jeudi 27 décembre 2012

Le circuit de Nanning

J'ai un point commun avec Bernard Arnault! Je possède moi aussi une entreprise boite aux lettres!

Sauf que moi, ce n'est pas pour échapper au fisc. C'est juste que la société JOS n'a jamais dépassé le "projet de statut".

Vers 2010, j'avais envie de créer des circuits automobiles.

Mon premier projet, c'était une course de cote au Ras El Khaimah. Lionel Regal devait convaincre les pilotes. Sa mort et le manque d'entrain de l'émirat ont fait capoter le projet.

Ensuite, on m'a contacté pour une course dans les rues d'Urumqi, en Chine. Le CFGP était d'accord. En revanche, mon contact m'a planté.
Puis on m'a proposé un projet à Nanning, toujours en Chine.
Cette fois-là, il s'agissait d'un circuit permanent.

Pourquoi ne pas prospecter en France? Car malheureusement, je ne crois plus aux circuits français. Des pouvoirs locaux pas ou peu motivés, des écologistes en embuscade, des riverains qui veulent les emplois et les taxes, mais pas les voitures qui font vroum-vroum... J'ai bien vu comment ça s'est passé à Flins... Et même quand vous vous installez dans un trou paumé, vous avez de soi-disant riverains qui se plaignent!

Au moins, en Chine, rien de tout ça!

En chinois, Nanning s'écrit "南宁". J'ai eu l'idée d'une piste en forme de "宁" (comme Hermann Tilke s'était inspiré du premier caractère de Shanghai pour le circuit de F1.)
En Chine, il existe déjà 2 circuits aux normes F1 (Zhuhai et Shanghai.) Pas besoin d'en créer un troisième, à moins de vouloir jeter l'argent par les fenêtres!

Le circuit de Nanning se destine plutôt aux championnats nationaux.
Les voitures rouleraient sur le tracé "Grand Prix" (ci-contre, en noir.)

Pour l'inauguration, je voulais des monoplaces. J'ai recontacté le CFGP et de nouveau, ils étaient emballés!
Au point où ils avaient déjà prévu une date en 2011 pour Nanning!
Les courses, c'est bien beau, mais vous faites quoi, de votre circuit, le reste de l'année?

D'où l'idée d'avoir plusieurs développements.

Voici la piste "Club", plus lente et plus facile à mémoriser. Elle se destinait bien sur aux courses de Club.
D'ailleurs, pour les travaux, je comptais commencer par elle. La toute première course aurait empruntée le circuit Club, avec des bouts du circuit Grand Prix.

C'est aussi une piste d'essais. Il y aurait du y avoir un technoparc juste à côté.


Pour les grands débutants, il y a le tracé "Ecole", encore plus lent et encore plus simple à mémoriser.

Comme tout circuit digne de ce nom, je projetais d'ouvrir une école de pilotage à Nanning. Il y aurait bien sur eu une aire plane.

Ce développement aurait aussi servi pour les journées portes ouvertes et les opérations de constructeurs.





 Le clou du spectacle, c'est un anneau d'essais.

Le maire de Nanning était partant... Mais il ne voulait pas y verser un seul yuan!
Moi, d'une part, je n'ai pas un sou vaillant et d'autre part, j'ai 0% de confiance dans le foncier chinois. Je voulais être locataire et promoteur de la piste, point.

On s'est donc arrêté là. Dommage car maintenant, Lotus-Youngman organise régulièrement des opérations à Nanning. S'il avait pu le faire sur ma piste...

mercredi 26 décembre 2012

Une BMW série 3

Une BMW série 3 (E21.) A priori, une 316i ou une 318i. Le temps de me garer et elle repartait déjà! Heureusement, j'ai eu le temps de l'immortaliser.

A l'origine, je voulais poster un genre de "scrap book de l'Andros à Val Thorens". Mais après tout, ça fait presque 3 semaines que l'épreuve est terminée. Et puis, à part le côté "je me suis bien marré, mdr", ça n'a pas trop d'intérêt...

A part ça, ça y est, hélas, on est dans la période creuse. Même pas une petite course au bout du monde! Heureusement, dés le début de janvier, il y aura le Dakar, puis la MRF1000 et la Formula Middle East. Puis ce sera l'heure des avant-premières du salon de Detroit...

