mardi 30 juin 2015

MINI en petite tenue

En plein embouteillage sur l'A86, j'ai vu cet étrange châssis sur un plateau. Il s'agit du squelette d'une MINI X-Raid de rallye-raid. Avouez qu'on ne la reconnait pas au premier regard...
Vivement le Dakar 2016, les Peugeot 2008 DKR seront a priori enfin prêtes et on aura une vraie bagarre. J'espère qu'il y aura une quatrième voiture, si possible pour un certain Alsacien...

A part ça, faisons un point sur les disciplines.
La F1, c'est plié : Lewis Hamilton est imbattable à la régulière. Le WRC, c'est plié : Sébastien Ogier est imbattable à la régulière.
En Indycar, je vois bien Juan Pablo Montoya. Si Scott Dixon et Will Power ne se réveillent pas dans l'Iowa, c'est plié. Le championnat est presque fini. Moi, je rêve d'une Indycar avec les circuits de la F1600 (Mid-Ohio, Watkins Glen, VIR...) et des courses jusqu'en octobre. Quelle tristesse de voir les Indycar sur des rues piétonnes, d'avril à août. L'Indy Lights, c'est aussi triste. Spencer Pigot, Max Chilton et Jack Harvey n'ont aucun charisme. Dommage aussi que Matthew Brabham se soit vaporisé. En Pro Mazda, Timothé Buret est LA révélation tricolore 2015. J'espère que Florian Latorre va bétonner la fin de saison. En US F2000, on a une belle lutte entre Nico Jamin et Jake Eidson.
En F3, Charles Leclerc est impressionnant. Emerger comme cela d'un peloton de 40 voitures... Il ne voudrait pas un passeport Français, par hasard ? En GP3, il y a davantage de dépassements. Les commissaires semblent avoir compris qu'à force de sanctionner tout et n'importe quoi, ils ont tué le sport. Estéban Ocon peut raisonnablement viser le titre. Konstantin Tereshchenko domine en EuroFormula Open. Et ensuite ? Il y a un manque de débouchés, d'autant plus que l'Auto GP semble K.O. En FR ALPS, le patron s'appelle Jack Aitken, tandis qu'en FR NEC, c'est Louis Delétraz. En F4 MSA, je mise sur Ricky Collard, qui a l'air plus régulier. La F4 BRDC traverse une sale période et Will Palmer est un leader un peu faiblard.
En Chine, c'est le retour des exclus. Martin Rump (exclu de la FR NEC) est en pole en Formula Masters China. Dan Wells (ex-futur pilote de F3) domine en AFR. Et Chris Van der Drift semble favori en Carrera Cup Asia. Bref, dans les coupes ouvertes aux étrangers, les Chinois sont invisibles. Zhou Guan Yu, le protégé de Ferrari, fait quelques podiums en F4 Italia et en F4 ADAC. Mais eu égard aux moyens qu'il a derrière lui, c'est décevant.
Enfin, en BTCC, ça reste assez ouvert, entre les Passat CC, les Civic Type R et les 125i M. Dommage que les MG6 ne soient pas à la fête

lundi 29 juin 2015

Spit' de mai

Une Triumph Spitfire.

J'ai l'impression que plus le temps passe et plus l'on oubli Triumph. Dans notre société de l'immédiateté et de la mémoire sélective, les absents ont toujours tort. Triumph n'existe plus depuis 30 ans. Ses modèles ne sont pas dans les jeux vidéo. Pour en parler, il faut fouiller dans les archives. Pourquoi s'embêter pour ça, alors que tous les jours, les constructeurs existants vous pondent des communiqués aux petits oignons ?

BL avait compris que c'était MG ou Triumph. Alors il a sacrifié MG. Mais le marché des roadsters était mort; les Spitfire et TR7/TR8 ont disparu un an après. L'Acclaim était l'exemple-type de la fausse-bonne idée. Alors, pour les Austin sportives, AR a... Ressuscité MG. Puis il y a eu la R V8. Puis la F. De fil en aiguille, les retours en pointillé se sont changés en vrai renaissance de MG.
Sauf erreur, BMW est propriétaire de l'usufruit de Triumph. Mais du temps où il possédait Rover Group, BMW avait peur que la TF ne cannibalise la Z3. Il n'a donc pas envie de lancer une "TR9". Et puis, pour tous, Triumph, c'est des motos, point. Une vieille histoire d'entreprises ayant divorcé. Le troisième point, c'est que Triumph n'a pas de "vocabulaire". Il n'a pas de calandre Triumph. Chaque modèle avait son propre style. Un phénomène typique des années 60-70. Chez Lancia, par exemple, c'était André Chardonnet qui s'était battu pour que les modèles aient une identité commune.

