lundi 30 avril 2012

Aston Martin DB7

On poursuit cette série (involontaire) d'Anglaises avec cette Aston Martin DB7, d'un très beau vert anglais.

Une Bentley

Un seul mot: magnifique.

dimanche 29 avril 2012

61. Austin-Healey 3000

Une Austin-Healey 3000. Les proprios ont du courage, pour rouler décapoté par ce temps.

Au moment de cette photo, j'étais malade, j'avais froid, j'étais trempé... Mais même dans les cas comme ça, quand je vois un roadster anglais, je suis en mode "sourire jusqu'aux oreilles".

jeudi 26 avril 2012

Le Lingotto

Le soir de la présentation de la Fiat 500L, comme on était livré à nous-même, on a diné au Lingotto.

Le Lingotto est une ancienne usine Fiat de Turin. C'est un bâtiment typique du fordisme: un site cyclopéen, tout en longueur, afin que les ouvriers puisse assembler à la chaine les voitures. Les rampes en colimaçon mènent au toit, où un anneau a été construit!

Dés les années 60, le bâtiment s'est retrouvé inadapté. Il a produit sa dernière Fiat en 1982.
Ensuite, Renzo Piano a été chargé de le réhabiliter. Au lieu de chercher un usage unique, il l'a découpé en un centre commercial (avec cinéma), un hôtel et un restaurant (qui surplombe la piste.)
C'est 1000 fois mieux que l'ile Seguin, à moitié rasée et qui attend un hypothétique repreneur.

J'avais pas mal entendu parler du Lingotto et j'étais fier d'y mettre les pieds. Je rêverai de faire un tour de la piste en Fiatou...
Ensuite, c'est un peu décevant. Le centre commercial a vieilli et le site se trouve dans une banlieue dortoir. On est reparti à 21h et il y avait personne dans les rues!

lundi 23 avril 2012

Présentation Fiat 500L: WTF? (3/3)

Là, c'est une photo de la présentation de la 500L. Une image typique d'une présentation: une tripotée de journaliste autour d'un nouveau modèle. Certains prennent des photos, d'autres touchent à tout, d'autres encore interrogent les représentant du constructeur, etc.
En fait, c'était la seule scène normale de la journée!

D'ordinaire, une journée presse, c'est ça:
- Avant de monter dans l'avion/le train, on rencontre les représentants français du constructeur et les collègues.
- A l'arrivée, on est pris en charge par une équipe locale, qui nous accompagne au site de la présentation.
- On a droit à un diaporama, avec au moins deux intervenants, puis ce sont les questions-réponses et enfin, on voit le véhicule "en vrai".
- Le repas, avec les représentants français et/ou les intervenants, sert de débrief
- On nous ramène à l'aéroport/la gare
- A l'arrivée, les représentants nous disent au revoir.
En général, tout se fait au pas de course. Mais au moins, on n'a pas le temps de s'ennuyer!

Et à Turin?
- A Roissy, je tombe sur David Mucci (Unica-strada) et... C'est tout. Il n'y a même pas quelqu'un de Fiat France. Décollage à 8h50. Curieusement, on nous a foutu sur un vol avec escale à Munich. Pour prendre des journalistes teutons? Non. Point d'Allemand ou de Français qui serait venus par un autre vol.
- 13h30, arrivée à Turin, une employée aux couleurs de Fiat nous met dans un minibus direction Mirafiori. On est les deux seuls passagers et on n'a personne pour nous briefer.
- 14h, on arrive à Mirafiori. On est les seuls non-Italiens. Personne ne parle français et on erre un peu au hasard dans le Centro stile.
- 16h, un groupe de journalistes Italiens, venus de Milan, débarque. Eux, ils ont deux RP francophones. On apprend que la conférence démarre à 16h30.
- 18h, fin de la présentation (diaporama + tripotage de la 500L.) Dans sa grande mansuétude, Fiat a prévu un buffet pour 10. C'est très bon, sauf qu'on est une bonne vingtaine!
- 18h30, les RP nous mettent dans un minibus, avec un Espagnol et un Hollandais, direction l'hôtel.
- 19h, on arrive à l'hôtel (très beau, au demeurant) et on a quartier libre jusqu'au lendemain, 12h30!
- 12h30, pas de RP, juste le chauffeur du minibus. Les deux autres "non-Italiens" sont déjà repartis!
- 13h, nous voilà à l'aéroport de Turin, à trainer, seuls jusqu'au décollage, à 14h50.
- 19h, on atterri enfin à Roissy (ce coup-ci, on a fait escale à Francfort.)

