samedi 31 décembre 2016

Calendrier Audi

Pour le dernier post de 2016, voici un calendrier 2017. C'est logique, non ? J'utilise rarement les calendriers. Au pire, je consulte l'agenda de mon ordi ou de mon portable. Néanmoins, quand j'ai vu ce calendrier Audi, je me suis dit : es muß sein ! Ne serait-ce que pour l'Audi 50 en couverture. Combien y-a-t-il d'Audi 50 qui roulent encore ? Ce que j'en ai vu de plus proche, c'était une Polo 1ère génération.
Une Audi 100 au pied du fameux "pont des espions".

Audi, c'est une marque récente. En tant que constructeur, il est apparu au 1er janvier 1969, avec la création d'Audi-NSU. Néanmoins, depuis 1965, les F102 portait un badge Audi. Volkswagen ne voulait plus de DKW et du coup, elles étaient des voitures sans marque. BMW n'a donc rien inventé avec ses [ensemble vide] Montego ! On l'oublie fréquemment, mais c'est la seule marque ressuscitée qui a pu repartir sur la durée.
52 ans ou 48 ans, ça n'est plus très "récent". Sauf qu'Audi n'a franchit le Rhin que dans les années 70. Certes, ensuite, il y eu la Quattro Sport et le rallye. Pour autant, la marque n'était pas encore un acteur majeur du premium. Le "troisième homme", auprès de BMW et Mercedes, c'était Jaguar ! La gamme se limitait aux 80, 100 et leurs dérivés respectifs. La marque n'avait que deux sites : son fief historique d'Ingolstadt et l'ex-usine NSU de Neckarsulm. Quant à Changchun, en Chine, on y jouait surtout de la clef allen. D'ailleurs, il appartenait à Hong Qi. Les ventes Outre-atlantique étaient confidentielles, suite à une affaire d'accélération impromptue plus ou moins bidonnée. Enfin, il faut se rappeler qu'en France, elles étaient diffusées dans le réseau Volkswagen (ou plutôt le réseau "Volkswagen-Audi".) De quoi leur donner une image de "popu-luxueuse", comme les Talbot...
Une Audi V8L devant le Reichstag. Les Allemands préfèrent le terme "Bundestag", mais ça ne les gène pas d'appeler la France, "Frankreich". Donc je dis Reichstag, na !

Le tournant d'Audi, ce fut les années 90. Volkswagen ouvrit les vannes en grand : extension de la gamme, nouvelles motorisations, construction d'usines, mise en valeur du passé (avec les Auto-Union de Grand Prix) et bien sûr, le programme en endurance. Chez PSA, on se moquait de la manière dont Volkswagen jetait l'argent par les fenêtres. De comment il s'accrochait à des marchés comme la Chine ou les USA, où il ne vendait rien. Mais les efforts ont payé, au propre, comme au figuré. Aujourd'hui, la firme aux anneaux est l'égale de BMW ou Mercedes. Si vous débarquez chez votre beau-frère avec l'une des trois, il sera jaloux !
La conséquence, c'est que sur l'Audi pré-A8, il n'y a pas énormément de choses à dire ou à montrer. D'où l'originalité de ce calendrier.
Une NSU Ro80 devant le Palast der Republik, où Tangerine Dream est devenu le premier groupe d'Allemand de l'ouest à jouer en RDA. Le concert fut immortalisé dans l'album Pergamon. Accessoirement, c'était le parlement de Berlin-est.
Les photos ont été prises à Berlin. A leur place, moi, j'aurais photographié une Audi RS2 en pleine accélération sur l'autoroute qui accueillait autrefois l'Avus...

Aujourd'hui, beaucoup voudrait rééditer le succès d'Audi dans le premium. Entre temps, le trio germanique a parcouru du chemin et ça sera plus dur de les rattraper. Jaguar-Land Rover y va en courant. Maserati, qui part de plus loin, marche vite. Quant aux autres (Cadillac, Genesis, Lexus, Lincoln...), ils avancent à un train de sénateur.

vendredi 30 décembre 2016

Dé-ou

Une Daewoo Nexia. On n'en voit plus beaucoup sur nos routes...