lundi 22 juin 2015

Hyundai Santa Fe, mon trente-huitième essai

C'était une scène ahurissante. Garer la Porsche 356, sortir de Casting Automobiles, puis grimper dans un Hyundai Santa Fe. Sans transition. Mis à part les 4 roues, elles n'ont pas grand chose en commun. La 356, c'était un sauna. Même en ville, il faut se battre avec la direction, se battre avec le levier de vitesse, écrabouiller les freins pour la ralentir... Et sur la Santa Fe, pas de bruit. Tout n'est que luxe, calme et volupté. Après une heure en Porsche, j'étais complètement cassé. Le lendemain, après six heures en Santa Fe, j'étais frais comme un gardon.
Il a pas mal de qualités, ce SUV Coréen XL. Un moteur volontaire, une bonne tenue de route (pour un bestiaux de ce gabarit, s'entend), de l'espace intérieur, un équipement pléthorique... Le "moyen", c'est la finition. Un ton en-dessous des Européens (hors Fiat.) Et surtout, intérieurement et extérieurement, il est passe-partout. C'est l'idéal pour ceux qui craignent la jalousie de leurs collègues ou de leurs voisins. Moi, j'aimerai mieux un Lexus NX avec le moulin et les trains roulants du Santa Fe. Ca ou un Evoque.

Hyundai, ça m'a aussi fait penser à Arnaud Montebourg. Ah, sa fameuse sortie sur les citadines Coréennes... Pas sûr que les Rio et autres i20 donnent beaucoup de fil à retrordre aux Clio et autres 208. Mais c'est du Montebourg. C'était un avocat d'affaire, pas un cadre de l'industrie et on voit qu'il n'y connait pas grand chose. Sur Arcelor-Mittal, Goodyear à Amiens, PSA à Aulnay, SFR, Alstom... à chaque fois, il donnait l'impression de découvrir le dossier le lundi matin, en ouvrant le journal. De beaux discours, de l'esbroufe, mais au final, les usines ont fusionné et les boites ont fermé. J'en parle d'autant mieux que je l'ai personnellement vu à l'œuvre. Des Taïwanais voulaient racheter une usine française d'électronique. Non seulement ils allaient poursuivre l'activité, mais ils voulaient embaucher. Mon père servait d'intermédiaire. Bilan : que dalle ; pas un geste du "ministre du redressement productif". Les Taïwanais sont repartis et l'usine à fermé. L'autre jour, je l'ai vu sur BFM avec Yves Jégo. Ils s'improvisaient hérauts du "made in France". Ils parlaient de lunettes, de costumes, de chargeurs d'iPhone... Un peu plus et ils allaient sortir des confitures et des Tour Eiffel ! C'est dire ce qu'ils entendent par "industrie française"... De toute façon, Montebourg ne veut pas toucher à Bruxelles, à l'Euro ou à la Mondialisation. Il est comme ces gens qui veulent faire un régime, mais sans faire du sport ou changer d'alimentation ; juste en remplaçant le coca par du coca light.

dimanche 21 juin 2015

Driver

Une Ford Mustang croisée à deux pas de Casting Automobiles. Moi qui ai été biberonné aux séries TV US de TF1, puis de La Cinq et de M6, ça me fait toujours bizarre de voir une Ricaine de la période 65-85.

En vrai, elle est là pour se faire poser un autoradio. Ou peut-être un combiné multimédia avec GPS.
Mais tout de suite, je suis transporté. Une petite musique funk, un générique avec une police bien seventies... Imaginez, la caméra se rapproche. Deux hommes discutent : "Voilà, Jack, le paquet est posé. Tu as 24h pour l'amener à l'autre bout du pays. - Comptez sur moi. - Voilà 1000$. T'auras le reste à l'arrivé." Un mécano ferme le capot. Le héros se met à l'intérieur et démarre sur les chapeaux de roues. Elle sort en trombe du garage et manque de percuter une voiture...
Oui, je sais. Faut que j'arrête de regarder des séries B des seventies...

samedi 20 juin 2015

Juste une Traction

J'adore conduire. Que ce soit une citadine ou une monoplace. Pour un tour de circuit ou pour aller au supermarché du coin.
Inconvénient : quand vous conduisez, vous ne pouvez pas faire de spoting. Et sur une autoroute, au début des beaux jours, vous en voyez, des voitures intéressantes ! Et bien sûr, lorsque je passe sur le siège passager, plus rien. Juste cette 11cv noire. Elle roulait sans problème à 100km/h.