J'ai eu le sentiment de perdre mon temps. Pourquoi est-ce qu'on n'est pas reparti à Paris juste après la présentation (en plus, ça aurait couté moins cher à Fiat)? Pourquoi est-ce qu'on n'était que deux (et encore, David s'est incrusté)? C'est flatteur d'avoir une exclu française, mais pour un lancement important comme celui de la 500L, il aurait fallu davantage de couverture médiatique.

Au moins, la prochaine fois que quelqu'un se plaindra de l'organisation d'une présentation, je pourrais dire: "Attends, toi, t'as pas connu la 500L à Turin!"

Présentation Fiat 500L: Mirafiori (2/3)

La présentation de la Fiat 500L avait lieu au Centre stile Fiat, lui-même situé au chœur de l'usine de Mirafiori.

En tant qu'amateur d'histoire de l'industrie et d'usines en général, j'étais ému d'aller là.

Mirafiori, c'est les Trente Glorieuses; l'apogée de Fiat. C'est l'époque où il est N°1 Européen et où il exporte aux quatre coins du globe. Le génie d'Agnelli, c'est de flairer les pays pauvres qui vont croitre rapidement: l'Espagne, le Brésil, la Corée du Sud, la Yougoslavie, l'URSS, la Pologne...

"Le Lingotto devient trop petit. Et on ne peut pas construire, à cause de l'urbanisation de Turin.
- Pas grave, on n'a qu'à équiper Mirafiori et en faire notre site principal.
- Mais il n'y a rien là-bas! C'est en pleine cambrousse!
- Justement, on peut s'étendre à loisir. Quant aux ouvriers, on construira des barres HLM autour pour les loger!

Au début des années 60, il y a 120 000 ouvriers à Mirafiori (hors emplois indirect.) Beaucoup sont des paysans ayant fui la misère du Sud.
Aujourd'hui, le site est triste à pleurer. Mirafiori était noyauté par le PCI pour le meilleur (des grèves en 1943, qui finissent par faire flancher le régime fasciste) et pour le pire (des grèves vers 1969-1970, où le sommet, dépassé, accuse les délégués -élus sans accord du Parti- d'être des pantins des patrons.) Fiat préfère délocaliser à Tychy, en Pologne, où il y a moins de syndicats et des salaires plus bas (la 500L sera elle, produite en Serbie.)

Si Fiat a de la place pour y ouvrir un centre Abarth, c'est parce que la moitié du site est en friche. Les 5 400 salariés actuels ne produisent plus que des MiTo et des Grande Punto.
 Le porche du centre de style est situé sous une enseigne "New Holland" (pour tromper l'ennemi?)

L'entrée est pleine de souvenirs. Outre les maquettes futuristes, il y a ce mignon tracteur New Holland (notez l'arceau chromé.)
Un Fiatou, en version découvrable. C'est un des premiers, avec  logo "Nuova 500" et portes suicides.
Un master en bois du 600 Multipla. Autoblog.it et Caradisiac (N00b!) l'ont pris pour une maquette du 500X, l'exécution 7 places de la 500L.
Et enfin, dans la salle "design" avec les maquettes de 500L, une 600 Multipla et une Autobianchi 500 Giardiniera.

J'étais surpris par la 600 Multipla: l'habitabilité est incroyable pour ce gabarit! C'est une vraie 6 places! Ca fait aussi bizarre, d'être assis devant le train avant et d'avoir la colonne de direction entre les pédales (au moins, pas de freinage pied gauche!) Quant à la sécurité (pas de ceinture, une mince tôle entre vous et la route...)

Je serais bien rentré avec, mais il parait que ça chauffe beaucoup (effectivement, le moteur -arrière- est rafraichit par un mince soupirail derrière la calandre.)

Présentation Fiat 500L: ceci n'est pas une Countryman (1/3)

J'étais invité mercredi et jeudi à la présentation de la Fiat 500L, à Turin.

J'étais -et je reste encore- enthousiaste à propos de cette voiture.
Regardez MINI, ils ont décliné jusqu'à plus soif le concept: cabriolet, Clubman, Countryman, roadster/coupé... A contrario, chez Fiat, avec la 500, ils ont fait la 500C et... C'était tout. La 500 a permis d'attirer une clientèle de bobos, jusqu'ici rétive à Fiat. Ces bobos ont vieilli, comme le reconnait le constructeur. Ils veulent une voiture plus grosses. Qu'est-ce que Fiat a à leur offrir? La Brava?
Et il y a aussi la question des Américains et des Chinois. Là-bas, des 500 en concession, on en voit. Mais on n'en voit pas dans la rue. Et pour cause: pour eux, ce concept de citadine chic est incompréhensible.

L'organisation était... Italienne (j'y reviendrai.)

La présentation en elle-même était sympa, avec une rencontre des designers. On a même droit au "père" de la 500, Roberto Giolito, nous crayonnant des 500 et Multipla en direct, sur fond de jazz. Une vraie performance arty!