En attendant, il faut se contenter des prix. Même Le Blog Auto décerne les siens!
Moi, j'ai proposé un truc plus original: des Gérard du sport automobile. C'est pas passé. En même temps, le deuxième degré, ça passe assez mal sur le web (comme vous ne voyez pas votre interlocuteur, vous ne savez pas s'il est sérieux ou pas.) Et ça passe encore plus mal auprès des services presse des constructeurs... Bref, là, c'était la garantie de commentaires haineux et de mise sur listes noires...
Pourtant, il y aurait un concept intéressant. Faudrait appeler ça les "Jean-Louis Matthieu" (en hommage à un journaliste expert en sport automobile et en parpaings.) Imaginez le truc: "And now, ladies and gentlemen, welcome to the international cérémonie of the Jean-Louis Matthieu of the universe! -Bonsoir. cher public, nous allons commencer par le Jean-Louis Matthieu du pilote qui serait hyper-fort en BTCC... Sauf qu'hélas, il roule en F1..."

dimanche 23 décembre 2012

Trophée Andros à Val Thorens

Oui, je sais, c'était il y a 15 jours. Mais vous savez ce que c'est, vous vous dites: "Demain, je m'y mets." Puis: "Aujourd'hui, non. Mais demain, c'est sur, je serai motivé..." Et total, vous passez 15 jours comme ça!

Donc, voici mon compte-rendu de l'Andros. On commence par la très belle MINI Countryman de Jean-Philippe Dayrault.

Le mot d'ordre, c'est que l'Andros traverse une "transition". Un euphémisme pour dire qu'il est au creux de la vague. Car sans Dacia, Skoda et leurs brochettes respectives de stars (Alain Prost, Nicolas Prost, Paul Belmondo...) Le plateau fait la gueule.
Olivier Panis est un peu le seul survivant de la "brochette".

Panis, c'est l'ultime rejeton de la Filière Elf. Il est entré en F1 juste au moment où la porte se fermait.
Les premières années, il était en permanence à deux doigts d'être viré. Mais il avait la capacité à réagir: 2e du Grand Prix d'Allemagne 1994, 2e du Grand Prix d'Australie 1995, vainqueur du Grand Prix de Monaco 1996...
Chez Prost, il n'était plus à sa place. Alain Prost voulait mettre des paillettes à la franchouillarde Ligier. Et Panis, les paillettes... Il a su rebondir, malgré son anglais assez affreux, il s'est imposé comme un bon 2e pilote en F1. Chez BAR, puis chez Toyota, il était le gars qui fait pas de bruit, mais qui amène la voiture à l'arrivée et lime le bitume pendant les essais.

J'ai toujours aimé Panis, car il a ce côté "0% star". Il ne fait pas de pubs, est marié avec une fille rencontrée étant ado, etc.

Aujourd'hui, il est manager des frères Pic et de son fils, Aurélien.
Mon grand jeu, en Andros comme ailleurs, c'est de marcher au hasard, dans le paddock et de prendre des photos sur le vif.

Ludovic Gherardi m'a dit: "Attends, préviens moi, que je rentre mon ventre! Et puis mon sponsor est là..."
Voici donc une photo de Ludovic Gherardi, ventre rentré et de son sponsor!
Franck Lagorce jouait les VRP de l'Andros Car 05.

"Francky", je l'ai vu en course en 1994, au Grand Prix de l'Age d'or à Monthléry. Il a gagné les GT/GTS avec une Lotus Elan... Ca remonte, tout ça...

Si Panis est passé alors que la porte se fermait, Lagorce, lui, s'est pointé juste après. Comme Jean-Christophe Bouillon ou Emmanuel Collard, il fait parti de la "génération sacrifiée" de la F1.

Apparemment, c'est un grand déconneur. A Val Thorens, la veille de notre venue, il avait tenu à apprendre le pas de danse de Gangnam style à tout un bar!
Un autre roi de la déconne, c'est Stéphane Ortelli.
Lors de la conférence de presse, il trouvait qu'un des journalistes ressemblait à Valentino Rossi. Alors, il l'a apostrophé: "Valentino! Eh, tu parles italien?" Et ça a duré tout le week-end!

Avec Christophe Ferrier, il formait le clan des "bonnets horribles" (dixit Max Mamers.)
Le soir, il a agrippé le journaliste et lui a mis un bonnet appartenant à une journaliste. Comme ça, lui aussi, il faisait parti du clan!

Ah ça, pendant ces deux jours à Val Thorens, on s'est tous bien marré.
A la limite, il y avait plus de têtes connues en électrique que dans les silhouettes!

Ici, au volant, on avait Adrien Tambay.
Sauf erreur, le dernier pilote qui disputait de front l'Andros et le DTM, c'était Dany Snobeck. La comparaison est plutôt flatteuse.

Là, il était victime de pannes en série.

Notez aussi que la photo a été prise à midi. C'est dire les conditions climatiques...
Charlotte Berton, novice de l'Andros. Cette charmante jeune fille a beaucoup marqué notre groupe de journalistes.

Elle disait que son objectif était de finir avant-dernière. Mais depuis, elle a pas mal progressé et la coupe des dames ne sera bientôt plus l'apanage de Margot Laffite...
En Andros, le gens ne font pas semblant d'attaquer! Au fil du week-end, les murs de neige de Val Thorens ont été pas mal rabotés... Et devant chaque stand, vous aviez souvent un capot meurtri. 

dimanche 16 décembre 2012

Ode au Trophée Andros

J'adore le Trophée Andros. C'est un concept unique au monde de courses hivernales sur glace. Fait unique en France, c'est la série désignée par son sponsor principal.