mercredi 17 juin 2015

Un essai qui n'en était pas un

C'est une drôle d'histoire. D'abord, j'avais envie d'un genre d'édito sur la fermeture des voies sur berge. Un coup de gueule contre la gentrification de Paris. Un texte plutôt "littéraire", truffé de références aux auteurs que j'aime. Il s'est écrit presque tout seul, d'un trait. Puis il fallait des images. Les voies sur berge s'appellent "Voies Georges Pompidou". Or, Pompidou est resté célèbre pour avoir possédé une Porsche 356. Je savais que Casting Automobiles avait des 356. Alors pourquoi ne pas improviser une séance photo dans Paris ? Plus précisément, ils en avaient quatre. Dont une grise, avec des longues portées ; un vague sosie de celle de Pompidou. Grâce à Google street view, j'ai pu repérer les endroits. Vroom, clic-clac, vroom, clic-clac et c'est bon ! Une fois chez moi, je n'ai eu qu'à brancher l'APN sur mon ordi. Le texte était déjà prêt. Un recadrage des photos et voilà ! C'est beau, la technologie moderne. Au total, il s'est écoulé 2h entre la sortie de Casting Automobiles et la publication... Dont 1h30 passés dans les embouteillages parisiens.

Je n'ai pas fait de vrai essai, car j'avais déjà testé une 356. Enfin, déjà... Moi, j'en conduirais bien 200, des 356 et je ne serai toujours pas blasé. Je me marre plus dans une ancienne de 90ch que dans une moderne de 180ch. Ne serait-ce que pour le look et les odeurs... Pourtant, là, on était en plein cagnard, englué dans les bouchons, avec un réservoir dangereusement vide... Au moins, ça fait des histoires à raconter au coin du feu.

mercredi 10 juin 2015

MG TF

Pour une fois, voici non pas une MG F, mais une TF. La TF est juste un lifting de la F, comme les Rover 25 et 45 vis à vis des 200 et 400. C'était le bricolage typique de l'ère Phoenix. Après le rachat par NAC, la production repris brièvement. Nanjing a produit quelques centaines de TF (dont certaines furent exportées au Chili et en Ukraine.) Tandis que Longbridge a construit des TF restylées avec une finition exécrable.
Depuis, plus rien. Il y a eu pas mal de rumeurs de roadsters. mais rien de concret. Si j'étais MG UK, j'irai créer un prototype de roadster. Vous faites 3 coups de crayon, vous demandez à un sous-traitant anonyme de construire une maquette, puis vous l'exposez. En prime, vous assaisonnez avec de vraies-fausses fuites sur une production imminente. Si vous vous démerdez bien, vous pouvez faire saliver les gens pendant 6 mois! Ensuite, on aura oublié votre proto foireux. Après tout, d'autres font bien ça régulièrement... Surtout, ça permettrait de faire le buzz autour de MG UK.

A part ça, là, je prépare un livre sur l'histoire de l'automobile chinoise. Pour le texte, pas de problème. Ca sera juste une version longue de ma série d'articles de 2008 (souvenez-vous.) Le sujet, je le maitrise ! Par contre, les photos... Pour tout ce qui est antérieur à 2005, c'est le trou noir. Depuis quelques années, j'en mets de côté. Je pensais en avoir accumulé pas mal... J'avais mal pensé. Donc, il faut faire du porte-à-porte. Ca va, là, j'ai déjà reçu une vingtaine de photos. Merci à Audi, Byd, Gilles A. et Hongyang. Ca va pas mal m'aider à illustrer mes propos. Certes, il me faudrait encore une bonne centaine de clichés (afin de pouvoir y piocher ceux qui me plaisent.) Mais là, de toutes façons, je suis dans l'euphorie du début. Lorsque tout semble facile... On verra ensuite.

vendredi 5 juin 2015

Air neuf

Une Renault 9 phase 1. On n'en voit plus beaucoup et c'est bien dommage. J'aimais bien son design sans chichi, très simple. D'ailleurs, j'étais triste d'en voir une partir en fumée dans American Sniper. La R9 a tout de même été voiture de l'année 1982. Elle a fait du rallye. En Argentine, elle fut une animatrice du championnat de tourisme. Et puis, il y a sa cousine US, l'Alliance, qui apparait dans Welcome to the jungle, des Guns n'roses.

Mais la R9, c'était l'ultime bébé de l'ère Bernard Vernier-Palliez. Bernard Hanon, son successeur, a du faire avec. Hanon fut un peu au mauvais endroit, au mauvais moment. Il était le PDG d'un Renault nationalisé (la fameuse Régie), où les décisions se prenaient rue de Rivoli. Un Renault "popu", très diversifié (y compris dans les vélos !), trop franco-français et surtout, qui avait de graves difficultés financières. George Besse prit la suite, avant d'être assassiné. Raymond Levy, qui était de la même génération que Besse, a entamé un certain nombre de chantier. En 1992, Louis Schweitzer fut le 5e PDG en 11 ans. Mais il fut le premier à s'installer sur le long terme. Il promu un Renault privatisé, recentré sur l'automobile, qui montait en gamme et davantage présent hors de France. Comme tout PDG, il a voulu prendre ses distances vis-à-vis de ses prédécesseurs. En particulier Hanon. Les R9, R11 et Supercinq furent donc honnies.