 Ils nous ont expliqué en détails toute la conception du design intérieur et extérieur de la 500L. En prime, on a pu voir tous les fruits de leurs réflexions: des sièges, des tableaux de bord, des volants, quelques maquettes (dont 3 à l'échelle 1:1) et des dizaines de croquis. C'était intéressant de voir leurs pistes de réflexion, ce qu'ils ont gardé, ce qu'ils ont écarté, etc.

On voit que les lignes d'une voiture, c'est des Hommes dans un atelier, qui réfléchissent.

Ce qui est dommage, c'est qu'on n'a pas pu parler motorisations, finitions, forecast, etc. Il n'y avait qu'une unique 500L de pré-série et c'est compliqué de se faire une idée du modèle définitif.

Quoi qu'il en soit, je pense que c'est un futur succès. Notamment hors d'Europe. Ca permettra à Fiat d'exister dans le B et d'augmenter son ticket de caisse moyen.
C'est une Clubman en 500. Ce n'est pas du tout respectueux de l'héritage, mais c'est a priori le genre de véhicule que les gens demandent.

dimanche 22 avril 2012

samedi 21 avril 2012

La F2005 de Jean Bedez

Ce qui est bien avec ce job, c'est de sortir des sentiers battus. La "culture bagnole", ce n'est pas que des voitures. C'est aussi tout le côté "nostalgia", les vêtements, les modèles réduits et... Les œuvres d'art.
Voici donc une sculpture en bois, en forme de Ferrari F2005. L'auteur est Jean Bedez et son œuvre s'intitule "game over".
J'ai d'ailleurs trouvé dommage que l'article n'ait pas eu plus de succès.

Ce qui est étonnant, c'est que vous posez une coque de F1 au milieu d'un grand magasin et les réactions sont positives. Les gens la prennent en photo. Ca prouve que les autophobes ne sont que 2% en France.
L'artiste en lui-même était décevant. Il manquait de conviction dans ce qu'il fait. Par moment, j'avais l'impression qu'il avait appris des "bons mots" par chœur, histoire de se donner de la contenance.

J'aurais bien voulu lancer plusieurs débats. Dommage. Le plus évident, c'est le Grand Prix de France.
Moi, je n'y crois pas. D'une part, car il n'y a pas de consensus autour du projet. Pas plus qu'il n'y en avait il y a 10 ans. En plus, le projet est plus ou moins bâti sur la réélection de Sarkozy. Et puis, le sport auto français semble condamné. Il n'y a plus de F3, de FR, de FF, de Campus, de tourisme. Même les Racecar sont devenus Européens! Quant au GT-FFSA, c'est devenu le théâtre de batailles intestines sur le sexe des anges. Franchement, il n'y a pas d'élan. Il y a les 24 heures du Mans, le Grand Prix de Pau, grâce à des efforts locaux admirables, mais c'est tout. Regardez les Anglais: tous les week-ends, vous avez du BTCC, de la F3 ou des courses de club. Les Italiens, pourtant ruinés, ont de la F3, de la Formule Abarth et un championnat de tourisme! En France, on a des passionnés. C'est pour ça que les journées circuits marchent. Les écoles de pilotage ont l'air de faire le plein. Mais dés que vous parlez de compet', vous avez 3 écolos et des "riverains" qui font le pied de grue à la mairie. Au mieux, on aura un Grand Prix de France, mais au bout de 2 ou 3 éditions, il va se casser la gueule.

vendredi 20 avril 2012

Les trésors de Trappes

Après la présentation du nouveau Coyote, on a eu à un tour de manège du circuit de Trappes.

Il y avait des 911 GT3, des Gallardo et des F430 (je vais y revenir.)

Ces GT m'ont fait pensé à Dreux...
Qui dit Dreux, dit "trésors de Dreux".

A Trappes, il y a aussi de belles réserves, comme cette Subaru Impreza WRX en pleine réparation...
Juste à côté une Ferrari (F430?) bâchée et sans bouclier avant.
Et dans un coin, ce mignon petit GME (sans toit !) aux couleurs de Toyo Tires.
Pour mes 3 tours (comme passager, hélas), j'ai choisi la F430. Comme ça, maintenant, je peux dire que "j'ai fait un tour de circuit en Ferrari" et puis comme mon père est tifoso à mi-temps...

C'était la F430 "de base" (avec sièges électriques!), du coup, ça ne poussait pas très fort et le pilote devait freiner très tôt. En plus, le circuit Beltoise était dans un configuration "anneau avec chicane" pas très technique.
Après, malgré tout, ça reste une Ferrari. C'est un morceau de mythe, que même Porsche, Lamborghini ou Aston Martin n'atteignent pas. On n'est plus dans le rationnel; le client Ferrari achète du rêve. Et je les comprends tout à fait.