Comme toutes les bons concepts, il repose sur du bon sens.
L'hiver, il ne se passe rien en sport auto. Pilotes et écuries n'ont rien à faire. En plus, certains "retraités" aimerait bien revenir sur un mini-programme. En plus, les médias autos parleront forcément de vous! Enfin, les stations de ski cherchent désespérément des animations.
Donc, vous aviez une belle fenêtre pour l'Andros.

A la fin des années 80, Max Mamers court en rallycross avec une 325ix. Son sponsor est un voisin, Philippe Gervoson, patron de Pierrot Gourmand.
Mamers a déjà le goût du show et des soirées "partenaires" en présence de people. Avec Gervoson, il va voir l'AFOR (organisateur du rallycross), afin de rendre le sport plus médiatique. On leur répond: "Vous êtes gentil, mais c'est nous les organisateurs. Continuez à faire vroum-vroum et nous, on s'occupe du reste.
A l'époque, il existe déjà la Ronde de Serre-Chevaliers et les 24 heures de Chamonix. Mamers leur propose de bâtir une compétition, sponsorisée par une autre marque de Gervoson, Andros. Et c'est ainsi que le trophée démarre, en 1990.

La première fois que j'en ai entendu parler, c'était en 1992. Ils avaient fait une grande campagne d'affichage dans tout Paris. Ca m'a donné envie de voir l'Andros en vrai. Le seul problème, c'est que je n'aime pas le ski, ni la montagne en général! Moi, je suis plutôt plage et soleil.

Plus sérieusement, l'Andros a permit à des maques comme Mega, Seat, Daewoo, Kia, Dacia ou Skoda d'émerger. Par exemple, au début des années 90, Seat est encore perçu comme un fabricant de sous-Fiat. A partir du moment où on voit Jean-Louis Schelesser et Jean-Marc Gounon avec leurs Cordoba, on les a regardé différemment. Ca a aussi été la queue de comète de la grande époque de BMW France et d'Opel France, avec Oreca et Snobeck.
Je suis sûr que demain, on verra des marques Chinoises en Andros. Imaginez une MG3 ou une Lifan 320, ça serait sympa, non?

Le seul échec de l'Andros, c'est l'internationalisation. Ca reste un truc franchouillard, comme le BTCC en Grande-Bretagne ou le DTM en Allemagne. Des trucs inexportables.
L'IRS a été un maxi-flop. Les courses au Canada, c'est marrant, mais Opel n'a rien à y faire! Et puis il faut reconnaître qu'à l'époque, les stars sont des locales. Pas sur qu'un Italien soit prêt à prendre un billet pour voir François Chauche, Bertrand Balas et Philippe Gache...

En 2013-2014, ils fêteront les 25 ans du trophée. A mon avis, ils devraient essayer de faire un "trophée classique" avec des voitures historiques.

mercredi 12 décembre 2012

Tu te fais des films!

Un spyshot! En plus, c'est une citadine... Pierre-Laurent, code rouge! Code rouge!

En fait non, c'est juste une blague classique d'ateliers: la Yaris d'un monteur est enrobée de film plastique.

D'où cette remarque d'une fille:
"Si ça m'arrivait à moi... Maintenant, je vais mettre un cutter dans ma boite à gant, pour le jour, où ils me font une blague...
- Si ta voiture est filmée, tu y accèdes comment, à ta boite à gants?
[intense moment de concentration]
- Ah oui! Je n'y avais pas pensé..."

mercredi 5 décembre 2012

Silly season et Winter series

Il y a quelques jours, je me plaignais du nombre de Grands Prix en 2012 (et il y en aura peut-être un 21e en 2013!)

Au moins, ça a un avantage: la "silly season" se réduit à peau de chagrin.
Pour le non-anglophones, la "saison idiote" est le surnom de l'intersaison. Idiote, car les journaux font du remplissage avec des rumeurs fumeuses. Et puis il y avait les rétrospectives bâclées, les interviews ineptes ("Untel visera le titre l'an prochain"), les enquêtes à la con ("Les plats préférés des pilotes de F1.")

