mercredi 31 août 2016

'Stang estivale

Une Ford Mustang. Il y en a quelques unes sur ce blog. La grosse différence, c'est que celle-ci est arrivée par Ford France. Sauf erreur, l'importateur français ne l'avait jamais fait, en 52 années de 'Stang. C'est le nouveau plan de Ford : Mustang everything ! Pour remplacer la Falcon, en Australie ? La Mustang ! Pour contrer la Camaro, en Chine ? La Mustang ! Un coupé pour remplacer, dans l'esprit, les Probe et Cougar en Europe ? La Mustang !

En même temps, je crois que Ford tient quelque chose. Le marché se clive. On ne veut plus des voitures polyvalentes. Terminé, le "coupé popu" (comme la Capri...), la compacte 3 portes qui se prend pour un coupé (Xsara, Mégane 1...) ou le dérivé cabriolet BCBG (307 CC, Megane CC...) Sur le A, le B et le C, il n'y a plus que des déplaçoires pour flottes. D'où l'idée de vraiment creuser un fossé avec le reste de la gamme. De toute façon, les précédentes tentatives de Ford dans les coupés et cabriolets (Focus CC, Streetka...) ont été des flops. Fichu pour fichu, autant jouer le va-tout avec la Mustang...

dimanche 28 août 2016

L'épaviste et le camion chinois

Près de chez moi, il y a une cité. Le stationnement est gratuit et c'est Stevie Wonder qui patrouille dans les rues. Donc pas mal de voiture-ventouses (et autant de places de stationnement en moins.) Les affiches des épavistes sont nombreuses. J'imagine que celui-ci a pris la première photo de dépanneuse qui trainait sur Google Image... D'où cet utilitaire JAC. Forcément, mon radar à voitures chinoises s'est excité !

En ce moment, le marché Chinois connait une vague de concentration, comme il en arrive tous les 4, 5 ans. Il y a dix ans, il existait plus d'une centaine de constructeur (joint-ventures et marques pures.) Aujourd'hui, 40 constructeurs représentent 97% du marché. D'une part, certaines marques indépendantes manquent de moyens pour se développer. Certaines sont rentables aujourd'hui, mais elles n'ont pas la surface pour développer leur gamme et sortir de l'ornière. C'est le cas de JAC, vieux constructeur d'utilitaire diversifié dans les voitures particulières, qui a manqué d'ambition. On voit également que des gros groupes veulent se recentrer. Cela veut dire épurer leur portefeuille de marque, voir quitter les secteurs peut rentables, notamment les poids-lourd. Je prédis qu'à terme, il ne restera plus que les six constructeurs étatiques (BAIC, ChangAn, DongFeng, FAW, GAIG et SAIC), avec une ou deux marques chacun et une demi-douzaine de constructeurs indépendants (Brilliance ? Byd ? Chery ? Geely ? Great Wall/Haval ? Lifan ?) Tant pis pour les autres.

mercredi 24 août 2016

Sub' estivale

Une Subaru Impreza WRX, avec le William Saurin modèle collectivité... On l'entend venir de loin !