Présentation Coyote

J'ai pris un peu de retard ces derniers temps...

Il y a une quinzaine de jours, j'ai assisté à la présentation du nouveau Coyote, au circuit Jean-Pierre Beltoise de Trappes.

La journée a commencé par un speech du fondateur de la boite. Il avait l'air assez mal à l'aise.
Pour sa défense, son discours devait être assez calibré. C'est l'effet Chantel Perrichon: plus questions de parler "d'avertisseur de radar". Coyote veut maintenant nous avertir des travaux, des bouchons et de la somnolence. D'ailleurs, il n'a même plus le droit d'afficher le mot "radar" ou un signe qui évoquerait un radar !
Ensuite, je m'attendais à ce qu'on nous file un appareil, histoire de mettre en pratique les nouvelles fonctionnalités et tester l'ergonomie. Mais, les seuls appareils étaient des appareils de démo.

Du coup, en repartant, je me suis dit: "Avec quoi je vais faire un article? Ca va être dur de s'éloigner du publi-reportage!"

lundi 16 avril 2012

Speed racer, le film

Pour le vol du retour, j'avais le choix entre plusieurs films. Comme j'étais fatigué, j'en ai choisi des pas trop compliqués. "Tiens, ils ont Speed racer. Un Speed racer façon Matrix, why not?"

Speed racer est à l'origine un manga, Mach go go go. Le dessin animé est devenu célèbre car c'était l'une des premières production Japonaise vue sur les écrans US. Alors qu'en France, la vraie déferlante des anime n'aura lieu que dans les années 80.

J'ai l'impression que les frères Wachowsky se sont dit:
"Et si on adaptait Speed Racer à l'écran? Ca va être bientôt les 50 ans de la BD.
- Une BD des années 50/60 sur le thème du sport auto, ça vient d'être fait, non?
- Oui, il y a eu Michel Vaillant."
[Visionnage du DVD]
"Luc Besson a été très loin en terme de massacre de l'histoire, d'effets spéciaux inutiles et d'ajout de personnages qui n'apportent rien!
- Oui, mais nous sommes les auteurs de Matrix: révolution! La barre est très haute, mais on peut la dépasser!"

Par où commencer?
L'esthétique globale est hideuse. Le Speed Racer original se passe dans un décor futuriste (du moins, de la manière dont on imaginait le futur en 1958.) Les frères Wachowsky ont transcrit cela dans une esthétique kitsch de carton-pâte, digne d'un clip de Mikado. Ils ne cherchent même pas à nous faire croire que c'est vrai. En plus, la caméra bouge en permanence.
Les personnages sont nuls. John Goodman, Susan Sarandon et Christina Ricci cachetonnent sans conviction. Bellâtre N°2040 qui joue Speed Racer est parfait dans le rôle de l'ahuri! Visiblement, c'est la seule personne qui est surprise par les "rebondissements" de l'intrigue. Le producteur, Joel Silver, se vante d'avoir tourné le film "en 60 jours, devant un fond vert". Le gag, c'est que les personnages sont retouchés à mi-temps. Goodman apparait en Hercule de foire... Puis 5 minutes après, il retrouve ses poignées d'amour. Speed Racer a les yeux bleus (pour être raccord avec le personnage de la BD)... Puis il retrouve ses yeux noisettes peu après.
L'action est poussive. Le film se perd en sous-intrigues et en flash-back tout azimut. Ainsi, on a du mal à suivre le fil. D'autant que les incohérences sont nombreuses. Speed Racer est pas content car sosie-de-Mattew Broderick lui a dit qu'il arrangeait les courses... Mais lorsque Speed Racer laisse volontairement gagner un pilote Japonais, il trouve ça normal!

Danica Patrick aurait du y faire une apparition. A la place, on voit brièvement Milka Duno. Vu comment Patrick aime faire parler d'elle, si elle décline un rôle au cinéma, c'est mauvais signe. Et lorsque Duno, qui parle de tout (et surtout de n'importe quoi) sur son Facebook, "oublie" sont rôle, c'est très, très mauvais signe...

Les frères Wachowsky ont laissé de nombreuses pistes en vu d'une suite. Mais après une telle bouse, le Speed Racer 2 est parti vite-fait à la poubelle.

dimanche 15 avril 2012

Tour du monde: 27, Wenzhou, Red Bull

Une canette de Red Bull chinois. En théorie, ça n'a rien à voir avec la voiture, mais aujourd'hui, Red Bull est probablement le sponsor le plus actif du sport auto. Y compris en Chine, où il multiplie le sponsoring et les filières (notamment en karting.) D'ici à ce qu'on voit un pilote chinois estampillé du taureau rouge en FR2.0...