L'autre bonne nouvelle, c'est la multiplication des séries hivernales. Ce week-end, par exemple, il y aura de la FG 1000, de l'AFR et de la Formula Pilota China! Les plus attendues, ce sont la Formula Middle East (pour voir si l'ex-Formule BMW a encore de l'intérêt) et surtout, la Toyota Racing Series.
Bien sur, comme tout, ça a des avantages et des inconvénients. Le bon point, c'est que ça permet aux pilotes de rester en forme. Pour ceux qui sortent du kart, de se familiariser avec la monoplace. Pour les pilotes ayant loupé leur saison, ça leur donne quelque chose à "vendre" à des sponsors.
Le mauvais point, c'est que ça creuse l'écart entre pilotes "riches" et pilotes "pauvres". Ensuite, il y a la question de l'apport? Qu'est-ce que ça rapporte à MRF d'organiser une série en Inde avec deux tiers d'Européens? Qu'est-ce que ça apporte à Natasha Seatter de courir en FG 1000, où il y a 5 concurrents? Mon conseil aux pilotes: allez en Toyota Racing Series ou rien!

Du reste, ce qui m'inquiète, c'est l'absence d'annonces. L'automne, c'est aussi la saison des séances d'essais, privés ou collectifs. En général, ils sont accompagnés de signatures. Là, je n'ai pas vu grand chose dans les formules de promotion. Normalement, là, le British F3 devrait faire ses choux gras de telle ou telle "rising star" signée par Carlin ou Fortec! La F4 (celle de Jonathan Palmer, pas celle en photo) se vante d'avoir vendu sa vingtaine de voitures, mais il n'a pour l'instant que 4 ou 5 pilotes! En Indycar, il n'y a même pas une rumeur de nouvelle écurie. Quant à Tristan Vautier, fraichement titré en Indy Lights, il a disparu des radars...
J'espère que tout ça se décantera en janvier.

mardi 4 décembre 2012

Ferrari F355 F1 à vendre

Une Ferrari F355 à vendre. En plus, c'est une "F1 Berlinetta", avec la boite séquentielle! Pour moi, c'est la première Ferrari V8 qui n'avait pas l'étiquette "Ferrari du pauvre". Il faut dire que Ferrari avait enfin fait un effort de marketing, notamment avec le Ferrari Challenge.

Autour, c'est pas mal aussi: Porsche Boxster et 911 cabriolet (avec hartop.)
On se croirait chez un vendeur des Champs Elysées!
Et pourtant, on est dans ma petite banlieue.

En même temps, c'était chez ce concessionnaire que j'ai vu une Clio V6 et une Maserati. Et à chaque fois, elles ne sont pas restées longtemps en vitrine...
Il faut croire qu'il y a des millionnaires par chez moi!