Ah, ce temps lointain où les voitures de rallye avaient de la gueule... Vous imaginez une pub actuelle ? "Cette semaine, chez votre marchand de journaux, la collection "WRC 2016" avec le N°1, la Polo R de Sébastien Ogier, au prix exceptionnel de 5€" ? Franchement, qui irait l'acheter ? Vous avez déjà vu un gamin avec un poster de Sébastien Ogier dans sa chambre ? Moi non plus.
Franchement, le WRC actuel, c'est du caca. Ogier termine le 1er jour avec 10 minutes d'avance. Quel suspens ! Les voitures ne ressemblent à rien. Sur les réseaux sociaux, vous avez des groupes consacrés à la Lancia Delta HF, à la Lancer Evo, à l'Audi Quattro, etc. Mais sur la Polo ou la i20, keud. Et qui va se passionner pour une C3 ? Vous voyez, l'Impreza ci-dessus, on pense tout de suite au bleu de 555. Martini, c'est la Delta, les Audi étaient jaune et noires sur fond blanc, etc. Vous savez de quelle couleur est la Polo actuellement championne ? Et les pilotes... On en est à regretter Mirko Hirvonen ! Ils ont tous le charisme d'une table basse ! Bon sang, on est en 2016 ! Comment ça se fait qu'ils font 0 event, 0 vidéo sur YouTube, 0 happening... Au moins, ils ne doivent pas coûter très chers ! Après, sportivement, en terme de moyens, Volkswagen, c'est le pendant de Mercedes-AMG en F1. Et ils sont face à Force India, Manor et Haas ! J'espère que Toyota secouera un peu le cocotier. Encore que la Yaris a été présentée au Mondial 2012... Ce n'est pas une boutade ! Et elle arrivera seulement l'an prochain... Ils sont en train de nous refaire le coup du WEC. Je vous parie qu'en 2017, ils n'auront qu'une voiture et que ce n'est qu'en 2019 qu'ils auront deux voitures à temps plein... On est mal barré. Et puis, il y a un règlement à la con. Le rallye, ça tenait sur un principe d'endurance et d'effet couperet. A partir du moment où on a 100km de secteurs chronométrés et qu'en plus, il y a le repêchage... Certes, le temps forfaitaire est mortifère. Mais il y a des points pour chaque journée. C'est logique pour Volkswagen, qui veut ses trois voitures à l'arrivée, mais ça n'a pas de sens pour le spectateur. Imaginez qu'au Mans, on file un temps forfaitaire à ceux qui abandonnent durant le premier quart de la course et qu'on les fasse repartir ! Avant, le rallye, c'était de l'équilibrisme. Armin Schwartz était très rapide, mais il n'a gagné qu'un seul rallye : 99% du temps, il plantait la voiture. Carlos Sainz, lui, n'avait pas la flamboyance d'un Colin McRae, mais il savait ramener la voiture sur le podium. Du coup, pendant 15 ans, il a fini dans le top 5 du championnat ! Maintenant, il n'y a plus de stratégie. Au moins, le WRC a arrêté les épreuves avec trois spectateurs. L'Argentine, la Corse et le Portugal ont réintégré le calendrier. David Richards avait gentiment sabordé les organisateurs qui devenaient un peu exigeants.
Le WRC, ce n'est plus ce que c'était. Le WRX a pris sa place comme championnat pour les gens qui n'aiment pas le circuit. Des stars, un plateau varié, quelques paillettes... Ils ont tout compris ! En sport auto, rien n'est immuable. La course de cote a connu son heure de gloire jusqu'à la fin des années 60. Au début des années 80, le stock-car remplissait Bercy. Les marathons de la route (Tour de France Auto, 1000 Miglia, Targa Florio...) n'existent plus qu'en VHC. Il existe un vrai risque que le WRC ne disparaisse. Ca a faillit arriver vers 2010, lorsque Citroën était l'unique constructeur présent officiellement. Il est encore convalescent. Pour relancer la machine, il faudrait des mesures radicales. Je penche pour l'annulation du Super Rallye et les points pour les six premiers, uniquement le jour d'arrivée. Si on écoute les constructeurs, on finira comme le CRC, avec vingt catégories pour que tout le monde ait une coupe ! Il faut du suspens, de l'injustice. Machin est super-motivé, mais il tape au bout de 100m et son rallye s'arrête le vendredi matin. Ce serait con, mais c'est ça, le glorieuse incertitude du sport...

dimanche 21 août 2016

Une promenade d'août...

J'adore les fins d'après-midi, en août. Il fait bon, les rues sont vides, tout est calme... Vous ne savez plus s'il est 16h ou 20h, si on est dimanche ou lundi...

Cette Chevrolet Corvette C5 lézarde au soleil. C'est le premier modèle qui fut importé en France. C'est également les débuts du Corvette Racing en GT. GM alignait en parallèle une Cadillac LMP1 et une Corvette GT2. La Cadillac a fait long feu (alors que Franck Lagorce comparait l'aventure aux débuts de Matra...) Mais quinze ans plus tard, la 'Vette est toujours là !
Une MG B coupé (à conduite à droite) attend un propriétaire chez un vendeur de voitures d'occasion. MG B+occasion, ça me fait penser au gag de Gaston Lagaffe... D'ailleurs, la MG B coupé en deux existe réellement et dans la vraie vie, elle a cette couleur (alors que dans la BD, elle est blanche.)