En fait, ce n'est pas le Red Bull tel qu'on le connait. A l'origine, Red Bull est une boite Thaïlandaise, créée par un certain Chaleo Yoovidhya dans les années 80. Dieter Mateschitz est venu ensuite et il a proposé de distribuer le Red Bull dans le monde entier. Yoovidhya s'est gardé quelques pays, dont la Chine. D'où ces canettes dorées.

Je me souviens de mon premier Red Bull. En tant que fan de F1, j'avais tenu à y gouter. A l'époque, elle était interdite en France. On raconte que c'est fait à base d'organes génitaux de taureaux ou qu'avec deux Red Bull, on peut rester éveiller toute la nuit.
Mouais... Moi, je n'ai pas l'impression que ça ait un effet sur mon organisme. Le fait d'en boire une canette, même tard le soir, ne m'a jamais empêché de dormir.
J'imagine que c'est à 90% du psychologique.

Tour du monde: 26, Wenzhou, Brilliance BS2

Brilliance remonte la pente, petit à petit. Après la H530 et le SUV V5, ils vont lancer la compacte H230. On attend aussi une grande berline et une citadine (présentes à Pékin sous forme de concept-cars.)

Le souci, c'est qu'il a perdu beaucoup de temps (et d'argent) en 2009-2010. Evidemment, les GAC et autres MG-Roewe ne l'ont pas attendu dans le secteur du premium chinois.
Va-t-il réussir à refaire son retard sur eux?

mercredi 11 avril 2012

Tour du monde: 25, Wenzhou, MG6

C'est marrant, toutes les MG6 que j'ai croisé à Wenzhou étaient de la même couleur.

Ce week-end, ça va être un gros week-end sportif: F1, Indycar, Carrera Cup Asia, British F3 et... BTCC. J'ai hâte de voir ce que les MG6 vont faire.
En gagnant d'emblée, Plato a surpris son monde (y compris chez Triple 8 et chez MG UK), mais maintenant, il est forcé de récidiver! Le fait que MG gagne en BTCC devrait permettre au constructeur de renouer avec les puristes. Je suis sur qu'au prochain MG Live, on verra des MG6 grimées en BTCC. Maintenant, faut pas qu'ils trainent trop avec la version diesel...

Tour du monde: 24, Wenzhou, Lifan 320

Une Lifan 320. Pour moi, c'est la plus mignonne des citadines chinoises (avec la MG3.)

On commence à en voir quelques unes. L'air de rien, Lifan connait une croissance annuelle à deux chiffres et il exporte un tiers de sa production. En février, il a pour la première fois dépassé les 10 000 ventes en Chine.

Ce qui me plait avec les voitures chinoises (et indiennes), c'est cette effervescence. Aujourd'hui, on voit bien que la hiérarchie se cristallise. Les cadres, recrutés à la sortie des universités, ont muri. La stratégie est plus réfléchie; les produits, plus aboutis.

Après, à ce jour, je n'ai pas vu de voiture chinoise qui aurait de réelles chances de percer en Europe. Ne serait-ce qu'à cause de l'absence de diesel. Il n'y a pas non plus de voiture sur laquelle je me suis retourné en m'exclamant qu'elle était trop belle!
Mais je suis persuadé que cela changera dans les prochaines années.

mardi 10 avril 2012

Tour du monde: 23, Wenzhou, Chevrolet Camaro

Les Camaro sont aidées par un "effet Transformers" en Chine. On voit aussi pas mal de Cruze noire et jaune, façon Bumblebee.

lundi 9 avril 2012

Tour du monde: 22, Wenzhou, Chery A1

Jusqu'à récemment, chaque voiture chinoise (y compris celles des joint-ventures) avait une histoire incroyable. La Chery A1 ne fait pas exception.

C'est Malcolm Bricklin qui demande à Giugiaro de concevoir une version plus cossue (et rallongée) de la QQ. Bricklin veut alors vendre des Chery aux USA sous la marque "Visionnary Vehicle". Le projet industriel fait long feu, mais le constructeur garde les ex-futures Visionnary Vehicle (dont l'A1) qu'il lance lui-même.
Puis Chrysler s'invite chez Chery et lui propose de vendre l'A1 en tant que "Dodge Breeze" pour le marché Sud-américain. Néanmoins, l'A1 n'est pas dans le coup et Chrysler se charge d'améliorer sa finition. Là encore, le projet tombe à l'eau. En revanche, Chery profite des améliorations apportées par Chrysler pour créer une A1 "2.0".

Aujourd'hui, l'A1 se vend davantage à l'export qu'en Chine. Elle réalise des scores honorables en Amérique du sud, en Australie, en Russie et même en Serbie.
Par contre, Chery semble atteindre un plafond de verre. Il est vrai que curieusement, aucune des nouveautés récentes du constructeur n'a quitté la Chine. Or, je suis persuadé que s'il veut continuer à croitre, il lui faut des voitures plus modernes.