vendredi 30 novembre 2012

Formule 1 2012: my two cents

Il y a une semaine, le rideau tombait sur Interlagos. Un champion a été désigné et c'est logiquement l'heure du bilan. 1) Il y a trop de Grand Prix! 20 courses en 2012 (un record), c'est trop! Je me souviens de 1995. A l'époque, on disait que 17 Grands Prix, c'était n'importe quoi (d'autant que Schumacher avait été titré dans l'antépénultième manche.) Là, on en revient au CART des années 80-90... Y compris pour la qualité des circuits!
2) Vettel über alles. 3 titres consécutifs. Seuls Fangio et Schumacher ont fait aussi bien. Certes, l'Allemand possède une F1 sur mesure, mais il a fait preuve de patience et d'abnégation. Dans la première demi-saison, chaque pilote a son quart d'heure de gloire, même Maldonado! Il y a une véritable "lotterie Pirelli". A ce moment-là, Alonso est le "moins pire". Puis les choses se décantent à l'été. L'avance de l'Espagnol fond comme neige au soleil. Vettel donne un coup de collier et il repasse devant. A partir de là, il n'a plus "que" à gérer.
3) Comme disait le méchant dans Over the top: "Le deuxième, c'est un con!" Forcément, Alonso semble palot par rapport à Vettel. Plus sérieusement, la formule "tous derrière Alonso" a montré ses limites. Je ne comprends pas la politique de Ferrari: "Ca fait 3 années de suite qu'on perd. Donc, on poursuit avec les mêmes!"
3) Quelle est l'écurie qui a gagné le plus de victoires en 2012? Ferrari? Red Bull? Non, c'est McLaren, avec 7 succès. Mais c'est aussi le top-team qui connait le plus d'abandons (10.) Total, ni Button, ni Hamilton ne terminent sur le podium final. La fiabilité reste LE talon d'achille de Wocking. J'espère qu'ils feront mieux en 2013. Peut-être que Perez insufflera un peu de fraicheur.
4) Chez Renault, j'ai été surpris (dans le bon sens) par Raikonnen. En 2013, il pourrait être un "client". Reste son équipier... Trop de pression? Une crise de jmeladonnisme? Des pannes de cerveau répétées? En tout cas, Grosjean s'est montré bien décevant. En piste, il est aussi rapide que "Iceman"... Mais ça, c'est lorsqu'il arrive à passer la chicane, ce qui est du domaine du rarissime. Il n'a pas sa place dans une équipe comme Lotus GP. Il devrait faire un stage en fond de grille, le temps de mûrir.
5) Schumaqui? Les adieux de Schumacher sont presque passés inaperçu. C'est désormais le cas d'école du retour mi-figue, mi-raisin. 3 saisons, 1 podium et beaucoup de fautes de pilotage. Son étoile de septuple champion du monde a beaucoup pâli. La meilleure preuve, c'est que l'annonce de sa retraite, puis son départ effectif, sont quasiment passés inaperçus.
6) Vergne ou Pic? J'attendais beaucoup de Jean-Eric Vergne. Il a fait mieux que Daniele Ricciardo, mais il ne l'a pas "tué". En 2013, JEV n'aura pas le choix. La filière Red Bull ne fait pas de cadeaux et Antonio Felix da Costa risque de s'inviter chez Toro Rosso. Du coup, l'équation est simple: soit il triomphe et on lui offre la Red Bull de Webber, soit il fait une saison moyenne, avec le risque d'être remplacé par le Portugais... Un mot tout de même sur Felix da Costa. Il a longtemps été un pilote talentueux, mais aux poches vides. Depuis son arrivé à l'été chez Red Bull, il a squatté les podiums de GP3, de FR3.5 et de F3! Je suis content de le voir à ce niveau. Et Pic? C'est compliqué de juger un pilote de fond de grille: on manque de repères.
7) Williams touche le fond. Le tandem Maldonado-Senna était une mauvaise blague, indigne d'une équipe autrefois championne du monde. J'espère que Bottas s'affirmera comme un vrai leader et qu'on reverra des sponsors sur les pontons des Williams.
8) Les "nouvelles équipes" ne sont plus aussi nouvelles que ça. Pourtant, il reste un fossé entre Marussia, Caterham, HRT et les autres. La preuve: pour la troisième année consécutive, aucun d'eux ne marque de points. Pour 2013, Marussia et Caterham promettent une bond en avant. Mouais.
9) La fin du voyage pour HRT? C'est toujours triste de voir une équipe sombrer. Après, HRT rappelle des écuries comme Pacific, Coloni ou Forti: un budget inadapté, un châssis antédiluvien, d'improbables pilotes... En plus, HRT change de mains chaque année... La possible embauche de Ma est un gag de plus. Le pilote Chinois n'a pas démontré grand chose jusqu'ici, d'ailleurs, il n'a couru que sporadiquement. Même Karthikeyan ne veut plus de cette galère, c'est dire!
10) Les motoristes. Actuellement, ils ne sont plus que 4 pour 12 équipes. Renault motorise 4 équipes et Cosworth (qui, paradoxalement, a vocation à vendre des moteurs), "seulement" 2. C'est une situation précaire: en cas de départ d'un motoriste supplémentaire, les 3 autres seraient incapables de fournir le plateau. On parle de Honda et même de Porsche, mais pour l'instant, il n'y a que l'herbe qui verdoie et la route qui poudroie...

mercredi 28 novembre 2012

Dés que le vent tournera...

Avouez que c'est une vision plutôt insolite dans les embouteillages parisiens!

mardi 27 novembre 2012

Faux vintage

Une fausse Mini vintage: une modèle des années 90, mais avec calandre, clignotants et badges d'une Cooper "S" des années 60.

C'est la première fois que j'en vois une comme ça!

Dakar 2013 (3), Red Bull

On termine par le hors-sujet.

Pendant la présentation Red Bull, une femme passe dans l'allée centrale pour distribuer des canettes. Elle est en jeans-baskets, mais son maillot baille un peu beaucoup. Ainsi, on a une vue panoramique lorsqu'elle fouille dans son sac...
Bien sur lorsqu'elle a vu mon appareil-photo, elle s'est mise de biais...
Une MINI Red Bull. J'en ai vu des dizaines et pourtant, à chaque fois, je les photographie!

lundi 26 novembre 2012

Dakar 2013 (2)

D'ordinaire, j'aime bien saisir des instants sur le vif. Le problème de ce genre d'évènements, c'est qu'ils se déroulent dans une quasi-obscurité. Si vous prenez de photos de loin, vous aurez un truc flou.
Alors pour le Dakar 2013, j'ai vraiment pris les pilotes de près. Inconvénient: ça a un côté photomaton...

On commence avec Paul Belmondo. Pilote éclectique, il a disputé 6 Dakar. De mémoire, en 1997, il était navigateur de Bertrand Gachot sur un Chevrolet Blazer. Et ils se sont perdus dans le désert. Ensuite, il reviendra, mais dans le baquet de gauche.
Joan Barreda, pilote du team Husqvarna.

Pendant la présentation, il a cabotiné à mort. "C'est bon, tout le monde m'a vu? Non? Alors, hop, je refais un aller-retour dans l'allée centrale de la salle!"
Luc Alphand, alias "Luccho".

Un sportif incroyable.

Dans une première vie, il est skieur de descente et remporte 3 fois la Coupe du Monde.