Parmi les histoires que j'évoquerais dans mon futur livre sur l'automobile Coréenne, il y aura la grandeur et la décadence de l'empire Daewoo. Si vous voulez créer une entreprise performante, il faut savoir prendre des risques. L'autre jour, j'ai évoqué Jaguar. Je suis sûr qu'au salon de Londres 1948, des experts ont pouffé de rire en voyant la XK120. "Produire en série une voiture de sport déjà carrossée ? A ce niveau de gamme, la clientèle veut de l'exclusif ! A la limite, un constructeur peut proposer une demi-douzaine de châssis carrossés, comme Bugatti avec l'Atlantic. Ou quelques dizaines, comme les Mercedes 500k et 540k. Mais ja-mais un client ne voudra d'un roadster produit à des centaines, voir à des milliers d'exemplaires !", "La carrosserie et la mécanique sont deux métiers distincts ! A vouloir être polyvalent, Jaguar va se planter sur les deux tableaux !" Ah ça, il y a toujours des gens pour vous démontrer par A+B qui votre idée ne marchera jamais. Quelle est la différence entre un génie visionnaire et un fou ? C'est tout simplement que le premier a réussi, alors que tout les deux avaient 1000 raisons d'échouer.
Kim Woo-Joong n'est pas passé loin du génie. Avec Daewoo, il a bâti tout seul un chaebol, un conglomérat ultra-diversifié. Il est venu à l'automobile parce qu'il y avait de l'argent à se faire. Il a racheté Saehan, qui était né sur les cendres de GM Korea. Grâce au partenariat avec GM, il a pu piocher dans les banques d'organes d'Opel, de Suzuki et d'Isuzu. Le plus fort, c'était la Le Mans, une Kadett produite en Corée et vendue aux Etats-Unis avec un badge Pontiac ! En 1992, GM lâcha Daewoo. En conséquence, la marque pouvait partir à la conquête du monde. La Nexia n'était qu'une Le Mans rebadgée. Elle était techniquement obsolète et sa finition "made in Korea" n'était guère rassurante. L'argument choc, c'était un prix cassé. Dans l'électroménager, la micro-informatique et la hifi, Daewoo, c'était déjà le roi du low-cost. En dessous d'un certain prix, le consommateur n'est pas très regardant. A la même époque, l'URSS et ses satellites s'effondrait. Des dizaines de constructeurs automobiles étaient privatisés à la hussarde. En les reprenant, Daewoo se posait en sauveur et les gouvernements n'hésitaient pas à lui faire un chèque. Kim était désormais à la tête de la deuxième entreprise de Corée, derrière Hyundai, mais devant LG et Samsung. Pour se consolider dans la hifi, il voulait racheter Thomson pour un franc symbolique. Dans l'auto, il était le dixième constructeur mondial, alors qu'il venait de nul part. Le talon d'Achille, c'était l'endettement. Il se finançait via la bourse et via des crédits pour racheter ou créer de nouvelles entreprises. Et pour afficher un beau bilan, les dettes étaient placées dans des filiales off-shore. Accessoirement, Kim est un ancien d'une des plus prestigieuses universités de la péninsule ; d'où des liens étroits avec la politique. Lorsque la Corée du Sud est frappée par une crise économique, Daewoo fait d'abord figure de bon élève. Contrairement aux autres, il exportait massivement et il était donc moins dépendant des marchés intérieurs. Il a même pu racheter Ssangyong au sidérurgiste éponyme, en 1998. Dans le low-cost, les profits sont faibles et il faut davantage de volume pour récupérer sa mise. Avec la crise, les volumes baissaient et Daewoo perdait de l'argent, alors qu'il était déjà surendetté. En 1999, un an après le rachat de Ssangyong, le chaebol faisait faillite. Kim, accusé de faillite frauduleuse, d'emprunts illégaux et d'évasion fiscale, s'enfuyait au Vietnam. En France, il y eu l'épisode de la fermeture d'une usine de micro-ondes, dans un climat très tendu. A l'issue d'une grève interminable, le site fut incendié (par des syndicalistes ?) GM était intéressé par la branche auto, mais c'était un méli-mélo de filiales et de sociétés imbriquées les unes dans les autres. Ce n'est qu'en 2001 que Daewoo Motor pu être détaché du conglomérat mourant. GM fit son marché. Certaines usines hors de Corée étaient jugées "pas assez rentables" ou "trop syndiquées" et elles furent mises de côté. En Roumanie, en Pologne, en Ukraine et en Egypte, elles poursuivirent en solo. Aujourd'hui, en Ouzbékistan, Daewoo existe toujours... Mais uniquement à l'export, en Russie (pour ne pas être confondu avec les Chevrolet vendues sur place.)

jeudi 29 décembre 2016

No respect : le garage Mazda

Je ne vous ai pas tout dit sur la réparation de ma Mazda MX-5. Pour faire simple, les mécanos s'en servit pendant qu'elle était en réparation et en plus, ils abimé l'avant droit. J'ai signalé ça d'emblée au chef d'atelier qui m'a dit que non, ils s'était contenté d'un essai pour vérifier que l'embrayage était réparé. J'ai écris une lettre recommandée au responsable du garage. Ca fait quand même 7 ans que j'y vais et à chaque fois, je lui laisse de belles factures. Il m'a répondu -par recommandé- que ses mécanos n'ont fait qu'un essai et s'il y a des dommages, c'est à moi de prouver qu'ils n'étaient pas là avant. Il défend le travail de ses mécanos et après tout, c'est une position cohérente.
Je n'ai pas fait d'état des lieux et je n'ai donc aucune preuve. J'ai juste ma bonne foi. Lui, il est cynique et il sait qu'il joue à domicile. A partir de là, je passe -au mieux- pour le râleur de service. Ca m'a rappelé Hyundai Belux.