A ses côtés, une Alfa Spider. C'est toujours pareil : 1) je croise une youngtimer. 2) Je me dis : "Tiens, on n'en voit plus des X..." 3) Quelques jours plus tard, j'en croise une autre du même modèle. Et donc, quelques jours après l'Alfa Spider rouge...

vendredi 19 août 2016

Spider d'août

Voici une Alfa Romeo Spider. Les puristes parleront de "916", pour le distinguer des autres Spider. On en voit rarement dans la rue. A mon avis, c'est un futur Youngtimer ! Les journaux d'époque sont enthousiastes : bonne motorisation (surtout en V6), bonne tenue de route, ligne Pininfarina... Le hic ? Le réseau. Je le sais bien, car à l'époque, mon père comptait remplacer sa 164 QV par une GTV V6 ou une Fiat Coupé 20V. Avant de faire un chèque, il voulait les voir de ses propres yeux. Après tout, une GTV V6 était facturée 212 000 francs, soit 30 000€ et encore, c'est sans prendre en compte l'inflation... La demande de mon père était légitime. Seulement voilà, les concessionnaires Fiat-Alfa se partageaient une unique GTV de démonstration (une 2,0l turbo, je crois.) Quant à la Fiat Coupé, il n'y en avait carrément pas ! Trois semaines d'affilée, on a tenté de pister cette fameuse GTV, obtenant juste des "la semaine prochaine, elle devrait être à tel endroit..." Et bien sûr, choux blanc. Après trois semaines, mon père a jeté l'éponge. Faut dire que les trois concessionnaires n'étaient guère coopératifs...

Même aujourd'hui, Fiat a tendance à approvisionner d'abord l'Italie. Je suis sûr qu'à la même époque, de l'autre côté des Alpes, il y en avait des GTV et des Coupé de démonstration ! A la sortie de la 500, le réseau français était en larme. Parce qu'en plus, lorsque la demande dépasse l'offre, l'Italie est fournie en premier. Donc non seulement, les clients achetaient une voiture sans la voir, mais en plus, ils étaient livrés quelques mois après... De quoi faire le bonheur des mandataires et autres importateurs parallèles, qui margeaient au passage... Et les larmes, ce n'est pas une image ! J'ai vraiment vu un responsable de Fiat France fondre en larmes parce que l'Italie le livrait très en retard ! L'excuse officielle de Fiat, c'est que l'Italie représente son premier marché. Et de loin. Mais c'est sûr qu'avec ce fonctionnement, les démarrages vont être toujours laborieux à l'étranger...

Le réseau, c'est important. Aujourd'hui, on n'a plus de grandes disparités d'un modèle à l'autre. L'un des critères de choix, c'est le réseau. Les constructeurs ne veulent plus des garages du coin de la rue, avec un show-room juste assez grand pour accueillir deux voitures et la déco refaite tous les 10 ans... Ils veulent des cathédrales de verre, des endroits qui mettent en valeur l'ensemble de leur gamme (d'autant plus que les gammes se sont élargies.) Pour amortir, il faut regrouper plusieurs points et s'installer en grande couronne (pour un coût du foncier moindre.) Par chez moi, j'ai vu beaucoup de concessionnaires fermer. Problème : dans un rayon de 10km, je n'ai plus de Ford, d'Opel, de Toyota ou de Hyundai ! C'est évident que quelqu'un qui passe tous les jours devant un concessionnaire, il va remarquer les nouveautés. Il va se dire : "Je vais acheter une X, comme ça, pour l'entretien, je la dépose en rentrant." A contrario, il faut vraiment être un fan pour acheter une voiture chez un concessionnaire au fin fond d'une ZI ! Comme ça, le jour où vous la déposez après le boulot, à vous la marche à pied dans un endroit sans transport en commun, où il n'y a plus un chat après 18h...

mercredi 17 août 2016

Gazon bénit

Ce qu'il y a de magique, en Ile de France, c'est que même en août, il y a des embouteillages aux heures de pointes !