En 1997, il raccroche les skis et il passe à 4 roues. Il court de front les rallyes-raids et le GT-FIA. En plus, il monte sa propre structure, Luc Alphand Aventures.
Débuter en sport auto à la trentaine, c'est un sacré handicap. Pourtant, il remporte le Dakar 2006, après plusieurs place d'honneur.

En 2009, il passe à 2 roues et se blesse grièvement lors d'un enduro.

Mais en 2011, il se lance dans les transats!

Là, il est présent en tant que consultant France Télévisions et monsieur loyal de Red Bull.
Et avec un micro aussi, il est talentueux!
Carlos Sainz, le "matador", double-champion du WRC, avec 96 podiums à son actif et près de 20 ans de carrière.

En piste, il est impressionnant, car au cours de sa carrière de rallyman, plusieurs générations de pilotes défilèrent et pourtant, il s'est toujours maintenu dans le top 5.
Il est aussi l'un de ceux qui a le mieux négocié la médiatisation du WRC. Il est soutenu par Repsol et Telefonica, mais il a su leur dire "non".
Et surtout, il a ce côté "mec sympa". Sur l'estrade, il plaisante, il raconte des anecdotes... C'est tellement rare aujourd'hui!

Aujourd'hui, la cinquantaine bien sonnée, il replonge dans le Dakar. Avec une équipe débutante, sur un véhicule qu'il ne connait pas. Pour 2013, il peut à peine espérer un podium. Et pourtant, il est là! C'est dire si c'est un compétiteur né...
Nasser Al-Attiyah, tout sourire.

Encore un gars qui a plusieurs vies: pilote privé de WRC, pilote de rallye-raid (avec un Dakar à la clef), champion olympique de tir... Et le plus incroyable, c'est qu'il mène tout ça de front!

A mon avis, sur Citroën Sport, il s'est vu beau. Il a pris ses désirs pour des réalités.
Vladimir Chagin. Pendant toute la journée, je l'ai vu de dos, juste devant moi, avec sa polaire Kamaz qui doit remonter à l'époque où il y avait une URSS... Je l'avais pris pour un simple journaliste Russe.

En fait, il est décuple vainqueur camion du Dakar!
Désormais, il manage l'équipe Kamaz.

Kamaz est soutenu par Red Bull. D'où sa présence sur l'estrade du sponsor avec un traducteur (aux allures de garde du corps.)
Chagin n'est pas du genre rigolo et la conférence patine. Luccho tente alors une boutade: "T'as arrêté après 10 Dakar parce que t'arrivais pas à battre Peterhansel, hein?" Là, Chagin a lancé un regard noir à Alphand, genre: "T'es un comique, toi! Tu sais ce qu'on fait aux comiques, chez nous?"

dimanche 25 novembre 2012

Dakar 2013 (1)

Pour la deuxième année consécutive, j'étais invité à la présentation du Dakar.

Maintenant, au pire, dans mes vieux jours, je pourrai dire: "...Et j'ai fais plusieurs Dakar." En "oubliant" de dire que par "plusieurs", je veux dire "deux" et que par "Dakar", j'entends juste la présentation sur les Champs Elysées...
Le gros point fort de la journée, c'est de voir les hommes et les machines du prochain Dakar.

Voici donc la MINI All4 X-Raid de Stéphane Peterhansel. Vainqueur en titre, "Peter" est archi-favori. D'autant que la concurrence est décimée.
Le Dakar, c'est aussi les gros 4x4, comme ce Hilux.
Enfin, en 2013, les buggys opèrent un retour, avec le team Red Bull-Qatar (je reviendrai dessus) et Guerlain Chicherit.
Un peu plus loin, il y a ce BMW X5 d'assistance. C'est un peu bizarre de se dire que ce X5 doit "assister" une MINI All4, davantage taillée pour le hors-piste, mais bon...
La présentation, c'est avant tout une série de speechs. Pour des raisons évidentes, j'illustre cette partie par la ministre du tourisme du Pérou.
Les discours des ministres est fait de pragmatisme: le Dakar, c'est des touristes, de la notoriété, des entrées de devises.

Il y a de plus en plus de pilotes sud-américains. Néanmoins, ça reste une compétition par et pour les Français.
Daniel Bilalian, présent en tant que directeur des sports de France Télévision. Il est tout fier d'expliquer que sa chaine vend aux TV du monde entier les images du Dakar, depuis 20 ans.

Et les politiques, ils sont où? On n'a même pas un sous-secrétaire d'état! Et l'an dernier, sous Sarkozy, c'était pareil. Ah ça, Arnaud Montebourg peut bien poser avec sa marinière...

Gérard Holtz. Cette année, il n'a pas fait de speech. Il s'est contenté de saluer ses collègues de France TV (qui occupent les premiers rangs.)
Notez que comme tous les gens un peu cabots, il retire ses lunettes dés qu'il est dans un lieu où on pourrait le photographier...

jeudi 22 novembre 2012

Vues à Vincennes...