C'est clair que je ne retournerai pas à ce garage. Tant pis, les mécanos devront se trouver d'autres voitures pour leurs virées. La morale, c'est qu'avant de déposer une voiture, il faut noter le kilométrage exact et faire un état des lieux. Quand vous déposez une voiture suite à une panne ou un accident, vous êtes stressé et souvent, pressé. Donc vulnérable et les gens qui abusent de la situation, ça existe.

mercredi 28 décembre 2016

Soirée Thema

Lancia, dans les années 80, ce n'était pas que la Delta... Il y avait aussi la Thema, dont voici un exemplaire équipé d'un V6. Comme la plupart des Lancia de la fin des années 70, la Gamma n'a guère marqué les esprits. Pour sa remplaçante, Fiat songea à regrouper les besoins. Saab, qui assemblait alors des Lancia est appelé en renfort. C'est le "Tipo Quattro" : la Fiat Croma, la Lancia Thema et la Saab 9000 partagèrent la même plateforme. Fiat ne fabriquait pas de V6. Les premières Thema bénéficièrent du V6 PRV. Puis, profitant du rachat d'Alfa Romeo, elle récupéra le V6 Alfa. Il ne faut pas oublier d'évoquer la 8.32, avec son V8 Ferrari. Dans les années 80, la Thema vous posait son PDG Italien, comme la R25 de l'autre côté des Alpes. Comme d'habitude, Fiat n'a pas su gérer le cycle-produit de la Thema. Elle était encore au tarif au début des années 90 et elle souffrait de l'arrivée de l'Alfa 164 (également basée sur la plateforme "Tipo Quattro".) Puis il y eu la Kappa, moins habitable et carrément moins bien finie que ses concurrentes. Le charme était rompu et ce n'est pas la confidentielle Thesis qui pouvait redresser la barre... Le nom "Thema" est réapparu sur une Chrysler 300 rebadgée à la hâte. J'étais à la présentation, à Turin. Les pontes de Lancia nous expliquaient que la Thema allait chercher les Audi et les BMW. Les représentants de Lancia France étaient plus timorés (euphémisme.) Le lendemain, je la conduisais et c'était une caricature d'Américaine !

mardi 27 décembre 2016

The Jag'

Une Jaguar Mark X. Je n'ai eu le temps de prendre qu'une seule photo. C'est dommage car l'avant de la Mark X (1961) annonçait la XJ6 (1968) avec ses quatre phares et sa calandre verticale, plus large que haute.

Des années 30 aux années 80, Jaguar a souvent su anticiper les évolutions du marché. C'est ainsi qu'un obscur fabricant de sidecars est devenu un constructeur premium reconnu, d'envergure internationale.
Le gros défaut de Jaguar, c'est qu'il ne savait pas gérer plus de deux modèles, une voiture de sport et une berline. La Mark V (1949) fut la première berline Jaguar des l'après-guerre (la Mark IV dérivait des SS-Jaguar des années 30.) En vue du salon de Londres 1948, le constructeur avait son châssis et son moteur, mais point de carrosserie. Afin de ne pas exposer un châssis nu, il la fit carrosser à la hâte en roadster et c'est ainsi que naquit la XK120. D'où une gamme à deux modèles, qui évoluèrent en XK140 et Mark VII (il n'y a pas eu de Mark VI.) En 1955, Jaguar lança la Mark I, plus moderne. On se souvient surtout de sa version rallongée, la Mark II. De son côté, la Mark VII était délaissée. La Mark VIII et la Mark IX n'étaient que de légers lifting. La Mark X de 1961 introduisait enfin une ligne moderne chez les grandes Jaguar ! Deux ans plus tard, la marque au félin présentait la Type S, une Mark II avec un train arrière de Mark X. Puis la mark X se mua en 420.
A l'époque, le marketing automobile était balbutiant. Ainsi, chez Jaguar, on ne cherchait pas donner une identité visuelle ou un système de nomination commun aux trois berlines. La star, c'était la MK II et les autres avaient du mal à exister (faute notamment de positionnements vraiment distincts.) En 1968, Jaguar décida de les remplacer par un modèle unique, la XJ. La 420 survécu sous la forme d'une limousine surannée, la 420 DS. Elle était la seule à conserver le V8 Daimler. Comme Cadillac et Lincoln, Jaguar s'enferma donc dans la monoculture, alors que Mercedes ne cessait d'étendre sa gamme (vers le haut et vers le bas.) Il est vrai aussi qu'avec le rachat de BMH par British Leyland, Jaguar se retrouva aux côtés de Rover. Ce qui lui interdisait une descente en gamme. L'autre excuse des erreurs stratégiques, c'était le manque chronique de moyens et la valse des dirigeants. La XJ devait avoir une version coupé. La XJ Coupé n'arriva qu'avec la deuxième génération, en 1975... C'est à dire, en même temps que la XJ-S! Des deux coupés au matou, une seule pouvait survivre et ce fut donc la XJ-S. En 1979, la XJ S3 était l'ultime évolution du modèle de 1968. En 1986, un nouveau modèle, plus carré, devait supplanter la XJ S3... Les gros moteurs ne rentraient pas sous le capot. La "XJ40" fut donc assimilée à tort comme une petite Jaguar, tandis que la S3 poursuivait sa carrière. Grâce à Ford, le félin pu s'offrir un chausse-pied et en 1993, une XJ12 apparue enfin. Entre temps, les lignes carrés étaient démodées. Un nouveau modèle était dans les cartons depuis x années. L'ovale bleu imposa de partir d'une cellule centrale de XJ40 et ce fut la X300 (1994.) Bien sûr, ça ne pouvait être qu'une solution provisoire, d'où la X308, qui était complètement inédite, alors qu'elle était esthétiquement très proche de la X300 !
Aujourd'hui, Jaguar semble avoir compris qu'il faut de la lisibilité. Mais il a perdu beaucoup, beaucoup de temps...

lundi 26 décembre 2016

Le retour de British Leyland ?