Tandis que je maudis Anne Hidalgo et Valérie Pecresse, je vois passer cette étrange Volvo 850. Elle est couverte de panneaux de gazons synthétique et surmontée d'éléphants en plastique. Le tout avec un autocollant "Monte-Carlo or burst" sur le hayon. A bord, trois jeunes Anglais. Vu qu'ils sont sur un axe Sud-nord, j'imagine qu'ils reviennent de la Principauté. Ils ont du y faire sensation avec leur Suédoise ! Au moins, ça fera trois mecs qui auront des histoires à raconter, tandis que leurs camarades attrapent des coups de soleil sur la Costa del Sol...

mardi 16 août 2016

Dépanneuse à dépanner

Un Saviem SG2, qui bosse encore comme dépanneuse. Il aurait besoin d'un coup de jeune... N'empêche, avec les nouvelles mesures parisiennes, il ne peut plus entrer dans Paris ! "Allo, Machinchose dépannage, je suis en panne. - D'accord. A quel endroit ? - Rue de Rivoli. - Ah, nous sommes désolé, nous ne pouvons intervenir là... - Pardon ? - Est-ce que vous pourriez pousser votre voiture à l'extérieur de Paris ? - Quoi ? C'est un Touareg ! - Alors, désolé. - Mais on est en août et vous êtes le seul qui avez décroché..."

J'aime bien les formes rondouillardes du SG2. Même si, avec sa calandre en plastique noir, on dirait une actrice qui s'est faite une injection de collagène dans les lèvres. Justement, l'autre jour, j'ai vu Nicole Kidman dans Genius... Elle est tellement liftée qu'elle ne peut plus bouger un sourcil ! Pour en revenir aux utilitaires, vous savez de quand datent les premières campagnes marketing pour VU ? Perdu : ça remonte aux années 90. Jusque là, on pensait que les outils commerciaux et marketing ne s'appliquaient qu'à la vente aux particuliers. A la limite, on savait vendre des biens qui seraient destinés aux particuliers : "Monsieur Carrefour, filez-nous des mètre-linéaires pour notre nouveau yaourt ! On fait une maxi-campagne de pub et vos clients vont l'adorer !" Mais impossible de vendre un objet à l'usage exclusif des professionnels, comme un utilitaire. En général, c'était de facto le livreur qui se chargeait de remplir le carnet de commandes. Ce n'est que dans les années 90 que l'on voit apparaitre le technico-commercial, un commercial spécialisé dans la vente aux professionnels. Et en face, dans la foulée, on voit émerger l'acheteur technique. Avec en toile de fond, le marketing pour professionnels. Quelqu'un qui sait ce qu'il veut (et à quel prix) face à quelqu'un qui sait lui proposer le produit qui correspond à son besoin. Ca semble tellement évident, aujourd'hui !

lundi 15 août 2016

2cv et électronique

Une Citroën 2cv, alias deuche, deudeuche, deux-pattes, baby... Je trouve que les plus belles 2cv sont celles qui ont l'air de rouler tous les jours, avec des éléments cabossés. Avec un point de bonus si une aile ou une porte est d'une autre couleur ! Quand j'étais petit, beaucoup de 2cv avaient pas mal roulé. C'était alors une voiture de babas, de femmes ou de ruraux. Bien sûr, cette voiture me fait repenser à mes trois jours en 2cv, dans le sud-ouest.

Il y a une photo qui tourne pas mal sur internet où on voit une 2cv avec inscrit dessus : "Pas d'ABS, pas d'airbags, pas d'emmerdes." Maintenant, on nous met des de l'électronique partout. Car l'effet pervers, c'est que les gens font moins attention. Comme le gars qui s'est tué en Tesla : il roulait trop vite. Demain, des gens rouleront bourrés. Ils auront juste la lucidité de mettre le mode "autonome" et après, s'ils finissent dans un talus, ils accuseront l'électronique. Ce qui me fait rire, aussi, ce sont les soi-disants pilotes, qui ne savent pas vivre sans un launch control ou un ESP. C'est comme de dire : "Je suis un as des cascades à vélo... Mais je sais rouler uniquement avec les stabilisateurs !" L'essai de l'AMG GT S, c'était génial. Mais le souci, c'est que l'électronique corrigeait tout. Vous pouviez freiner trop tard, surbraquer et réaccélerer trop tôt, pas de problème : l'électronique vous remettait d'équerre et vous aviez alors de belles trajectoires. Avec ça, n'importe qui peut se prendre pour Lewis Hamilton ! L'autre jour, je voulais rédiger un article satyrique : "A quand un "drift mode" ?" J'avais réfléchi au texte, à où trouver des images, etc. Et quand j'allume mon ordi, je découvre qu'il y a réellement un drift mode sur la Focus RS ! Vous appuyez sur un bouton et vous pouvez vous prendre pour Ken Block ! Mon article satyrique aurait été en-deçà de la réalité...

samedi 13 août 2016

L'ami(e) de l'A86

Non, ce n'est pas un autre caisse que c'est. Cette carcasse-ci, je n'ai aucun de mal à l'identifier : une Citroën Ami 6.