Tour du monde: 21, Wenzhou, Piaggio Bravo

Une vieille mobylette Piaggio. Sauf erreur, le constructeur n'a pas d'importateur officiel en Chine (quel intérêt face aux 1001 fabricants locaux qui cassent les prix?) Et j'aimerai bien savoir par quel accord commercial sino-italien cette Bravo a échoué à Wenzhou...

Chaque fois que je vois une production Piaggio (ça ne me fais pas ça avec les Vespa), je repense à l'usine que j'avais visité, près de Pise, en 1988. Genre: "Toi, là, je sais d'où tu viens!"
Depuis que j'ai été à Onnaing, j'y repense à chaque fois que je vois une Yaris.
Imaginez ce qui m'arrivera, le jour où je visiterai une maternité...

Tour du monde: 20, Wenzhou, Porsche Boxster

Dernière étape de ce tour du monde: Wenzhou, en Chine.

Voici une élégante en Porsche Boxster, plus ou moins garée sur un coin de trottoir, le temps d'envoyer des SMS avec son iPhone.
A force, on finit par s'habituer au comportement des Chinois. A la limite, le plus étonnant, c'est qu'elle n'envoie pas ses SMS tout en conduisant!

vendredi 6 avril 2012

Tour du monde: 19, Honolulu, Honda Civic

Oui, ce truc flou est une Honda Civic 2ème génération. Depuis (In) Civic, mon cœur bat la chamade chaque fois que je vois une vieille Civic. J'ai couru après celle-ci, j'ai sorti mon appareil et... Pour une raison inconnue, la mise au point m'a lâché. En plus, l'étudiante qui la conduisait me faisait de grands sourires; toute fière d'être prise en photo.

A l'époque de cette Civic, les constructeurs Japonais osaient à peine se comparer aux Américains. Ca aurait été un sacrilège. Ils sont sorti du bois dans les années 90, timidement.
Aujourd'hui, le rapport de force s'est inversé. Dans les pubs, Ford compare la Fusion Hybrid à la Prius et Chevrolet, la Malibu à la Camry.
Mon sentiment, c'est que les "3 grands" ont perdu la main. Même les flics, les taxis ou les loueurs s'approvisionnent chez les Japonais. Quant à John Smith, il ne regarde même plus ce que son concessionnaire Chevrolet ou Ford a en stock.

Mais celui qui se goinfre, c'est Hyundai: 401 742 voitures aux USA en 2008, 435 064 en 2009, 538 228 en 2010 et 645 691 en 2011! Et il fait se rappeler que c'est dans un contexte morose. Ainsi, sa part de marché est passée de 3% à 5,1%.

62. Chrysler 200 cabriolet

Une Chrysler 200 cabriolet. Sur le vieux continent, elle s'appellera Flavia cabriolet. Mais comme elle sera uniquement dispo en essence, elle ne devrait pas traverser les Alpes, a priori.

Obama se vante que Chrysler est l'une des grandes entreprises US qui a connu le plus beau taux de croissance.
Mais c'est plus que logique: en 2010, le catalogue était moribond et les usines multipliaient les jours de chômages techniques. A contrario, en 2011, il y a eu du nouveau et les usines ont davantage tourné à leur capacité. Donc, forcément, ça fait une belle croissance! Mais ce n'est pas pour autant que Chrysler est tiré d'affaire.

En 2008, Mitt Romney écrivait un article intitulé "Let Detroit go bankrupt". Politiquement, je ne suis pas un fan de Romney. Mais il faut avouer qu'il a raison. A quoi bon tenir à bouts de bras les "3 grands"? Ont-ils des projets mirobolants dans les cartons? Non, on voit bien que la Volt était surtout un effet d'annonce et depuis, aux salons de Detroit et de New York, c'est le vide sidéral. Pour les emplois? Même pas, vu que les usines ont été délocalisé au Mexique et au Canada (où il y a moins de syndicats.) De plus, dans leur restructuration, ils ont fermé d'autres usines sur le sol US. Pour qu'ils restent Américains? Même pas, vu que Chrysler s'appuie encore plus sur Fiat qu'il ne le faisait sur Daimler et côté GM, SAIC a discrètement obtenu 1% des parts.
Le syndicat de l'automobile (UAW) est un gros réservoir de voix pour les démocrates. Ne pas sauver les constructeurs aurait été un suicide électoral pour Obama. Néanmoins, il en a trop fait ou pas assez. C'était une aide sans réelles contreparties.

jeudi 5 avril 2012

63. Scion iQ

Aux USA, l'iQ est une Scion (marque pour djeuns de Toyota.) Celle-ci est à gagner dans un concours organisé par un centre commercial.
Les citadines ne "prennent" pas aux USA. J'ai vu pas mal de pubs pour des Fiat 500, mais elles restent visiblement scotchées dans les vitrines des concessions Chrysler. Idem pour les Smart, les iQ et les Fiesta. Par contre, j'ai vu une poignée de MINI et de Mazda2.

