vendredi 5 juin 2015

Air neuf

Une Renault 9 phase 1. On n'en voit plus beaucoup et c'est bien dommage. J'aimais bien son design sans chichi, très simple. D'ailleurs, j'étais triste d'en voir une partir en fumée dans American Sniper. La R9 a tout de même été voiture de l'année 1982. Elle a fait du rallye. En Argentine, elle fut une animatrice du championnat de tourisme. Et puis, il y a sa cousine US, l'Alliance, qui apparait dans Welcome to the jungle, des Guns n'roses.

Mais la R9, c'était l'ultime bébé de l'ère Bernard Vernier-Palliez. Bernard Hanon, son successeur, a du faire avec. Hanon fut un peu au mauvais endroit, au mauvais moment. Il était le PDG d'un Renault nationalisé (la fameuse Régie), où les décisions se prenaient rue de Rivoli. Un Renault "popu", très diversifié (y compris dans les vélos !), trop franco-français et surtout, qui avait de graves difficultés financières. George Besse prit la suite, avant d'être assassiné. Raymond Levy, qui était de la même génération que Besse, a entamé un certain nombre de chantier. En 1992, Louis Schweitzer fut le 5e PDG en 11 ans. Mais il fut le premier à s'installer sur le long terme. Il promu un Renault privatisé, recentré sur l'automobile, qui montait en gamme et davantage présent hors de France. Comme tout PDG, il a voulu prendre ses distances vis-à-vis de ses prédécesseurs. En particulier Hanon. Les R9, R11 et Supercinq furent donc honnies.

La R9, c'était aussi la caricature de Reiser. Un dessin bête et méchant ; on aime ou on n'aime pas. Aujourd'hui, cet humour a disparu. Les caricaturistes se croient obligé de se justifier, de trouver des "bonnes" raisons. On ne peut plus dire j'aime/j'aime pas. C'est désormais l'ère de la fausse impertinence. Reiser, revient, on t'a pardonné !

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