Je me demande bien ce que son propriétaire compte en faire. La restaurer ? Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle n'est pas complète... S'en servir comme banque d'organe ? Il n'y a pas grand chose à prélever. La dernière possibilité, c'est un sablage de la caisse. La toute première étape (après le démontage) pour une restauration complète... L'Ami 6, ce n'est pas ma tasse de thé. Mais je suis toujours admiratif de ceux qui donnent une deuxième vie aux voitures. Alors, chapeau !

Une voiture française, c'est une transition bancale vers Estéban Ocon. Ainsi, on va avoir de nouveau deux Français en F1. Ocon, j'en parle depuis la F3, en 2014. Il a un sacré coup de volant. Le problème des Français, c'est qu'ils considèrent la F1 comme un but en soi. Sauf que le but ultime, ce n'est pas d'être présent en F1, mais de marquer la F1. Arriver, ce n'est qu'une étape. Ensuite, c'est la jungle. Regardez Michael Schumacher, Kimi Raikkonen, Fernando Alonso, Sebastian Vettel, Lewis Hamilton... Ils ont arrivé en effectuant un feu d'artifice. Battre un équipier plus capé que soi ; réaliser l'impossible au volant d'une voiture inférieure... En F3 et en GP3, Ocon a d'emblée été aux avant-poste. En F3, il a ridiculisé Antonio Fuoco, le golden-boy de Ferrari. En GP3, malgré une voiture vierge de tout sponsor, il a enrhumé Jann Mardeborough, le protégé de la Gran Turismo Academy. Maintenant, Estéban, si tu me lis, il faut mouiller la chemise ! A Spa (théâtre des débuts d'un certain Michael S...), tu colles 0,5" à Pascal Wehrlein. Ensuite, tu ramènes un point. Et un vrai point, pas un point parce que la moitié du peloton a abandonné ! Si tu fais ça, le soir même, le contrat de Rosberg passe à la broyeuse et t'as un baquet Mercedes pour 2017 ! C'est compliqué ? Mais tout est compliqué ! C'est justement en réussissant l'impossible qu'un pilote se fait remarquer. Parce que derrière, il y a une demi-douzaine de pilotes prêts à piloter la Manor. Ce n'est pas en faisant trois tête-à-queue, comme Franck Montagny, qu'on se rend indispensable...

mardi 9 août 2016

Mini-essai : Mazda CX-3 1,5L SKYACTIV-G 105 4X2 BVM6 Dynamique

Après avoir vu le Mazda CX-3 en statique, j'ai eu envie de me glisser à son volant. L'Opel Mokka, c'est un SUV de la vieille école : un véhicule haut, avec un aspect de quat'quat (comme les Matra Rancho et le premier Rav4.) Le CX-3 est un exemple de la tendance actuelle : une berline compacte surélevée, mais pas trop. Il cherche aussi à remplacer, de facto, les monospaces compacts. Je ne vais pas pleurer sur le sort des monospaces. Ils étaient nés pour les hippies qui rêvaient de nomadisme permanent et ils avaient mutés en bétaillères pour enfant-rois. Au moins, avec les crossovers, c'est le retour des rêves de grands espaces...

Extérieur
Une Mazda3, en plus cossue et en plus statutaire. La calandre chromée verticale a de la gueule. Le reste, malgré le label Kodo Design, reste très conservateur. En fait, c'est une version miniature des CX-5 et CX-9. Les antibrouillards sont propre à cette finition Dynamique.

Intérieur
A l'instar de l'extérieur, la planche de bord est plus flatteuse que celle de la Mazda3. L'allumage automatique des phares, des essuies-glaces, les rétroviseurs dégivrants, les sièges chauffants, le GPS, etc. sont de série. Rien à redire, y compris en terme de qualité perçue.

Le souci, c'est l'habitabilité. Avec ses flancs haut, la surface vitrée est faible et l'absence de toit vitré renforce l'impression de confinement. Quant au coffre... Qui dit SUV, dit porte-à-faux arrière court. Le Mokka se rattrape sur la hauteur. Sauf que sur un crossover, la hauteur est contenue. D'où un coffre ridicule.