J'étais à Vincennes durant un dimanche "normal". Ca ne m'a pas empêché d'y croiser des anciennes.

On commence par cette BMW 1602 originaire de Grèce (!)

Je suis désolé, mais lorsque je pense "BMW 02", j'en imagine une calciné au pied de tours HLM. Je ne suis pourtant pas pyromane! C'est juste la faute au film La smala, diffusé, rediffusé et re-rediffusé par M6. Or, au début, on y voit des sauvageons de banlieue faire un rodéo avec des BMW, puis les brûler.
Une Alfa 75 V6 America. Le summum des Alfa 75, en terme de motorisation et d'équipement.

"America", car Alfa avait prévu cette version pour les US. Il y vendait des 75 et des 164 dans le réseau Chrysler (déjà!)
Depuis, le retour d'Alfa est un marronnier. Mais là, ils n'ont plus grand chose de "vendable". Les Américains n'ont pas envie de Mito Multijet...

Au prochain salon de Detroit, il y aura une "presque Alfa", la GAC Trumpchi. Cette berline chinoise cache une plateforme d'Alfa 166.
En 2007-2008, ChangFeng était venu à Detroit. C'était l'époque où les constructeurs chinois avaient les yeux plus gros que le ventre. ChangFeng, modeste assembleur de Pajero sous licence, s'associe à Bird (qui a repris les téléphones de Sagem.) ChangFeng arrive avec des Pajero relooké et des CD-Rom en engrish. Il commence à monter un réseau et rêve de racheter Hummer... Le monospace Bird Kirin est un flop (en Chine.) L'équipementier téléphonique, en faillite, retire ses billes. Changfeng brûle ses derniers yuans dans un projet de berline. En 2010, GAC arrive à la rescousse. Il lorgne uniquement sur l'accord avec Mitsubishi. Ainsi, GAC va produire des ASX pour la Chine. Peut-être qu'il va aussi essayer de ressusciter le réseau US de Changfeng.
Après, on l'a dit, la Trumpchi, c'est une 166 recarrossée. Ce n'est pas avec ça qu'on peut conquérir l'Amérique! Même en Chine, on trouve plus moderne chez les marques "pures".

mardi 13 novembre 2012

Aux Champs-Elysées... (air connu)

Les Champs-Elysées, c'est le rendez-vous permanent des belles voitures.
La bonne blague, c'est que cette fois, c'est lorsque j'ai quitté l'avenue des Champs Elysées, que j'ai croisé des modèles intéressants.

On commence par cette Maserati Coupé.
Une MG B cabriolet.

Désolé, je n'ai toujours pas la moindre actu sur la marque à l'octogone.
Il y a juste eu un chargement de MG5 qui sont arrivés au Vietnam. Mais ça ne méritait pas un article...
Une Triumph Herald cabriolet. A cause de Top Gear, quand je vois une Herald, je l'imagine avec un mat!
Une Audi R8 Spyder. Je sais, mais la règle du spotting dit qu'on doit prendre au moins une photo de GT...
Un Fiatou avec un pare-buffle!

Dans son plan anti-pauvres, Bertrand D. veut (entre autres) chasser les voitures de plus de 17 ans de Paris et la proche banlieue.
C'est du populisme boboïsant car l'âge moyen du parc est de 7 ans. Donc, le 17 ans et + représentent une part marginale de la circulation. En plus, elles roulent peu. Soit leurs propriétaires n'ont pas les moyens de rouler beaucoup. Soit ce sont des "voitures de collection", donc des 2e ou 3e voiture.

Ma question, c'est comment va-t-il le mettre en pratique? Va-t-on former les agents de police à distinguer un millésime 1995 d'un millésime 1996? Quid des voitures, comme cette 500, immatriculées dans Paris? Verra-t-on un pied géant sortir de terre pour les catapulter?
Non, ce n'est pas ma voiture! C'est un bien une MX-5 NC FL HC 2,0l noire.
Mais la mienne a une grosse différence: je roule capote fermée et chauffage à fond!

On termine par cette Princess Vanden Plas. Une citadine premium avant l'heure.

Trop souvent, dans l'industrie, on se dit "1+1=2", voir "1+1+1=3". Non, les choses ne sont jamais aussi simples.
L'industrie anglaise en a fait l'amer expérience. Des fusions mal organisées, qui n'apportent rien, des doublons à tous les étages... Ca ne pouvait que s'effondrer. Même si la crise de 1973 et les grèves de la fin des années 70 n'aidèrent pas...