Un logo British Leyland. Cela fait longtemps qu'on en voit plus dans la rue ! En plus, il est apposé sur une Mini des années 90. Ca m'a rappelé les Mini anachroniques de My Mini Revolution. Sauf que eux, ils mettent des logos "Austin" ou "MK1" sur des Mini des années 90. Quel est l'intérêt du logo BL ? Ce n'était pas une époque très glorieuse...

Pour info, en Inde, une ex-filiale de BL, Ashok-Leyland, est toujours là. Son logo dérive de celui de l'original. Ce constructeur de camions et d'autocars appartient au même conglomérat que Gulf.

A part ça, côté MG, les choses bougent en Chine avec l'arrivée du SUV ZS et le lifting du GS. En Thaïlande, un second site va être construit et cette fois, il s'agit d'une vraie unité de production. En Grande-Bretagne, les choses sont plus calmes. Avec le GS (pré-FL), les ventes continuent de croitre. Le ZS devrait bientôt arriver. Le programme BTCC est un point d'interrogation : Triple Eight va-t-il poursuivre avec des MG6 ex-officielles ? Va-t-on voir débarquer cette GT qui joue les Arlésiennes en Grande-Bretagne ? Ou bien est-ce la fin pure et simple de Triple Eight et de MG ? Si c'était le cas, les pilotes auraient déjà cherché à se recaser ailleurs. A priori, la MG6 a été modifiée en 2016, du coup, elle pourrait courir en l'état en 2017 (alors que les NGTC première génération sont bannies.)
De toute façon, le fait est que les choses bougent lentement à Longbridge. On n'est pas prêt de voir des concessionnaires à l'octogone de ce côté de la Manche ! Quant à rêver d'un roadster badgé MG...

dimanche 25 décembre 2016

Noël Rapide

En plein shopping de noël, je croise cette Aston Martin Rapide. Après la réplique de Ford GT 40 et le Pajero ex-Ralliart, elle semblerait presque banale !

En 10 ans, j'ai du écrire une demi-douzaine d'articles sur Aston Martin (dont deux en 2016.) C'est-à-dire peu ou prou ce que j'écris chaque mois sur Lifan. On ne peut pas être expert en tout... Il faut dire qu'Aston est plutôt discret. Contrairement à Lotus, ils ne lancent pas une série limitée tous les quatre matins. Et contrairement à McLaren, ils n'ont pas une croissance annuelles à deux chiffres. Le buzz sauce Aston, c'est plutôt du genre "Aston va faire ceci", puis, une semaine après "Aston dément faire cela", avec ensuite "le projet machin reprend de plus belle". Puis, 3 mois après, ils nous sortent une autre rumeur et c'est reparti...

mardi 20 décembre 2016

Ralliart ?


Un Mitsubishi Pajero "ventousé". A cause de sa couleur rouge, de l'emblème sur le toit et surtout, des vitres arrières tôlées, je soupçonne que c'est un ex-Ralliart. Non pas une voiture de course, mais une voiture d'assistance. Je l'imagine, il y a une quinzaine d'années, jouant les Saint-Bernard des sables dans le Dakar... Intervenant sur un Pajero ensablé jusqu'à la jante ou en rade, capot ouvert...


Ce qui m'étonne, c'est qu'il se soit échoué dans ma banlieue. Dans une Z.I. plus ou moins en friche, loin des dunes. Nissan vient de restaurer un Patrol ex-Dakar. Mais celui-ci, il rouille à l'air libre. Je passe souvent devant et c'est triste de le voir immobile.

lundi 19 décembre 2016

GT à peu près 40


L'autre jour, j'ai vu passer cette Ford GT40 dans les rues de ma ville. J'étais bien encombré, donc je n'ai pas pu en prendre beaucoup de clichés... J'en avais vu une lors d'une course de VHC en ouverture des 1000km de Paris 1995. J'avais été impressionné par les craquements de la boite, lorsque le pilote tombait les rapports à l'entrée des virages... Dans les années 60, en additionnant les voitures de Lola, Shelby et John Wyer, on arrive à une centaine de châssis. C'est donc une voiture très rare. Trop rare pour être immatriculée et circuler dans une avenue de banlieue. C'est donc très probablement une réplique, propulsée sans doute par un V6 de Ford Scorpio ou un 4 cylindres de Sierra Cosworth. Visiblement, le volant est à droite ; sans doute un kit anglais, donc.


