mardi 29 septembre 2015

Slovénie (1)

Je suis parti en Slovénie en me disant que j'allais faire plein de "conducteur du jour". Je m'attendais à croiser des Yugo, des camions FAP, de vieilles Renault (du temps ou Revoz faisait du CKD) voir des BL assemblées à Novo Mesto et sans doute d'antiques productions de l'Est... Sauf que la Slovénie est un pays riche. Les Slovènes roulent en Hyundai et en Toyota.

Le troisième jour, je croise enfin un véhicule exotique : un TAM qui joue les employés municipaux. D'après Wikipédia, c'est un Magirus-Deutz sous licence. Wikipédia nous dit que ce constructeur Slovène a fait faillite en 2011. Or, je n'en ai croisé que 3. Faut croire que le parc de camions Slovène a moins de 4 ans...

Le lendemain, je croise cette Evo (VII ? VIII ?) Dans l'ensemble, les Slovènes conduisent comme des mamies. Sur les routes secondaires, c'est un calvaire ! Je n'ose imaginer le proprio de cette Mitsu, se comportant comme ses compatriotes...

Piran est l'unique point d'accès à la mer. Une péninsule coincée entre la Slovénie et l'Italie. Elle est interdite aux voitures. Ce Fiat 238 attend donc ses propriétaires ait fini de siffler des mojitos (c'est très bobo.)

L'histoire aime l'ironie. Pendant 50 ans, Trieste a été le quai de la Yougoslavie, voir des Balkans. Qu'il s'agisse de marchandises ou d'espions, cette enclave italienne jouait un rôle vital. Aujourd'hui, l'imposant poste de douane (on quittait le monde connu) est livré à la végétation et Trieste n'est plus qu'une bourgade de l'arrière-pays vénitien. Sur le chemin, je croise un Fiatou, une Dyane, une Escort MK I, des 126, des A112... Et bien sûr, une fois garé, dans le centre-ville, plus rien à me mettre sous la dent. Juste ce Motoagricoli Valentini, un obscur utilitaire sans-permis.
On reste à Trieste avec ce Piaggio Ape Poker, une évolution 4-roues du Ape. Apparemment, un jour de 1993, quelqu'un s'est écrié : "Eh, j'ai trouvé un moyen pour rendre l'Ape moins casse-gueule : on lui greffe une 4e roue !" Il a quand même fallu attendre 45 ans pour que quelqu'un ait eu l'idée ! Et curieusement, ça a fait un bide. Soit Piaggio facturait 1000€ la roue, soit les gens préféraient lever la patte en virage...

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