La R9, c'était aussi la caricature de Reiser. Un dessin bête et méchant ; on aime ou on n'aime pas. Aujourd'hui, cet humour a disparu. Les caricaturistes se croient obligé de se justifier, de trouver des "bonnes" raisons. On ne peut plus dire j'aime/j'aime pas. C'est désormais l'ère de la fausse impertinence. Reiser, revient, on t'a pardonné !

jeudi 4 juin 2015

Cygnet

Une Aston Martin Cygnet. bravo, mon gars: tu as surpayé une Toyota iQ ! C'est soit le comble du snobisme, soit le comble de la crétinerie c'est une question de point de vue... La Cygnet, c'est juste une question subsidiaire de concours ou un article pour Boitier Rouge. Ca m'étonnerait qu'elle ait un vrai potentiel en collection. Du moins à moyen terme.

Enfin, je dis ça. Mes prévisions ne sont pas top... La preuve : j'étais persuadé que l'iQ serait un hit et que ce serait même un sacré tour joué à PSA... Historiquement, les Japonais ne sont pas doués pour les citadines et les micro-citadines. Les kei cars (qui offrent pas mal d'avantages) phagocytent tout. En terme de prestations, une citadine offre à peine plus qu'une kei (et elle n'est pas aidée.) Voilà pourquoi les Japonais ont préféré développer les compactes (Mazda3, Honda Civic, etc.) Sauf que les kei sont inexportables. En Europe ils étaient donc à la rue côté citadines. Sauf que les Japonais sot des pragmatiques : les Européens veulent des citadines, donc ils se sot réveillés. La première citadine Japonise compétitive c'était la Micra K10. Toyota s'y est mis une dizaine d'années plus tard avec la Yaris. Pour les micro-citadines, il s'est allié à PSA dans l'Aygo/107/C1. Un bon moyen de capter le savoir-faire français. Et donc boum : l'iQ,une micro-citadine 100 Toyota. Une Smart en 2+2 places, pas con, non ? Je pensais donc qu'elle allait marcher. Toyota se serait dit "ça y est, on sait faire des micro-citadines" et il fait un bras d'honneur à PSA. Sauf que l'iQ n'a pas marché. Y compris en version Scion. Donc pas de remplaçante. Par contre, Toyota a prolongé son bail avec PSA pour l'Aygo.

mardi 2 juin 2015

Triumph d'avril

Le mois de mai est passé à une vitesse... La preuve : je ne vous ai pas encore parlé de cette TR6, croisée fin avril. Une voiture nickel (du moins, d'apparence.) J'adore le côté bestial des TR6, avec leurs roues mal intégrées au design. On dirait un travail de caricaturiste.

A part ça, l'actualité de MG-Roewe, c'est la nouvelle 350. Elle va inaugurer la deuxième génération de l'ère chinoise.
Les débuts de MG-Roewe étaient rock n'roll. A titre de comparaison, chez d'autres constructeurs chinois (comme Chery, Geely, Byd ou Lifan), il s'est pasé 3 ans entre le premier et le deuxième modèle de la gamme. Puis encore 2 ans pour présenter un troisième modèle. Brilliance a carrément eu besoin de 9 ans pour avoir 3 modèles au catalogue ! A contrario, MG-Roewe a turbiné. La Roewe 750 n'était qu'une Rover 75 rallongée. La vraie première Roewe, c'est la 550 (2008.) Puis ils ont enchainé : MG6 (2009), Roewe 350 (2010), MG3 (2011), MG5 et Roewe e1 (2012), Roewe W5 et 950 (2013), MG GT (2014), MG GS (2015)... Sachant que tout a démarré à l'été 2005, lorsque Rover a fait faillite ! Le tout avec deux sites (Shanghai et Nanjing) créés ex nihilo. Certes, SAIC avait des moyens illimités (notamment pour s'offrir des bataillons de consultants et d'ingénieurs européens.) Certains plans des partenaires GM et VW se sont volatilisés pour réapparaitre chez MG-Roewe. Certes, Rover avait laissé des moteurs, des plateformes et un projet de compacte. N'empêche, il a fallu énormément improviser. SAIC n'avait plus fait de voitures depuis la Shanghai. Il devait tout réapprendre, du design à la vente, en passant par l'industrialisation. D'où des erreurs.
Maintenant, ils sont censé maitriser leur sujet et surtout, ils avaient davantage de temps. Donc, cette 350 devrait être plus aboutie.