Parmi les constructeurs, Lotus fait figure de grosse PME. Néanmoins, à l'échelle de la voiture de sport britannique, c'est une multinationale ! Le cran en-dessous, ce sont Morgan, Ginetta ou Caterham. Des constructeurs ayant pignon sur rue et des chiffres de production à 3 unités. Puis il y a Atom, BARC, Noble, Radical, Westfield ou Zenos. Puis, encore en dessous, vous avez les "speciality manufacturer". Connaissez-vous Bertini, Busamini, DARE, Dave Jones, Grinall, Minibuza ou Zcars ? Ce sont des entreprises microscopiques, situées dans des garages au milieu de nul part. Le milieu possède sa presse et ses salons dédiés, outre-manche. Souvent, les employés se comptent sur les doigts d'une main. Certains vendent des voitures complètes (assemblées ou à monter soi-même), d'autres des kits à adapter sur une base (Mini, MR2, MG F/TF, MX-5, etc.) Extreme Sportscars proposait ainsi de relooker votre 406 Coupé en 360 Modena ! En guise de pubs, ils s'offrent des encarts à la fin des magazines, entre les sites de rencontre louches et les polish-miracles. Bien sûr, le site web est remis à jour tous les 36 du mois (celui de DARE date de 2007 !) avec des points bonus si les photos sont pixelisées, mal cadrées ou s'il y a des gens dans le champ. Souvent, ces artisans ne durent qu'un temps. En prime, il y a des arnaques. La plus classique, pour les fabricants de répliques, c'est de montrer la vraie en guise d'exemple de réalisations. A partir du moment où l'on parle de micro-entreprises, la frontière entre maladresse (due à de l'amateurisme) et vice caché est floue...
Il n'y a rien de très rassurant. Moi, personnellement, je partirais en courant. Parfois, même sur les photos "presse", il y a tellement de jour entre les panneaux qu'on pourrait y passer les doigts ! Les mordus, au contraire, adorent cela. Il y a le fait d'avoir une voiture unique. Surtout, il y a l'idée de mouiller le maillot. Au lieu de signer un bon de commande, il faut aller chez l'artisan avec sa remorque, assembler soi-même le véhicule dans son garage, maudire 10 fois l'artisan car la notice de construction est fantaisiste, se débrouiller pour trouver des freins ou un faisceau électrique car ceux d'origine sont minables, devoir la faire homologuer, etc. Des centaines d'heures de galères et un budget explosé. Mais quel pied !

dimanche 18 décembre 2016

I dream of a white... GT-R

Ce n'est pas parce que ma voiture est en panne, que je vais arrêter d'en photographier ! Au lieu de les croiser dans les bouchons de l'A86, c'est sur le chemin du RER que je les vois... Voici donc une Nissan GT-R. Ce n'est pas une voiture faceliftée, mais je m'en contenterais...

L'actualité sportive, c'est la retraite de Nico Rosberg. Elle fut annoncée si soudainement qu'elle a pris tout le monde de court. Moi, je ne suis pas surpris.
1) Il ne faut pas oublier que pendant trois saisons, il a été l'équipier de Michael Schumacher. On l'a oublié, mais Schumacher était l'ombre de lui-même. Même sur le plan du marketing, ce n'était pas top. Il n'a pas vraiment raccroché : Mercedes a recruté Lewis Haimlton et de facto, le septuple champion du monde s'est retrouvé sans volant. L'impression générale du paddock était "bon débarras"... Rosberg n'a peut-être que 31 ans, mais il en avait sans doute gardé la hantise de faire la saison de trop. Ainsi, il devient le troisième pilote, après Jackie Stewart et Alain Prost a raccrocher le casque après un titre.
2) Rosberg a perdu la guerre psychologique. C'est le genre de pilote qui est juste là pour piloter. Alors qu'Hamilton veut être un pipole et fréquenter la jet-set. Surtout, Hamilton a multiplié les déclarations assassines. Rosberg était sans doute trop gentleman pour répondre. Et trop seul. L'allié d'Hamilton, c'est les tabloïds anglais. A titre d'exemple, lorsque Rosberg a raccroché, The Sun, toujours dans la finesse, a rédigé un papier sur "La pouf qui a poussé à la retraite le boche qui a volé le titre à Lew'." Ce ne sont pas ces termes, mais le ton est là... Et quelques jours plus tard, ce même Sun fait un publi-reportage sur Lew' pour nous expliquer que c'est le gendre idéal. Rosberg ne fait pas de la F1 pour que l'on critique sa femme ! A mon avis, il ne voulait pas revivre une saison comme ça. Il n'a personne pour le défendre. Bild parle davantage de Schumacher. Il faut dire que Rosberg a un père Finlandais, il se revendique Allemand, mais il habite Monaco et ne parle pas finnois. Il n'a effectué qu'une saison en Allemagne. D'ailleurs, ses débuts en auto ont eu lieu en Espagne. Bref, même s'il courrait pour Mercedes, les Allemands ne le voyait pas comme un des leurs. C'est le problème des pilotes hors-sol. On voit bien qu'en France, la popularité de Romain Grosjean ne décolle pas. Or, un pilote, c'est aussi une marque, une image, une différenciation et ça doit se cultiver. Les pilotes ne peuvent pas se contenter de monter dans la voiture et de s'enfermer ensuite à double-tour dans une suite au bout du monde. Pour remédier à ça, Alex Albon s'est mis au Thaïlandais. Donc, Esteben Ocon, si tu me lis, faut changer ton plan-média ! Toi qui es Normand, tu fais des photos avec le Mont Saint Michel et dans une distillerie de Calvados ! Demande à Mercedes de te prêter une voiture et fais toi photographier sur le circuits de Rouen-Les-Essarts avec. Chaque année, tu t'offres une visite au rallycross de Dreux ! Bien sûr, tu racontes ta vie à Gala et Closer. Et je suis sûr que ta notoriété va monter en flèche et un pilote populaire a moins de souci pour trouver un budget...
Pour en revenir à Rosberg, je suis prêt à parier que dans un ou deux ans (le temps que ses contrats s'achèvent), il fera du DTM ou de la Blancpain. Courir sans pression. Parce que malgré tout, Rosberg est un pilote. Donc il reviendra. Son père était sorti de sa retraite pour devenir pilote d'essai de la Peugeot 905. Ensuite, il a fait du DTM, créant sa propre structure.

samedi 17 décembre 2016

Delta Force 2

Marrant, quelques semaines après avoir vu une Lancia Delta, j'en croise une deuxième ! Les Lancia deviennent très rares. Je crois que les propriétaires profitent des primes à la casse. Regardez comment les Saab, Chevrolet et autres Rover ont disparu... Les gens n'ont pas confiance dans les marques qui n'existent plus. Il faut dire que les concessionnaires cherchent à optimiser les stocks. En même temps, le réseau leur met la pression. Et avec tout ça, pas question de laisser vos vieilles pièces de Delta trainer dans un coin...