A contrario, à chaque feu vert, on entend le glouglou d'un bon vieux V8. Certes, j'aime 1000 fois mieux ce bruit à celui d'un THDCI, mais pour les économies d'énergies, c'est zéro.
Les Américains ne comptent pas en "litre aux 100km" mais en nombre de miles parcouru pour un gallon d'essence. D'après Obama, la moyenne du parc US est à 25MPG (soit 9,5l aux 100km.) Et encore, il se base sur les données constructeurs. A titre indicatif, en France, la moyenne du parc est à 5l aux 100km.
Je me rappelle d'une pub Ford où une acheteuse se vante d'avoir acheté un SUV qui tient 31 MPG (constructeur.) Et c'est visible que c'est censé être la "petite" voiture du foyer. J'ai envie de lui répondre: "Espèce de pétasse! Tu veux faire des économies d'énergies? T'as vu ton SUV, avec son cx de boite à chaussure et sa boite automatique? Prend toi une berline de taille équivalente et en boite manuelle! Tu vas voir, c'est miraculeux, tu consommeras beaucoup moins!"

P.S.: oui, j'avais déjà cette chemisette avant de partir à Hawaï.

Tour du monde: 16, Honolulu, Porsche 911

Il en fallait une. C'est la règle de ce blog!

Tour du monde: 15, Honolulu, Mercedes SL (R107)

Pour moi, Oahu, c'est Magnum!

Je n'ai vu qu'une seule Ferrari 308 GTS.
Par contre, j'ai croisé plusieurs Mercedes SL (R107) alors qu'il y a très peu de voitures des années 80 sur l'île. Faut-il croire qu'il y a eu un "effet Rick" sur les ventes locales de Mercedes?

mercredi 4 avril 2012

Tour du monde: 14, Honolulu, une Miata

Pour Oahu, c'est l'idéal. Après, c'est sur que de transporter ma voiture jusque là-bas aurait été excessivement couteux et excessivement long...

La conduite à Oahu est un peu déconcertante. On dirait des conducteurs de Piaggio MP3: ils roulent à la même vitesse (quelles que soient les conditions de circulations), ils roulent tout droit (au lieu de faire des écarts face à un danger) et lorsqu'ils tombent sur un obstacle, leur seul réflexe est de klaxonner!

mardi 3 avril 2012

Tour du monde: 13, Honolulu, Ford Mustang de loc'

Quand je voyage à l'étranger, j'essaye de me fondre dans la masse. Bien sur, je vais voir les principaux monuments. Mais j'ai horreur des pièges à touristes. Autant que possible, j'essaye de faire comme les gens du coin. C'est en sortant des sentiers battus qu'on a une image plus vraie du pays...

Bref, à Hawai, "louer un Mustang" est synonyme de "passer pour un touriste".
C'est vrai qu'a priori, ça fait rêver: "Je vais me faire plaisir; je vais louer une Mustang. Je serai une star! Je ferai mon Steve McQueen!"
Et... Une fois dans Honolulu, vous vous rendez compte qu'il y a des dizaines de Mustang blanches identiques à la votre. Et qu'à chaque fois, elles sont conduites par des touristes. Ah ça, on vous repère à des kilomètres!

Au moins, avec mon Aveo, j'étais plus discret...

lundi 2 avril 2012

64. Ford Mustang

En Europe, les Ford Mustang sont des voitures que les collectionneurs gardent précieusement.

Aux USA, ce sont quasiment des "voitures d'occasions". Les propriétaires n'ont donc aucun scrupules à rouler dans des voitures défraichies et un peu tunées, comme celle-ci.

Nascar à Bristol sur la Fox

En zappant au hasard, un dimanche, je suis tombé sur la manche de Sprint Cup sur la Fox.

Il est de bon ton de dire: "La F1, c'est chiant. Alors que [discipline], c'est génial à regarder à la TV."
En fait, ce n'est pas la discipline, mais les commentateurs. L'Indycar, la Nascar ou le WTCC que l'on voit en France sont diffusés sur les chaines sportives, pour un public de spécialistes.