Comportement
Le 1,5l diesel 105ch est agréablement surprenant. 105ch, mais du punch. Aucun problème pour grimper les cols d'Auvergne. Pas de soucis non plus sur autoroute. Dommage que la boite automatique soit réservée à la finition 4x4.
La caméra de recul est réservée à la finition Sélection. Et comme d'habitude, il faudrait placer des radars à l'avant. Là, par exemple, je suis rentré dans ce parking en épis en me plaçant d'après mon voisin. Je n'avais pas vu le trottoir. Heureusement, il n'était pas trop haut...

Conclusion
Pour 24 850€, on a un véhicule mieux fini qu'un Mokka, mais moins habitable. La philosophie est très différente. On s'adresse à des gens qui veulent une voiture plus cossue qu'une Mazda3, mais qui ne veulent pas frimer auprès des voisins. C'est une voiture qu'on achète soi-même, pas une voiture de flotte. On sent les efforts en matière de qualité perçue et de motorisation. Reste la question du réseau. Après des années de contraction, Mazda France ouvre de nouveaux points. Parce que le fait qu'il y ait trois concessionnaires sur l'Ile-de-France (et je caricature à peine), c'est à la fois un blocage pour l'achat et pour la revente.

lundi 8 août 2016

52. Citroën 2cv

On reste à l'Aventure Michelin avec cette 2cv (4) qui sort d'une carte routière géante !

Ah, les cartes routières... Elles ont rejoint les magnétoscopes, les disquettes et les appareil-photos argentiques au cimetière des vieilleries obsolètes... C'était tout un art de savoir déchiffrer tous les hiéroglyphes qui les couvraient. Quant au pliage... Gotlib disait que seul un super-mutant pouvait replier une carte routière du premier coup. Maintenant, on a les GPS et tout est devenu si facile. Terminé les "mais pourtant, d'après le plan, la rivière devrait être sur la droite !" Ou les calculs savants pour savoir le nombre de kilomètres restants.
Mais la carte routière, c'était aussi l'aventure. Pour moi, les vacances estivales, elles commençaient à la FNAC, lorsqu'avec mon père, on achetait la carte et le guide vert de la destination. C'était le symbole qu'on avait passé le point de non-retour. A force de pliages et de dépliages, les pliures finissaient par se déchirer. Mais c'était le symbole qu'elle nous avait bien servi...

dimanche 7 août 2016

L'aventure Michelin

Pendant le week-end du 14 juillet, je suis allé à Clermont-Ferrand. Franchement, un week-end suffit pour visiter la ville. Dans un restaurant, j'ai trouvé un prospectus de l'Aventure Michelin, le musée consacré à la marque. Et je le recommande à tous les passionnés.
En fait, les mots aventure devrait être au pluriel, tant Michelin possède de méandres. D'une part, il y a l'aspect historique. Le fondateur n'arrivaient pas à écouler leurs produits en caoutchouc. Les jeunes frères Michelin sont appelés à la rescousse. Leur génie, c'est de créer un pneu pour vélos, puis de croire en l'automobile naissante. En quelques années, l'obscur atelier auvergnat devient une grosse PME. Puis les frères adoptent les méthodes des frères Taylor et ils ouvrent des succursales à travers le monde. A Clermont-Ferrand, Michelin devient plus que le premier employeur. L'entreprise bâti des lotissements. Les paysans des villages alentours offrent leurs bras. A la belle époque, 80 000 personnes sont directement employés par Michelin... Alors que Clermont-Ferrand compte actuellement 500 000 habitants. Michelin, c'est une fraternité, avec ses fêtes, ses village-vacances... Les aigris diront que c'est aussi un moyen de fliquer étroitement les ouvriers. Des contrôleurs viennent vérifier que les maisons et appartement sont bien entretenus. Gare à ceux qui laissent trainer un numéro de l'Huma...

