lundi 22 juin 2015

Hyundai Santa Fe, mon trente-huitième essai

C'était une scène ahurissante. Garer la Porsche 356, sortir de Casting Automobiles, puis grimper dans un Hyundai Santa Fe. Sans transition. Mis à part les 4 roues, elles n'ont pas grand chose en commun. La 356, c'était un sauna. Même en ville, il faut se battre avec la direction, se battre avec le levier de vitesse, écrabouiller les freins pour la ralentir... Et sur la Santa Fe, pas de bruit. Tout n'est que luxe, calme et volupté. Après une heure en Porsche, j'étais complètement cassé. Le lendemain, après six heures en Santa Fe, j'étais frais comme un gardon.
Il a pas mal de qualités, ce SUV Coréen XL. Un moteur volontaire, une bonne tenue de route (pour un bestiaux de ce gabarit, s'entend), de l'espace intérieur, un équipement pléthorique... Le "moyen", c'est la finition. Un ton en-dessous des Européens (hors Fiat.) Et surtout, intérieurement et extérieurement, il est passe-partout. C'est l'idéal pour ceux qui craignent la jalousie de leurs collègues ou de leurs voisins. Moi, j'aimerai mieux un Lexus NX avec le moulin et les trains roulants du Santa Fe. Ca ou un Evoque.

Hyundai, ça m'a aussi fait penser à Arnaud Montebourg. Ah, sa fameuse sortie sur les citadines Coréennes... Pas sûr que les Rio et autres i20 donnent beaucoup de fil à retrordre aux Clio et autres 208. Mais c'est du Montebourg. C'était un avocat d'affaire, pas un cadre de l'industrie et on voit qu'il n'y connait pas grand chose. Sur Arcelor-Mittal, Goodyear à Amiens, PSA à Aulnay, SFR, Alstom... à chaque fois, il donnait l'impression de découvrir le dossier le lundi matin, en ouvrant le journal. De beaux discours, de l'esbroufe, mais au final, les usines ont fusionné et les boites ont fermé. J'en parle d'autant mieux que je l'ai personnellement vu à l'œuvre. Des Taïwanais voulaient racheter une usine française d'électronique. Non seulement ils allaient poursuivre l'activité, mais ils voulaient embaucher. Mon père servait d'intermédiaire. Bilan : que dalle ; pas un geste du "ministre du redressement productif". Les Taïwanais sont repartis et l'usine à fermé. L'autre jour, je l'ai vu sur BFM avec Yves Jégo. Ils s'improvisaient hérauts du "made in France". Ils parlaient de lunettes, de costumes, de chargeurs d'iPhone... Un peu plus et ils allaient sortir des confitures et des Tour Eiffel ! C'est dire ce qu'ils entendent par "industrie française"... De toute façon, Montebourg ne veut pas toucher à Bruxelles, à l'Euro ou à la Mondialisation. Il est comme ces gens qui veulent faire un régime, mais sans faire du sport ou changer d'alimentation ; juste en remplaçant le coca par du coca light.

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