jeudi 29 mars 2012

Tour du monde: 5, Los Angeles, Dodge Aries

Sauf erreur, c'est une Dodge Aries. Elle faisait parti de la grande famille des "K cars" de Chrysler.

La première fois que j'ai été aux Etats-Unis, c'était en 1985 et c'était justement à Los Angeles. Mon père avait loué une Dodge 600 et le Pentastar sur le capot m'avait intrigué: pour moi, le pentastar était synonyme de [Chrysler-]Simca, donc de Française...

N'empêche, vous imaginez le début des années 80? Chrysler est au bord de la faillite. Lee Iacocca n'a le budget pour lancer qu'une seule et unique voiture. Si elle se loupe, bye bye Chrysler. Et il a choisi la K car. Je m'imagine, une réunion des cadres dirigeants et "Lido" qui débarque: "Messieurs, voici la voiture qui va nous permettre de nous refaire! Tada! [lever de rideau]" Personnellement, ma réaction, ça aurait été: "Allo, Pole emploi, je peux me pré-inscrire? Car je pense que je vais être bientôt au chômage..." Un design fade, des moteurs anémiques, une finition dans la grande tradition Chrysler, etc.
J'imagine que "K car" est un jeu de mot avec "key" (clef [du succès].) Moi, ça me fait surtout penser à "caca".
Et pourtant, ça s'est vendu! Et même bien. Total, Chrysler a fait de la monoculture K car: et vas-y que je te décline ça en break, en coupé, en cabriolet, que je te rallonge l'empattement, que je le raccourcisse, etc. D'ailleurs, en France, les Chrysler ES, Saratoga et Le Baron proposées par Sonauto en 1989 provenaient toutes les trois de la K Car.

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