lundi 29 juin 2015

Spit' de mai

Une Triumph Spitfire.

J'ai l'impression que plus le temps passe et plus l'on oubli Triumph. Dans notre société de l'immédiateté et de la mémoire sélective, les absents ont toujours tort. Triumph n'existe plus depuis 30 ans. Ses modèles ne sont pas dans les jeux vidéo. Pour en parler, il faut fouiller dans les archives. Pourquoi s'embêter pour ça, alors que tous les jours, les constructeurs existants vous pondent des communiqués aux petits oignons ?

BL avait compris que c'était MG ou Triumph. Alors il a sacrifié MG. Mais le marché des roadsters était mort; les Spitfire et TR7/TR8 ont disparu un an après. L'Acclaim était l'exemple-type de la fausse-bonne idée. Alors, pour les Austin sportives, AR a... Ressuscité MG. Puis il y a eu la R V8. Puis la F. De fil en aiguille, les retours en pointillé se sont changés en vrai renaissance de MG.
Sauf erreur, BMW est propriétaire de l'usufruit de Triumph. Mais du temps où il possédait Rover Group, BMW avait peur que la TF ne cannibalise la Z3. Il n'a donc pas envie de lancer une "TR9". Et puis, pour tous, Triumph, c'est des motos, point. Une vieille histoire d'entreprises ayant divorcé. Le troisième point, c'est que Triumph n'a pas de "vocabulaire". Il n'a pas de calandre Triumph. Chaque modèle avait son propre style. Un phénomène typique des années 60-70. Chez Lancia, par exemple, c'était André Chardonnet qui s'était battu pour que les modèles aient une identité commune.

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