L'actualité du Groupe Fiat, c'est le SUV Alfa dont les photos ont été diffusées à l'insu de son plein gré et la future citadine. Le gros défaut de Fiat , depuis les années 90, c'est qu'ils arrivent toujours après la bataille. Ca a été le cas avec les monospaces et ça l'est avec les SUV. Et pour demain ? Sur l'électrique, l'hydrogène ou les voitures autonomes, ils n'ont rien fait de tangible. Ils devaient construire des Chrysler Pacifica autonomes pour Google, au printemps dernier. Depuis, plus de nouvelles. Comment voulez-vous qu'ils redressent la barre, si en permanence, ils courent derrière les autres généralistes ?

Présentation de la Mazda MX-5 RF

Etre invité à la présentation "France" de la Mazda MX-5 RF... Qui pourrait dire non ? Le gag N°1, c'est que j'avais non pas une, ni deux, mais trois invitations ! Le gag N°2, c'est que ma propre MX-5 m'a trahi la veille et donc, je suis allé en transports en communs pour voir une autre MX-5 ! Qui plus est, à force de liker tous les meme les plus dank de la hot page de 9gag, je n'ai plus de forfait 3G. Heureusement, une école de Krav maga mitoyenne possède une borne wifi ouverte. Le genre d'histoires impossible à inventer. Vous foutez ça dans un roman et on vous le balance à la figure ! Dégage, c'est pas réaliste ! Ca n'arrive jamais dans la vraie vie !
Au premier, ils ont fait une mini-rétrospective de la MX-5. Cette "NA", je la connais bien : elle appartient à Mazda France et je l'ai empruntée deux fois. J'adore la NA. Quand je ferais ma crise de la cinquantaine, je m'en payerai une. Ca me laisse 12 ans pour économiser.
Qui dit soirée, dit pipoles. La star, c'est Franck Lagorce. Vice-champion de F3000 1993 (derrière Olivier Panis), deux Grand Prix avec Ligier, pilier de Courage, DAMS et Cadillac en endurance... La dernière fois que je l'ai vu, il m'a emmené faire un tour de Val Thorens en Andros électrique. Désormais, il est pilote officiel Mazda en Andros. D'où sa présence.
Autre star : Ramses. Ce chat en peluche feu vert possède ses propres comptes sur les réseaux sociaux. Et il a une vie plus trepidente que la mienne...
Le plus dommage, dans cette soirée, c'est que c'était du statique. J'ai quand même pu monter à bord de la MX-5 RF et faire semblant de la conduire... Dites, M. Mazda, elle arrive bientôt au parc presse ? Euh... C'est pour un ami.
A défaut de la vraie, je suis reparti avec une RF gravée dans la clef USB.
Une dernière photo, pour la route, avant de reprendre mon RER. Dans le froid.

mardi 13 décembre 2016

En panne !

Voilà le genre d'images que personne ne veut voir avec sa voiture : se retrouver au bord de l'autoroute, warning allumés... Ca faisait des semaines que mon embrayage donnait des signes de fatigue. Je comptais profiter des fêtes pour le réparer. Un embrayage fatigué, ça n'aime pas les embouteillages et forcément, sur l'A86...

Avec le Hyundai H350, c'était une panne différente. Comme si j'étais bloqué au point mort : lorsque je mettais un rapport, le levier revenait dans sa position initiale. Là, la pédale s'est effondrée. Lorsque j'essayais de changer de rapport, l'engrenage faisait un bruit comme si je n'embrayais pas. En prime, ça m'est arrivé en cote...
Depuis, j'ai récupéré ma voiture. Ca m'a quand même jeté un froid. Le pneu crevé et les clefs paumées, ce sont des choses qui arrivent. Là, c'est un problème d'usure. Ma "nouvelle voiture" n'est plus si nouvelle que ça...

samedi 10 décembre 2016

49. Renault Trucks

A la fin de la présentation du Dakar 2017, je suis tombé sur un groupe de jeune fille qui voulaient un selfie avec la 3008 DKR. Compte tenu des dimensions du bestiaux, elles manquaient de recul. J'ai proposé de les prendre en photo. En échange, elles m'ont immortalisé avec ce Renault Trucks "usine", qui va disputer le Dakar.