Le gag, c'est que BMC s'est dit: "On n'a pas encore assez de labels! Détachons Mini et Princess d'Austin pour en faire des marques!"

lundi 12 novembre 2012

Fiat de compétition au Fiat Motor Village

D'ordinaire, les constructeurs exposent de belles voitures sur les Champs Elysées. Là, après les 75 ans de Toyota, je suis resté sur ma faim. Rien de neuf chez Peugeot, que des Classe A chez Mercedes, que des Clio chez Renault... Puis il y a le Fiat Motor Village.

Ce lieu, en bas des Champs Elysées, était quasiment vide un samedi après-midi!

Dommage, car il réserve souvent de belles choses. Actuellement, le groupe Fiat expose des voitures de compétition.
On est ainsi accueilli par cette bestiale Maserati MC12.
Puis, en vitrine, il y a une Ferrari 641 ex-Alain Prost. Ah, 1990... Ferrari voulait Ayrton Senna, mais il minaude. A la surprise générale, Prost signe avec la Scuderia, alors qu'il décroche un 3e titre.

Le Français effectue un boulot formidable, avec 5 victoires à la clef.
Mais Nigel Mansell ne veut pas être "N°2". Après tout, il est le dernier pilote à avoir eu un contrat paraphé par Enzo Ferrari! "Il leone" pète les plombs à Suzuka. Double-abandon. Ferrari perd les deux couronnes.

Pour 1991, Mansell retourne chez Williams. Prost sera épaulé par un tifoso surmotivé: Jean Alesi. Tout va bien se passer, non? Non?
Une Alfa Romeo 33, championne du monde des marques en 1975.

C'est un peu un titre par défaut. Matra et Ferrari out, Porsche réduit à en ressortir ses 908, le titre ne peut échapper à Alfa!

Carlo Chiti est un ingénieur de génie. Mais en terme de méthodes, il n'a pas évolué depuis les années 50. D'après Gérard Ducarouge, la moitié de l'entrepôt d'Autodelta est rempli d'un bric-à-brac improbable. Et tous les ingés ont plus de 70 ans!
C'est sans doute ça qui bridera Alfa en proto, puis en F1.
Lancia Delta HF Intégrale groupe A.

La carrière de Michael Schumacher s'étale sur 20 ans. Du jamais vu en F1. Pour autant, sa Mercedes W03 n'est pas si éloignée de sa Jordan/Ford 191.
Songez à Graham Hill, en 18 ans de F1, il voit apparaitre le moteur central, les ailerons, les slicks, les radiateurs latéraux...

Et Juha Kankkunen, qui a piloté cette Delta? Il commence sur une Ford RS2000 (propulsion 2 roues motrices), il passe à la Peugeot 205 T16 groupe B (moteur central et 4x4), puis c'est les groupe A (Delta puis Celica) et enfin, les WRC (avec Ford, Subaru, puis Hyundai!)
Lancia Fulvia HF ex-Sandro Munari. Le manager de l'équipe est Cesare Fiorio, qui s'occupera de Ferrari à l'arrivée de Prost...

Aujourd'hui, Sergio Marcchione dit que Lancia aura droit au minimum syndical: des Chrysler avec un nouveau badge.
Les gens oublient la première partie du discours, où il dit: "Les poches de Fiat sont vides; heureusement qu'on a Chrysler..."
En automobile, rien n'est jamais cuit. Tout est une question d'ambition et de moyens financiers. Là, Fiat n'a ni l'un, ni l'autre pour Lancia.
Le seul moyen de remonter la pente, ce serait que Chrysler marche. Et que les dirigeants voient au-delà de l'Italie...
Etre et avoir été. C'est presque cruel d'exposer une Abarth Grande Punto IRC aux côtés de voitures ayant participé (et gagné) à des championnats du monde.

Qui connait le nom du dernier champion d'IRC? Qui sait que Peugeot et Abarth y sont officielement impliqués?
Remarquez, qui peut citer, de tête, les noms des équipages "usines" du WRC 2012? Pas facile, hein?

J'ai conduit une Abarth Grande Punto de route. Un tempérament volcanique, un beau bruit... Mais par contre, on dirait juste une Punto Multijet tunée. Pour pécho, c'est zéro!
Pour finir, dans un recoin, à moitié dans l'ombre, une Abarth 500.

A chaque salon, Fiat se croit obligé d'envoyer un communiqué par marque. Moi, à chaque fois, j'ouvre frénétiquement celui d'Abarth. "Ca y est? Enfin le fameux coupé? Même en concept-car, je suis preneur!" Et donc, à chaque fois, c'est la déception. Rien de neuf; juste une Abarth 500 avec de nouveaux autocollants!

Abarth, c'est aussi la F3 et une formule monotype (déclinée en Amérique du sud et en Chine.) Au Brésil, il y a une Copa Fiat avec des Linea "silhouette". Dommage qu'ils ne communiquent jamais dessus.
S'ils ne savent même pas "vendre" leurs atouts, ça sera dur de dire du bien d'eux...