vendredi 4 mars 2016

Rétromobile 2016 : 19. Trio Manceau

L'Automobile Club de l'Ouest est venu à Rétromobile avec un certain nombre d'anciennes. Dont ce trio de vainqueurs des 24 heures du Mans.

La bleue marine, c'est une Chenard & Walker de 1923. La voiture qui a remporté la toute première édition, avec André Lagache et René Léonard. C'est une vraie question du Trivial Pursuit : "Qui a remporté les premières 24 heures du Mans ?" Leur voiture était l'une des premières avec une carrosserie intégrant les ailes. On appelait ça un "tank". Chenard & Walker est tombé dans l'oubli. Tout juste se souvient-t-on de son minivan (l'un des premiers du genre) avec son "nez de cochon".
A mon avis, en 1923, l'ACO pensait que les 24 heures du Mans s'arrêteraient après 1 ou 2 éditions. Les épreuves pérennes étaient rares. Au mieux, elle changeait de tracé chaque année, au gré des autorisations. Et pourtant 93 ans plus tard, les 24 heures sont toujours là et peu ou proue sur le même circuit !

La rouge, c'est la Ferrari 166 MM de 1949, pilotée par Luigi Chinetti. De mémoire, son équipier a à peine conduit. C'était les premières 24 heures de l'après-guerre. La plupart des voitures avaient participé à l'édition 1939. La 166 MM était l'une des rares nouveautés. Chinetti s'est imposé face à une Talbot-Lago. Tout un symbole du passage de témoin. C'était la première victoire "internationale" d'une Ferrari. Les Rosso étaient lancés... Chinetti, pilote de l'entre-deux guerre, raccrochera le casque peu après. Il se reconverti importateur aux USA et patron d'écurie privée. En 1965, son team, le NART, engage la 250P victorieuse. La dernière victoire d'une Ferrari au Mans ; la boucle est bouclée.

Et au fond, une Matra. Depuis 1950, aucune voiture française ne s'était imposé. Avec le retrait de Talbot-Lago et de Godini, il n'y avait même plus de voitures capables de viser le podium. L'ACO avait créé l'Indice de performance, une couillonnade taillée sur mesure pour DB, Monopole et cie. Puis Matra arriva... Certes, il a fallu savonner la planche de Ford et Porsche, mais on a enfin revu des Français sur la plus haute marche, en 1972. Puis rebelote en 1973 et 1974 ! C'était le temps des Henri Pescarolo, des Jean-Pierre Beltoise, des François Cevert, des Gérard Larrousse...
Je regrette qu'aujourd'hui, les Français soient en ordre dispersé. Romain Grosjean, c'est avec Louis Delétraz qu'il fait des selfies !

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