont davantage sur un siège éjectable...

Après ses débuts catastrophiques, au pire moment, en 2009, Eric Boullier lui offre une deuxième chance. Si c'est pour se planter au 1er virage, il fallait embaucher Max Snegirev! Certes, Boullier est à la fois son patron et son manager, mais sa patience n'est pas illimité...
Je sais que certains auraient voulu une victoire de Michael Schumacher (histoire de fêter le 20ème anniversaire de son 1er succès) ou de Kimi Raikkonen (pour boucler la boucle avec son dernier succès chez Ferrari.) Mais il leur manque un petit "plus" pour vraiment jouer la victoire.

N'empêche, en mitraillant au hasard, j'ai capturé le dépassement de Raikkonen (en haut à gauche), sur Schumacher (voiture du milieu.) Dépasser Schumacher à l'Eau Rouge, "Iceman" a quand même un sacré culot.
Un mot sur Jean-Eric Vergne. 8e à l'arrivée, c'est pas mal. Surtout dans une équipe censée avoir sacrifiée 2012 pour mieux préparer la monoplace 2013...

Dire que je l'avais vu tout minot, gagner en FR2.0 au Bugatti. C'était en 2009, mais ça me semble hier...
Juste après l'arrivée, des spectateurs envahissent la piste. Au début, ils font un saut depuis la tribune ombragée, puis les commissaires ouvrent carrément les grilles.
En théorie, ensuite, il doit y avoir 5km (en comptant large) du circuit à l'hôtel... Sauf que la police a décidé de faire un maxi-périmètre de sécurité autour du circuit! Et nous voilà parti à la queue-leu-leu sur des chemins vicinaux, qui débouchent sur une autoroute saturée.

On voit que les Belges sont bien élevés. Certains barrages ne sont pas gardés et ça aurait été moi au volant, je ne me gênerait pas...

De toute façon, on est heureux, on a vu un Grand Prix de F1! Et grâce à un poids-lourd, on a niqué Bernie!

mercredi 5 septembre 2012

Grand Prix de Belgique: 3. joue-là comme Guy Royer!

J'étais plutôt déçu de mon premier jour de Grand Prix.
C'est clair qu'en F1, si t'es pas VIP, t'es rien. Au Mans ou en WSR, le spectateur lambda est 1000 fois mieux traité.

Et pour rappel, notre billet "tribune Gold" vallait 425€! Certes, c'est Mobil1 qui régale, mais je trouve quand même ça fort...
Première différence avec le samedi, on achète des sandwichs dans une boulangerie. 4€50, le sandwich au thon avec 1l d'eau gazeuse. C'est déjà plus raisonnable.

Deuxième changement, comme la limousine nous dépose au parking paddock, on va essayer de truander. Pour le paddock F1, il y a un tourniquet, mais on peut aller jusqu'au parking de la Carrera Cup sans croiser de vigile...
Qui dit sport auto, dit ballet permanent de camions (ici, un Eddie Stobart, en hommage au Big Lorry Blog.) Et comme il y a des barrières partout, les chauffeurs doivent manœuvrer au ralenti.

A peine arrivé au paddock de la Supercup, on voit un camion quasiment bloqué au passage du paddock GP2/GP3. Ainsi, les vigiles ne peuvent voir ce qui se passe de l'autre côté...
Un petit groupe passe. J'incite Matthieu à faire de même. Voilà une action digne du Guy Royer de Mémoires des stands!
Nous voilà de l'autre côté du miroir! La course 2 du GP2 se termine et on peut immortaliser les pilotes! Plus de grillage!

Ensuite, on trouve un perchoir idéal: les tentes dressées au dessus du bâtiment de la pit-lane (les GP2/GP3 ont leur propre allée à Spa.)

On voit ici Matthieu Turel en plein bain de soleil.
Jusqu'où peut-on aller? On s'incruste sous la tente du GP2/GP3.

En apparence, on est cool. En bon tamalou, j'ai immédiatement attrapé un expresso et quelques canettes d'EQ8 (la boisson de Tony Fernandes.)

En pratique, on est mort de trouille à l'idée de se faire attraper par le colbac et d'être viré manu militari...
En fait, il y a l'air d'y avoir pas mal d'incrust. Il suffit de regarder les couleurs des accred': tout le monde n'a pas le pass bleu ciel du GP2/GP3, loin s'en faut...
C'est l'heure de la F1.

Problème: des vigiles barrent l'entrée de "notre" perchoir.

Il faut donc aller voir ailleurs.

Le virage de La Source offre un point de vue idéal. Mais en moins de deux tours, vous êtes transformé en Emmanuelle Laborie!
Finalement, on s'installe à mi-Raidillon, avec les autres "sans passes". Ca reste beaucoup mieux que la "tribune Gold".

Là au moins, j'ai un sourire jusqu'aux oreilles en fin de journée. J'ai le sentiment d'avoir vraiment "vu" la F1.