dimanche 10 avril 2016

55. Citroën DS23 Injection électronique

J'ai demandé à être pris avec l'arrière de la voiture (et non l'avant, comme d'habitude.) Comme ça, on peut bien voir le badge "DS23 Injection électronique". C'était l'ultime évolution de la DS. Le vieux bloc en fonte héritait d'une injection électronique Bosch. De quoi tirer 141 chevaux d'un 2,3l. Pour 1973, ce n'était pas si mal. Il y a plein de symbole dans la DS. C'était la voiture des Trente Glorieuses, d'une foi presque naïve dans le progrès, l'avenir et le développement industriel de la France. C'est quand même tellement mieux que le style "Calimero" actuel...

Et donc, en 1973, on affichait fièrement "Injection électronique". On en attendait une sacrée augmentation des performances, avec une diminution tout aussi radicale de la consommation... Et puis, en 1973, l'électronique était encore quelque chose de nouveau. Avoir de l'électronique dans sa voiture, c'était vivre dans le futur !
Pour les garagistes indépendants, c'était le début de la fin. Le carburateur se réglait au manomètre, voir à l'oreille. Désormais, on leur demandait de brancher une carte électronique. C'était plus rapide et moins cher. On ne se posait même plus la question du "qu'est-ce qui ne marche pas ?" Non, on passait à la "valise" et on remplaçait tout. Du coup, les garagistes devaient se rapprocher des constructeurs. Une relation de dépendance se créait. La maintenance devenait un "centre de profit" avec objectifs de chiffre d'affaires et de bénéfice. Exit le "garage moderne" au bord de la nationale...

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