Pas un mot sur Citroën, dont Michelin fut propriétaire pendant quarante ans. Pour autant, parmi les anciennes exposées, la marque aux chevrons est surreprésentée, à l'instar de cette Type A...
Pour beaucoup, un pneu, ce n'est qu'un boudin noir. C'est beaucoup plus compliqué. Justement, le musée explique sa composition, ses évolutions... Des sculptures, pour davantage de contact, ça semble si évident, maintenant... Cette 11cv (encore une Citroën...) inaugura le pneu radial. Un pneu qui se déchire moins, avec des flancs plats, ça semble aussi si évident aujourd'hui...
Michelin, ce n'est pas qu'une entreprise, c'est aussi une notoriété inédite dans les pneus. Le musée évoque aussi le Bibendum, une mascotte née par hasard. Un personnage au corps fait de pneus. Rondouillard, donc sympathique. Muet, donc universel. Le bleu et le jaune, ce sont les couleurs de l'Auvergne. Le génie de Michelin, c'est d'avoir compris que le Bibendum est une mine d'or. Il est décliné en divers objets, exhibé partout.

L'autre axe, ce sont les guides. On en revient aux flairs des frères Michelin. Vers 1890, les automobiles ont un rayon d'action d'une dizaine de kilomètres. Les pannes sont nombreuses. Mais la clientèle -la haute-bourgeoisie- adore s'afficher. On veut aller à la ville voisine, juste pour "faire de l'automobile". Le prétexte, c'est d'aller manger un morceau. Les Michelin font du lobbying pour qu'on numérote les routes, puis ils vont cartographier la France. La bourgeoisie s'offre des road-trip avant l'heure et Michelin crée les premiers guides touristiques. Ils sont si précis que durant la guerre, ils fournissent un guide spécial aux alliés, en vue du débarquement. On imagine déjà : "... Et au bout de la N406, il y a le relais du Père Jean, avec son lapin chasseur **. Par contre, il faut faire attention aux frisés et à leur mitrailleuse, à hauteur du kilomètre 20."
Cette DS "mille-patte" témoigne du Michelin actuel, un Michelin international où les pneus sont conçus par ordinateur. On regrette l'absence de référence à Pierre Dupasquier, patron historique de la compétition. Je me rappelle encore son interview dans Mémoire des stands, où il évoquait les pneus avec passion, en se montrant à la fois très technique et excellent pédagogue... Le logo a légèrement évolué. Apparemment, pour les Asiatiques, Bibendum avait l'air de s'enfuir. D'où ce logo avec la main droite levé, en signe d'amitié.

mardi 2 août 2016

Jeep Wrangler

Une Jeep Wrangler. On n'en voit plus beaucoup. Faut dire que ces phares carré sont très datés.

La Jeep fête cette année ses 75 ans. C'est une histoire très tortueuse. A l'origine, c'était une création d'American Bantam. Cet assembleur d'Austin Seven avait simplement converti la puce anglaise en 4x4, afin de répondre à l'appel d'offres de l'US Army. Mais l'armée n'avait pas confiance en American Bantam : ils avaient prévu d'équiper massivement les G.I.'s, ce qui était hors des capacité de l'assembleur. Ford et Willys ont eu le droit d'inspecter le prototype. Willys l'améliora avec la MB. Mais le seul capable de produire des centaines de milliers de véhicule, c'était Ford. L'US Army força donc Willys a filé une licence gratuite de la MB à Ford.
Vers 1945, la fin de la guerre approche et Willys doit récupérer la production. Il songe à un dérivé rural, la CJ (Civilian Jeep.) Puis c'est la CJ-2 et enfin, sa version de production, la CJ-2A. Les différentes armées voulaient des Jeep, quitte à demander des licences à Willys (cf. Hotchkiss en France, Ssangyong en Corée du Sud, Mahindra en Inde...) En revanche, la Jeep originelle était un véhicule spartiate et poussif, donc inadapté à une utilisation civile. Le constructeur tenta pourtant un pick-up et un woody 2RM. Willys fit faillite et il a du fusionner avec Kaiser-Frazer. L'armée US imposa ensuite une fusion avec les activités militaires de Studebaker. American Motor qui cherchait un nouveau souffle. AMC avait senti l'émergence de l'auto verte. D'où la CJ-5, plus grande et plus civilisée. Puis ce fut la CJ-7, à empattement rallongé. Depuis les années 60, Renault discutait avec AMC pour divers projets. A la fin des années 70, la firme au losange voulait importait les Jeep. Pour la première fois, elle reçu un diesel !
Et en 1986, alors que Renault revendait ses parts d'AMC à Chrysler, Jeep lançait la Wrangler. On remarque les phares rectangulaires, avec clignotants assortis. Surtout, elle était enfin équipée de vrais portières ! Par contre, pour le hard-top, il fallu attendre la génération suivante et pour la version 5 portes, celle encore après...