Les camions tout-terrain, je les trouve beau. Des monstres compacts, hauts sur patte et surpuissant. Dire qu'ils font des jumps avec... Renault Trucks est surtout une émanation de Berliet. Et vous avez, j'adore Berliet. Quelque part, ce camion descend des énormes tout-terrains destinés à l'industrie pétrolière... Paul Berliet fut le premier businessman à miser sur la Chine. Non pas par tropisme, mais par pragmatisme. Il pensait qu'il allait vendre des camions-benne et des porteurs au Pays du Milieu... Mais ils lui ont acheté des véhicules militaires. C'est dire les priorités de la Chine de Mao... Quant aux jeunes ouvriers envoyés en stage à Lyon, ils ont été "purgés" durant la révolution cultuelle. Les plus chanceux se sont peut-être enfuit à Taïwan, Hong-Kong, voir aux USA. D'autres ont été bons pour une rééducation au fin fond des campagnes. Mais pour certains, ce fut la potence devant l'usine, après une autocritique express...
Bien sûr, j'évoquerai Berliet et la Chine dans mon livre sur les voitures chinoises. La Fondation Marius Berliet m'a filé plein de photos, y compris des photos de vieux camions chinois. Ainsi que de rares scènes de rues dans les années 60, qe l'on peut comparer aux affiches de propagandes...

vendredi 9 décembre 2016

Dakar 2017

Fin novembre, c'est synonyme de présentation du Dakar. Un Dakar qui s'élance d'Asuncion (première visite du Paraguay) et reste longtemps en Bolivie (une autre première.) Par contre, la deuxième semaine, ça sera du "WRC" en Argentine...
Ca faisait bizarre. Déjà, on n'était plus au Pavillon Gabriel, mais dans le Bois de Boulogne. Il n'y a plus Enrique Meyer, l'inamovible ministre du tourisme argentin, ni Gérard Holtz. A la place, il y a Victor Pecci, finaliste de Rolland Garros reconverti ministre des sports du Paraguay, Marc Coma et Asimo, désormais chez France Télévision. Au fil de mes études, j'ai appris l'italien, l'anglais, l'allemand, le grec ancien, le japonais et le mandarin... Le castillan n'est pas dans la liste. Mais bon, pour comprendre "evenementos de deporte mas importante de storia de Paraguay" (NDLA : ou quelque chose approchant), pas besoin de traduction...
Pour une fois, j'ai pu avoir une photo à peu près propre de Stéphane Peterhansel. Vainqueur sortant, c'est le favori logique.
Nasser Al-Attiyah change encore d'équipe pour 2017. L'ex-pilote Mitsubishi, BMW, Volkswagen, Hummer, Jefferies et Mini va tenter de jouer les trouble-fêtes avec son Hilux. L'homme au portable, c'est Thierry Stéphane Provost, ex-navigateur en WRC et désormais boss de Toyota en rallye-raid.
Cette année, Carlos Sainz et Sébastien Loeb ont brillé par leur absence. En revanche, Daniel Elena est là. L'air de rien, c'est le coéquipier le plus célèbre du monde. N'empêche, sa polaire a l'air très douce. M. Peugeot Sport, vous n'en auriez pas une en taille L, en rab' ? Euh... C'est pour un ami.
Vladimir Chagin, septuple vainqueur du Dakar (donc le deuxième pilote le plus titré, derrière Peterhansel) et patron du team Kamaz. Il est aussi la deuxième personne qui sourit le moins souvent, derrière Kimi Raikkonen.
Peu connu du grand public, mais très talentueux, Christian Lavieille fait également parti du team Toyota.
Philippe Croizon, quadriplégique et pilote de Buggy. Chapeau bas.
Zhou Yong, le meilleur pilote Chinois. La dernière fois que je l'ai croisé, c'était à l'aéroport de Pékin... Comme au Taklimakan Rally (où je lui ai personnellement remis un trophée), il coache He Zhitao.
D'habitude, il y a environ 150 voitures. Cette année, ils ne seront que 83. Quand j'ai eu le dossier de presse, j'ai vu la liste et je me suis dit : "Où est le deuxième feuillet ?" Eh non, il n'y a pas de deuxième feuillet ! Quant aux pilotes comme Guerlain Chicherit, habitué des inscriptions de dernière minute, ils resteront à quai. Quelle tristesse.
Voilà, le vainqueur se cache parmi ces trois-là. En tant que patriote, j'aimerais bien voir l'une des Peugeot 3008 DKR s'imposer. Ou bien que les favoris se plantent que Lavieille s'impose.
Côté moto, si j'ai bien compris, neuf des dix favoris sont sur Honda. La dixième, c'est cette Husqvarna. En Bolivie, les pilotes passeront une semaine entre 3 500m et 6 500m. Pour les motards, ça sera une sacrée épreuve. Signalons aussi les débuts de Hero, un constructeur Indien (et ex-allié de Honda.)

mercredi 7 décembre 2016

Permis du monde

L'autre soir, j'étais invité à une projection de la série Permis du monde de Voyage. Les trois hommes sont un (petite) partie de l'équipe. D'ordinaire, je suis assez exigeant en matière de TV. Donc si j'aime un truc, vous pouvez avoir confiance ! L'idée de suivre quatre auto-école, à travers le monde, est assez originale. Spontanément, il y a eu des éclats de rire. La guest-star, c'est le fameux moniteur Parisien. Pour avoir échangé quelques mots avec lui, je confirme qu'il est pince-sans-rires !