La Sprint Cup sur Fox, c'est exactement le pendant de la F1 sur TF1: une discipline diffusée sur une chaine généraliste à droite de la droite, qui s'adresse à un public large censé être un peu neuneu (du moins, c'est comme ça que la chaine les voit.)
Et ce qui devait arriver arriva: vous vous retrouvez avec 3 clones des 3 commentateurs de la F1!
Au moment où je suis tombé dessus, Brad Keselowski (N°2) tentait péniblement de dépasser Matt Kenseth (N°17.) Donc, vous avez Chris Badbranque (qui a été contrôlé positif au chamallow après la course) qui décrit la situation: "Ca y est... Il le rattrape... C'est sur, il va le doubler au prochain virage... Non, ça ne passe pas... Alors à celui d'après... Mais c'est sur, il revient... Il va le doubler... Tôt ou tard..."
Evidemment, il le dépasse pendant la coupure pub et ensuite, il prend le large. A la reprise, John-Lewis Moncet meuble tout azimut: "Ouhlala, rien n'est joué! Tout reste ouvert! Il y a la question des pneus! Et puis les freins! Et puis, la consommation! Actuellement, tous les pilotes jusqu'au 10e peuvent viser la gagne! Je vous le garanti: cette course de Bristol n'est pas finie! On va avoir un final au sprint!"
Puis, à quelques boucles de l'arrivée, Ryan Newman se fait sérieusement bousculer. Là, Jack thefit (NDLA: en fait, c'est Michael Waltrip) prend la parole pour défendre l'assaillant: "C'est un fait de course! Les pilotes, ce sont des pilotes! Moi, j'aurais fait la même chose! Et on peut pas sanctionner ça, sinon, on tue les dépassements!"

Et si ça se trouve, il y a même un blog qui s'appelle Absolutely et qui dit: "La Nascar sur la Fox, c'est du caca! A Bristol, ils ont foutu des pubs pendant l'unique dépassement et les commentaires sont nuls!"

dimanche 1 avril 2012

Mini-essai: Chevrolet Aveo LT

Je ne suis resté que 2 jours à Los Angeles. Juste après, j'ai passé une semaine à Honolulu. Il devenait donc obligatoire de louer une voiture.
Chez les loueurs US, la première catégorie est "Economical" et vous vous retrouvez avec une cochonnerie. Pour éviter cela, j'ai cassé ma tirelire pour passer à "Sub-compact" et ainsi j'ai eu... Une cochonnerie.
En tant que membre du club Alamo, j'ai eu le droit de choisir ma Sub-compact. Ils avaient un vieux Dodge Caliber, des Kia Forte et des Chevrolet Aveo. J'avais plutôt confiance en la Kia, mais vu que je suis aux US, autant conduire une voiture (un peu) américaine, non? Donc, me voilà avec l'Aveo. En plus, c'est l'ancien modèle (l'actuelle s'appelle Sonic.)
Présentation
En fait, l'Aveo est une Daewoo Lanos relookée par le PATAC (le bureau de design Chinois de SAIC-GM.)
Que GM utilise des étrangères comme compact, ça n'a rien de nouveau. GM US a bien compris que chaque fois qu'il essaye de se débrouiller seuls (Vega, Cobalt...), il se plante. Il s'est d'abord approvisionné chez Opel (Kadett/Chevette, puis Ascona/Cavalier), puis Suzuki (Swift/Geo Metro) et dés les années 90, Daewoo (Nexia/Pontiac Le Mans)... Sauf qu'à l'époque, il s'agissait de low-cost pour compléter la gamme, en parallèle à une "vraie" gamme.
Alors qu'aujourd'hui, les Aveo/Sonic, Cruze et Malibu remplacent carrément les "vrais" modèles US.
Motorisation
Mis à part le logo, elle n'a pas grand chose d'une Camaro ou d'une Corvette! Elle se contente d'un 1,4l Ecotec 138ch, il est accouplé à une boite automatique.
Au moins, son moteur réagit comme une berline US: lorsque vous appuyez sur le champignon, rien ne se passe. Au bout de quelques secondes, le boitier descend enfin un rapport, le moteur beugle et... L'aiguille du tachymètre bouge à peine.
Oahu, comme toutes l'archipel d'Hawaï, est un ile volcanique: pas de plaines; que de la montagne et des cotes. Or, dans les montées, l'Aveo a beaucoup de mal à atteindre 60 MPH (100km/h.)

Je ne l'ai pas trouvée hyper-économique. En comptant large, j'ai du faire 400 bornes, essentiellement de l'autoroute et j'ai du faire un plein l'avant-dernier jour.

Intérieur
Aux USA, les voitures de location ont très mauvaise réputation. Ils prennent vraiment la version bas de gamme.

D'où un équipement monacale: vitre à manivelles, climatisation manuelle et surtout, au pays de Supersize me, un unique porte-gobelet digne de Citroën!

Du reste, l'intérieur fait très cheap.

Conclusion
Au final, vous l'aurez compris, c'est un veau. Le bon point, c'est qu'à Honolulu, au milieu des Civic et des Camry, je passais inaperçu. Alors que si c'était à Beverly Hills, j'aurais eu l'air d'un plouc...