dimanche 30 octobre 2016

Mondial 2016 : 40. La Dallara championne d'Indycar avec Simon Pagenaud

Le joyau du stand Bridgestone, c'est cette Dallara d'Indycar de Penske, championne 2016 avec Simon Pagenaud.

Le champion était de passage à Paris, mais je n'étais pas invité. Ca m'a beaucoup déçu. Cela fait une dizaine d'années que je couve l'Indycar pour Le Blog Auto. J'ai écris l'unique livre retraçant toute l'histoire de la discipline (NDLA : les autres livres ne parlent que d'Indianapolis ou se focalise qui sur une écurie, qui sur un pilote.) Beaucoup de Français se sont découvert une passion pour Simon Pagenaud et l'Indycar en septembre. Moi, je parle de lui depuis qu'il court en Formule Atlantic ! Donc, pas glop.

Bref... On a eu un beau duel, entre Will Power et Simon Pagenaud. D'un côté, l'ex-chat noir de l'Indycar qui enchaine les triomphes à mi-saison. De l'autre, un ex-galérien, qui se retrouve avec la meilleure voiture du plateau. Dans un cas comme dans l'autre, l'Indycar tenait une "Cindarella story". Mais à Sonoma, Pagenaud a fait un hold-up. C'était "son" week-end. Pole et course menée quasiment de bout en bout, il était sur orbite...
2017 s'annonce passionnante avec l'arrivée de Josef Newgarden chez Penske. De quoi nous promettre un match à trois.
Ce qui est dommage, c'est que le reste du plateau est aux fraises. A moteur égal, Ganassi a été transparent. Scott Dixon a semblé démotivé, Tony Kanaan fait ce qu'il peut, quant à Charlie Kimball, la dernière fois qu'il a vu un podium, c'était à la TV... Poursuivre en 2017 avec ces trois-là et un moteur Honda, c'est pas très malin... Sébastien Bourdais, l'autre Français ? Comme chaque année, il a dominé à Detroit, puis comme d'habitude, il a hiverné le reste du temps. Dommage qu'il n'y ait pas de troisième homme. Tristan Vautier s'est carbonisé en 2016 (un top 5, puis que des abandons.) Nico Jamin pourrait arriver en 2018, hélas, l'échelle est cassée derrière lui. En octobre, il y avait zéro Français au test de l'US F2000. Pourtant des pilotes comme Aurélien Panis, Tom Dillmann, Matthieu Vaxivière ou Arthur Pic ferait bien de prendre un billet transatlantique... Andretti semble orpheline de James Hinchcliffe ;  Alexander Rossi est encore trop vert (pourra-t-il confirmer en 2017 ?) Hinchcliffe, lui, il est desservi par une écurie Sam Schmidt aux abois et un Honda à l'arrêt sur les "routiers". D'ailleurs, à propos de routiers, on note que l'Indycar a marginalisé les tracés urbains. Fini, les tourniquets digne de la Formule E, comme Baltimore. Place à Road America et Watkins Glen ! Laguna Seca est victime du lobbying de Sonoma. Le gros souci, c'est que l'Indycar n'ose pas organiser de courses les jours où il y a des matchs de baskets ou de foot US. En 2016, on a encore eu une saison allant de mars à septembre. Pékin, c'était une mauvaise blague : une course hors-championnat, au bout du monde, deux mois après la finale ? Qui y serait allé ?

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