Un des trucs qui m'a plu, c'était la manière de montrer Abidjan. Une ville moderne, avec des autoroutes et des immeubles. Je me doute bien que les Ivoiriens ne vivent pas dans des des cases au milieu des lions et des zèbre. Mais ça, on ne le voit jamais à la TV ! Essayez de visualiser l'Europe, l'Amérique, l'Asie ou le Moyen-Orient. La première chose qui vous vient à l'esprit, ce sont des villes et des monuments. Pensez à l'Afrique et vous songerez sans doute à la savane. On n'en a que des stéréotypes. D'ailleurs, même les Africains emploient le terme "Afrique", comme si, au sud du Sahara, il n'y avait qu'une contrée géographiquement, culturellement et historiquement homogène. Une Camerounaise avait refusé de croire que mon CD (NDLA : un best of de Mulatu Astatke) était Ethiopien : il ne sonnait pas assez "Africain" ! Aux infos, c'est toujours la même litanie : guerres, épidémies, famines... Les documentaires ? Ceux sur l'architecture ou l'archéologie zappent le continent. Il ne reste que des histoires d'Européens qui fondent des ONG pour s'occuper d'animaux sauvages, au milieu d'indigènes en pagne. Pourquoi est-ce qu'on en reste à Tintin au Congo ? Merci donc à Permis du monde de nous montrer autre chose.

lundi 5 décembre 2016

Jogging et 4l

L'autre jour, en faisant mon jogging, j'ai croisé cette Renault 4. Le papi à casquette est le propriétaire. Il s'est "garé" pour acheter le pain. Il n'a très probablement pas conscience de rouler dans une voiture de collection. D'ailleurs, vu la plaque, il l'a sans doute achetée neuve. Maintenant, il n'a plus le droit de rouler dans Paris.

Dans le temps, il y avait les inconditionnels de la R4 et ceux de la 2cv. Mes parents ont eu les deux, pourtant, c'est la 2cv qui m'attire. J'étais content d'en conduire une. Peut-être parce qu'elle a une bouille plus craquante. C'est d'autant plus curieux que j'ai mon lot d'anecdotes sur la "4L". Lorsque j'étais tout petit, c'était la voiture de beaucoup de parents de mes camarades de classe. Quand j'étais en BTS, il y en avait un qui en possédait une. Le support de la roue de secours était mort, alors il avait foutu la roue de secours sur le capot, en l'accrochant avec un "U". Il avait profité d'une prime à la casse pour s'offrir une Fiat Punto. Ah, il se la racontait avec sa Punto neuve... Un car espagnol lui a brûlé une priorité six mois plus tard. Il n'a rien eu, mais l'Italienne était morte. J'ai failli moi-même avoir une R4. On m'avait repéré une voiture avec "juste un petit problème de moteur" à Belgrade. Je m'étais renseigné sur le prix de réparations, au garage Renault près de chez moi. Hélas, elle a servi de barricade pour une manifestation contre Milosevic... La R4, c'était aussi la voiture du Père Noël vert de Pef ! Michel Fugain avait chanté ses louanges, le temps d'une pub très pop. Pour finir, à propos de jogging, il y a eu une série spéciale Jogging. L'une des dernières, avec la Sixties. Faudrait que j'en conduise une, un jour...

samedi 3 décembre 2016

Balade irlandaise

Évidemment, en Irlande, mon portable n'est pas resté au fond de la poche... On commence par ce LDV. Le Maxus a connu une drôle d'histoire : une marque Anglo-néerlandaise, une conception Coréenne, un financement Russe et au final, une production en Chine, par SAIC. Sur le Taklimakan Rally, la direction de course possédait un Maxus. Au CP, ils installaient une table et deux chaises devant, puis ils chronométraient les arrivées. Si vous voyiez le Maxus, c'est que l'arrivée du jour est là !
SAIC semble avoir moins d'ambition pour Maxus que pour MG. Un Irlandais a décidé de l'importer, sous la marque "LDV" (tout en gardant le logo Maxus.) Il a même établi une filiale en Grande-Bretagne. Pourtant, en 48h, c'est le seul LDV que j'ai croisé.
J'ai aperçu l'une des MG B assemblées en CKD à Dublin. En revanche, aucune trace des Ford de Cork. Les Rover étaient extrêmement rares (j'imagine que les propriétaires ont profité des primes à la casse.) En Irlande, il y a des Opel à conduite à droite. Les Vauxhall sont des occasions ayant transité par l'Irlande du Nord.

J'ai tout de même fini par trouver un Daihatsu Rocky à immortaliser. Au milieu des années 90, la toute jeune Daihatsu France le présentait comme un rival du Suzuki Vitara... On se souvient surtout du Bertone Freeclimber, importé par André Chardonnet (encore lui...) Des logos Bertone en pagaille, un moulin BMW... C'est sur que tout de suite, il était beaucoup plus looké...

Notez le Land' en arrière plan ; une vision typique des campagnes irlandaises.
Une Subaru Impreza pas très STI. Un aileron, un autocollant et c'est marre ! Les Irlandais sont aussi très friands de Lancer "normales" avec ailerons planche-à-repasser et totocollants ralliart.
A Dublin, j'immortalise enfin une vraie ancienne : une Chevrolet Camaro légèrement customisée, à conduite à gauche.
A quelques mètres de la Chevy, une Mercedes SL (R107.)
Dans l'aéroport, un Citroën Type H joue les food-truck pour une épicerie bio. Visiblement, il ne reste plus grand chose de son flanc gauche. Au moins, Le Bon Marché, lui, n'avais pas touché à son Type H maraicher...